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LA VIE AU GRAND AIR du 07 juillet 1901

Un numéro spécial que ce numéro 147 de La Vie au Grand Air du 7 juillet 1901. L’été est là, les sports sont au ralenti et l’actualité réduite. Le Tour de France naîtra dans 2 ans; pas grand chose à se mettre sous la dent pour la presse sportive. Alors, ce numéro va être entièrement consacré à une course automobile d’endurance, le raid Paris-Berlin.

En première de couverture, on voit le vainqueur de l’épreuve, un certain Fournier s’empresser d’engloutir un verre conséquent de bière. On est à Berlin et c’est de circonstance !

Et les pages seront entièrement consacré à cette course en images. Les photo-reporters du magazine s’en sont donné à coeur joie et ont ramené un nombre conséquent de cliché. Pas moins de 11 pages. Les voilà !

Honneur à ces dames avec la première photo montrant Mme Du Gast, seule concurrente féminine. Puis au dessous, M? Clément équipé de Michelin et un véhicule dépouillé puisque monté sans carrosserie.

La coupe en jeu offerte la le Kaiser et réservée au second de l’épreuve. Le départ a eu lieu route de Champigny, à 5 heures du matin. Malgré l’heure, le public est là, les voitures aussi et la foule entoure le contrôle.

Et c’est parti pour les pages illustrées, sans texte particulier sinon une explication des vues.

Des contrôles, en haut à gauche celui d’Aix-la-Chapelle; la foule toujours présente, en Allemagne; Rolls à un contrôle (certainement le fondateur en 1906 de la société Rolls-Royce) et la traversée d’Hanovre (bas droite).

3 premières vues à Aix-la-Chapelle avec l’arrivée de René de Knyff, la voiture du futur vainqueur Fournier examinée par des militaires et le parc fermé. Puis l’entrée du parc à Hanovre, le coin de pneumatiques et Cormier s’occupant de son tricycle au parc.

Sur la route… Réparation au bord de la route, Fournier entrant au  Grand Duché du Luxembourg va se faire arrêter par un douanier pour constater son numéro. Le Grand Duc a offert une coupe au premier concurrent arrivant sur son territoire. Photo 4: Serpolet et Gras. Photo 5: entrée s’axa à Montmirail. Dernière vue: un viarge pris à grande vitesse.

L’arrivée du vainqueur Fournier à Berlin où il va être porté en triomphe.

Double page centrale: pas moins de 12 vues de concurrents, en France comme en Allemagne. On y apprend que le second Girardet a mis 17 heures et 1 minute pour effectuer l trajet, Cela fait une belle moyenne, plus de 110km à l’heure. Toutefois, un accident à Reims encouragea les politiques à revoir éventuellement les autorisations pour que d’autres course de ce type aient à nouveau lieu en France.

Les arrivées se firent à l’hippodrome de Westend près de Berlin puis les voitures défilèrent sur celui-ci avant de parader sous la porte de Brandebourg.

Il faut dire que cette course affirma la suprématie des automobiles françaises sur les automobiles allemandes puis le premier concurrent allemand ne prit que la 15ème place !

En haut, Louis Renault vainqueur de la catégorie voiturettes en 19 heures et 16 minutes et Debacker, en bas,  le premier chauffeur arrivé à Berlin au volant d’une voiturette Renault.

Les arrivées à l’hippodrome de Berlin Westend Trabenbahn.

Le personnel assurant la sécurité sur l’hippodrome en écartant la foule des concurrents (la discipline allemande ! on est loin de l’anarchie qui régnait et qu’on a vu au départ en France !) et en bas, les officiels dont le baron de Zuylen président de l’Automobile-Club de France et le comte de Ratibor, son alter ego pour le Deutsch Automobil-Club.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 38: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 1er février 1938.

 

A la une, à l’occasion de France-Belgique au Parc des Princes, la poignée de mains entre les capitaines des deux équipes, Smellinck à gauche et Mattler à droite sous le regard de l’arbitre anglais, M. Jewell.

Ce match verra la victoire de la France par 5-3. D’autres vues de ce match.

Un panoramique du Parc sur lequel on voit une offensive des Belges (en noir) bien muselés par les Français.

