Archives de Catégorie: Journaux

RENDEZ-VOUS samedi 17 septembre 2022…

…pour les premières vendanges des Coteaux de l’Ovalie.

Rappelez-vous c’était le samedi 3 mars 2018, à la fin d’une brève mais violente vague de froid que Claude, le président d’Ancône Culture et Patrimoine de l’époque qui a pris du galon depuis, avait donné rendez-vous à quelques courageux membres pour planter vingt-cinq pieds de vigne sur le rond-point d’entrée du village. Le correspondant du Dauphiné d’alors avait immortalisé le groupe de vignerons conseillé techniquement par Clément et mené d’une main de maître par Lionel.

Les pieds poussèrent sans problème ces quatre dernières années sauf deux qui durent être changés en novembre de la même année. Depuis, le reg qu’était ce lieu avant la plantation est devenu un îlot de verdure bien agréable à côtoyer lors des canicules des derniers étés. Puis vinrent les premières grappes. Clément l’avait prédit, la nature l’a fait !

Voici donc le temps des premières vendanges ! L’an dernier, ACP vous avait convié lors des Journées Européennes du Patrimoine 2021 à l’inauguration de sa nouvelle salle d’exposition que ses membres avaient restauré dans un délai record de trois ans. Cette année, la population est donc conviée, aux premières vendanges de la vigne du rond-point d’entrée du village. Citoyens, citoyennes… à vos sécateurs !

Et notez tout de suite dans votre agenda, la date de l’étape suivante, celle de la dégustation du vin nouveau des Coteaux de l’Ovalie, le jeudi 17 novembre prochain… Le Beaujolais n’a qu’à bien se tenir !

Article extrait du blog d’Ancône Culture et Patrimoine.

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Annonay (Ardèche)- Des vieux journaux très intéressants 2-la première « visite » des Allemands en 1940 (2/2)

La Gazette d’Annonay et du Haut-Vivarais du samedi 6 juillet 1940 revient sur les événements de la fin juin et les combats s’étant déroulés dans la vallée du Rhône où le 6ème Régiment de Spahis Algériens résista deux jours à l’avancée allemande dans le secteur de Sarras, où la plaine entre les collines du Vivarais et le Rhône est réduite à sa partie la plus congrue.

La bataille de Sarras car on peut employer ce terme de bataille tant il y eut d’échanges de bombes et de mitraille dura deux jours. Le pont sur la Cance détruit était une barricade efficace contre la Wehrmacht ainsi que celui sur le Rhône à Saint-Vallier auquel il manquait une arche suite à la chute d’un obus des Spahis. Car ce sont les Spahis Algériens du 6ème régiment qui tinrent ce front pendant deux jours, jusqu’au retrait des troupes allemandes, rappelées vers le nord par les conditions d’Armistice.

Les Allemands connurent de lourdes pertes, les Spahis perdent huit hommes qui furent enterrés sur place après une cérémonie religieuse menée par le curé… alors qu’ils étaient tous musulmans.

Cela  permet à la Gazette de lister les ponts en état et ceux détruits sur le Rhône entre Lyon et Viviers.

La liste des ponts ayant survécu aux destructions du Génie français semble exacte et ils correspondent à des ouvrages d’art fragiles qui ne pouvaient supporter les chars et le gros matériel de la Wehrmacht.

A Annonay, les Allemands se sont retirés conformément aux conditions de l’Armistice.

Par contre (et cela semble chagriner le rédacteur de l’article sur la Gazette) les Réfugiés venus du nord sont toujours là !

Certains sont partis et les autres devront attendre que les conditions du retour soient optimales pour retourner chez eux. Pour l’heure, ils doivent rester là, discrets de préférence !

