Archives mensuelles : mai 2016

Le 09 octobre 1934: l’ASSASSINAT du ROI de YOUGOSLAVIE ALEXANDRE 1er sur la CANEBIERE à MARSEILLE (2)

Le film des événements.

Le Miroir du Monde de la semaine suivante, celui du 20 octobre 1934 est entièrement consacré à cet attentat qui secoua la France…

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avec en double page centrale une réalisation assez moderne:

Le film des événements.

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Il faut dire qu’avec le nombre de reporters qui couvraient ce voyage royal, les photos ne manquèrent pas.

Parcourons en détail pour voir de ce qui se passa:

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L’arrivée sur le Vieux Port, les personnalités…

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et le départ du cortège du cortège sur la Canebière.

 DSCN3630Le roi Alexandre de Yougoslavie et Louis Barthou s’entretiennent dans la voiture et l’on sent le roi beaucoup plus tendu que le débonnaire ministre des Affaires Etrangères.

Laissons le magazine expliquer la situation;

LE QUART D’HEURE FATAL: L’ASSASSIN BONDIT SUR LE MARCHEPIED…

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 PASSE SON POING, ARMÉ D’UN PARABELLUM…

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PAR LA PORTIÈRE ET TIRE.DSCN3619

LE CHAUFFEUR, QUI STOPPE IMMÉDIATEMENT, L’AGRIPPE ET TENTE DE LE REPOUSSER. LE COLONEL PIOLET FAIT VOLTE-FACE. LES AGENTS SE PRÉCIPITENT VERS LA VOITURE ROYALE, CEPENDANT QUE LA POLICE REFOULE LES SPECTATEURS.

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CEUX-CI, ÉPERDUS, TOURBILLONNENT. CERTAINS TOMBENT ET SONT FOULÉS AU PIED.

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ALEXANDRE 1ER GIT INANIMÉ DANS SA VOITURE,…

Version 2

BOULEVERSÉS, LES ASSISTANTS L’ENTOURENT. UN COLONEL MET DOUCEMENT LA MAIN SUR LE FRONT DU SOUVERAIN.

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UN COMMISSAIRE ARRIVE. AIDÉ D’UN AGENT, IL SOULÈVE RESPECTUEUSEMENT LE CORPS ABANDONNÉ.

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LA VOIE EST DÉBLAYÉE POUR LE DÉPART VERS LA PRÉFECTURE.

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LA VOITURE TRAGIQUE S’ÉBRANLE. UN AGENT CYCLISTE MONTE À CÔTÉ DU CHAUFFEUR POUR DIRIGER CELUI-CI.

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LES OPÉRATEURS DE CINÉMA ET LES PHOTOGRAPHES, MALGRÉ L’ÉMOTION RESSENTIE -SI INTENSE QUE L’UN D’EUX EN MOURRA- CONTINUENT À PRENDRE DES VUES.

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UN MEMBRE DE LA SUITE DU ROI EST MONTÉ AUPRÈS DE SON SOUVERAIN.

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CEPENDANT LE MISÉRABLE MEURTRIER, ABATTU À COUPS DE SABRE ET DE RÉVOLVER, LYNCHÉ ET PIÉTINÉ PAR LA FOULE INDIGNÉE, ACHÈVE D’AGONISER SUR LA CHAUSSÉE. SUR LE PAVÉ, UNE SILHOUETTE TEND LA MAIN ET L’ARME REDOUTABLE AVEC LAQUELLE LE TERRORISTE CONSOMMA SON FORFAIT.

Version 2

Tout s’était passé en moins d’un quart d’heure depuis qu’Alexandre 1er eut posé le pied sur le sol français, sa seconde partie comme il se plaisait de le dire. Il fut, contre toute logique, emmené à la Préfecture où, bien entendu, ne se trouvait aucun docteur pour le prendre en main. Il fallut en chercher mais la mort avait frappé quand ils arrivèrent. Plus logiquement, Louis Barthou fut emmené à l’Hôtel-Dieu, proche du Vieux Port, aujourd’hui devenu un hôtel de luxe, mais la médecine ne put rien pour son cas. la balle avait sectionné une artère de l’humérus.

A suivre

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Quelques instants au JARDIN PUBLIC de Montélimar à la JOURNÉE DU JEU (samedi 28 juin).

Journée Internationale du Jeu à laquelle participaient les Ludivores aux côtés d’autres structures ludiques de Montélimar.

Beaucoup de monde dans le Jardin Public avec l’animation du boudin tournant assez originale:

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Le coin des Ludivores était plus champêtre avec des activités moins physique, plus intellectuelles et tout autant ludiques.