Le gardien belge Badjou, en plus d’encaisser 5 buts, eu beaucoup de travail comme l’attestent les vues de ses arrêts…

…au ras du sol…

ou au prix d’une belle détente.

Il ne peut rien sur ce tir de Veinante qui file dans le but pour la quatrième fois.

A l’autre bout du terrain, le gardien français Llense ne peut rien sur cette reprise de Van den Eyende sur le troisième but.

Voici donc l’équipe de France victorieuse:

Debout, de gauche à droite:

Cazeneuve, Marchal, Bourbotte, Mattler, Llense, Jordan.

Au premier rang, accroupis:

Courtois, Ignace, Nicolas, Heisserer, Veinante.
Les buts ont été marqués par Courtois (le 1er), Veinante (les 2ème et 4ème), Heisserer (le 3ème) et Ignace (le 5ème).

Autre grand titre de ce Miroir des Sports du 1er février 1938: le cyclo-cross de Clamart organisé par l’Auto.

Dans les sous-bois…

… le franchissent d’un fossé…

…et le vainqueur, Bertellin qui prépare au mieux le Critérium International.

Pendant c temps, les cracks des classiques et de l’été s’entraînent au bord de la Méditerranée où le climat est plus favorable.

On les voit ici sur la plage de Loano « aider » un pêcheur pour le photographe.

Un peu de rugby avec la coupe nationale des Provinces et une vue du match Côte Basque/Guyenne contre Gascogne à Bordeaux (3-3).

Pour terminer ce dernier dimanche peu fourni en activité sportive: l’accident du coureur automobile allemand Rosemeyer qui s’est tué à Francfort en s’attaquant sur son Audi aux records de vitesse du kilomètre lancé et du mille lancé.

Avant-après l’accident. Le bolide s’est écrasé sur un pont (que faisait-il donc au bord d’une route dédiée à la course automobile ?) à plus de 400 km/h !

 

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LA VIE AU GRAND AIR du 20 mai 1900

De la voile en couverture cette semaine du 20 mai 1900 (n°88) de La Vie au Grand Air. Il s’agit d’une rencontre entre deux navires suite au défi lancé par le Royal Temple Yatch-Club au Cercle de la Voile de Paris. Les deux bateaux se sont affrontés en cinq épreuves réparties entre les 11 et 19 mai derniers. On ne connaît pas le résultat des courses, vue que la coupe s’est achevée après la mise en presse du magazine.

Ce numéro est presqu’exclusivement consacré à la présentation d’une usine d’automobiles: les établissements Decauville.

La seconde une intérieure de cette longue rubrique de 8 pages: la nouvelle 8 chevaux de la marque avec refroidissement par circulation d’eau.

La salle où sont testés les moteurs.

L’atelier de montage et l’usine en bord de Seine.

La piste d’essai des véhicules sortis des ateliers.

Quelques modèles flambant neuf: la voiturelle à deux vitesses (haut), la voiturelle à trois vitesses (bas).

La voiturelle à suspension à l’arrière (haut), la voiturelle à circulation d’eau (bas).

Les champions de Decauville: en haut, M. Théry vainqueur de Paris-Ostende, la course de côte de la Turbie et d’Arles-Salon; en bas: M. L. Ravenez vainqueur de Paris-Draguignan et classé à la course des voiturettes et à la Turbie.

L’atelier où sont construites les voitures électriques. Car on construisait des automobiles électriques à l’époque. Seul la facilité de taxer les véhicules à essence par l’état empêcha le développement de cette technologie. On le paie chèrement de nos jours !

Pour terminer sur du sport automobile également, une course de 1 000 milles (1 600 kilomètres) organisée par l’Automobile-Club de Grande-Bretagne  du 23 avril au 11 mai.

Quand les riches s’amusent…

 

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LA VIE AU GRAND AIR du 15 mai 1898 spécial Bordeaux-Paris

Le n°4 de La Vie au Grand Air, du 15 mai 1898. Le cyclisme a déjà inventé les classiques de longue distance, disparues de nos jours, où la télévision impose plus des courses courtes donc nerveuses à des marathons longs mais inintéressants. Il n’est qu’à voir les étapes du Tour de France qui se sont raccourcies de nos jours.

