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CADEROUSSE (Vaucluse): le PARCOURS MILITAIRE de GABRIEL GUÉRIN pendant la SECONDE GUERRE MONDIALE

Gabriel a été rappelé par l’Armée le 23 août 1939, quelques jours avant la déclaration de guerre du 3 septembre. Il ne rejoindra pas le 6ème G.C.C. (les Chasseurs Cyclistes) comme en avril de la même année mais le CSM 151 à Orange. Ancienneté oblige ?

Il ira ensuite à Marseille dans le Dépôt de Guerre 151. Le voilà posant dans la cours de la caserne Decanis le 7 décembre 1939.

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Située entre la Blancarde et Saint-Barnabé, cette caserne est devenue un lieu culturel marseillais. Les hasards de la vie ont fait que deux de ses arrières-petites-filles posèrent au même endroit en avril 2004 avec Didier Drogba à la sortie d’une émission  dans les studios d’OM TV !

LA BRÈVE DANS L'EQUIPE MAGAZINE DU 30/10/2004

UNE BRÈVE DANS L’EQUIPE MAGAZINE DU 30/10/2004

Une autre vue de ce séjour marseillais pendant la Drôle de Guerre, avec cette partie de carte très pagnolesque à l’hôpital Montalivet, certainement pour ce conseil de révision du 9 décembre 1939 qui reconnaît Gabriel bon pour le service armé. Commentaire en désaccord avec la date écrite au dos (31 mars 1940) qui ne correspond en rien au parcours de Gabriel suivant son livret militaire… que l’on va lire ci-dessous

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Gabriel second à partir de la droite.

Dans son livret militaire…

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on peut suivre le parcours assez détaillé de Gabriel mais assez incompréhensible avec tous les sigles pour désigner les unités: CSM 151, FTA, 302 Bie du 406ème DCA, COA de DCA, 79ème Groupe de 405ème DCA…

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Toujours est-il qu’il quitte Marseille pour aller en renfort de la FTA (?) le 17 décembre 1939 avec à la clef une affectation à la 302ème batterie du 406ème DCA  à Chartres. Bien loin là encore de l’est et du nord de la France.

Toujours à Chartres, ce sera ensuite le COA (?)-DCA le 16 mars 1940 puis l’Etat-Major du 79ème groupe du 405ème RADCA le 13 mai, 3 jours après le début de la vraie guerre, l’attaque allemande. Gabriel étant titulaire d’un permis de conduire une automobile depuis quelques années, on l’a vu dans un article précédent…

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il pilote le commandant de l’unité puis ensuite un camion lors du recul de l’unité.

La suite de la campagne de France pour ce régiment d’artillerie de DCA est racontée par 9 photographies ramenées lors de son repli de Chartres jusqu’à Rodez, via Nevers. Les photos ayant été annotées au dos, cela facilite la lecture chronologique:

NEVERS 10 JUIN 1940

NEVERS 10 JUIN 1940

Gabriel 2ème à partir de la gauche.

NEVERS 13 JUIN 1940

NEVERS 13 JUIN 1940

Gabriel debout sur le sol, 3ème à partir de la droite

 

NEVERS 13 JUIN 1940

NEVERS 13 JUIN 1940

Gabriel debout, 1er à droite

Après Nevers, le groupe entre dans le Massif Central, à Aubière (Puy-de-Dôme, banlieue de Clermont-Ferrand) le 19 juin 1940, le lendemain de l’Appel de De Gaulle:

AUBIÈRE 19 JUIN 1940

AUBIÈRE 19 JUIN 1940

AUBIÈRE 19 JUIN 1940

AUBIÈRE 19 JUIN 1940

Gabriel 2ème à partir de la gauche (en haut) et 1er à gauche (en bas)

Avant dernière étape avant que l’unité ne rejoigne Rodez, Salles-la-Source et la cascade…

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Gabriel 1er à gauche

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Gabriel 1er à droite

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Gabriel 1er à droite

le 29 juin 1940, alors que l’Armistice vient d’être annoncé il y a quelques jours.
C’est dans cette ville de Rodez que Gabriel sera rendu à ses terres et à la vie civile le 12 juillet 1940.
Il rejoignit Caderousse définitivement.

