Archives mensuelles : janvier 2016

Des COUVERTURES FICTIVES de TINTIN dans le livre NOUS TINTIN- 1987

En l’occasion de ce dernier jour du Festival de la Bande Dessinée d’Angoulème…

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ce livre édité en 1987  qui rassemble des unes imaginaires d’albums de Tintin par des artistes venus de divers univers. Au premier rang, sur la couverture ouverte, une grande oeuvre de Keith Haring qui décèdera 3 ans après:

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TINTIN EN HARINGLAND.

Bonne promenade à travers les unes imaginaires:

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LA PYRAMIDE DU SOMMEIL (GILLES BACHELET)

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LA VALISE TRIANGULAIRE (ENKI BILAL)

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TINTIN ET LE REINE DU TANGO (ALBERTO BRECCIA)

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TINTIN SE SOUVIENT (MAX CABANES)

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TINTIN ET LA FACE CACHÉE DE LA LUNE (SILVIO CADELO)

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TINTIN CHOMEUR EN CHINE AVEC TCHANG (F’MURRR)

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TINTIN ET LA LOCOMOTIVE (ANDRÉ GEERTS)

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SUR LES TRACES DE TINTIN (DANIEL GOOSSENS)

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ON A R’MONTÉ LE TEMPS (VINCENT HARDY)

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LE COMPLEXE DE LA HOUPPE (JAN)

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TINTIN AUTOUR DU MONDE (FRANK LE GALL)

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LES ARCHIVES DU FERRAILLEUR (SILVER LEMON & BODE BODART)

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EMBROUILLE À MOULINSART (JACQUES DE LOUSTAL)

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LA REVANCHE DU PROFESSEUR WOLFF (FRANCIS MASSE)

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ULTIME HARIESSE (PASCAL NOTTET)

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LA DERNIÈRE AVENTURE (MARIE-FRANÇOISE PLISSART)

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TINTIN EN BIRMANIE (ALEC SEVERIN)

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TINTIN PASSE LE MUR (ALEX VARENNE)

On aurait envie d’ouvrir ces livres… imaginaires !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 janvier 1916

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(JOUR 545 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un berger allongé au sol ainsi que quelques moutons, eux-aussi tués par un bombardement allemand sur le camp retranché de Salonique. Ce drame entraîna l’arrestation des consuls des pays de l’Entente en Grèce.

Plusieurs pages sur cette guerre en Orient.

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Tout d’abord des luttes de pouvoir entre des généraux (pacha) turcs à la tête de l’armée ottomane.

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Après l’évacuation de la presqu’île de Gallipoli, les sous-marins alliés (britanniques et français) continuent la lutte en mer de Marmara en coulant des navires turcs. Sur ceux-ci, on voit ci-dessus des vigies surveiller les flots dans le but de découvrir des sous-marins.

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Les troupes bulgares occupent la Serbie avec leurs lots de massacre et de destruction comme celle d’une statue du roi de Serbie.

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On a vu dans Sur le Vif l’arrivée d’orphelins serbes à Marseille. Ici c’est en Corse que sont amenés des réfugiés serbes et des israélites syriens fuyant les massacres perpétrés pas les  Turcs. Ainsi, 714 syriens sont arrivés à Ajaccio en décembre 1915 et 758 Serbes ont suivi le même chemin en janvier 1916. Les guerres et leurs lots de réfugiés !

La guerre continue dans les Vosges et Le Miroir nous présente des tranchées allemandes sous la neige:

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Guère différentes des lignes françaises !

Des Vosges, il en est encore question en cette double page centrale.

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Ce sont des photos de la visite récente de Joffre dans les Vosges en compagnie du général Serret. Ce général qui vient d’être tué lors des combats à l’Hartmannswillerkopf. Blessé le 28 décembre 1915 à une jambe ce qui lui valut une amputation, il décéda de la gangrène le 6 janvier 1916. Il est l’un des 42 généraux tués pendant la Grande Guerre.

Deux pages pour montrer les mauvaises conditions de détention des prisonniers de guerre en Allemagne:

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les français dont on nous dit qu’ils n’ont même pas des ustensiles pour faire leur cuisine et qu’ils vivent dans des baraquements insalubres…

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les russes que l’on désinfecte pendant leur détention. Des images qui font penser avec leurs commentaires à d’autres scènes de « désinfection » qui se produiront 20 ans plus tard.

