Archives mensuelles : avril 2014

JEAN-LéON GUÉRIN Mort pour la FRANCE à PUEBLA en 1863!

Mais que diable allait-il faire dans cette galère?

On pourrait reprendre cette réplique des Fourberies de Scapin à la lecture de ce qui est écrit sur ce vieux papier:

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Ou en bas d’un autre papier:

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Jean-Léon Guérin, soldat, un des fils, est décédé à Puebla le 19 avril 1863, âgé de 27 ans.

Jean-Léon Guérin était parti au Mexique, soldat du Corps Expéditionnaire Français aux Amériques pour installer Maximilien sur le trône à Mexico. Cette expédition saugrenue imaginée par Napoléon III se termina en fiasco, les Mexicains qui s’étaient débarrassés des Espagnols au début du siècle n’avaient pas envie de tomber sous la coupe des Français. Et le voisin américain ne souhaitait pas non plus cette présence.
La guerre fut dure, les soldats français devant lutter autant contre les combattants mexicains que contre les conditions climatiques et sanitaires.
Jean-Léon est mort lors de la seconde bataille de Puebla, le 19 avril 1863, qui ouvrit, après la chute de la ville, la route de Mexico City aux Français. Est-il mort en combattant dans les batailles de rues ou de maladie? le papier ne le dit pas.  Peut-être des Archives parleront?

11 jours après sa mort se déroulait l’épisode de Camerone, acte fondateur de la Légion Etrangère et Puebla tombait le 17 mai.

Il existe à Puebla un cimetière français qui a recueilli les restes des combattants des 2 camps tombés pendant cette guerre, créé au moment de la réconciliation franco-mexicaine 20 ans après la chute de Maximilien, au moment où les Barcelonnettes avaient pignon sur rue au Mexique.

Précisions généalogiques: Jean-Léon Guérin était né le 07 avril 1836. Il était le fils de Guillaume Guérin et Marie-Rose Roux. Il était le petit frère d’Auguste Casimir Guérin (né le 01er mars 1833), père d’Adrien-Gabriel Guérin, Mort pour la France à La Pompelle le 21 octobre 1915, mon arrière-grand-père. Jean-Léon Guérin est bien mon arrière-arrière-grand-oncle.

 

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Classé dans CADEROUSSE, Généalogie, Vieux papiers

NéGATIF sur VERRE: FEMME au VéLOCIPèDE

Un original négatif sur verre datant de la fin du XIXème siècle, photo prise dans la région de Montmeyran-Upie (Drôme). Il représente une femme posant avec sa bicyclette ou plutôt son vélocipède. Cette photo faisait partie d’un coffret de plaques « Lumière », lot de photos de groupes. Joli objet que l’on peut voir à travers une vitre ou devant une lumière artificielle.SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour arriver à réaliser cette image numérique, j’ai pris la photo devant une page blanche de Word de l’ordinateur.

Format de la plaque 8,7cmx11,8cm.

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LE TOUR 1903: GARIN Vainqueur sur LA REVUE SPORTIVE

 

La Revue Sportive du 24 juillet 1903 relate l’arrivée du premier Tour de France cycliste organisé par Henri Desgranges et le journal L’AUTO et gagné par Maurice Garin.

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A la Une, le vainqueur posant avec Mme et fiston au Parc des Princes et en encart, le second Pothier.

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Un article (un tantinet publicitaire) nous apprend que la revue a pu suivre le Tour grâce à une voiture, la petite populaire  Cottereau prêtée et distribuée chez Ouzou à Paris. Ce bolide est le seul à être arrivé à Marseille et pouvait atteindre 88km/h sur parcours accidenté.

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Mais cela a permis ce reportage photographique des sportifs en pleine action à Toulouse, Blois, Luynes, Nantes, Ville d’Avray et bien la Cottereau qui a parcouru les 2500km sans incident.

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La galerie des portraits des héros ayant terminé cette première édition du Tour: en haut de G. à D.: Garin (1er), Pothier (2ème), Fisher (5ème) et Kerff (7ème) ,au milieu Muller (4ème), et en bas de G. à D. Foureau (6ème), Augereau (3ème), Samson (6ème)  et petite pub au passage, les 5 premiers roulaient sur bicyclette La Française-Diamant équipés de pneus Dunlop!…

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…sans oublier Aucouturier, plus fort que Garin suivant le journaliste mais victime d’un empoisonnement dans l’étape Paris-Lyon puis d’une chute qui l’élimine dans l’étape Toulouse-Bordeaux.

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Dans cette revue omnisports, à côté du Tour de France, j’ai noté le meeting de natation aux Bains Deligny avec des départs de course peu conventionnels…

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… le meeting automobile et motocycliste d’Ostende avec de jolis modèles…

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… et dans un grand n’importe quoi (on dirait pour faire le buzz de nos jours) le Championnat de l’Escalier organisé par cette revue et se tenant dans les escaliers de la butte Montmartre!

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Le timbre de 2003 célébrant ce premier Tour de France et la victoire de Garin

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Classé dans Revues, Sport

Une lettre du 28 mai 1871 nous parle de la COMMUNE de PARIS

Un pli, une simple page de papier pliée puis fermée à la cire et envoyée depuis Montmorillon dans la Creuse par El(isabeth) ou El(ise) de Laveaucoupet-Briguet à sa nièce Marie de Laveaucoupet vivant habituellement à Paris (48-rue de Berry) mais réfugiée pour la circonstance à Saint-Sulpice-le-Dunois, également dans la Creuse.

