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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 mai 1918

(JOUR 1382 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une couverture osée que Facebook censurerait peut-être de nos jours. La République dénudée guidant les hommes à la Victoire. Le titre de ce tableau de Roll présenté au Salon de Peinture 1918: L’appel aux Armes !

Deux pages à la gloire de Clémenceau. J’ai vu emmène ses lecteurs à la découverte du village du Père la Victoire comme on l’appellera plus tard: Mouilleron-en-Pareds, village de Vendée entre La-Roche-sur-Yon et Parthenay.

Le conseil municipal du village vendéen.

Les moulins de Mouilleron. On n’est pourtant pas dans la Mancha.

La maison natale du Tigre.

Le jardin de la maison natale.

Et même la bonne du Grand-père !!!

Le culte de la personnalité de la pure mode du futur « petit père des peuples ».

Retour sur la cheminée du « Vindicative » criblée d’impact d’éclats d’obus…

…après l’attaque du 22-23 avril 1918 sur Ostende et Zeebrugge.

Un autre tableau après celui de la couverture:

Le Tsar dans sa prison non signée. Les Romanov dans leur prison loin d’être dorée. Quand ce journal parut, on ne doutait pas que les Romanov avaient moins d’un mois à vivre.

Autre dessin en double page centrale, une composition de Léon Fauret montrant un combat de chars, au premier plan le français à l’arrière l’allemand.

Combat de chars à la manière d’un combat de dinosaures !

Pour terminer, un peu d’humour.

Rigolo et moderne..

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 17 mars 1918

(JOUR 1323 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On nous reparle de Roland Garros et Anselme Marchal, les deux aviateurs revenus de captivité après s’être échappés de Magdeburg. Ils reçoivent ici des récompenses suite à leurs exploits….

…avant d’être montrés en train de s’entretenir avec leurs parents respectifs.

Deux pages sur la Révolution Russe. On nous raconte que des caves, les mieux achalandées de Petrograd, ont été pillées par les Bolcheviks.

On nous montre aussi des victimes de la guerre civile…

…des responsables des Cadets et une militante socialiste révolutionnaire, Hélène Gorbaczevska, Polonaise,  abattue par les Maximalistes.

Les débuts d’une longue guerre civile.

Presse:

Ce journal continue de paraître bien que les rotatives aient été visées par un bombardement aérien allemand.

Camouflage:

Cette grosse pièce d’artillerie disparaît totalement sous un filet de camouflage. Seul le canon dépasse.

Tombe d’un vétéran.

Ce jeune soldat s’incline sur la tombe d’un vétéran britannique, tombé là au début de la guerre.

Changement de pavillon.

Ce cargo allemand capturé devient un transport américain dans un chantier naval US.

Des bibles pour les Poilus.

Toujours aux Etats-Unis, des bibles son conditionnées pour être envoyées et distribuées aux Poilus français en Europe.

Nouvel An chinois.

Les travailleurs chinois envoyés en France pour s’occuper du déchargement des bateaux de ravitaillement fêtent le Nouvel An dans des pagodes improvisées.

Mésopotamie.

La déconfiture de l’empire Ottoman se poursuit sur les bords du Tigre et de l’Euphrate. Les Anglais récupèrent du matériel et des prisonniers turcs.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 16 mars 1918

 (JOUR 1322 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, l’Empereur du Japon, le Mikado et sa femme, l’Impératrice Sadako. Ce sont nos alliés même si le Japon n’enverra pas de troupes combattantes.
Un peu de colombophilie avec cette nuée de pigeons…

…autour d’un colombier militaire et l’homme chargé de s’occuper des volatiles.

Ici, un observatoire d’artillerie dont on ne peut pas dire que la discrétion soit la principale qualité de cette construction bizarroïde.

On attend toujours la future offensive allemande annoncée par les Allemands eux-mêmes pour bientôt.

En attendant, on nous présente ce qu’il advint en 1917 lors d’une attaque similaire qui fit de nombreux prisonniers dans les rangs allemands.

Dans les Dolomites, c’est toujours et plus que jamais l’hiver…

…ce qui donne de beaux clichés de paysages enneigés.

A la Sorbonne se tient le 47ème anniversaire de la Protestation de l’Alsace et de la Lorraine.

Daté du 1er mars pour se remémorer la protestation des Alsaciens et Lorrains au moment de l’annexion des deux provinces par le Reich en 1871.

Les colonies allemandes en noir foncé…

…sur cette carte de l’Afrique. Le Togo, le Cameroun, le Sud-Ouest africain et la Tanzanie ont vu les Allemands chassés des lieux par les troupes alliées.

En Méditerranée, un ballon d’observation qui accompagne des bateaux alliés.

