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ll y a 100 ans jour pour jour (ou presque): J’AI VU du 15 août 1918

(JOUR 1474 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de J’ai vu de cette quinzaine, le Président de la République Raymond Poincaré visite Château-Thierry reconquis par les troupes françaises. Cela fait pas moins de trois unes (deux Miroir et ce J’ai vu) consacrées à cet événement.

La une intérieure, un super bombardier anglais qui attaque tous les jours les villes allemandes.

Pour en revenir à l’offensive allemande suivie de la contrattaque française, une carte pour présenter les lieux.

La double page centrale entièrement consacrée à cet événement:

Des destructions, des blessés, des prisonniers et des troupes qui pavoisent après cette guerre de mouvement.

Les diverses représentations de Clemenceau, le Tigre dans la presse allemande. Des caricatures bien respectueuses.

 

 

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 14 juillet 1918

(JOUR 1442 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pour la Fête Nationale des Etats-Unis d’Amérique, le 4 juillet, les Sammies défilent et reçoivent des fleurs des Parisiennes.

Quelques vues mettent en scène des Américains.

Arrivée de troupes américaines dans les eaux territoriales françaises, les destroyers français escortent les transports de troupe pour prévenir une éventuelle attaque des sous-marins.

Les Sammies…

…au repos, en particulier la musique jouant sur une place publique…

…au front dans une tranchée. Cela permet au Miroir de montrer des cadavres allemands. L’attaque allemande du printemps a été très meurtrière pour les deux camps et les contrattques alliées aussi. D’ailleurs, de nombreux allemands ont été fait prisonniers comme on le voit ci-dessous.

Présentation d’une ambulance ultra-moderne.

Au premier plan deux bombes sont tombées sur ce camp sanitaire en principe protégé.

Les Britanniques maintenant.

On nous les montre en train  de construire des voies de chemin de fer pour approvisionner le front en renforts, en ravitaillement et en munitions.

Un pont est même jeté sur une rivière avec intervention d’un scaphandrier.

Dans les Flandres, utilisation de camouflages modernes pour masquer hommes et armement aux ennemis.

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 16 juin 1918

(JOUR 1414 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après les Alpins français, c’est au tour des infirmières de la Croix-Rouge de défiler à New York. Toujours pour l’emprunt de guerre ?

Ces infirmières qui défilent seront peut-être amenées à officier sur ce train sanitaire américain qui circule sur les voies françaises pour évacuer les blessés.


Des Américains qui emploient nombre de travailleuses françaises, des couturières pour…

…raccommoder les vêtements des Sammies déchirés lors des actions. Des cordonniers français oeuvrent également à la réparation des chaussures des soldats.

Dans les airs, les gothas allemands attaquent sur le front comme les villes. Mais certains tombent sous les coups de la DCA britannique ou française.

Ci-dessus, après l’attaque de Londres le 19 mai; ci-dessous, après des combats sur la Marne.

La bataille de la Marne et de l’Oise, le retour de la guerre de mouvement après l’attaque allemande du 28 mai. Pour permettre aux lecteurs de se repérer, Le Miroir a inséré deux cartes des lieux.

Mais contrairement à ce qui est dit, la ligne de front a été gommée si bien que ces cartes n’ont pas un grand intérêt si l’on ne lit pas la presse quotidienne.

Les destructions.


Pourtant bien empaquetée par des sacs de sable, la cathédrale de Reims a connu quelques destructions. Problèmes posés ici par la protection: des sacs de sable en chutant ont décapité la statue de Saint-Pierre !

Autres destructions à Amiens…

…à la gare et à la cathédrale.

Autres destructions..

Dans la Marne, Verneuil. Le village comme le château devront être reconstruits après la prise du village par les Allemands le 31 mai.

Pour les populations soumises aux bombardements, la fuite est la seule solution.

C’est la seconde fois que cela se produit depuis le début de la guerre.

Image de la guerre de mouvement qu’on avait oublié depuis presque quatre ans…

…des troupes à cheval ou à bicyclette en route pour le front.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: ARGELÈS-L’INFIRMERIE 14/18

Quatorzième carte de la collection: ARGELÈS- Tentes servant d’infirmerie (Tiendas de campana serviendo de enfermiera)

Retour au camp de concentration d’Argelès, sur la plage. Des cabanes seront construites pour abriter les réfugiés et le service de santé de l’autorité française s’est installé sous des tentes. Il est rapidement débordé tant les hommes, les femmes et les enfants (deux camps séparés) souffrent de dénutrition, du froid, de la promiscuité. Un certain nombre  de réfugiés mourront dans le camp, le personnel sanitaire fera le maximum pour en sauver beaucoup. Pour les accouchements et les nouveaux-nés malades, les conditions étaient terribles et les décès des enfants et des mères atteignaient des chiffres qui alertèrent les oeuvre de secours. Devant cette situation, les Quakers américains, la Croix-Rouge française et surtout la Croix-Rouge suisse se mobilisèrent pour que ces personnes fragiles soient extraites des camps. Ainsi sera créée la la maternité d’Elne en septembre 1939, installée dans le château d’En Bardou et gérée par une jeune institutrice helvétique, Elisabeth Eidenbez ce qui permit de sauver de nombreuses vies.

La maternité suisse d’Elne.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 24 mars 1918

(JOUR 1330 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La une évoque le cas d’un des aviateurs allemands venus sur des Gothas bombarder Paris. Au retour, celui-ci a été abattu du côté de Thury-en-Valois dans l’Oise.