Des papiers de démobilisation avec des questions des quelques francs de compensation:

CERTIFICAT DE DÉMOBILISATION DU CANTON DE RODEZ

CERTIFICAT DE DÉMOBILISATION DU CANTON DE RODEZ

EXTRAIT DU TEXTE DU CORROBORE LE LIVRET MILITAIRE

EXTRAIT DU TEXTE DU CORROBORE LE LIVRET MILITAIRE

AU DOS LA RÉGULARISATION

AU DOS LA RÉGULARISATION

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CADEROUSSE (Vaucluse): le SERVICE MILITAIRE de GABRIEL GUÉRIN dans l’ENTRE-DEUX-GUERRES

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Gabriel, né le 25 février 1901 échappa de peu à la Grande Guerre qui avait pris son père et 3 ans de la vie de son frère aîné. C’est en 1921 qu’il porta peut-être un ornement semblable à celui-ci trouvé sur un marché de l’occasion, lors de son passage en conseil de révision en Avignon. On le voit sur cette photo prise lors de cette première période militaire dans la préfecture du Vaucluse.

LE CONSEIL DE RÉVISION

LE CONSEIL DE RÉVISION

On reconnaît mon grand-père assis, premier à partir de la gauche, à la terrasse d’un bistrot. Pas vraiment ravi d’être là, contrairement à d’autres !

Son livret militaire a été bien conservé et raconte assez précisément son parcours au service de la France en oubliant quelques éléments importants.

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Après le conseil de révision, Gabriel sera déclaré apte bien que manquant de « force »… et ne sera appelé sous les drapeaux qu’en 1923, le 15 mai précisément, au 6ème Groupe de Chasseurs Cyclistes.

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A l’époque, il existait des Chasseurs à Pied, des Chasseurs Cyclistes et plus connus et ayant résisté aux restructurations militaires, des Chasseurs Alpins. Ces unités cyclistes utilisaient des bicyclettes pliantes qui pouvaient être portées dans le dos à l’approche de l’ennemi.

EXTRAIT DU CERTIFICAT DE BONNE CONDUITE

EXTRAIT DU CERTIFICAT DE BONNE CONDUITE

Cela leur permettait de se déplacer rapidement, de pouvoir passer rapidement en mode combattant sans connaître les inconvénients de l’entretien d’un cheval. Seul problème (et de taille !) pour les hommes, ils allaient souvent à pied et la présence d’une pédale dans le creux de leurs reins qui leur lacérait rapidement les chairs rendait les marches très pénibles. N’oublions pas d’ajouter qu’à l’équipement militaire « classique » de biffin, il fallait ajouter les 13 kilos de l’engin !

Pas de photo de Gabriel en cycliste mais cette photo en studio:

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Seul oubli du carnet militaire, le lieu de garnison de ce 6ème G.C.C. mais c’est le certificat de bonne conduite qui nous répond: Lyon.

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Le service militaire de Gabriel prit fin le 7 mai 1924, un an après son incorporation, toujours militaire de seconde classe mais doté de ce certificat de bonne conduite.

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Les événements internationaux allaient lui faire revêtir à nouveau la tenue militaire en 1939. Devant la menace nazie, l’armée le rappela dans un premier temps du 12 au 19 avril 1939 toujours au 6ème G.C.C. pour une « période » puis à partir du 23 août 1939 alors que les menaces de guerre s’accentuaient  et qu’il était âgé de 38 ans.

La seconde guerre fut officiellement déclarée, pour la France, le 3 septembre 1939.

