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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 02 février 1918

(JOUR 1279 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Louis Malay, ancien ministre de l’Intérieur et le rédacteur en chef de l’Action française, le journal ‘extraie-droite, Léon Daudet. Le second reprochait au premier d’être responsable du désastre du Chemin des Dames, d’être l’amant de Mata-Hari, d’être responsable des rebellions de 1917. Tout cel est bien entendu faux. Malay démissionne et demande à être traduit devant la Haute-Cour. mais tout ne se passe pas comme il l’espérait. Il est condamné pour forfaiture et s’exile à San Sebastien. Il ne souhaite pas recevoir l’aide des mouvements ouvriers qui étaient prêts à lancer la grève générale. Il reviendra en politique au moment du cartel des Gauches et ne souhaitera pas être réhabilité, ce qui serait advenu s’il l’avait demandé. Il continuera la vie politique jusqu’à l’arrivée de Pétain pour lequel il vota les pleins pouvoirs.

Le magazine propose à ses lecteurs une longue enquête sur les chantiers navals américains. Ce thème a un rapport indirect avec la guerre mais reste intéressant car il préfigure le leadership mondial des Etats-Unis après-guerre  au détriment du vieux continent.

Retour à la guerre avec cette vue d’une préparation d’artillerie non localisée.

Ou cette image d’Epinal du Poilu pansé par un infirmier à même la tranchée avent bien sûr de retourner au front.

Pour terminer, une dernière page avec le chaos provoqué par la guerre civile en Russie.

En vrac, on y voit (par le dessin pour les scènes de violence et la photo pour les vues fixes), en haut l’attaque d’un train par les Gardes Rouges, des barricades à Moscou ce qui tend à prouver qu’il y a un adversaire face aux Bolcheviks, des cathédrales victimes de destructions dues aux combats de rue entre les clans qui s’affrontent, destructions moins importantes que ce que l’on peut voir pour les villes proches du front à l’ouest.

 

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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Joseph GROMELLE.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quarante-neuvième nom de la liste: Louis Victor GROMELLE.

La seconde face du monument.

Voici donc avec Joseph Victor Gromelle le Poilu de Caderousse pour l’instant le plus âgé des 49 biographies que nous vous avons présentées depuis mars 2017. En effet Joseph Victor est né le 22 mars 1872 à Caderousse, c’est-à-dire qu’il avait 42 ans et 5 mois à la déclaration de guerre et presque 45 ans le jour de son décès.

Joseph était donc le troisième enfant et seul garçon du couple Antoine Patrice Gromelle né en 1828 à Caderousse et Françoise Marie Echevin d’Orange née le 10 février 1832. Ils s’étaient mariés à Orange 09 février 1856, quelques mois avant la Grande Crue du Rhône dont les hommes ont conservé la trace tout au long de la vallée. De cette union étaient donc nées deux filles, Marie Julie en 1857 et Rose en 1860. Douze années plus tard donc, Joseph était venu les rejoindre.

Extrait du recensement de 1872.

Voici donc la famille au grand complet avec Joseph âgé seulement d’un mois quand l’agent recenseur est passé à la grange de ses parents, quartier Saint-Martin. Les deux grands-mères des enfants sont à la charge du couple d’Antoine et Françoise après la disparition de leurs époux. A cette époque également, les hommes avaient une espérance de vie inférieure à celle des femmes.

On retrouvera une situation quasi identique presque 40 ans plus tard, en 1911.

Extrait du recensement de 1911.

Joseph s’est installée dans la même grange du Pont d’Adam avec Baptistine Rose Martin de 10 ans sa cadette, qu’il a épousé le 24 février 1906. Deux enfants sont nés de cette union, Lucienne en 1907 et Marius en 1908. Un second garçon prénommé Gaston viendra les rejoindre en 1911, après le recensement. Le couple Joseph-Baptistine accueille la mère et la soeur cadette de Joseph. Le travail ne doit manquer au foyer puisque on y trouve également un domestique, Auguste Ponsson  et ses trois jeunes enfants. On peut imaginer qu’une belle tablée se retrouvait tous les soirs autour de la table.