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Ce fut le cas d’une partie non comptée de

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puis une autre à 2 de

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qui se termina par un match nul 37-37 avec Marie qui souhaitait découvrir ce jeu des bambous mangés par un panda et arrosés par le jardinier !

Fin d’après-midi autour d’un MÖLKKY, avec une partie en partenaire avec Ennio contre Marie qui nous devança sur la fil. Il y avait eu dans la journée, un tournoi de ce jeu de quilles finlandaises. Il faudra fouiller la condition d’élimination sur les 3 jets blancs. Est-ce 3 jets consécutifs comme on y jouait ou 3 jets dans la partie comme l’avait interprété les organisateurs ?

La réponse sur le site officiel de la Fédération Française de Mölkky semble plutôt nous donner raison:

http://www.ff-molkky.fr/telecharger/regles-du-jeu/

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Le 09 octobre 1934: l’ASSASSINAT du ROI de YOUGOSLAVIE ALEXANDRE 1er sur la CANEBIERE à MARSEILLE (1)

C’était au premier jour d’une visite du roi Alexandre 1er de Yougoslavie qu’eut lieu cet attentat terroriste sur la Canebière à Marseille, le 9 octobre 1934. Le Roi venait de débarquer au Vieux Port et remontait cette avenue pour rejoindre le monument à la gloire des Poilus d’Orient sur lequel une gerbe devait être déposée. Puis, normalement, c’aurait dû être le départ vers Paris en train à partir de la gare Saint-Charles et la suite de cette visite officielle.

Mais au niveau de la Bourse, un homme surgi de la foule vint modifier le cours de l’histoire. Un des photo-reporters présent sur place immortalisa la scène:

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qui fit la une du Miroir du Monde du 13 octobre 1934.
Bien entendu, le magazine était presque bouclé quand survint ce drame. On changea bien entendu la une avec la photo présentée ci-dessus…

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et on ajouta un feuillet libre de 4 pages pour relater les faits.

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On y voit le roi quelques minutes avant l’attentat débarquant de son bateau militaire, le « Dubrovnik » sur le Vieux Port…

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où les honneurs militaires lui vont être rendus et où se presse une foule très importante. Foule en principe surveillée par des milliers de policiers et de gendarmes. Toutefois, le roi qui a déjà survécu à une attaque terroriste quelques mois plus tôt dans son pays, est assez inquiet et n’apprécie pas du tout la nonchalance des autorités françaises. Il avait bien raison de douter ainsi. C’est le ministre des Affaires Etrangères, Louis Barthou qui le reçut au nom de la République et devait l’accompagner durant tout le voyage. Pour lui aussi, le voyage et sa vie s’achevèrent sur la Canebière, tué semble-t-il par un tir de riposte de la police française… mais cela sera confirmé seulement plus de 40 ans plus tard !

L’assassin, noyé dans la foule, avait surgi et tiré sur le roi depuis le marche-pied de la voiture décapotable qui avait été mis à disposition des autorités. Une voiture qui inquiétait aussi le Roi qui aurait préféré une voiture fermée.

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Il fut abattu par la police et massacré par la foule. On nous dit, dans l’article qu’il s’agit d’un homme ayant un passeport tchécoslovaque Petrus Kalemen mais on apprendra plus tard sa véritable identité et ses motivations.

En double page centrale de ce supplément,

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une biographie du roi de Yougoslavie, âgé de 46 ans au moment des faits… et dont on a pu voir le jeune visage en plusieurs occasions lors de la Grande Guerre, quand la Serbie fut balayée par les armées bulgare et autrichienne et que les Alliés tentèrent en vain de sauver leur ami.

En quatrième page, une nécrologie du ministre des Affaires Etrangères Louis Barthou, un politique expérimenté…

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qui espérait que ce voyage officiel aboutisse au début d’une alliance contre les forces de l’Axe: l’Allemagne nazie et surtout l’Italie fasciste qui avait des visées expansionnistes sur la Yougoslavie.

Il reposait dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu à Marseille.

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La fusillade qui suivit cette attaque terroriste, fit une dizaine de victimes dans la foule qui attendait le passage du Roi, de par la réaction désordonnée des policiers français. Il faut savoir que si ce premier attentat avait échoué, un second terroriste attendait plus haut sur la Canebière pour jeter une bombe sur le cortège officiel. Alexandre 1er de Yougoslavie avait bien raison d’être soucieux à son arrivée à Marseille.

A suivre

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 28 mai 1916

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(JOUR 666 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On avait laissé hier dans Sur le vif des observateurs scrutant le ciel, on commence ce Miroir avec d’autres vigies regardant ce qui se passe dans les lignes ennemies. Décidément, regarder les autres est la base de la tactique militaire.

