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12 NOVEMBRE 1918: Le EXCELSIOR de la VICTOIRE

Un journal quotidien pour annoncer le 11 novembre 1918, l’Armistice, la fin des combats… presque la Victoire. Mais pas vraiment de triomphalisme à la une. Avec ce titre « Ce qu’ils ont signé », le journal  se projette déjà dans l’avenir tout en semblant dire au lectorat « Voilà ce que ces années de sacrifices ont apporté à la France ».

En dessous de la carte du front au 11 novembre, ce second titre « Ils devront nous livrer »…

…fait comprendre que la guerre est vraiment gagnée et que ce que devra donner l’Allemagne est vraiment considérable. Avec ce catalogue à la Prévert se profilent les exigences du Traité de Versailles qui auront des conséquences considérables qui marqueront l’histoire du XXème siècle.

En tournant la page, Excelsior revient à du plus sérieux.

Voilà comme s’est passé le « Cessez le Feu ! » du 11 novembre 1918. Signé à 5 heures 40, il a été effectif à 11 heures. Après l’annonce de cette nouvelle, c’est la liesse à ‘Assemblée Nationale, dedans le Palais-Bourbon…

…où les représentants de la Nation font la fête à Clémenceau.

Mais aussi devant le bâtiment où la foule s’est rassemblée pour crier sa joie.

Mais à la vue de toutes ces photos de fête dans Paris (Excelsior est un journal parisien), on s’aperçoit que cette foule est essentiellement masculine. Peu de femmes, pas d’enfants.

On peut donc parler de liesse politique plus de ferveur populaire.

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RHÔNE: quand le Dauphiné s’emmêle un peu les pinceaux en parlant de ViaRhôna et de halage…

Mi-juillet, le Dauphiné Libéré a présenté une double page sur la ViaRhôna, cette voie douce qui, à terme, permettra aux cyclistes, aux marcheurs, aux cavaliers de joindre le Léman à la Méditerranée sans être à un moment ennuyé par la circulation motorisé.

Mais quelle mouche, moustique ou tavan a piqué le journaliste au moment de la rédaction de la légende de cette photo, tout en bas de l’article ?

On peut en effet lire: A terme, la ViaRhôna comptera 306 kilomètres de voies vertes aménagées, comme ici, sur d’anciens chemins de halage.

Oups ! Ça pique ! Ce comme ici est vraiment malheureux. Oui, quelquefois, le chemin de halage antique a repris du service pour supporter cette voie moderne. Mais pas ici ! La photo a été prise sur le pont qui enjambe le canal de dérivation du Rhône de l’aménagement de Montélimar près du quartier de Pracomtal. Prise vers le nord, on voit en effet la ViaRhôna à gauche, le canal au milieu avec au fond le pont de la Traverse d’Ancône et en arrière-plan la centrale nucléaire de Cruas-Meysse.

Mais le canal de dérivation date de 1956 ! Avant cette date, c’étaient des champs qui occupaient ce territoire. Pas de chemin de halage en ce lieu puisque cette méthode de transport fluvial a disparu au début du XIXème siècle au moment où la vapeur a fait son apparition pour propulser les bateaux.

Le « vrai » chemin de halage passait le long du Rhône, à quelques kilomètres à gauche pour la photo. C’est par là que Richelieu en fin de vie passa en remontant le Rhône vers Lyon, entre deux étapes du chemin: Viviers et Ancône. Car pour les bêtes, les étapes ne dépassaient guère douze kilomètres. On avait le temps de voir le paysage et pour le marquis de Cinq-Mars, le compagnon de voyage du Cardinal et son prisonnier pour l’occasion, à réfléchir au triste sort qui l’attendait à Lyon où il allait être exécuté… quelques mois avant la mort naturelle du religieux !

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…L’AUTO du lundi 1er août.

L’Auto, c’est l’ancêtre de l’Equipe. C’est aussi le journal qui inventa le Tour de France sous la direction d’Henri Desgranges. L’Auto e sa couleur jaune, un peu passée ici, jaune comme le maillot du vainqueur du Tour…

Le bandeau dit tout: Gino Bartali, le divin vainqueur, étincelant vainqueur du Tour de France.