Pour terminer, une photo nocturne prise sur le vif lors d’un tir d’un canon de gros calibre:

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et une page pour expliquer au lectorat les bienfaits du port de casque Adrian en acier pour les Poilus:

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Les dommages aux casques comparés aux blessures sur les cuirs chevelus des hommes qui les portaient. Avec des képis, ces blessures eussent été mortelles est-il écrit en commentaires. On calcule que le casque d’acier sauve environ 40% des blessés atteints à la tête. L’état-major aurait peut-être pu y penser avant !

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 29 janvier 1916

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(JOUR 544 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des troupes d’Afrique à la une de Sur le Vif cette semaine. Des tirailleurs africains, dans le Nord de la France posent avec leur gradé tandis que d’autres se reposent. Vues leurs tenues, la scène se déroule bien dans le Nord de la France ! Ou à Salonique.

Des photos de la guerre dans les Balkans avec la déroute des Serbes devant les troupes bulgares et allemandes…

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ce qui entraîne la fuite des populations civiles. Ici comme ailleurs, hier comme aujourd’hui, des vues de femmes et d’enfants dans des camps de réfugiés:

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Un camp de toiles de tente et des enfants y posant devant ou…

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des orphelins serbes arrivant à Marseille pour trouver de nouvelles familles.

Dans ce même secteur des Balkans, des prisonniers de guerre turcs qui doivent veiller à la propreté de leur camp…

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ou cette photo de comitadjis, ces partisans bulgares redoutés par les Serbes dont Albert Londres va parler plus tard, dans un livre paru en 1932.

Des photos originales… d’une messe en plein air dans le décor champêtre d’un bois en plein hiver:

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d’une caverne artificielle, ancienne carrière, devenue abri souterrain

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peut-être la fameuse caverne du Dragon (?) ou encore, ces canons factices allemands…

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destinés à tromper les aviateurs alliés.

Une photo du chanteur Fédor Chaliapine, le plus grand chanteur d’opéra de Russie qui ici vient égayer le quotidien des blessés de guerre dans un hôpital à Moscou:

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Fédor Chaliapine fut aussi acteur et dessinateur de talent. Il quitta la Russie Bolchévique en 1922 avec l’autorisation des autorités et… n’y revint plus ! Il résida en France et ses restes furent rapatriés en Russie en 1984.

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La CORRESPONDANCE du POILU GRENOBLOIS- LETTRE du lundi 31 août 1914

Petite lettre de 4 pages mais très dense et difficile à lire. On va présenter ci-dessous quelques extraits les plus intéressants pour les opérations militaires de cette fin août 1914.

Aujourd’hui, la lutte s’annonce moins orageuse. Nous avons passé une nuit excellente tranquillement étendus sur la paille. Ce matin, nous attendons l’ordre qui nous indiquera le travail de la journée. En guerre, on ne sait jamais ce qu’on fera 1 heure après. C’est tout de l’imprévu. On déménage sans interruption, le mobilier est peu encombrant et le loyer bon marché (c’est le système de Mr. Cochon)…

Plus loin, petit flash-back pour raconter la nuit de samedi à dimanche qui a été bien employée.

D’abord par les sapeurs qui ont travaillé jusqu’au matin. Nous, les brancardiers sommes allés chercher un blessé étendu seul sur le champ de bataille. C’était 11 heures du soir, nous étions au plus à 500 mètres de l’ennemi mais nos fusils étaient prêts à bien fonctionner. Nous avons transporté ce pauvre fantassin sur un parcours de plus de 5 kilomètres et sur un brancard au milieu du brouillard. A chaque instant les sentinelles nous arrêtaient. La route était criblée de trous d’obus (4 mètres de diamètre et 2 mètres de profondeur). A son arrivée, le pauvre garçon était dans un piteux état mais nous étions heureux d’avoir atténué ses souffrances et surtout celles de l’isolement.

Suite de récit sur les destructions de la guerre.

J’ai vu toutes les tristesses de la guerre. C’est terrible, il faut le voir pour s’en faire une idée exacte: villages complètement incendiés, d’autres abandonnés, les maisons soumises au pillage, les habitants fuyant  sur les routes pour échapper au massacre, etc… etc… Les Allemands se conduisent comme des sauvages, malheureusement les nôtres en sont les victimes mais ce qu’il faut voir, c’est la victoire certaine qui procurera à la France une tranquilité tant désirée depuis longtemps.

Suite du récit avec celui du dimanche.