A l’occasion d’une permission à Caderousse, il posa seul…

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devant leur maison à l’angle du cours Gabriel Péri et de la rue Albin Durand…

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avec sa femme Philine…

son fils Adrien alors âgé de 14 ans (le petit enfant est Pierre Guérin fils de Louisa, des cousins éloignés mais voisins de quartier)…

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Lequel Adrien revêtit pour la seule fois de sa vie une tenue militaire, sa classe (1945) étant la seule dispensée de service militaire au sortir de la guerre !

La maison de Gabriel, Philine et Adrien en mai 2015…

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pour voir que rien n’a vraiment changé le long de ce mur est où ils posèrent…

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Un autre extrait du Certificat de Bonne Conduite avec un peloton de chasseurs cyclistes roulant à côté de chasseurs à pied.

à suivre….

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ELIE BOISSEL, un autre grand-oncle, poilu de CADEROUSSE, blessé de guerre.

Après le parcours du Poilu de la Grande Guerre Séraphin Guérin chez les Artilleurs Alpins que l’on a évoqué par une série d’articles, voici un second grand-oncle, Elie Boissel qui passa un nombre important d’années sous les drapeaux pendant ce même conflit mondial.

Séraphin Guérin était le frère de mon grand-père paternel Gabriel, Elie était le frère de son épouse Philine.

Le voici en fin de guerre, sur une carte envoyée à sa soeur, datée du 18 mai 1919 depuis Mayence…

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ce qui tend à prouver qu’il participa avec son régiment, à l’humiliante occupation de l’Allemagne vaincue pour forcer les dirigeants allemands à accepter les clauses du Traité de Versailles, occupation que le peuple allemand considéra comme un affront.

Sa fiche matricule des Archives numérisées du Vaucluse nous apprend pas mal de choses sur son parcours militaire, à commencer par le fait que, né en 1892 (le 20 mars), il rejoint son régiment, le 173ème RI en octobre 1912 et enchaîna ainsi à sa période militaire des 3 ans réglementaires, plusieurs années de guerre, puisqu’il ne sera libéré que le 23 août 1919. Soit la bagatelle de 7 années d’armée !

Incorporé donc au 173 ème Régiment d’Infanterie à Sartène dans le sud de la Corse, lui aussi fera un joli voyage, il va connaître tous les combats de son régiment et deviendra caporal le 18 juillet 1915 puis sergent le 11 juillet 1916.

Le voici posant avec un groupe de ses camarades d'(in)fortune…

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sans qu’on puisse dire où et quand cette photo montée en carte postale a été prise puisque rien n’est écrit au dos et que la carte n’a pas voyagé. Elie Boissel est assis, premier homme à partir de la droite.

Il sera blessé au nord de Verdun, dans le secteur de la ferme des Chambrettes (Ornes), le 23 janvier 1917. Voici ce qu’écrit le site http://chtimiste.com/batailles1418/divers/historique173.htm pour cette période qui nous intéresse:

Le 21 décembre, le régiment est relevé sur la côte du Poivre par le 12e régiment d’infanterie. Embarqué en camions, il est transporté dans la région Erize-Saint-Dizier et Rozières-devant-Bar où il stationnera jusqu’au 15 janvier inclus. A cette date, il est de nouveau transporté à Verdun.

Du 17 janvier au 31 mars 1917, le régiment occupera les secteurs suivants :

Secteur de la ferme des Chambrettes, du 17 janvier au 4 février.

Secteur du bois des Caurières, du 5 février au 31 mars.

Le séjour sur ces positions est marqué par des bombardements d’une extrême violence par obus de gros calibre et par torpilles.

Des tentatives journalières sont faites par l’ennemi à la suite de ces bombardements en vue d’entamer nos lignes. Malgré les pertes subies, malgré la violence du tir d’artillerie, le régiment les repousse et maintient intacte notre position.

Le registre matricule donne plus de détails sur la nature de cette blessure:

plaie région deltoïdienne droite, avant-bras droit, index droit par éclat d’obus.

