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La RETIRADA en CARTES POSTALES- BANYULS-SUR-MER 4/18

Quatrième vue du carnet: Banyuls-sur-Mer. Colonne de Miliciens en route pour le cap d’Argelès (Columba de miliciens caminando hacha el campo de Argelès).

Nous sommes là sur un chemin de la Retirada suivant la côte Méditerranéenne. La frontière est à quelques kilomètres au sud de Banyuls, à Cerbère. C’est ce chemin qu’emprunta le designer américain d’origine espagnole Francisco Ferrer dans sa fuite devant les Franquistes. C’est également par là que passèrent Antonio Machado et sa mère quelques jours avant de disparaître d’épuisement à Collure.

Au bord de la plage, on aperçoit des poupes des bateaux de pêcheurs, une colonne chemine. On parle de Miliciens ce qui fort possible vue que la colonne est composée uniquement d’hommes et que nombre d’entre eux semble en tenue militaire avec la couverture roulée d’une épaule à la taille. Quelques-uns portent leurs valises sur l’épaule, peut-être les non-militaires de la troupe.

Sur le côté, les mêmes gardes mobiles français montent la garde.

C chemin était plus pénible que celui du Perthus car beaucoup plus accidenté. Ferrer raconte dans ses mémoires l’attente à la frontière qui fut longtemps fermée et la pénibilité pour atteindre le camp d’Argelès dans des conditions météorologiques, en février 1939, peu agréables.

Grâce à Google Maps, l’endroit où a été prise la photo, le seul à Banyuls où la route longe la mer près d’une plage, devenue marina de nos jours.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES- SUR LA ROUTE DU BOULOU 3/18

Troisième vue de ce carnet: Sur la route du Boulou- Réfugiés se rendant à Argelès (En la carretera del Boulou-Refugiados dirigiendose à Argiles)

Une route étroite, plate, dans une plaine large. Au bord de la route, des vieux muriers tourmentés qui ont été taillés. Le besoin de feuilles pour l’élevage des vers à soie, au printemps, a poussé les hommes à cette taille. Les réfugiés, des civils principalement mais on voit une casquette militaire au premier plan, cheminent en colonne dense. Ils sont vêtus chaudement. Pas mal d’entre eux s’emmitouflent dans une couverture. On peut imaginer que la tramontane souffle violemment. Au bord de la route, des gardes mobiles français casqués surveillent, le fusil à l’épaule. Ils sont là pour empêcher que certains prennent la poudre d’escampette… ce qui surviendra immanquablement… comment établir un cordon sanitaire infranchissable autour d’une foule de plus de 500 000 personnes en pleine nature ?

Il est quasi certain que la scène n’a pas été fixée au bord de la route entre Le Perthus et Le Boulou. Encaissée dans la vallée descendant des Pyrénées, à aucun moment la plaine ne s’élargit autant. Par contre, il s’agit certainement de la route partant du Boulou vers l’est, en direction d’Argelès et de la mer. C’est aujourd’hui une route plus large à deux voies qui court au pied des Pyrénées. Par contre, une ancienne route nationale existe en parallèle qui passe par les villages de Saint-Génis-les-Fontaines et Saint-André alors que la voie moderne les contourne.

 

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La RETIRADA en CARTES POSTALES- LE PERTHUS 2/18

Seconde vue: Le Perthus- Sur le Pont International (El Perthus- en el Puente Internacional). 

 

Une autre vue de la foule de réfugiés au Perthus, sur le Pont International. Difficile de reconnaître les lieux avec ce supermarché géant qu’est devenu le Perthus. Quel était ce pont ? Certainement pas celui situé dans le descente vers Le Boulou à la sortie du Perthus, près du cimetière.

Peut-être à l’intérieur du village à l’endroit où le frontière franchit la route ?