Hier dimanche, nous devions avoir repos en compensation de la nuit précédente. Après une course de 4 kilomètres, nous arrivons dans un village à 7 heures du matin. Aussitôt, nous nous couchons dans le foin mais à 8 heures, l’ordre de partir rapidement nous déloge du cantonnement. Nous repartons aussitôt pour faire 5 kilomètres et c’est au bord de la route et sous une pluie d’obus que nous avons pris notre repos. Malgré cela, résultat heureux pour la Compagnie, 2 fusils mis hors d’état et un homme légèrement blessé. Nous sommes bien favorisés par le beau temps, 3 jours seulement nous avons marché sous la pluie et une fois sous la grêle et sans pouvoir se mettre à l’abri. Nous étions à l’arrivée complètement traversés…

Suivent des considérations d’hygiène, de santé, de nutrition et de petits tracas personnels. Reprise de la narration militaire un peu plus loin:

Tous les jours et surtout vers 5 heures du soir, les aéroplanes allemands viennent survoler nos batteries et nos troupes. Ils signalent exactement nos emplacements en laissant tomber des boules lumineuses repérées par leur artillerie. C’est le moment de se méfier. Sitôt après les obus se mettent à pleuvoir jusqu’à 7 heures ou 8 heures pour recommencer de bon matin avant le jour. Mais nous ne sommes pas trop simples: les artilleurs couvrent leurs canons avec des branches et dès qu’ils entendent le moteur, ils cessent le feu. Souvent aussi et plusieurs fois chaque jour, nous voyons nos aviateurs militaires. Deux fois déjà, en passant à une faible hauteur au-dessus de la Compagnie, ils nous ont lancé des dépêches…

Pierre Gautier est toutefois conscient que son unité est moins exposée que d’autres, celles de fantassins. Ainsi…

Aujourd’hui, nous sommes logés avec un bataillon du 160ème de ligne. Tous les officiers sont morts ou blessés. Comme chef de bataillon, c’est un sous-lieutenant de Saint-Cyr seul survivant ou valide…

Par la suite, l’auteur donne des consignes à ses parents en ce qui concerne le courrier puis parle des rencontres qu’il a pu faire, ici et là, de gars de Grenoble et des environs qu’il connaît. Retour sur sa condition militaire:

… Si la guerre a de bons moments, il y en a qui sont bien pénibles. Plusieurs fois déjà, nous avons fait des étapes de 20 à 25 kilomètres dans la journée avec travail en arrivant. Il faut vraiment faire preuve de beaucoup d’énergie et force de caractère pour ne pas s’arrêter dans le fossé. C’est malheureux de voir quelquefois des pauvres militaires obligés de rester au bord de la route. C’est la gendarmerie qui les ramasse. D’autres abandonnent le sac….

Nouvelles considérations épistolaires, tout cela dans un écrit un peu désordonné, on va comprendre pourquoi. Fin de lettre un peu nostalgique.

31 août 4h45. Enfin, je termine ma lettre. Depuis ce matin, nous sommes dans le même village où nous resterons 2 ou 3 jours, mais pour écrire cette pauvre lettre, je m’y suis mis à plusieurs reprises. Toute la journée les obus ont dégringolé. A la fin, on finit par être tellement énervé qu’il est difficile d’écrire deux mots de suite. En lisant ma lettre, vous en aurez la preuve. Excusez-moi, on est en guerre. Mon seul désir après la guerre, c’est de passer quelques jours avec vous et le reste à Allevard où tranquillement je pourrai me reposer. J’espère que mon rêve se réalisera. 

Y croit-il vraiment quand il écrit ces mots ?

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 27 janvier 1916

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(JOUR 542 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la première couverture, on nous montre une scène de gare en hiver, avec un train de marchandises à quai et pas mal de militaires allemands en activité. Le texte nous explique que ce train va partir vers l’Allemagne avec les produits des vols des troupes occupant la Belgique. Rien ne permet d’infirmer ou de confirmer les dires, un homme porte des colis au premier plan au milieu, c’est tout.
Quant à la quatrième de couverture, c’est aussi de la propagande anti-allemande…

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et elle concerne aussi la Belgique. Comme on peut le lire, il s’agit d’une menace contre les habitants de Liège de la part de l’occupant allemand, menace pour éviter toute action contre eux. Mais ce papier date du 22 août 1914 ! La guerre était vieille de 19 jours et nous en sommes au 542ème jour de conflit, ce 27 janvier 1916 ! Un peu ancien tout de même !

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Double page centrale avec des vues d’Alsace, pas des vues de guerre, des images bien paisibles de villages et de paysages. Pas pour montrer des coins d’Alsace libérés mais tout simplement pour rappeler aux lecteurs le pourquoi de cette boucherie qui se déroule depuis le temps qu’on sait !