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La lettre est partie de Montmorillon le 28 mai 1871 et est arrivé à destination le 29 mai. Voici son contenu, il semble que le début n’y soit pas.

« …passé rue de Berry et rue Tronchet, dis-le moi et explique-moi aussi comment à son âge, il a pu rester dans Paris sans être forcé de prendre part à cette affreuse lutte.
Mme de Ladmirault a su par Edouard son maître d’hôtel à Lille et qui est venu passer 4 ou 5 jours à Lafouchardière que les communeux cherchaient l’appartement du Général. Ils sont allés rue Lascaze où le concierge a eu l’esprit de leur dire qu’il n’y avait …. plus depuis longtemps et qu’étant … à Lille aussitôt après son retour d’Afrique il n’avait peut-être plus d’appartement à Paris. Dieu veuille qu’ils se soient contentés de cette explication.

Je viens d’avoir une dépêche d’hier 27 six heures du soir, ils sont encore sauvés tous les deux mais on continue à se battre et Paris brûle toujours au moins dans une partie. je vous écrirai dès que j’en aurai une autre et j’attendrai même jusqu’au dernier moment pour mettre ces lignes à la poste.

Adieu mille amitiés autour de toi. Si Zulma est à Laborde fais-lui donner des nouvelles de ton père .
Ta tante dévoué… »

Sur le rabat comme promis, la correspondante a ajouté ces mots:

« Je reprends ma lettre à la poste pour te dire que je viens d’avoir une dépêche de ce soir 28 à trois heures. Ils sont bien tous les deux. »

Quelques remarques:

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Que ce soit Jules de Laveaucoupet ou Paul de Ladmirault, dont on lit ces noms dans la lettre, ce sont des généraux du Second Empire aussi peu brillants face aux Prussiens en 1870 que particulièrement féroces quand il s’agit de réprimer la Commune de Paris, au moment de la Semaine Sanglante (21-28 mai 1871).

Car c’est bien des derniers instants de la Commune dont parle cette lettre quand l’auteure dit que « Paris brûle, tout au moins une partie ». Oui la partie est, autour du Père Lachaise où furent massacrés des milliers de Communeux.

Elle dit d’ailleurs « communeux » dans le lettre comme il est coutume de la dire à cette époque comme , suffixe déjà péjoratif mais beaucoup moins que celui qui le remplaça par la suite dans les manuels d’histoire: « communard ».

Manifestement toute cette noblesse avait fui Paris au moment des événements, du déclenchement de la Commune le 18 mars et la prise des canons par le peuple sur la butte Montmartre. Il semblerait toutefois que quelques membres de la famille de Ladmirault soient restés en ville, que des communeux les cherchaient mais qu’ils n’étaient pas aussi virulents que la presse versaillaise le disait en se contentant de la vague explication d’un concierge pour s’en aller.

En effet Ladmirault comme il est dit avait bien officié en Algérie (Kabylie) puis était  revenu en métropole pour prendre un commandement à Lille… avant la débâcle de 1870.

Deux autres lettres suivent celle-ci, du 3 juin et du 10 juillet. Dans cette dernière, l’auteure dit

« Ferdinand est parti lundi dernier pour Luchon, il a été content de savoir avant de nous quitter qu’Ernest Capillon avait été tiré de la bagarre par ton père, j’ai écrit à sa grand-mère pour lui dire que j’en étais contente aussi… »

Le général de Laveaucoupet aurait-il usé de son pouvoir pour sauver un communard de ses connaissances?

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Le SANTON de la CATALOGNE

Pas du papier mais ce santon (ici en résine), symbole des crèches de la Catalogne

Il représente une personne en train de faire ses besoins dans la nature:

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On l’appelle le CAGANER que l’on peut facilement être traduire en langage imagé. C’est un symbole de fertilité.

Bien entendu, cet angelot en position n’est pas le seul personnage représenté et c’est un honneur que d’être décliné en caganer: hommes politiques espagnols, locaux, régionaux ou nationaux, sportifs ou artistes très connus, personnalités internationales… En 2012, François Hollande pouvait deviser dans les crèches catalanes en train de se soulager avec Barack Obama et Lionel Messi …

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SECOND EMPIRE: CONGé de LIBéRATION d’un militaire de l’Isère 1857

Un bien joli diplôme datant de l’Empire (le Second de Napoléon III). Il s’agit d’un congé de Libération, c’est-à-dire le certificat donné au soldat au moment où il quitte son régiment après son temps de service.

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Ainsi André Patricot, né le 21 février 1827, quitta le 6ème Régiment d’Artillerie où il officiait en tant que trompette le 31 décembre 1857. Il allait rejoindre sa ferme de Amblagnieu (maintenant Porcieu-Amblagnieu) dans le canton de Crémieu pour reprendre sa vie civile.

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Un autre document du VAUCLUSE: VéRIFICATION des CAISSES du 3 Vendémiaire An VIII

Un autre vieux papier du département du Vaucluse avec cet extrait du procès-verbal des séances de l’Administration Centrale du 3 vendémiaire de l’an VIII (25 septembre 1799). Il est décidé de la méthode pour procéder à la vérification des caisses publiques demandée par le Ministre des Finances et le Directoire exécutif, « dans la plus grande célérité dans leur exécution ».

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Voici les 5 articles de cet arrêté départemental pour vérifier les comptes des communes:

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Un bien joli vieux papier qui montre que les ordres de l’Administration centrale parisienne devaient être exécutés rapidement.

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