La blessure correspond bien aux événements subis par l’unité au combat.
On retrouve donc Elie à l’Hôtel-Dieu de Lyon où il sera soigné du 23 janvier au 22 mai 1917, 4 mois pleins, une blessure loin d’être anodine ! Voici une carte qu’il envoya à sa soeur datée du 2 avril:

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On le reconnaît, 3ème à partir de la gauche, entouré d’autres blessés de cet hôpital lyonnais. Il gardera des séquelles de cette blessure et recevra une pension d’invalidité de 10% réévaluée à 15% par la suite, une fois rendu à la vie civile.

Il exercera par la suite le métier de facteur et aura 2 enfants avec son épouse Marie: Elise et Paul qui ont eu tous deux des descendants à Caderousse pour Elise et à Vacqueyras pour Paul.

Elie Boissel décèdera assez jeune en 1940 (58 ans) d’une maladie grave. Sa jeunesse gâchée par ces années de guerre n’est peut-être pas étrangère à ce mal.

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Elie Boissel prématurément vieilli.

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CADEROUSSE: Rue PIED GAILLARD- La maison de famille des GUERIN hier et aujourd’hui

INONDATION RUE PIED GAILLARD CADEROUSSE

INONDATION RUE PIED GAILLARD CADEROUSSE

Une photographie d’une inondation en 1907, à Caderousse, rue Pied Gaillard.
Les eaux d’infiltration et celles tombées du ciel que les pompes ne peuvent pas renvoyer en dehors des digues ont envahi les rues du village sur quelques centimètres. Les digues sensées protéger jouent ici un rôle inverse de celui qu’elles devraient en empêchant les eaux de s’écouler au dehors. Ce phénomène s’est produit en décembre 2003 à Arles d’une manière beaucoup plus catastrophique dans plusieurs quartiers.

Les habitants ont mis des madriers sur des parpaings pour pouvoir circuler les pieds à sec.

A gauche, la famille Guérin pose avec ses voisins: le père Adrien que l’on retrouvera 7 ans plus tard du côté de la Pompelle

ADRIEN GUÉRIN RAPPELÉ EN 1914 À LA POMPELLE

ADRIEN GUÉRIN RAPPELÉ EN 1914 À LA POMPELLE

rappelé par l’armée, ce qui lui coûtera la vie.

La mère Léonie née Radelet que l’on retrouve la même année avec ses 3 enfants:

LES 3 FRÈRES GUÉRIN ET LA MÈRE LÉONIE

LES 3 FRÈRES GUÉRIN ET LEUR MÈRE LÉONIE

dont les 2 plus grands (Séraphin et Gabriel) apparaissent aussi sur les planches.
Léonie avec ses petits enfants…

LÉONIE ET SES PETITS-ENFANTS

LÉONIE ET SES PETITS-ENFANTS

Georgette et Adrien (enfants respectifs de Séraphin et Adrien) dans les années 30.

Quant à la maison de famille, elle a été vendue après la disparition de celle-ci pendant la seconde guerre.
Une vue de la restauration réussie faite par les propriétaires actuels des lieux:

LA MAISON DES GUÉRIN DE 1907 TELLE QU'ELLE A ÉTÉ RESTAURÉE PAR SES NOUVEAUX PROPRIÉTAIRES

LA MAISON DES GUÉRIN DE 1907 TELLE QU’ELLE A ÉTÉ RESTAURÉE PAR SES NOUVEAUX PROPRIÉTAIRES

Avec toujours ce mur de la cour intérieure en biais par rapport à l’alignement des maisons sur la rue.

La vue de cette rue Pied Gaillard en 2015, la photo prise à peu près au même endroit que 108 ans auparavant, les madriers et l’eau en moins, les murs à restaurer semblables…

rue pied gaillard horizontaleINONDATION RUE PIED GAILLARD CADEROUSSE

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Le PERMIS DE CONDUIRE de GABRIEL GUÉRIN obtenu en 1936.

Un vieux papier familial qui a pas mal vêcu: le Permis de Conduire de mon grand-père Gabriel Guérin.