C’est dire les difficultés que rencontreront les femmes quand les hommes seront appelés à la guerre !

Joseph avait fait sa période de formation militaire au 24ème Bataillon de Chasseurs à Pied de Villefranche-sur-Mer du 14 janvier 1894 au 28 décembre 1896. Une incorporation à laquelle il avait failli ne pas pouvoir répondre, en janvier 1894 car il aurait pu être sous les verrous à cette date si le tribunal d’Orange lui avait infligé une peine plus longue que les deux mois de prison dont il avait écopé pour coups et blessures, outrage et rébellion, le 07 octobre 1893. Car ce devait être un impulsif, ce Joseph Victor ! Quelques années après, il récidivait et prenait 20 jours de prison et 300 francs d’amende pour coups et blessures volontaires, peine prononcée à Orange le 26 septembre 1903.

Après la déclaration de guerre, Joseph allait se retrouver dans des régiments de l’ouest de la France. Cohabitation certainement pas facile pour ce Provençal qui parlait difficilement français immergé dans un régiment de Bretons pour qui le Français était encore plus une langue étrangère ! Joseph servit donc au 46ème R.I.T. de Guingamp puis passa au 50ème Régiment d’Artillerie de Campagne de Rennes. Malade, il essaya par deux fois d’être réformé mais la commission de réforme de Saint-Brieuc ne l’entendit pas de cette oreille. Il souffrait de surdité, de bourdonnement… L’Armée n’équipait pas encore ses hommes de filtres acoustiques !

C’est une pleuro-pneumonie qui emporta Joseph Victor Gromelle le 15 janvier 1917, à l’hôpital complémentaire de Rennes. Les petits Marius et Gaston étaient un peu jeune alors pour reprendre la ferme familiale.

La fiche matricule de Joseph Victor Gromelle de Mémoire des Hommes.

Joseph Victor Gromelle, matricule 917 classe 1992, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Gromelle est toujours vivant à Caderousse et près d’Orange. Si une personne reconnaît en ce Poilu, un ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Jean Gueilen.

Il semble qu’un tombeau ait gardé le souvenir de Joseph Victor Gromelle dans le premier cimetière communal.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 25 novembre 1917

 (JOUR 1210 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une Lloyd George écoutant attentivement un discours prononcé au Ministère de la Guerre. Il s’agit du Premier Ministre britannique venu spécialement à Paris.

Autre visite de courtoisie, celle du Kaiser en Turquie…

…rencontrant les autorités militaires et civiles.

Encore une vue édifiante du Chemin des Dames avec ces photos aériennes prises pour le petit jeu du avant-après.

Avant l’attaque française des 23-26 octobre 1917.

Après celle-ci et les bombardements précédant l’attaque. Malgré ce pilonnage, l’attaque fut un fiasco !

La situation en Russie toujours aussi floue pour les observateurs français.

On parle de guerre civile à Petrograd.

Des troupes fidèles à Kerensky défilent à Petrograd tandis que…

…. des Maximalistes sont arrêtés et transportés par wagon vers une destination inconnue.
Toujours Kerensky. Il  a pris la tête des troupes russes en personne après la défection du général Kornilof.

En Italie, en double page centrale, la photo retouchée de services sanitaires évacuant des blessés par un téléphérique dans le Trentin.

L’arrivée de troupes françaises dans le secteur des Dolomites, accueillis par une population en liesse…

…alors qu’on ne voit aucun autochtone aux fenêtres des maisons de ce village.

Des photographies prises, nous dit-on, à un prisonnier allemand dans la région de Laon dans l’Aisne.

On y voit un train de munitions entièrement détruit et laissé à l’abandon au bord des voies…

…ou un hôpital provisoire installé dans la cathédrale de Laon.