Un coureur et un être d’exception, Juste parmi les Hommes, qui malheureusement n’eut pas le palmarès qui aurait du être le sien à cause de la guerre.

Antonin Magne et André Leducq terminent leur carrière en apothéose…

…par une victoire bras dans les bras sur la piste du Parc des Princes. Le jury ne chercha pas à les départager et les classa premiers ex-aequo… peut-être avec la bénédiction du peloton.

Car pendant ce temps, comme il est de coutume, le peloton lézarde…

…les hommes du podium sont pris en photos comme…

…l’équipe nationale belge qui a tout gagné… sauf la victoire finale !

Le Tour s’est tout de même couru à plus de 31 km/h !

C’est remarquable si l’on tient compte du fait qu’il ait été particulièrement montagneux et couru sous la chaleur, que les routes et le matériels étaient médiocres et qu’après Besançon, les dernières étapes ne présentaient pas un grand intérêt.

Mais surtout ce Tour 1938 marque la prise du pouvoir d’une nouvelle génération de coureurs au premier rang de laquelle se trouve bien sûr Bartali, 24 ans !

C’est aussi le second Italien à remporter le Tour de France après Ottavia Bottecchia en 1924 et 1925, qui disparut mystérieusement en 1927.

Alors la Bartalimania bat son plein…

On le caricature…

On vend son tricot préféré « type Bartali » avec ce col rond au ras du cou…

La pub s’empare du phénomène…

Les pneus de Gino…

Les cigarettes de Gino…

(celles du ténébreux Archimbaud également)…

Même le Ministre des Sports du gouvernement fasciste italien va essayer de tirer la couverture à lui…

Avec la victoire de Bartali, le général Vaccaro y voit la supériorité des nouvelles méthodes sportives italiennes !

Pendant ce temps, les spectateurs du Parc des Princes acclament les 55 rescapés du Tour de France 1938 !

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE NOUVELLISTE du mardi 26 juillet.

Le Nouvelliste, grand quotidien régional de Rhône-Alpes et de Lyon. Un peu comme l’Intransigeant, il était habitué d’illustrer ses propos par des photos géantes, on va le voir. Par contre, il était déjà particulièrement engagé à droite et deviendra très collaborationniste sous Pétain. Il disparaîtra en même temps que l’Etat Français pour ne plus réapparaître!

Pas de grande nouvelle à la une ce mardi 26 juillet, comme on peut le constater.
Pourtant le Tour est relégué en seconde partie de première page avec deux sujets:

l’étape du jour (de la veille) arrivant à Besançon et un retour en arrière sur les deux grandes étapes alpestres des jours précédents avec le retour au calme de la montagne envahie par les amateurs de cyclisme. Voilà une chose qui n’a pas vraiment changé en juillet !

Autre information de premier ordre avec photo… la route de l’Iseran coupée par une coulée de boue.

Effectivement le franchissement de l’Iseran s’est passé sous la pluie, il y a deux jours de cela. Ces intempéries doivent être la cause de cet événement.

En page intérieure Sports, on revient plus longuement sur l’étape Aix-les-Bains-Besançon.

 

On apprend que c’est le Belge Marcel Kurt qui l’a emporté et que Bartali a consolidé son maillot jaune. Comme on ne sait pas comment il a pris ce maillot et qu’on n’a pas vu encore les étapes alpestres en détail, quotidiens plus performant qu’hebdomadaires obligent, on n’en dire pas plus sur ce sujet.

Par contre, on pouvoir présenter les grands photographies illustrant cette étape. Deux photos par page de journal, on est plus près du poster que de l’image ! Les plus grandes font 36x25cm !

Passage du Tour à Annecy

…puis à Lons-le-Saunier.

Le coureur français Naisse au Contrôle de Ravitaillement.

Ce contrôle de Saint-Claude vu d’en haut.

Avant d’entrer en Suisse, le franchissement du viaduc des Usses.