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Annonay (Ardèche)- Des vieux journaux très intéressants 1-la première « visite » des Allemands en 1940 (1/2)

C’est la Gazette d’Annonay et du Haut-Vivrais en date du samedi 29 juin 1940 (cette gazette est un hebdomadaire) qui nous raconte l’histoire comme dans un livre d’Histoire. L’Allemagne a attaqué la France le 10 mai 1940 après 9 mois d’atermoiements appelés « la drôle de guerre ». Pétain vient de signer l’Armistice le 22 juin 1940 avec l’Allemagne nazie et le 24 juin avec l’Italie fasciste qui, elle, est entrée en guerre le 10 juin, quand la France était à genoux et sans réussir à enfoncer l’Armée des Alpes. C’est à Rethondes et à Rome qu’ont été signés ces traités.
La Gazette en fait sa une avec, à droite, les conditions de ces armistices, on y lit que même les postes de radio sont interdits à être possédés, et à gauche, l’analyse de cette défaite due, pour lui, au déclin intellectuel et moral de la France et à aucun moment à la hiérarchie militaire qui en était resté aux tranchées de 14-18 et qui ne croyait, à de rares exceptions près, ni aux chars, ni aux avions.

Ceci, on l’a lu dans n’importe quel livre d’histoire, même les plus révisionnistes. Par contre, ce que l’on sait moins et ce dont la Gazette nous parle, c’est ce qui s’est passé juste après l’Armistice, dans le nord de l’Ardèche et la vallée du Rhône: les combats d’Annonay et ceux d’Andance dans la vallée du Rhône pour empêcher les Allemands à continuer à avancer.

Ce sont les hommes du 4ème Spahis Marocains qui défendirent la région d’Annonay, n’empêchant pas les Allemands d’occuper la ville le 25 juin au matin et ceux du 6ème Spahis Algériens qui en firent de même au bord du Rhône. Cette même histoire est raconté plus localement dans un éphéméride tragique.

On y lit toute la détresse du rédacteur face à ces événements, l’arrivée des Allemands, l’attitude de quelques locaux très favorables au reich que ça en est choquant (que fera le journaliste dans quelques mois ?), le maire en ancien combattant qui y va de son bouquet de fleurs au monument aux morts, les traces des combats vers Roiffieux avec des chevaux morts et des maisons éventrées, le commerce en demi-teinte sauf pour les Allemands qui achètent en payant en marks…

On parle aussi des combats vers Andance et des funérailles des Spahis tués au combat.

Ils sont au nombre de sept et tous d’origine marocaine. La population leur rend un vibrant hommage comme la municipalité.

On y lit le futile côtoyant le tragique.

Les pâtisseries et les confiseries ne seront plus fabriquées par manque de sucre sur lequel la population doit s’être précipitée, un réflexe qui continua d’exister jusqu’aux années 70 à l’occasion de toutes les crises et les Spahis blessés et transportés par la Croix-Rouge vers les hôpitaux de la région.

A suivre la lecture de la Gazette du samedi suivant pour d’autres précisions sur les combats au bord du Rhône.

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Des PHOTOS du TOUR de FRANCE 1949 au col de CARPIAGNE.

Il s’agit de quatre photos prises avec un appareil photographique à l’occasion du « passage du Tour de France 1949 au col de Carpiagne ». On voit les spectateurs et peut-être quelques officiels qui ont pris place sur le plateau d’une camionnette pour applaudir les concurrents.

Carpiagne, c’est le nom du camp militaire au-dessus de Marseille, sur la route de Marseille à Cassis, emprunté par les concurrents de la course pédestre le dernier dimanche d’octobre tous les ans.
Le sommet est maintenant appelé col de la Gineste.

En 1949, les concurrents du Tour de France l’empruntèrent 2 fois, le soir de l’étape Nîmes-Marseille du 15 juillet dans un sens et le lendemain matin, le 16 juillet, juste après le départ de l’étape Marseille-Cannes dans l’autre sens.

La course était donc partie ce 15 juillet 1949 des arènes romaines de Nîmes.

Mais pour rejoindre Marseille, la course avait pris le chemin des écoliers.

Elle avait franchi le Rhône sur un des seuls ponts réparés après la guerre, celui de Beaucaire-Tarascon.