 Des tranchées à Notre-Dame de Lorette…

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et des abris…

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dans un décor lunaire. En effet, pendant un an, d’octobre 1914 à octobre 1915, de violents combats s’y déroulèrent pour tenir cette colline qui domine la plaine d’Arras et le bassin minier. 188 000 hommes y tombèrent pendant cette période et on y trouve aujourd’hui l’un des plus grands lieux de mémoire de la Grande Guerre.

Pour terminer quelques vues plus anecdotiques:

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Des installations au col du Bonhomme dans les Vosges.

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Une cheminée d’une sucrerie à Rosières-en-Santerre (près d’Amiens) qui ne s’est pas écroulée malgré le fait qu’elle ait été perforée par plusieurs obus.

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La construction en Allemagne d’une statue géante en l’honneur de l’amiral Von Tripitz, considéré par La Guerre Photographiée comme un assassin mais qui fut un grand marin et un grand homme politique allemand.

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RÉSISTANCE 1942 (16-17/23): 2 TRACTS du FRONT NATIONAL pour appeler les CHRÉTIENS à défendre les JUIFS

Le Front National de Lutte pour l’Indépendance de la France, bien entendu, mouvement de Résistance proche du Parti Communiste qui n’a bien sûr rien à voir avec l’actuel mouvement politique xénophobe qui pollue la vie politique française et le vivre-ensemble depuis une trentaine d’année.

Ces 2 tracts s’adressent aux Chrétiens pour qu’ils n’acceptent pas le sort que les Nazis et le pouvoir de Vichy font subir aux Juifs.

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Pour cela, le tract reproduit la Lettre Pastorale de l’Archevêque de Toulouse. On y lit: Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes, les étranges sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes et ces femmes, ces pères et mères de famille. Un chrétien ne peut l’oublier.

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Il est fait état des camps de Noé et de Résébedon (plus exactement Récébédou). Ce sont 2 camps de concentration mis en place en 1941 au sud de Toulouse (Récébédou sur la commune de Portet-sur-Garonne), accueillant des réfugiés espagnols puis des Juifs dont un certain nombre furent déportés vers Drancy puis Auschwitz. Jules Gérard Saliège, l’Archevêque de Toulouse mena une lutte de tous les instants contre ces camps honteux et parvint à ce que le camp de Récébédou ferme rapidement.

La reproduction de la lettre pastorale de l’Evêque de Montauban est tout aussi engagée pour dénoncer les violences faites aux Juifs.

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Il est fait référence en début du texte à la rafle du Vel d’Hiv avec ces mots: Des scènes douloureuses et parfois horribles se déroulent en France sans que la France en soit responsable. A Paris, par des dizaines de milliers, des juifs ont été traités avec la plus brutale sauvagerie…puis aux déportations dans le sud-ouest dont parle l’Archevêque de Toulouse… Et voici que dans nos régions on assiste à un spectacle navrant: des familles sont disloquées, des hommes, des femmes sont traitées comme un vil troupeau et envoyés vers une destination inconnue avec la perspective des plus graves dangers. Avec cette conclusion: Je fais entendre la protestation indignée de la conscience chrétienne et je proclame que tous les aryens et non-aryens sont frères parce que créées par le même Dieu…

C’est le Front National qui fait la conclusion de cet écrit:

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 Catholiques Français, soyez au premier rang de la lutte contre le fascisme oppresseur aux côtés de tous les patriotes français sans aucune exception; menez le bon combat contre les persécutions raciales dont sons victimes des hommes, des femmes et des enfants juifs; dénoncez l’odieuse attitude du gouvernement de Vichy qui sert les ennemis de la France et trahit l’intérêt de la Patrie.

Plus loin, on y reproduit la lettre de Paul Claudel, écrivain catholique au grand Rabbin…

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pourtant assez proche du régime de Vichy en 1941. Il changea d’avis en 1942 d’où ce texte ci-dessus.

Ce texte est suivi de brèves montrant l’implication des Chrétiens dans la lutte contre l’oppression dont sont victimes des Juifs.

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Pour cette conclusion:

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Français, Françaises,

Ecoutez la voix de la conscience chrétienne contre les horribles persécutions des Juifs !

Dressez-vous contre cette barbarie ! Secourez les victimes !

Agissez par tous les moyens ! Donnez asile aux victimes des Nazis !

Formes des groupes d’entraide et de défense de l’enfant persécuté !

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Le second tract semble plus construit que le premier commence sous ce titre: Recueil des protestations catholiques contre la barbarie antisémite en France. On va trouver des textes dénonçant la chasse aux Juifs de Vichy et des Nazis en France provenant de la hiérarchie catholique française. Bien entendu, on retrouve le même passage de la lettre pastorale écrite par l’Archevêque de Toulouse que l’on a lu ci-dessus:

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La lettre date du 6 septembre 1942.