Pour terminer, de nouvelles vues des manifestations entourant la mise en souscription de l’emprunt de guerre aux Etats-Unis. On a vu les affiches dans le J’ai vu d’hier…

…Le Miroir présente des vues de défilés patriotiques où sont présentés un char anglais à gauche et un sous-marin allemand à droite, cela du côté de Central Park à New York.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 3 novembre 1917

(JOUR 1189 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les Zeppelins allemands ont connu une rude semaine et plusieurs ont été détruits par les Alliés. A la une du J’ai vu de cette semaine, on nous présente les aviateurs ayant abattu le n° L-49.

En double page centrale, on nous apprend que ce sont quatre Zeppelins qui ont connu des problèmes. Le premier a été abattu par l’action conjointe de la chasse et la DCA à Saint-Clément près de Lunéville entraînant la mort de l’équipage. C’était dans la nuit du 19-20 octobre 1917.


Le second a été forcé par la chasse de se poser à Serqueux et l’équipage a été fait prisonnier sans pouvoir détruire son dirigeable. Le troisième a dû se poser près de Larragne, à la limite entre la Drôme et les Alpes de Haute-Provence et son équipage a pu détruire le mastodonte avant d’être capturé. Même aventure pour le quatrième mais un peu plus au sud, en bordure de la Méditerranée.

Pour en rester dans le domaine aérien, la fin tragique de Guynemer commence à être médiatisée par une presse qui sent le bon filon avec ce que ce drame représente pour le public.

Revenons sur terre avec cette attaque des troupes françaises dans l’Aisne, à qui cette page rend hommage…

…en citant une phrase d’un de leurs gradés disant: « A se mettre à genoux devant eux ! ». Une attaque qui survenait un an exactement après la reprise du fort de Douaumont.

Toujours la stigmatisation des Allemands avec cette page parlant du bombardement d’une ambulance américaine près du Chemin des Dames par ceux-ci.

Le dur travail de reporter photographe de guerre.

Le texte nous parle du décès de Bertrand dans une tranchée, en prenant des photos.

Deux vues nous montrent des photographes de guerre en première ligne, leur matériel et le danger que cela représente.

Mais le travail du photographe fixant la photo du reporter  est encore plus dangereux !

Pour terminer, un travail artistique d’un cimetière américain dans les Flandres,…

…vue prise depuis un édifice religieux bordant cette nécropole.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 23 septembre 1917

(JOUR 1148 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, on est sur le front d’Orient et le nouveau roi de Grèce, Alexandre, accompagne le général Sarrail à Salonique. Le roi Alexandre a pris la succession de son père, le roi Constantin, pro-germanique et forcé à l’exil. Ce jeune roi connaîtra une mort stupide le 25 octobre 1920, 23 jours après avoir été mordu par un singe. Il mourra de septicémie.

Une autre vue du front d’Orient avec cette visite en Macédoine du sous-secrétaire d’Etat à la santé.

En haut, M. Justin Godart du côté de Monastir, en bas, ce même ministre remettant des médailles du côté d l’ambulance chirurgicale de Navirchkine.

Pour aller des ports français de la Méditerranée au front de Salonique, il faut passer au cap Matapan (aujourd’hui cap Ténare) tout en bas du Péloponnèse.

Sur la photo ci-dessus, ce transport a évité de quelques centimètres un très gros problème !!!

En Italie, on n’a pas encore trouvé un moyen très efficace pour lutter contre les aéroplanes autrichiens.

Les hommes montés sur une passerelle posée sur un toit tirent en peloton sur les avions ennemis.
Les Autrichiens nous dit l’article utilisent les mêmes méthodes que les Allemands en bombardant des hôpitaux.

En haut, celui de Venise, en bas celui de Cervignano (del friuli, très certainement).

Aux Etats-Unis surement, on teste les capacités des chars Caterpillar.

On leur fait franchir des obstacles importants comme cet entonnoir de mine ou ce fossé dans un territoire défoncé. Les chars commencent à être performant en prévision de l’offensive finale.

Une dernière vue que celle-ci prise dan sel village de Bapaume dans le Pas-de-Calais.