Il faut dire que les eaux de la Mare Nostrum sont infestées d’u-boats allemands qui agressent les convois civils et militaires.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 10 mars 1918

(JOUR 1316 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une découverte bizarre faite par des Britanniques dans un village abandonné par les Allemands. Il s’agit d’une planche à supplice appelée la cangue. A quoi devait-elle avoir bien servir ? si tant est qu’elle ait servi pendant cette guerre…

On continue de parler de la fameuse offensive allemande d’Hindenburg qui devrait sceller le sort de la guerre.

Devant son imminence, les Britanniques accumulent armes et munitions, artillerie et obus.

La guerre sous-marine continue. Plusieurs pages pour raconter aux lecteurs les mésaventures des transports atteints par les U-boats, sans trop regarder la position où ils sont.
Ainsi,…

…à gauche, c’est le transport britannique Aragon qui a été coulé dans les eaux territoriales espagnoles et, à droite, c’est el Duc-de-Gênes qui faisait la liaison Buenos Aires-Gênes qui a été touché non loin de Valence, à Segundo.

Plus loin de là, à Port-Saïd, c’est un transport allemand qui se consume…

Rempli de benzine, le « Thibor » a été touché par une bombe incendiaire et rien n’a pu être tenté pour le sauver.

En Champagne, des combats sur le vif, du côté de la butte de Mesnil.

Combats à la grenade entre Poilus et soldats infiltrés allemands.

Près du front britannique, on répare cet avion de reconnaissance.

En Italie, les ouvres de Canova ont failli être atteintes et détruites par un bombardement autrichien sur le temple qui les contient à Possagno.

Autre vue du front belge, peut-être au même endroit que sur la vue du Miroir de la semaine dernière.

Zone de marécages suite à la destruction des digues et les innombrables trous d’obus sont remplis d’eau, rendant ce décor totalement fantastique et désert.

Pour terminer, deux vues de troupes américaines à l’entraînement… à Cuba.

Ce ne doit pas être pour la proximité entre le climat de l’île avec celui du nord ou de l’est de la France que ces entraînements ont ainsi lieu à Cuba !

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 9 mars 1918

(JOUR 1315 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, les portraits des aviateurs Roland Garros (le gros plan) et Anselme Marchal (en médaillon). L’un et l’autre ont été fait prisonniers en Allemagne dans le passé, le 18 avril 1915 pour Garros et le 21 avril 1916 pour Marchal. Rassemblés dans un camp de Magdeburg, ils ont mis au point un stratagème audacieux et réussi à rejoindre la Hollande puis l’Angleterre avant de revenir à France. cet exploit explique cette une.

Un petit tour en Russie.

Comme dans le Miroir de la semaine passée, une carte de la nouvelle Russie, celle des Soviets et des Bolcheviks. En pleine guerre civile, des régions se sont affranchies de la tutelle de Moscou: l’Ukraine, la Finlande, les Etats Baltes sont devenues indépendantes.

J’ai vu nous propose un dessin sensé représenter les Bolcheviks.

Avant l’homme au couteau entre les dents, des combattants peu sympathiques… plus près des voleurs de grand chemin que du lyrisme révolutionnaire.

Autre photo originale.

A deux pas des Champs Élysées, des chantiers fluviaux construisent des barges en… ciment.

Autre bizarrerie, bien loin de la guerre et des tranchées.

En face la prison de la Santé à Paris, un petit restaurant « A la bonne santé » prépare des repas et les porte à quelques pensionnaires de la prison qui ont les moyens de s’améliorer leur ordinaire.

Pour terminer, des grottes près de Verdun à la Falouse.

Elles ont été aménagées avant-guerre pour la défense de Verdun, entre 1906 et 1908. Jamais approchées par le front, elles n’ont jamais été bombardées et ont conservé le visage qu’elles avaient jadis.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 24 février 1918

(JOUR 1302 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, on croirait voir Guynemer mais ce dernier est décédé en 1917. On nous présente son successeur, Madon, Georges Madon, qui vient de remporter sa vingt-troisième victoire. Il réussira à survivre à quatre années de guerre mais se scratchera le 11 novembre 1924 à Bizerte en Tunisie lors d’un meeting aérien en mémoire à Roland-Garros.

Un échange de prisonniers anglais et allemands par l’entremise de la Hollande.

En gare de Venloo, les blessés et malades arrivent. On y retrouve e commandant de l’Emden, navire de guerre allemand qui bombarda Madras en 1914;

On a déjà parlé en plusieurs occasions de la relance de la construction de bateaux aux Etats-Unis. Après l’ouverture de nouveaux chantiers navals, voici les coupes de bois dans le but de construire des navires marchands.