De là, la course avait tourné à gauche, vers le nord pour passer sous un autre pont, celui d’Avignon.

Le journaliste peu au courant des faits annonçait dans la légende de cette photo que le pont Saint-Bénézet n’avait pas pu être emprunté par la course car il n’était pas encore réparé après que les Allemands l’aient détruit ! A sa décharge, que raconterait un historien s’il rédigeait un article sportif ?

Suite des histoires de pont intacts ou démolis, la Durance fut franchie à Cavaillon sur un pont métallique de substitution.

C’est au 140ème km (sur les 199 du parcours) que les choses commencèrent à bouger. Et deux coureurs s’échappèrent peu avant la dernière bosse, celle de Carpiagne: Blanc et Goldschmidt, le futur vainqueur de l’étape.

Les voici donc vus par les photo-reporters sportifs…

avant la plongée sur Marseille et le Stade-Vélodrome pas encore Orange, pendant laquelle Goldschmidt oublia Blanc.

La une du Dauphiné de l’époque:

Les autres photographies prises par cet amateur cycliste en 1949, à la Gineste…

 

Qui sont ces routiers ? Les 2 échappés en haut et les premiers coureurs du peloton très certainement, peloton qui arriva groupé au Vélodrome, réglé au sprint par Jean Robic.

Et comme à l’époque, tout terminait par la page humoristique de Pellos, voici donc comment il dessina cette arrivée d’étape à Marseille:

La sardine avait aspiré le vainqueur !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE JOURNAL D’AUBENAS du samedi 5 juin 1937

Un journal de 4 pages présenté comme étant un hebdomadaire républicain de la Basse-Ardèche. 4 pages avec en 4ème uniquement des encarts publicitaires. Les pages intérieures 2 et 3 donnent des informations locales (Aubenas-Le Teil) d’une importance fort relative et encore pas mal de publicités.

Il ne reste que la première page pour sentir le pouls de ce journal. Pour qui vibre-t-il ? Le Front Populaire ou la Droite ? Incontestablement la seconde solution !

A côté de nouvelles informant de l’activité du PPF de Doriot et des nouvelles d’un Pèlerinage à Lourdes… les brèves et chroniques de la première page sont particulièrement critiques envers le Front Populaire qu’il soit français ou espagnol.
Ainsi le journal est presque mari qu’un croiseur-cuirassé allemand, le Deutschland ait été bombardé dans la rade d’Ibiza par des avions révolutionnaires, ce qui a entraîné la mort de 23 marins et des blessures sur 83 autres et l’ire d’Hitler. Mais que sont des avions révolutionnaires ?

Dans son éditorial, Albert Vellave s’en prend au gouvernement légitime espagnol pour condamner cette attaque alors que ce bon croiseur-cuirassé n’était là que pour faire appliquer les accords de non-intervention (!), que cela a fâché Hitler et Mussolini au risque d’entraîner l’Europe dans la guerre… Il conclue son article par un slogan: Non intervention, neutralité absolue. La Paix est à ce prix. Très clair à défaut d’être visionnaire!

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE NOUVELLISTE du mercredi 26 mai 1937

Le Nouvelliste du 26 mai 1937 fait son gros titre de 2 événements d’égale valeur: les travaux du Parlement avec 2 sujets au programme: la discussion du budget et l’élection controversée de Jules Moch à Montpellier (après une défaite électorale en juin 1936 dans la Drôme) et l’ouverture de l’Exposition Internationale des Arts et Tchniques appliqués à la vie moderne de 1937.

Quelques photos sur l’ouverture de l’Exposition « Universelle » et l’inauguration de pavillons nationaux:

Celui de la Belgique.

Celui de l’Italie.

Un article sur la séance de la Société des Nations (la S.D.N.) dont le sujet principal est la protestation du gouvernement légitime espagnol suite à l’intervention de troupes étrangères sur son territoire.