On y voit les Allemands déboulonnant la statue de Faidherbe sur une place publique, certainement pour la transformer… en canon !

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JEU: dans le DÉSERT puis en ESPAGNE au XIXème siècle chez Daniel et Marie le 16 septembre.


Une soirée à quatre avec Daniel et Marie mais aussi Preston qui ne rentrera qu’en février à Toulouse.

Petite promenade dans le désert avec DURCH DIE WÜSTE. Il s’agit de construire des caravanes de ces camélidés de différentes couleurs pour encercler des zones du désert. On marque des PV avec les lacs qu’on rencontre et qu’on confisque, les  oasis qu’on approche, et en fin de partie, les hexagones encerclés et les caravanes de chaque couleur les plus longues.

Avec des règles traduites incomplètement, je me fourvoie dans un partage du plateau en deux qui ne me rapportera pas grand chose… A quatre, ce jeu est une belle empoigne et le désert est vite surpeuplé ! Jeu de l’année 1991… ça date un peu. Quant aux couleurs des chameaux, un peu plus fun n’aurait pas été gênant. Intéressant mais ce n’est pas le genre de jeu où je m’en sors !

Suite de soirée avec PANDÉMIE-IBERIA.

Petite entorse au règlement avec le choix et non le tirage au sort des 4 personnages. Daniel nous concocte un deck avec 5 épidémies, stade médian entre le facile (4 épidémies) et le difficile (6). Seul petit problème, je démarre la partie et la première carte tirée est… une épidémie ! Bravo le tri des cartes !

Comme à chaque fois, il ne faut pas perdre du temps en route et être immédiatement dans l’objectif de monter les collections de cartes de la même couleur pour trouver les vaccins.

On y parvient grâce à Daniel qui nous construit des voies ferrées pour accélérer nos déplacements dans la péninsule ibérique, à Marie qui a des facilités à distribuer les cartes. En tant que médecin, je traite les maladies plus facilement mais le pouvoir est moins important que dans le jeu de base.

Belle victoire collective à 2 pioches de la fin de la partie !

Ambiance de cette version agréable et soirée tour autant sympathique !

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 septembre 1917

(JOUR 1140 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des infirmières transportent une ouvrière qui a perdu sa main dans une usine d’armement. La scène se passe en Angleterre et le roi George V vient de remettre une médaille à la jeune femme handicapée.

Dans ce numéro 148 de J’ai vu en date du 15 septembre 1917, nombre de nouvelles concernent les troupes anglo-saxonnes.
Ainsi sur le front anglais, on retrouve Charlot et le cirque Barnum pour distraire les troupes.

Mais le personnage en Charlot en bas à droite ne ressemble guère à Chaplin. N’est-ce pas plutôt un des nombreux imitateurs du personnage de Charlot qui foisonnaient après les premiers films de Charlie Chaplin ?

Des aviateurs anglais en pleine action de mitraillage et de bombardement.

Encore rudimentaires les méthodes employées !

La guerre a 3 ans et nombre de camions automobiles ont déjà fait leur temps, atteint par la limite d’âge, les tirs ennemis ou les conditions de travail trop délicates.

On voit ci-dessus un immense cimetière de camions usagés, vaste champ de pièces détachées mais aussi de métaux destinés à être réutilisés. Les débuts du recyclage !

Les troupes du général Anthoine ont relevé les Belges sur le front des Flandres.

On nous présente une attaque en double page centrale, attaque réelle ou fictive ?

Le ravitaillement est amené par les camions automobiles ou hippomobiles. Dans des lieux escarpés comme les Vosges, ce sont plutôt d’autres moyens qui sont utilisés.

Et là les mulets jouent un rôle très important. Ce sont des bêtes de somme très efficaces pour ces reliefs et fort endurantes face aux difficultés et au climat.

Dans les Vosges avaient aussi été installés des téléphériques et des wagonnets pour les pentes les plus rudes. A l’Hartmannswillerkopf, les Allemands avaient également installés un téléphérique de la plaine d’Alsace au sommet disputé.

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