Cette vue a surement été prise très près de la précédente, l’objectif tourné en direction de l’Espagne. On voit les piétons à gauche attendant que la frontière s’ouvre et des véhicules à droite.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES- LE PERTHUS 1/18

Après l’arrivée d’environ 500 000 réfugiés en février 1939 fuyant le Franquisme triomphant, le photographe Chauvin de Perpignan eut l’idée de sortir deux « albums souvenir » de cet événement, deux blocs de dix-huit cartes postales. 

La Retirada comme on l’appelle maintenant dans les livres d’histoire eut un retentissement considérable dans les régions frontalières comme les Pyrénées Orientales. L’Etat n’avait pas anticipé cet exode massif ou plutôt l’avait sous-estimé. 30 000 personnes étaient attendues… il en arriva presque 20 fois plus.

Voici donc, au fil des jours des mois prochains, soixante-dix-neuf ans plus tard, les vues de ce carnet de cartes postales.

Première image, celle de la foule qui se presse au poste frontière du Perthus.

Le Perthus- Les premiers jours de l’exode.

El Perthus-Los  primeros días del exodo.

Un temps la frontière fut fermée ce qui entraîna ces scènes de foule en attente de leur salut. On y voit des militaires à gauche mais surtout une majorité de femmes avec des enfants. Des véhicules encombrent la chaussée au fond et bon nombre de personnes portent des baluchons dans lesquels ils ont mis leurs biens indispensables.

Au Perthus, le milieu de la rue principale du village délimite la frontière entre la France et l’Espagne. Quand on se rend vers le sud, à gauche se trouvent l’Espagne et les commerces regorgeant de chalands et à droite, la France et des maisons d’habitation. Difficile de dire où a été prise la photo. En haut du village près du col géographique et donc presqu’en France? Ou près de la frontière actuelle si tant est qu’elle se situait alors au même endroit où elle se trouve de nos jours ?

La pente de végétation au fond de la carte postale pourrait indiquer que la seconde solution est la plus vraisemblable avec ces bâtiments à droite pouvant être les mêmes  hier et aujourd’hui.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 22 septembre 1917

(JOUR 1147 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La situation politique en Russie après la première révolution dite bourgeoise qui a chassé le tsar du pouvoir est à la une de ce numéro du 22 septembre 1917 de J’ai vu. On y voit les portraits en gros plan de Kerensky et du général Korniloff en lutte pour mener la tactique militaire pour sortir de la guerre. Le 9 septembre, Korniloff  a essayé de prendre le pouvoir mais il échouera. De son côté, Kerensky sera renversé par les Bolcheviks lors de la Révolution d’Octobre, on en reparlera.

Faute de mieux, on fête la victoire de la Marne, remportée il y a 3 ans.

On y voit Poincaré avec Joffre en haut, Poincaré entouré de Painlevé, Ribot, Bourgeois et Duparge en bas.

La double page centrale est plus intéressante avec un sujet traité en photos de la colombophilie et l’aide apportée par les pigeons voyageurs aux armées.

Ils rendent d’importants services quand les communications sont coupées entre les premières lignes et l’arrière.

Une page annonce au lectorat urbain que cet hiver, on pourra se chauffer. Si la population rurale ne souffrit guère des privations pendant la Grande Guerre, les urbains connurent bien des problèmes et le chauffage n’était pas l’un des moindres.

Des tickets de rationnement furent mis en place pour les urbains, on en a présenté sur ce blog émanant de la ville de Lyon.

Pour terminer, un petit tour en deux pages tout de même sur les loisirs du 53ème Régiment d’Infanterie.

On y voit des images de l’organisation d’une corrida « pour rire ». Pas de vrai taureau bien entendu (s’il y en avait eu un il aurait terminé à la casserole) mais des jeux d’arènes. Il faut dire que ce régiment est caserné à Perpignan, en terre de tauromachie.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 17 juillet 1937: Le TOUR 1937.

Le Miroir des Sports du samedi 17 juillet 1937. A la une, Roger Lapébie, l’espoir français pour la victoire finale de ce Tour, se restaure à Nîmes avant de repartir vers Montpellier. En effet, deux demi-étapes étaient au programme pour muscler cette randonnée relativement plate entre Marseille et Montpellier avec un arrêt central vers Nîmes.