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Il a été délivré le 27 janvier 1936 par le Préfet du Vaucluse alors que Gabriel allait avoir 35 ans. Ce permis ouvrait le droit de conduire uniquement des automobiles à son possesseur. En haut, en dessous du titre est mentionné le fait qu’il n’est pas valable pour conduire des voitures affectées à des transports en commun, des véhicules pesant en charge plus de 3 000 kg et des motocycles à 2 roues. Sauf mention spéciale au dos. Et en effet, au recto de ce permis comporte une seconde mention indique…

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que Gabriel était titulaire du permis pour conduire des motocycles à 2 roues depuis ses 30 ans, le 18 juin 1931. Ce qui explique cette photo…

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prise par son frère Séraphin (dont on « reconnaît » l’ombre en bas à droite) sur un chemin de Caderousse à cette époque-là. Une malencontreuse gamelle familiale (Gabriel, Philine et Adrien mon père) du côté de la colline du Lampourdier au départ d’une virée dominicale mit fin aux voyages en motocyclette et à l’utilité de ce premier permis. Cela incita certainement mon grand-père à obtenir le permis voiture, moyen de transport considéré comme plus sûr par la famille, ce qui reste à être démontré.

Ce permis lui permit en tout cas de conduire la voiture d’un gradé pendant son rappel sous les drapeaux en 1939 puis à transporter un groupe de militaires. On en reparlera.

Voici la voiture familiale que j’ai pu connaître dans les années 50…

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une Rosengart LR4N2 datant d’avant-guerre garée ici devant l'(ancien) bureau de poste d’Espeluche où mon père avait été muté. Jolie voiture, datant un peu en 1952 !

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CADEROUSSE: une PHOTO de CLASSE datant des années 1932, 33 ou 34.

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Une photographie de classe prise à l’Ecole des Garçons de Caderousse vers 1932-1933 peut-être 1934. A l’époque, les cours n’étaient pas mixtes et tous les élèves portaient la blouse. L’école se situait intra-muros dans des locaux occupés maintenant par des salles de réunion pour les anciens, rue Château-Vieux.

La section avait pour maître Monsieur Brive.

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Il s’agissait de la seconde section d’un groupe scolaire en comportant 3. Les plus petits (ce qui doit correspondre à la grande section de maternelle, CP, CE1 actuels) étaient dirigés par Monsieur Didier qui exerçait la fonction de directeur de l’école. La seconde section était donc cette classe des CE2-CM1 actuels. Les plus grands étaient avec Monsieur Audibert (les CM2, classe de fin d’étude puisque le Collège était réservé à une élite). Quelque temps après, Monsieur Audibert allait quitter Caderousse pour ouvrir avec son épouse, une ancienne postière, un débit de boissons à Sainte-Cécile-les-Vignes.

Voyons en détail maintenant les 18 élèves de cette classe.

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En haut de gauche à droite:

Yves Louvin- Marcel Dupeyre- Danilo Peillet- Marcel David- Auguste Berbiguier- Pierre Bonneau.

(Danilo devait son prénom à l’amour de l’opérette de son père qui prénomma son fils d’un personnage de La Veuve Joyeuse)

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La rangée du milieu, de gauche à droite.

Jean Grimaud- Paul Ruat- Max Rollet- Lucien Roche- Adrien Guérin mon père- Albert Reynaud- Jean Guéricolas.

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En bas, de gauche à droite.

Raoul Roche- Robert Marcellin- Yves Simon- Edmond Marcellin- André Barre.

Ce sont donc des personnes qui doivent avoir de nos jours autour de 90 ans… pour celle qui sont encore de ce monde… ce qui ne doit pas être le cas de beaucoup !

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SÉRAPHIN GUERIN: ITINÉRAIRE D’UN POILU, ARTILLEUR ALPIN pendant la GRANDE GUERRE (1/6-NICE)

Note: pour faciliter la lecture de cet Itinéraire, les 6 articles publiées en février ont été reclassés. Ainsi, en parcourant les pages du blog, l’histoire du grand-oncle Séraphin apparaît dans le « bon » ordre chronologique, plus intéressant à lire que l’ordre de parution. En conséquent, d’autres articles ont aussi été déplacés.