En 1891 est créé la plus longue des classiques Paris-Brest-Paris courue tous les 10 ans et qui disparaîtra dans les années 50, faute de coureurs professionnels prêts à sacrifier des mois de préparation pour une course de plus de 1 200 km courue d’une seul traite.

Cette même année 1891 voit la création de Bordeaux-Paris dont La Vie au Grand Air va raconter dans son n°4 l’histoire des 7 premières éditions avant celle de 1898 qui se profile à l’horizon.

A la une, le départ du premier Bordeaux-Paris en 1891.

Suivent dans une double page, la galerie des portraits des 7 premiers lauréats:

De gauche à droite: Mills (1891), Stephane (1892) et Gouttereau (1893) puis…

…Lesna (1894), Meyer (1895), A. Linton (1896) et Rivierre (1897).

Les personnages incontournables de Bordeaux-Paris.

Le créateur.

Jiel-Laval le créateur de la course nous dit-on. En fait, un ancien coureur qui s’occupa de l’organisation, fort de sa connaissance et qui participa à cette première édition de 1891.

Le plus ancien participant.

Le père Rousset, le vétéran de la course.

Puis des images de la dernière édition remportée par Rivierre.

Le départ de Bordeaux.

L’arrivée au vélodrome de la Cipale du vainqueur, Rivierre qui récidivera en 1898, auteur du seul doublé avec 2 victoires consécutives de la course, épreuve qui a disparu en 1988 pour renaître en 2014.

Autre événement important pour ce numéro de La Vie au Grand Air.

Lors d’une course automobile Périlleux-Mussidan a eu lieu un accident dramatique. Deux voitures sont allées au fossé.

Celle du comte de Montaignac…

et celle du M. de Montariol.

cet accident fit des victimes mais pas le marquis de Montaignac qui sauta sur la route quand la voiture chuta dans le fossé. Peut-être le décès de son mécanicien, M. Hézard. En tout cas, cet accident semble avoir ouvert une polémique sur les courses de voitures automobiles ! Incessantes polémiques bien françaises !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 28 septembre 1937.

En couverture de ce numéro de Miroir des Sports du 28 septembre 1937, une vue un peu fantastique de l’immense champion de boxe Marcel Thil, véritable monstre physique. Il vient toutefois de subir une défaite plutôt par accident que par infériorité quelconque comme l’écrit le rédacteur de la légende.

Défaite contre Apostoli dont on entrevoit une vue de ce combat sur cette image brouillée…

…parasitée lors de la transmission de la téléphotographie par radio, la méthode de transport d’images à la pointe de la modernité en 1937 !

Pendant ce temps, Alfonso Brown continue à mettre des raclées à ses adversaires en France.

Ce coup-ci, c’est Huguenin qui alla au tapis, au 3ème round.

Des épreuves de second ordre dans plusieurs sports:

  • en tennis, le Miroir des Sports est désolé de voir en finale des internationaux de Paris un Yougoslave Pencec contre un Chinois Kho Sin Kie.

Un véritable affront pour le sport français malgré la victoire de Mme Mathieu chez les Dames et de Borotra-Pétra en double messieurs !

  • Dernière course amateur de la saison à Paris avec la victoire d’inconnus qui damèrent le pion aux cracks de la discipline.

  • En athlétisme autre surprise au meeting de Jean-Bouin pendant lequel un coureur de banlieue de La Boissière-Montreuil Désiré Leriche a battu tous les étrangers au marathon en 2 heures 41 minutes et 52 secondes.

Du football pour continuer avec les résultats de la 6ème journée du Championnat de France de première division.

L’O.M. a battu Antibes dans un des derbys de la Côte 1-0. L’O.M. pointe maintint en 3ème position avec 8 points, ex-aequo avec Rouen et 1 point de Excelsior Roubaix et Strasbourg.

Une vue de cette rencontre entre Marseille et Antibes avec un bel envol de Mario Zatelli, l’avant-centre emblématique du club pour l’histoire. Le Vélodrome était loin ‘être bien garni dans le virage sud.

Pour terminer, des histoires d’envol…

Celui du plus jeune gardien de but professionnel, Barella.

Celui du bolide de John Cobb, vainqueur des 500 Miles de Brooklands, sur cette photo qui montre toute la vitesse et la puissance de l’automobile. Image que l’on ne risque pas voir dans cette course un peu particulière…

…la course de côte au ralenti de Montmartre remportée par ce engin à la vitesse de… 288,93 mètres à l’heure. Une autre performance… pour les nerfs du conducteur pilote !