Les pins coupés et l’assemblage des radeaux pour descendre les pièces.

Des vues aériennes de bombardement par l’aviation française sur des positions autrichiennes.

Des images étonnamment modernes comme celle du bombardement des installations portuaires de Trieste.

Les Sammies partant au combat en Europe sont baptisés militairement sur la place publique en présence d’un général.

Deux vues du camp de prisonniers de Holzminden.

Ci-dessus, lors de la promenade quotidienne, les fameuses infirmières religieuses belges qui faillirent être condamnées à mort et sont internées pour le reste du conflit.

Une visite de médecin suisse de la Croix-Rouge venant vérifier si les installations sont conformes aux traités internationaux.

Hippisme civil à Bagdad.

Les Britanniques tiennent à leurs traditions et les courses de chevaux dans Bagdad libérée des Turcs attirent de nombreux militaires.

Ces autres Britanniques rejoignent les premières lignes en péniches…

…dans un secteur indéterminé. Mais on peut penser que c’est dans la région encore libre de Belgique.

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111 POILUS de CADEROUSSE, 111 DESTINS… Henri Louis LAZARD.

111 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 111 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cinquante-cinquième nom de la liste: Henri Paul LAZARD.

La seconde face du monument aux morts.

Henri Lazard a connu un destin original. En effet, il est mort en Allemagne, quelque part en Bavière, des suites de ses blessures de guerre. Il était prisonnier de guerre et il est décédé sur son lieu de détention. Mais prenons sa biographie par le début.

Henri Louis Lazard est le fils aîné du couple formé d’André Louis Lazard né en 1859 et de Marie Adèle Combe de quatre ans sa cadette. Ils se sont unis à Caderousse le 14 janvier 1885 et Henri est né dix-neuf mois plus tard, le 29 août 1886. Les parents sont tout deux originaires de Caderousse. On retrouve la famille complète sur le recensement de 1901, du côté de la rue neuve, à l’intérieur des digues.

Les parents d’Henri habitent chez les grands-parents paternels, des personnes âgées de plus de 75 ans. Ce sont des cultivateurs qui vivent dans le centre-bourg. Henri est alors âgé de 14 ans et va commencer à aider les siens dans les terres. Une petite soeur est née en 1891, prénommée Louise Appolonie, second prénom qu’elle doit à sa grand-mère paternelle.

Le 09 octobre 1907, Henri va partir faire ses classes au 58ème Régiment d’Infanterie d’Avignon. Moins de deux mois avant, son père est décédé, le 17 août. Henri restera deux ans à l’armée, renvoyé dans ses foyers le 25 septembre 1909. On retrouve la famille, très réduite, au recensement de 1911.

Le père décédé, la mère Marie Adèle travaille dans les balais. Henri lui a repris les terres. La grand-mère paternelle est toujours de ce monde. Quant à la petite soeur Louise Appolonie, elle s’est mariée avec François Paulus Aubert le 30 novembre 1910. Paulus est un copain d’Henri, de la même classe 1906, qui aura plus de chance que son beau-frère pendant la guerre.

Henri, toujours célibataire, est rappelé par l’armée pour la mobilisation générale d’août 1914, au 258ème Régiment d’Infanterie, réserve du 58ème RI. On retrouve cette unité du côté de Saint-Mihiel le 26 septembre 1914. Ce doit être à l’occasion d’un affrontement entre les hommes commandés par le capitaine Farjon, un autre Caderoussier, et les Allemands qu’Henri a été blessé et capturé par ceux-ci. Il est évacué comme prisonnier de guerre blessé vers la Bavière. Admis à l’Hôpital de Grafenwöhr, à mi-chemin entre Bayreuth et Nuremberg, il y décède le 04 octobre 1914.

Longtemps considéré comme disparu par l’Armée, Henri réapparaîtra sur les listes transmises par les Allemands à la Croix-Rouge.

Son statut passe alors de disparu à Mort pour la France. Il avait alors 28 ans et 1 mois le jour de son décès. Comme nombre de prisonniers de guerre décédés en captivité, il repose à la Nécropole Nationale des Prisonniers de Sarrebourg, en Moselle.

 

La fiche matricule d’Henri Louis Lazard de Mémoire des Hommes.

Henri Louis Lazard, matricule 314 de la classe 1906, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Lazard ainsi orthographié est peu usité dans le Vaucluse. Par contre, des neveux d’Henri sont nés de l’union de François Aubert et Louise Lazard, deux à la date du 04 septembre 1923 d’après le registre matricule de François Paulus Aubert (264- classe 1906-Avignon). S’ils ont eu une descendance et qu’une personne reconnaît en ce Poilu, son grand-oncle ou arrière grand-oncle, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Raphaël Marcellin.

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