Des nouvelles importantes (en quantité) de la guerre aérienne.

Tout d’abord, un ballet d’aéronefs dans le ciel de Verdun.

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En haut, une escadrille française franchissant le ligne de front, en bas, un avion allemand photographié par un avion adverse au moment où il survole une voie ferré (on voit la fumée du train en dessous). Certainement une photo en lice pour la meilleure photo de l’année !

Plus loin, ce sont des aviateurs allemands récupérés dans un torpilleur… alors que leur hydravion est tombé à l’eau.

Deux autres pages sont consacrées à la chute de Zeppelin, ici et là.
Tout d’abord, la carcasse d’un dirigeable tombé dans le marais de Vardar:

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Il ne reste que la partie métallique du dirigeable. Il venait de bombarder le camp retranché de Salonique quand il a été abattu par la Marine.

Ailleurs, c’est en Norvège qu’un autre ballon s’est abîmé dans les eaux bien plus fraîches de la mer du Nord.

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cet événement fait le bonheur des badauds qui viennent voir ce qu’il reste du fier dirigeable.

Passons à la bataille de Verdun avec cette double page centrale montrant des bombardements sur la ville qui résiste toujours…

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contrairement à ce que raconte la propagande allemande comme en témoigne cette carte postale…

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illustrant des combats au corps à corps dans les rues, ce qui ne s’est jamais produit ! Ce sont des extraits de presse allemande.

Deux pages pour montrer aux lecteurs des remises de décorations en plusieurs lieux…

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ce qui permet de parler des chefs… Berthelot, Joffre, Pétain, Balfourier… pour autant de récompenses qu’ils doivent à leurs hommes, avant tout et à aux sacrifices de ces derniers.

On se prépare à une saison pluvieuse à Salonique. Alors, on amène près des tranchées des constructions qui doivent laisser les hommes, les pieds au sec:

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des nattes en rouleaux ou des isolateurs en métal sur lesquels les hommes peuvent se percher en laissant l’eau circuler au dessus ! Ingénieux mais cela réduit la place de l’homme en hauteur, lequel va devoir y rester courbé pour ne pas dépasser du parapet.

Le retour des Tommies du front….

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certains blessés, après des combats dans la Somme et en Artois.
En Italie, une vue des combats au col di Lana où des sapeurs vont faire sauter les défenses austro-hongroises.

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Tout cela dans les paysages merveilleux d’Alpes enneigées.

En Belgique, une image exceptionnelle non truquée…

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montrant l’explosion d’un obus contre le clocher de l’église de Poperinge(h)e qui va s’écrouler dans la foulée. Autre vue assez exceptionnelle.

Pour terminer, 3 images extraites de la page de brèves.

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La venue de Sarah Bernhardt près du front, visite pour égayer la vie des Poilus lors de spectacles.

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A Marseille, après les Russes puis les Hindous, c’est au tour des Tonkinois (Viet Nam) de venir fouler le sol européen pour aller combattre sur le front du nord et de l’est de la France. Tout l’Empire colonial envoie des hommes dans les tranchées !

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Enfin, des soldats allemands se retrouvent prisonniers en Espagne après s’être réfugiés en Guinée espagnole, mêlant un peu, sans le vouloir, l’Espagne neutre dans cette guerre mondiale. Ils avaient fui le Cameroun où l’armée allemande est en déroute.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 27 mai 1916

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(JOUR 665 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, un sergent-aviateur G… décoré de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre, à 21 ans. Oui, très bien, mais pourquoi donc le journal ne dit pas tout simplement qu’il s’agit de Georges Guynemer, dont on parle à longueur d’articles dans la presse ? Le journal se prémunie-t-il ainsi de la censure militaire avant qu’elle ne le frappe ?

Ce numéro de Sur le Vif va se montrer très pédagogique avec de nombreux schémas explicatifs des armements « modernes ». Allons-y !!!

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La comparaison de la force de pénétration des obus dans des murs de 90 cm.

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Le système d’enclenchement des balles dans un fusil automatique.

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Le principe de flottaison et de déclenchement de la mine-torpille Léon.

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Les dreadnoughts sous-marins (torpilles).

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Le principe de l’explosion des obus fusants et percutants et leur dangerosité.

D’un côté, le magazine nous cache l’identité d’un aviateur que tout le monde connaît, d’un autre, il révèle des secrets militaires qui pourraient servir à l’ennemi ! Comprenne qui pourra !

