Archives de Tag: bac à traille

Le bien joli BAC à TRAILLE de VALLON-PONT-D’ARC en ARDÈCHE

Une carte postale ancienne nous montre un bac à traille fonctionnant sur l’Ardèche au début du XXème siècle au niveau de Vallon.

Ici le bateau n’avance pas par la force du courant mais la traction humaine. Les deux passeurs sont placés aux deux extrémités d’une manivelle sur laquelle s’enroule ou se déroule un cable attaché aux deux rives. C’était un peu le système des toueurs du Rhône.

D’ailleurs tout au début, le bac du Barcarin à Salins-de-Giraud fonctionnait par ce système de traction, un double enroulement mu par des machines à vapeur.

La traille permet cette traction mais évite également de devoir gouverner le bateau. Ce dernier suit son guide d’une berge à l’autre. C’est un peu le cas actuellement du bac du Sauvage sur le Petit Rhône au niveau des Saintes-Maries-de-la-Mer.

Où était localisé ce bac ? Pourquoi les ponts n’officiaient pas ?
Des questions auxquelles nous allons répondre bientôt.

Merci à Marc Durand d’avoir déniché proposé cette carte… timicha pour les intimes sur delcampe

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`La PILE du BAC À TRAILLE d’OULLINS telle qu’on pouvait la voir avant que… l’A7 ne passe par là.

On avait fait déjà étape à Oullins lors de la visite guidée de tous les bacs du Rhône, hier et aujourd’hui, il y a quelques mois, presqu’un an.

On avait présenté une vue du bac au milieu du fleuve, particulièrement large en cet endroit puisqu’il vient de se grossir des eaux de la Saône.

On avait aussi localisé ce bac de la Saulais totalement disparu de nos jours, grâce à Google Maps.

Voici donc une carte postale ancienne postée en 1912 montrant cette magnifique pile de traille maçonnée.

Elle ressemble aux piles de la région, celles d’Irigny, Feyzin, Grigny, Miribel au-dessus de Lyon. On distingue bien l’escalier permettant au passeur d’aller graisser la poulie sommitale sur laquelle la traille coulisse Un petit port avait été construit en cet endroit. La traille permettait de se rendre dans le sud de la ville de Lyon, le quartier du port Edouard Herriot et de Gerland.

On remarque tout au loin, sur une des collines de Lyon, à droite, la basilique de Notre-Dame de Fourrière achevée en 1884.

 

C’est quelque part dans ce secteur que se situait la pile de traille rasée au moment où le rivage du Rhône a été confisqué par l’Autoroute du Soleil.

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Des PONTS sur le RHÔNE: de nouvelles vues des ponts de VALENCE (Drôme)

Quelques nouvelles vues des ponts de Valence, ponts qui se succédèrent après l’invention des frères Seguin.

A tout honneur, tout seigneur, les restes du bac à traille avec la pile de traille sur la rive gauche du fleuve.

Les constructions ne sont pas encore là ni les voies de communication et la pile trône seule au milieu de nulle part, en bordure du Rhône. Elle en est presque l’alter-ego du clocher de la cathédrale de Valence sur la rive gauche. On remarque que la pile de ce côté-là a déjà disparu. A l’emplacement de la clinique Pasteur, on remarque les jardins des Granges.

Le pont suspendu au début du XXème siècle a été remplacé par un pont de pierre pour permettre à des transports plus lourds de franchir le Rhône, en particulier, le tramway des Granges. Pendant quelques années, les deux ouvrages d’art cohabitèrent puis le vieux pont suspendu fut rasé.

La jeune fille pose devant l’objectif du photographe au milieu du pont suspendu. Au fond le rocher de Crussol.

Vue depuis la terrasse alluviale de Valence, les deux ponts…

en noir et blanc ou…

colorisés.

Cette carte postale ci-dessous est très interessante car elle montre le pont de pierre en cours de construction.

On retrouve les échafaudages vues lors de la construction du pont de pierre entre Villeneuve-lès-Avignon et l’île de la Barthelasse. Il est certain que la construction des ponts suspendus représentaient un investissement moindre par rapport à ce que coûtait un pont en dur et que le temps de construction était lui aussi bien inférieur.

Les deux ponts vus depuis la terrasse dominant le jardin public.

Le pont et la navigation.

Le nouveau pont sous lequel passe un bateau à roue à aube. On voit que le pont suspendu  a été déconstruit.