Peloton groupé vers Salon sur la première demi-étape.

Des Français groupés peu concernés par la chasse derrière des échappés peu dangereux au classement général.

Le passage sur le pont de Trinquetaille à Arles, sur le Rhône, celui que peignit Van Gogh lors de son séjour dans le sud et qui fut détruit par la Résistance en 1944.

 Le classement des demi-étapes:

Antoine vainqueur à l’ombre des arènes romaines de Nîmes, Pedroli sous les platanes de la place au bout de laquelle a été construit le Corum depuis, à Montpellier.

Suite du Tour avec une autre étape de transition, entre Montpellier et Perpignan, avec une halte restauration à Narbonne.

L’occasion pour les photographes à diffuser des clichés traditionnels:

Vers Sète, les tentes des pêcheurs nomades.

Le Tour au milieu des vignes du Languedoc.

Les classements des ces 2 demi-étapes:

A Narbonne, victoire de Camusso qu’on avait laissé dans un torrent du côté d’Embrun.

A Perpignan, nouvelle victoire de Meulenberg, au sprint.

Maes qui s’entretient ci-dessous avec son compatriote Danneels…

…reste en jaune à Perpignan. Bientôt les Pyrénées !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE PETIT MARSEILLAIS du 06 mars 1937

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Une « une » morcelée pour ce Petit Marseillais du 06 mars 1937. Pas d’évènement majeur pour attirer le lectorat: le gouvernement de Front Populaire revient à l’emprunt et au libéralisme se gargarise la presse de droite (car le Petit Marseillais est plutôt -très- à droite), la mi-Carème et un monôme étudient à Montmartre, des incidents dans le sud-Tunisien entre grévistes autochtones et non-grévistes européens qui firent 17 morts après l’intervention de la police, la guerre d’Espagne qui se poursuit, on va y revenir.

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Gros plan sur l’article relatant Le Drame Espagnol. Le titre annonce les destructions des maisons par les mineurs des Asturies, à Oviedo comme on peut le lire ci-dessous… (sans trop comprendre à quel camp appartiennent ces hommes) et une photo qui ‘a rien à voir avec le titre montrant l’embrigadement de la jeunesse par la Phalange, à Ceuta, dans le Maroc espagnol. Oviedo acquise à la rébellion fut longtemps encerclée par les Républicains et ne fut « libérée » qu’en octobre 1937. La ville alors était réduite en cendres.

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Autre article évoquant des tensions entre le gouvernement de Catalogne et celui de la République suite à la perte de Malaga. Guère plus clair que l’article précédent !

Le Petit Marseillais édition de Marseille parle bien entendu de Marseille. On a noté:

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La rénovation et bientôt la réouverture de l’aquarium méditerranéen du côté d’endorme, bel ensemble qui peu à peu avait perdu de sa superbe et qui a pu être restauré. Ce bâtiment était né par la volonté de Fortuné Marion qui créa la Station Marine d’Endoume en 1882, station doublée du fameux aquarium qui exista jusque dans les années 50. Aujourd’hui, ce bâtiment est occupé par l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale, dépendant du CNRS.

Du sport pour terminer avec l’annonce du match amical de football demain dimanche 7 mars (1937) entre le nouveau (co-)leader du championnat de France de première division, l’O.M. et les (joueurs) Etrangers évoluant dans des clubs professionnels du Sud-Est.

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 Un tour de Coupe de France devait se dérouler ce dimanche et comme les clubs du Sud-Est sont presque tous éliminés de cette compétition, ce match amical fut organisé à l’Huveaune.

On lit dans la composition des équipes que…

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…pas moins de 5 joueurs marseillais sont prévus dans l’équipe des Etrangers du Sud-Est dont el jaguars Vasconcellos, le bondissant gardien de but de l’Olympique de Marseille.

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