Voici à l’intérieur du Miroir, une vue de ces Gothas descendus…

…sur la page de gauche près de Compiègne et sur celle de droite, à Château-Thierry.

Quant à ce dirigeable en perdition,…

…il a été pris en charge par un sous-marin pour être ramené à bon port, scène se passant probablement une Méditerranée.

Sur cette page nous est présenté les deux extrémités du front occidental français:

En haut, une vue prise non loin de la frontière suisse et en bas, des tranchées creusées à proximité de la mer du Nord, peut-être en Belgique.

Dans les Vosges enneigées…

…ces alpins inaugurent une tenue camouflée les faisant disparaître de la vue de leurs opposants sur des étendues enneigées.

Quant à cet arbre…

…une bombe qui a explosé près de lui l’a transformé en palmier, toujours dans les Vosges, avec des alpins comme témoins.

La Russie vient de se doter d’une nouvelle constitution bolchévique.

On nous présente ces vues comme des clichés exceptionnels pris au moment où l’Assemblée Constituante prenait cette décision.

Les Poilus néo-zélandais passent à la vérification des dents.

On combat donc les Allemands et les caries chez les All Blacks.

Quelques vues de l’effort de guerre des Etats-Unis.

En haut, une employée des chemins de fer dirige un poste d’aiguillage électrique ultra-moderne.
En bas des trains transportent des millions de paquets de cigarettes aux hommes sur le front français.

En Mésopotamie, les Britannique continuant de chasser les Turcs.

En bas, des troupes hindous traversent Bagdad dans un sens tandis que des Chrétiens fuient les zones de combat en allant se réfugier au bord de la mer.

Enfin pour en revenir à la guerre sous-marine à outrance des Allemands, les Norvégiens ont mis au point ce sous-marin de poche pour sauver des équipages de cargos touchés par une attaque allemande.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: PORT-VENDRES 9/18

Neuvième carte de l’album-souvenir: Port-Vendres- L’ASNI et le MARÉCHAL LYAUTEY bateaux hôpitaux (L’ASNI y el MARÉCHAL LYAUTEY barcos hospitales)

Port-Vendres, un port commercial et un port de pêche de la côte Vermeille. Pendant la Retirada, elle devint un port sanitaire pour venir en aide aux blessés et aux malades de la fin de la guerre d’Espagne. Deux navires commerciaux, l’ASNI et le MARÉCHAL LOYAUTE, des paquebots vont être transformés un temps en hôpitaux de campagne flottants.

Avant février 1939, seuls les blessés étaient accueillis par la France. A partir du moment que tous les postes-frontières furent ouverts, le 6 février pour le dernier, tous les candidats à l’exil purent passer. Officiellement on dénombra 453 000  réfugies dont 270 000 militaires, 170 000 civils et 13 000 malades et blessés sans compter ceux qui passèrent entre les mailles du filet des autorités françaises, ce qui permet d’arriver au chiffre des 500 000 réfugiés que les historiens ont retenu.

La République mit en place un système de santé, officiellement pour préserver les autochtones des microbes venus de l’extérieur. Tous les hôpitaux de la région furent sollicités ainsi que ceux des régions voisines. Le 8 février le ministre de la Marine réquisitionna quatre paquebots pour en faire des hôpitaux de campagne, l’ASNI et le Maréchal-Lyautey de Port-Vendres et le Patria et la Providence de Marseille.

Ils eurent leur utilité dans l’organisation sanitaire français.

 

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 02 février 1918

(JOUR 1279 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Louis Malay, ancien ministre de l’Intérieur et le rédacteur en chef de l’Action française, le journal ‘extraie-droite, Léon Daudet. Le second reprochait au premier d’être responsable du désastre du Chemin des Dames, d’être l’amant de Mata-Hari, d’être responsable des rebellions de 1917. Tout cel est bien entendu faux. Malay démissionne et demande à être traduit devant la Haute-Cour. mais tout ne se passe pas comme il l’espérait. Il est condamné pour forfaiture et s’exile à San Sebastien. Il ne souhaite pas recevoir l’aide des mouvements ouvriers qui étaient prêts à lancer la grève générale. Il reviendra en politique au moment du cartel des Gauches et ne souhaitera pas être réhabilité, ce qui serait advenu s’il l’avait demandé. Il continuera la vie politique jusqu’à l’arrivée de Pétain pour lequel il vota les pleins pouvoirs.

Le magazine propose à ses lecteurs une longue enquête sur les chantiers navals américains. Ce thème a un rapport indirect avec la guerre mais reste intéressant car il préfigure le leadership mondial des Etats-Unis après-guerre  au détriment du vieux continent.

Retour à la guerre avec cette vue d’une préparation d’artillerie non localisée.

Ou cette image d’Epinal du Poilu pansé par un infirmier à même la tranchée avent bien sûr de retourner au front.

Pour terminer, une dernière page avec le chaos provoqué par la guerre civile en Russie.

En vrac, on y voit (par le dessin pour les scènes de violence et la photo pour les vues fixes), en haut l’attaque d’un train par les Gardes Rouges, des barricades à Moscou ce qui tend à prouver qu’il y a un adversaire face aux Bolcheviks, des cathédrales victimes de destructions dues aux combats de rue entre les clans qui s’affrontent, destructions moins importantes que ce que l’on peut voir pour les villes proches du front à l’ouest.

 

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