Retour à Marseille et au passage des soldats russes venus combattre par convention sur le front occidental. Une photo nous montre la distribution des fusils à ces militaires, distribution effectuée par des soldats coloniaux:

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Les progrès de la médecine et des prothèses pour les invalides de guerre:

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La mise au point d’un bras artificiel destiné à la conduite des automobiles. N’oublions pas que pendant cette guerre, la médecine fit de grands progrès dans tous les domaines, orthopédie comprise, tant il y eut d’estropiés des membres.

La bataille de Saint-Eloi et des troupes britanniques, nous dit-on revenant du front:

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et les northumberland fusiliers juste après la bataille victorieuse pour eux. Ce que l’Histoire dit de nos jours, c’est que ce furent certes des Britanniques qui combattirent à Saint-Eloi mais surtout des Canadiens et que les attaques d’avril 1916 furent loin d’être une réussite !

Passons à Verdun et à la grande bataille qui s’y déroule:

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A gauche une explosion d’une grosse marmite prise sur le vif, c’est le cas de le dire, depuis un poste d’écoutes et à droite, des tranchées de liaison par où transite la soupe.

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La ville et des scènes de destructions, des immeubles éventrés… mais la ville a été évacuée de ses habitants.

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Un peu de tout: des scènes de ravitaillement par  des formes diverses: chevaux, trais, camions… des montagnes de munitions… un mortier dans une tranchée et un cadavre allemand (bien sûr) disloqué.

Sans savoir si cette vue provient de Verdun,…

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un véhicule automobile touché par un obus, ce qui entraîna la mort d’un officier et la blessure d’un homme du rang, le chauffeur du gradé.

Par terminer, des yeux tournés vers le ciel…

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ceux de guetteur scrutant le ciel pour y découvrir d’éventuels avions ennemis.

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PAUL MARQUION parle du MILIEU PHYSIQUE de CADEROUSSE … en 1971 (suite)

Suite de la reproduction du numéro 44 du bulletin des Amis d’Orange…

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dans lequel Paul Marquion parle de Caderousse et en particulier du milieu physique de cette commune du Vaucluse, avant 1914.

La présence de l’eau à faible profondeur a favorisé la dissémination des granges. Si l’on ajoute à cela que la propriété reste encore très morcelée, qu’il n’existe pas, à part l’île de la Piboulette, de grands domaines, que partout la terre se prête à la culture et qu’il n’existe pas de terrains véritablement infertiles, on comprend que les granges sont nombreuses et en général de peu d’importance et n’ont rien de comparable avec, par exemple, le mas provençal.

 Les routes et chemins.

Un gros effort a été fait, depuis la dernière guerre, pour l’amélioration de la viabilité . Avant 1914, seules quelques routes et notamment celle de Caderousse à Orange étaient empierrées. Les charrois y creusaient des ornières et de larges et profonds nids de poule. Des rechargements périodiques les remettaient en état… Les charrettes et autres véhicules à traction animale s’en accommodaient non sans mal. Mais la circulation automobile n’y aurait pas résisté…. Aujourd’hui, tous les chemins sont goudronnés. Un phénomène assez curieux et particulier sans doute à Caderousse, c’est que la plupart des chemins sont en contre-bas des champs. Et cela se comprend: chaque inondation dépose sa couche de limon et ces couches , en se superposant, finissent par élever le niveau général du territoire, alors que les chemins, soumis à une perpétuelle usure et échappant à l’alluvionnement, restent toujours au même niveau.

Les noms des quartiers.

Comme partout ailleurs, le territoire est divisé en quartiers qui, comme les rues et quartiers du village ont conservé leur nom ancestral. Certains de ces noms sont descriptifs:la Baisso est un des quartiers les plus bas du territoire; les Négades sont un quartier qui a souffert particulièrement des inondations, non seulement du Rhône, mais aussi de l’Aygues avant que son cours ne fut détourné au XIVème siècle; les Islons, l’ilot Blanc, qui sont aujourd’hui rattachés à la terre ferme, conservent le souvenir de l’époque où ils n’étaient que des îlots du Rhône; l’Espinet devait être jadis un terrain envahi par les buissons, la Lima-jouino, qu’on a francisé en Limageonne qui ne signifie rien , garde sans doute le souvenir d’une immersion soudaine à une certaine époque, due peut-être à un phémonème naturel, mais peut-être aussi à la construction de l’ancien Moulin de la Ville dont les eaux ont pu se répandre en contre bas et constituer un marécage toujours existant; le Gabin doit certainement son nom à une humidité prononcée de son sol, du provençal: gabinous.