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La guerre avait pris le père en octobre 1915 (voir Il y a 100 ans jour pour jour: Adrien-Gabriel Guérin et la 5ème Escouade se faisaient photographier à LA POMPELLE et Adrien-Gabriel Guérin Mort pour la France en 1915), elle eut besoin du fils aîné quelques mois plus tard, malgré son statut de soutien de famille. Né le 31 octobre 1897 à Caderousse, il fut appelé le 25 août 1916, avec quelques mois d’avance pour être opérationnel l’année de ses 20 ans.

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Ce n’est pas sur son livret militaire certes assez épais et moyennement conservé que l’on suit son parcours car les pages importantes n’y figurent plus. Certes, on y apprend

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qu’il avait les oreilles écartées, un signe de reconnaissance de famille ou ailleurs, plus intéressants, ses domiciles successifs jusqu’en 1940, date de sa démobilisation définitive.

Non, ce sont les pages mises à disposition en ligne par les Archives Départementales du Vaucluse et celles des Armées qui nous en disent plus long sur son parcours… ainsi que tous les documents qu’il a pu conserver même si quelquefois, ils sont en piteux état (comme le carnet ci-dessus). Il récupéra à l’issue de la guerre les cartes postales qu’il avait envoyé à sa mère, ses frères, ses cousines, des parents plus lointains, des amis… soit une bonne pile de quelques 220 CPA, qu’il annota ensuite pour certaines. Il disait quelquefois à ses correspondants « à conserver », ayant prévu sa collection dès le début. Seul hic, ses textes d’une écriture « de médecin », quelquefois au crayon, plus ou moins effacé sont difficilement déchiffrables!

Comme tout un chacun, vous pourrez consulter son matricule en cliquant le lien ci-dessous, avec la page de son parcours substituée à son livret militaire:

matricule Séraphin Guérin

Alors que Séraphin n’avait jamais vu comme montagne que la colline d’Orange et le Petit Luberon à Lacoste, il fut donc appelé dans l’Artillerie de Montagne, l’artillerie des Chasseurs Alpins, ce qui eut pour double avantage qu’il soit relativement protégé par rapport à ce qu’il aurait pu connaître dans l’infanterie et que cela lui fit voir du pays !

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Affecté au 2ème R.A.M., il prit donc le train pour Nice le 25 août 1916 à 18 ans et 10 mois pour sa période d’instruction. Il franchit donc la porte de la caserne Saint-Roch…

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qu’il s’empressa de montrer à son petit frère Léonce le 31 août 1916.

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Il  envoya beaucoup de cartes montrant Nice, l’arrière-pays où se déroulaient les manoeuvres, Monaco qu’il alla visiter avec un copain…

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certaines agrémentées de tampons militaires pas très bien exécutés.

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Il semble être ami avec un certain Camille, il rencontre des gars du pays: Combe d’Orange, un autre jeune de Mondragon qui est incorporé dans le 7ème d’Artillerie et qu’il a connu au Petit Séminaire d’Avignon… comme il le dit dans cette correspondance.

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Ils sortent en ville et Séraphin avait conservé un de ses billets l’y autorisant…

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autorisé à sortir oui, mais sans armes !

Et puis, il y a ces entraînements à Luceram, Drap, L’Escarène…

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dans de vraies montagnes…

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avec de vrais canons. Ci-dessous, une vraie photographie de sa batterie en position de tir, du côté de Luceram…

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sur laquelle on reconnaît Séraphin à droite, à genoux, en train de s’occuper de fournir des munitions à la pièce.

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Une autre photo, celle d’un groupe d’une partie du 2ème R.A.M. sur laquelle Séraphin n’apparaît manifestement pas.

Après ces mois de formation, le régiment était prêt à rejoindre le front des Vosges. Cela se fera à la fin du mois de mai 1917.

à suivre…

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