Le Tour génère quelquefois des drames inattendus. Aussi, près de Besançon, à la gare de Busy-Larnod,..

…deux véhicules se sont heurtés et l’un d’eux a été renvoyé sur des spectateurs attendant le passage des coureurs. Bilan de cet accident: trois blessés dont deux graves.

Un mot sur la guerre civile espagnole.

Maîtres du ciel, les aviateurs allemands et italiens bombardent les villes « ennemis » et le front. Il y a eu 5 morts et 40 blessés à Alicante et 8 morts et 67 blessés à Madrid. Des civils bien entendu.

Des cargos norvégiens neutres ont connu des problèmes avec les Nationalistes, maîtres aussi sur l’eau.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE PETIT PROVENÇAL du jeudi 21 juillet.

Pas de place pour mettre le Tour à la une de ce numéro du Petit Provençal !

On consacre le gros titre à la visite du souverain britannique George VI à Paris en compagnie de la reine Elisabeth. Avec les bruits des bottes allemandes, italiennes et espagnoles à nos frontsères, on a intérêt à choyer nos amis.

En Espagne de violents combats se déroulent dans la région de Valence, à Barracas où l’on apprend que pas moins de treize avions nationalistes sont été abattus.

Madrid de son côté est sous le feu permanent des canons fascistes.

Retour au Tour de France en page sportive.

Pour la prise quotidienne, le Tour en est aux contreforts des Alpes avec la boucle de Sospel. Hier, c’était repos à Cannes. Décidément après Royan et Luchon, les lieux de villégiatures des coureurs du Tour sont prestigieux.

Aujourd’hui, le Tour repart vers la montagne de Cannes à Digne, un rallye de 284 km tout de même. On va revoir dans la presse les impressionnants lacets du col de Braus.

Pour l’heure, Vincent Cosson savoure sa troisième place derrière Vervaecke et Bartali.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE PETIT DAUPHINOIS du mardi 19 juillet.

Plutôt la page du Petit Dauphinois traitant de l’arrivée des coureurs au Stade-Vélodrome de Marseille à une époque où le Vélodrome recevait des réunions cyclistes. C’est Bartali qui l’emporte au sprint. Le vainqueur du Tourmalet sait aussi aller vite sur la piste. Une autre époque. Avec cette victoire, Gino se rapproche de Vervaecke au classement général en reprenant une minute de bonification.2’45 » séparent encore le Belge de l’Italien.

Au départ de Perpignan, Vervaecke se rappelle qu’il est dans un pays de vignes. Il avale goulument une belle grappe sous l’oeil de Georges Briquet.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE PETIT PROVENÇAL du mercredi 13 juillet.

Le Tour ne fait pas la une du Petit Provençal en cette veille de Fête Nationale. Ni la Fête Nationale d’ailleurs. Non, le plus gros titre est pour Howard Hugues, ce aviateur, homme d’affaire, producteur et réalisateur de cinéma qui lors du tour du monde aérien  qu’il est en train de réaliser, vient de faire escale à Paris.

Le Tour, c’est pour tout en bas de la première page,…

…avec la victoire de Middelkamp à Pau à l’issue des 115km de l’étape Bayonne-Pau. Les quotidiens sont en avance sur les hebdomadaires !

En bas également, un titre relatif à la guerre civile espagnole.

Républicains et Nationalistes discutent pour essayer de s’entendre sur le retrait des troupes étrangères.

Pendant ce temps, les combats continuent. L’aviation nationaliste continue de bombarder Valence tandis que des combats au sol se déroulent dans la Vall de Uxo  (La Vall del’Uixo) assortis de bombardements aériens. On sait que ces bombardements sont l’oeuvre des Italiens et Allemands.

Retour au Tour de France en page sportive…

Leducq dont on apprend qu’il a dépouillé Majérus de son maillot jaune, le conserve à Pau avant la grande étape des Pyrénées mais avec seulement 13 secondes d’avance sur Wenger et 48 sur ce fameux Majérus.

 

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