On retrouve aussi la lettre pastorale de l’Evêque de Montauban Pierre Maris, lue et commentée à toutes les messes, dans toutes les églises du Diocèse le 30 août 1942, un mois et demi après la rafle du Vel d’Hiv.

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Le tract y ajoute un extrait du communiqué lu en chaire le dimanche 6 septembre 1942 par l’Archevêque de Lyon Jean-Marie Grelier.

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L’exécution des mesures de déportation qui se poursuivent actuellement contre les Juifs, donne lieu sur tout le territoire à des scènes si douloureuses que nous avons l’impérieux et pénible devoir d’élever la protestation de notre conscience. Nous assistons à une dispersion cruelle des familles où rien n’est épargné, ni l’âge, ni la faiblesse, ni la maladie…

Une description très précise de ce que furent les déportations subies par les Juifs de France, français ou étrangers, malgré ce que des « penseurs » modernes essaient de minimiser.
Ces rafles furent si nombreuses que les cardinaux et archevêques de la zone occupée adressèrent une supplique à Pétain pour que cela cesse:

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Profondément émue par ce qu’on nous rapporte, des arrestations massives d’israélistes opérées la semaine dernière et des durs traitements qui leur ont été infligés, notamment au Vélodrome d’Hiver, nous ne pouvons étouffer le cri de notre conscience.
C’est au nom  de l’humanité et des principes chrétiens que notre voix s’élève pour une protestation en faveur ds droits imprescriptibles de la personne humaine. C’est aussi un appel angoissé à la pitié pour ces immenses souffrances, pour celles surtout qui atteignent tant de mères et d’enfants.
Nous vous demandons, Monsieur le Maréchal, qu’il vous plaise d’en tenir compte afin que soient respectées les exigences de la justice et les droits de la charité.

Un texte clair qui ne laisse aucun doute sur ce qui se passait alors dans les France de la zone libre comme celle de la zone occupée.

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Le PARCOURS du TOUR DE FRANCE 1910 dans L’HUMANITÉ du 1er juin.

Encore un rayon de soleil de juillet, venant de l’Humanité du  DSCN2755 !

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Le journal s’y prend à l’avance pour annoncer le parcours du Tour de France cycliste, un mois à l’avance puisque la course était prévue du 3 au 31 juillet suivants.

Voici donc le parcours tel qu’il avait été concocté par les organisateurs du journal L’Auto autour d’Henri Desgranges.

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14 étapes avec quelques remarques. Tout d’abord l’arrivée à Metz qui était depuis 1870 rattaché au Reich. Les arrivées à Metz commencèrent en 1907 et jusqu’en 1910. Des manifestations pro-françaises s’étant déroulées en cette dernière occasion, le Kaiser revint sur son accord et le Tour ne fut plus autorisé pour cette escapade allemande.

Autre remarque, ces 2 nouveautés avec les étapes Perpignan-Bagnères-de-Luchon et Bagnères-de-Luchon-Bayonne. En 1910, ce fut la première fois que le Tour emprunta les routes des Pyrénées et de ses grands cols: Peyresourde, Aspin, Tourmalet et Aubisque qui obligèrent bien des cyclistes à poser pied à terre pour pousser leurs engins. Le futur vainqueur, Octave Lapize, aurait crié à l’adresse des organisateurs: Vous êtes des assassins ! au passage du col d’Aubisque.

Un Octave Lapize qui allait connaître le même sort que son second François Faber, lors de la Grande Guerre, tué vers Toul lors de la chute de son avion lors d’un combat aérien, le 14 juillet 1917.

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Le registre matricule d’Octave Lapize…

à la carrière brève mais bien remplie avec ce Tour 1910, 3 Paris-Roubaix (1909-10 et 11), 2 Paris-Bruxelles (1912 et 13), 3 titres de Champion de France (1911-12 et 13) et les Six Jours de Paris 1912.

Voyons les titres les plus importants de cette Huma du 1er juin 1910. Outre la fin des opérations pour essayer de sauver l’équipage du sous-marin Pluviôse échoué près de Calais et qui verra le décés des 27 marins de l’équipage, un article nous apprend…

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que les billets de tramway parisiens sont bien plus chers que ceux des transports équivalents à Londres, Berlin, Rome, Vienne et même de bien des villes de ses pays.

Autre titre sur une mutinerie militaire à Nîmes lors de laquelle…

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le colonel Castaing a été frappé par un réserviste, Thérond, particulièrement récalcitrant puisqu’il venait de passer 3 ans dans un biribi algérien !

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