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LA VIE AU GRAND AIR du 15 avril 1898, n°2 de la collection.

Un peu tous les sports dans ce n°2 de La Vie au Grand Air du 15 avril 1898.

Après la couverture généraliste, semblable à celle du premier numéro, avec la farandole de sports, la une de la quinzaine illustrée par les portraits du grand-duc et de la duchesse Michel de Russie, réfugiés à Cannes car exilés par Alexandre III pour un mariage hors des normes fixées par les Romanov et devenu président du Golf-Club de Cannes. cet exil définitif en France et en Angleterre sauva la vie de cette branche des Romanov qui ne fut pas inquiétée par les Bolcheviks.

Du cyclisme avec Champion,…

premier vainqueur d’une course de 25km au Parc des Princes dans sa première version. Le Parc fut inauguré le 18 juillet 1897.

Un cycliste un peu particulier, Bichebois cycliste émérite mais aussi candidat à la députation pour les Camelots du Roi. Un groupe d’extrême-droite.

D’autres cycles, mais à 3 roues… donc des tricycles.

Bardin, le recordman de la catégorie sur le trajet Paris-Berlin.

Fournier, le champion-chauffeur qui va s’attaquer au record de la catégorie sur le trajet Paris-Marseille, 800km actuellement parcourus en 24 heures.

Du cross country pour continuer dans un article sur le Racong Club de France avec la course de steeple-chase.

La passage de la rivière.

Le vainqueur, Langlais devant De Ro.

Pour terminer, la mondialement célèbre course d’aviron Oxford-Cambridge. Créée le 10 juin 1829, c’est déjà un monument du sport à la parution de la revue.

Le 8 avec barreur d’Oxford.

Le 8 de Cambridge s’embarque.

L’article est une présentation de cette course mais pas la narration de l’édition de 1898.

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LA VIE AU GRAND AIR, le premier grand magazine sportif.

Petit voyage à travers les premiers numéros de La Vie au Grand Air. Cette revue a commencé de paraître à la fin du XIXème siècle. Voici donc la première de couverture du premier numéro publié le 1er avril… sans préciser de quelle année ! En ayant les numéros suivants de la revue était bimensuelle, la direction parisienne dirigée par Pierre Lafitte, on sait que c’est le 1er avril 1898 que parut cet exemplaire.

Une Une générique qui paraîtra sur les premiers numéros. A l’intérieur, la vrai couverture avec pour ce 1er avril 1898, la course automobile et motocycliste Marseille-Hyères-Nice.

Trois concurrents s’apprêtent à partir de Paris sous la pluie pour rejoindre Marseille.

Quelques véhicules… et la découverte des classements originaux.

F. Charron vainqueur de la 1ère série de la course, les voitures de plus de 400kg.

M. le Vicomte de Soulier sur une voiturette Bollée vainqueur de la 1ère catégorie des motocycles au-dessus de 100kG.

Ormont sur son tricycle de Dion-Bouton vainqueur de la 2ème catégorie des motocycles au-dessous de 100kG.

Georges Richard sur la voiturette de sa marque vainqueur de la 2ème catégorie des voitures (de moins de 400kg)

Les concurrents de la course repartent de Nice sur la Promenade des Anglais pour le concours de Monte-Carlo.

D’autres sports en photo ou en dessins comme pour le hockey sur gazon.

Un article pédagogique présentant les principales règles de ce jeu plus qu’un sport présentant des résultats sportifs.

Une page sur la boxe avec ces sportsmen plus vrai que nature.

De gauche à droite, le Français Castérès, champion de boxe française, le champion du monde Britannique Fritzimmons vainqueur de Corbett et Charlemont champion de boxe française. A noter que le champion britannique n’est autre que l’arrière-arrière-grand-père de Wayne Rooney.

Des cyclistes un peu particuliers…

Les conscrits de la classe 98 de Marmande se sont rassemblés en vélocipèdes le jour du tirage au sort… de ceux qui feront les 3 ans de service militaire.

Enfin, la mort d’un toréador espagnol Frascuedo qui a laissé une immense fortune à ses successeurs.

 

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