Certains quartiers portent le nom de saints: Saint-Michel, Saint-Martin, Saint-Pierre, Saint-Trophime, souvenirs d’anciens établissements religieux ou de possessions ecclésiastiques.
D’autres ont pris le nom de la ferme principale du quartier, propriété d’anciens familles qui ont disparu: la Lusignane (de Lusignan); la Bonamourde (de Bonamour); la Roubaude (de Roubaud); la Berbiguière (de Berbiguier); le Durbanne (de Fortia d’Urban).

Enfin d’autres quartiers: Fourniras, Chalumeau  le Pont d’Adam, la Péran, les Cabannes, Panier, la Grand’Cairanne, la Cairanette, le Devès, Salarié, les Mians, la Mascarade, le Marran, la Capucelle, le Brou etc… portent des noms dont il est bien difficile de connaître l’origine, une origine qui remonte très certainement à des temps très lointains et antérieurs à toutes archives communales.
 
A ce sujet, on notera l’existence à Caderousse de 2 quartiers limitrophes qui ont nom Campredon et Campblancard. Ces noms remontent-ils au passage d’Hannibal ? Il serait bien téméraire de l’affirmer. En tout cas, si Hannibal a traversé le Rhône à Caderousse, ce qui paraît hors de doute d’après le récit de Polype qui ajoute qu’Hannibal campa un jour et 2 nuits sur les rives du fleuve après son franchissement, on est amené à constater que l’emplacement de ses camps, dans le bec formé alors par le Rhône et l’Aygues ancien, à proximité de l’eau, condition essentielle pour l’installation d’un camp, devait se situer à l’emplacement des quartiers actuels de Campredon et Campblancard dont la superficie correspond d’ailleurs sensiblement à celles des camps d’Hannibal (de 250 à 300 hectares).

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 25 mai 1916

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(JOUR 663 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après le passage de troupes russes, il y a quelques jours, c’est au tour d’unités britanniques de défiler dans les rues de Marseille. Des troupes hindoues établies dans les parages de la ville et qui défilent dans leur tenue kaki. Une couleur suffisamment étonnante à l’époque pour que le commentateur de la photo le mentionne.

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Où se passe cette revue ? Beaucoup d’arbres et peu de bâtiments visibles. Peut-être avenue du Prado ? au sol les rails d’un tramway.

Une nouveauté dans le domaine de l’observation aérienne:

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Un appareil photo que l’on peut tenir comme une caméra et que le journaliste appelle un pistolet téléphotographique.

Le voici en détail:

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Facilement tenable à bout de bras mais guère maniable !

Quelques vues intéressantes:

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la réparation difficile d’une grosse pièce d’artillerie.

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Nos soldats musulmans prisonniers en Allemagne.

Difficile condition de captivité pour les soldats maghrébins. Ici, le moment de la prière dans le camp de Wünsdorff, au sud de Berlin, bien loin dans le Reich.

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Les Allemands en Pologne russe.

Une forêt de croix allemande dans ce coin de front oriental. Il s’agit de décès consécutifs à l’hiver russe contre lequel les soldats allemands n’étaient pas prêts à résister.

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Nos marins sur le front.

Oui, mais des mariniers sur une canonnière proche du front dans la Marne utilisée pour tirer sur des positions allemandes à l’est de Reims.

Pour terminer, La Guerre Photographiée revient sur la révolte irlandaise contre les Anglais, pour Pâques 1916. Une page est consacrée à ce sujet:

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Voyons de plus près ce que nous montrent les photos de cette page.

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Avant-après. Une vue du centre de Dublin avant la révolte et les combats et après, avec les inévitables destructions causées par les combats de rue entre les hommes du Sinn Féin et les troupes britanniques.
Des troupes britanniques qui occupent une barricade…

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érigée par les manifestants et sur laquelle des mitrailleuses sont installées !

Dans la série de portraits en haut de la page, 2 visages de cette rébellion…

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celui de la pseudo conteste Markievicz dont Le Miroir a parlé d’elle la semaine dernière après sa condamnation aux travaux forcés à perpétuité et celui de Roger Cassement. Ce diplomate britannique avait négocié l’aide de l’Allemagne pour tenter d’obtenir l’indépendance irlandaise. Ce dont les Allemands se moquaient éperdument, ceux-ci n’étant intéressés par l’Irlandee que par le fait que toute sédition embêtait les Anglais et retenait des troupes ! Considéré comme traître, il fut pendu le 3 août 1916.  Lors de sa carrière de diplomate, il avait écrit un rapport explosif sur les massacres belges contre les indigènes du Congo puis sur les pratiques d’une société capitaliste, la Péruvien Amazon Company contre les populations indiennes du Pérou. Il fut réhabilité en 1965.

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