M. del Rayo a présenté un mémoire en 8 chapitres. Ce dossier a entraîné une vive réaction de Franco qui se revendique comme le vrai représentant de l’Espagne suite à ses avancées militaires. Le culot du fascisme n’a pas de limites.

Tout comme la partialité du Nouvelliste. Un autre article « De Londres à Guernica et à Valence » (Valencia bien entendu) d’un journaliste qui n’a pas signé mais qui est peut-être le rédacteur en chef du titre.

J’avais consacré un article sur les énormités émises par cet individu qui affirmait que la destruction de la ville était due aux marxistes locaux qui l’avaient incendiée. Rien que cela !

https://unmondedepapiers.com/2014/06/01/guernika-comment-un-journaliste-partial-peut-raconter-des-enormites/

Exit  les avions allemands ! Il fallait oser !

1937, c’est vraiment la première année des congés payés votés en 1936 et qui n’avaient pas pu être mis en place cette année-là. Quand on voit dans des reportages des images de personnes partant en vacances pour illustrer les premier congrès payés, ce sont des filmes datant non pas de 1936 mais plutôt de 1937 ou 1938.
Sur ce journal du 26 mai 1937, on peut lire cet encart:

Un questionnaire destiné aux organismes ou personnes pouvant proposer des lieux de villégiature pour l’été à destination des futurs vacanciers.

 

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE PETIT MARSEILLAIS du 17 avril 1937

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Le Petit Marseillais du samedi 17 avril 1937… et pas un mot ni une photo de l’O.M. en tête du championnat national avec un match à domicile à jouer à l’Huveaune le lendemain, contre Sète ! Pourtant les 12 pages sont présentes ! Bizarre !

Par contre, la une est faite des suites d’une manifestation communiste réprimée dans le sang à Clichy.

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La police n’y est pour rien et les étrangers sont responsables ! On remplace communiste par islamiste et on n’a pas varié d’un iota 80 ans après !

La guerre d’Espagne fait moins la une mais tout de même on peut lire un article de l’envoyé spécial du Petit Marseillais Jacques Mévil intitulé « ce que l’on voit de Navalcarnero à Aravaca ».

On peut lire ce reportage en seconde page:

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Nous sommes ici sur le front ouest de la capitale que l’auteur des lignes découvre en arrière-plan des lieux visités et la compare à une ville américaine. Comme tout bon journaliste conservateur, il se déplacé dans les lignes franquistes et son vocabulaire pour désigner l’autre camp est particulièrement choisi. On a droit à des Rouges, des Marxistes, bien sûr, on parle d’orgie laissée par les combattants avant de se retirer et bien sûr, ont droit à la description d’une église pillée. Par les Républicains, bien sûr, alors que dans le secteur se trouvent des Légionnaires qui étaient bien capables des mêmes choses. Un article à charge pour le camp républicain qui, comme la presse lors de la Grande Guerre, ne voyait les destructions que quand il s’agissait de celles des Allemands. Des chars russes détruits gisent ici et là et le reporter ne semble pas s’alarmer qu’un conducteur de l’un d’eux soit encore aux commandes sans que personne n’ait songé à lui donner une sépulture décente même s’il s’agit d’un ennemi ! Décidément, une partie de la presse française était bien complice de Franco et ses sbires sans rien comprendre de ce qui se jouait en Espagne !

Second article sur la guerre d’Espagne un peu plus loin, article d’actualité, en « Dernière heure ».

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Des nouvelles du front: des combats au Pays Basque, un communiqué de presse gouvernemental sur la situation dans ce même Pays Basque et à l’ouest de Madrid, un projet de médiation de Mussolini qui souhaiterait… un vote (alors qu’il a envoyé des milliers d’Italiens combattre du côté de Franco) pour arrêter la guerre (!) et une demande d’un ancien ministre de droite demandant à la France de reconnaître Franco vu que le gouvernement de Front Populaire espagnol n’a pas été légitimement élu (plus c’est gros, plus ça passe).

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