Le nouveau pont vu depuis le port fluvial de Valence le long duquel ont accosté un toueur et des barques. Sur ce bel espace qui pourrait être le prolongement du jardin public, les décideurs ont eu la très mauvaise idée de faire passer l’autoroute A7, coupant la ville du fleuve et privant les Valentinois des plaisirs de promenades au bord de l’eau.
Pour terminer, une vue du pont suspendu provisoire jeté sur le Rhône en remplacement du pont de pierre dynamité par le Génie français en 1940 puis à nouveau endommagé par les sapeurs allemands pour protéger la fuite des unités remontant la vallée du Rhône après le débarquement du 15 août 1944 en Provence.

Au milieu du fleuve, les blocs de béton des anciennes piles et au bord de la rive ardéchoise, des barques attestant d’un rapport particulier entre les riverains et le fleuve.

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: Addenda 4 Une nouvelle vue du BAC à TRAILLE d’AVIGNON et le TOUEUR devant le pont du TEIL.

Une nouvelle vue prise depuis l’île de la Barthelasse du bac à traille du Rocher des Doms en Avignon.

A u premier plan le bac à traille attendant les passagers, au second plan le vire-vire à l’arrêt attendant son propriétaire et les aloses et en arrière-plan, le célèbre pont d’Avignon attendant les touristes qui le parcourent par milliers de nos jours 365 jours par an.

Seconde  carte récemment arrivée dans la collection: celle du toueur amarré au ponton du port de Montélimar:

Le toueur ou bateau à 2 culs étaient un bateau à vapeur qui remorquait les barques remplies de marchandises sur une quinzaine de kilomètres. Le Rhône était très puissant entre Glun et Pont-Saint-Esprit et les remorqueurs de l’époque n’étaient pas assez puissants. Alors on inventa les toueurs dont le fonctionnement consistait à enrouler un cable amarré en amont à la remonte puis à le dérouler à la décize.
Au second plan, le vieux pont du Teil si fragile que les voyageurs des voitures devaient le franchir à pied pour alléger le chargement !

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: Addenda 3 De nouvelles vues de BAC à TRAILLE dont on a déjà parlé.

Une autre vue, plus moderne du bac de Saint-Pierre-de-Boeuf entre Isère et Loire, un bac qui connut des problèmes d’ensablement avant d’être déplacé plus au sud (ce bac visible ci-dessus).  On voit le bac s’approcher de la rive droite. Le courant semble important à l’approche de la confluence avec le Batalon. La barque peut accueillir des voyageurs mais aussi une ou deux remorques.

Autre vue du bac de Baix entre Ardèche et Drôme, depuis l’amont de la traille. On y voit le village de Baix en second plan, presqu’en entier. L’eau est abondante dans le Rhône non dérivé.

La seconde guerre a détruit par deux fois le pont du Teil: une première fois par le Génie français en 1940, une seconde fois en 1944 par l’aviation américaine. Le bac remis en service connut un drame en juillet 1940. Ce dernier, plus modeste semble dater d’après 1944. La carte a été colorisée. on voit à droite le ponton du port de Montélimar et au fond, le pont du Teil sans son tablier qui git au fond du fleuve. Le bac accueille de nombreux passagers mais ne semble pas destiné à prendre des voitures. C’est pour cela que les pouvoirs publics se hâteront de reconstruire cet important ouvrage d’art entre Drôme et Ardèche.

Une vue originale du bac d’Avignon, prise depuis le Rocher des Doms. On y voit parfaitement la traille mais pas la pile côté Barthelasse. Au fond Villeneuve-lès-Avignon et sa Chartreuse. A l’arrivée du bac, on voit le calvaire qui existe toujours même s’il semble avoir été légèrement déplacé et une publicité d’un apéritif « OXYGÉNÉE CUSENIER ». La loi Evin n’était pas encore passée par là ! On aperçoit également la guérite du passeur où devaient se payer les frais de la traversée.

 

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: Addenda 2 De nouvelles vues de BAC à TRAILLE dont on a déjà parlé.

De nouvelles vues de bacs à traille  dont on a déjà parlé avec des cartes postales venues enrichir la collection.

Le premier bac après la Confluence, celui d’Oullins (voir https://unmondedepapiers.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=22058&action=edit)

Au premier plan, un lavoir fermé et chauffé. On voit le bac au milieu du fleuve. Au fond les industries de transformation de la zone portuaire de Gerland.

Nouvelle photo du bac d’Ampuis (voir https://unmondedepapiers.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=22083&action=edit)

Sur le débarcadère rive droite, le bac vient d’accoster et de lâcher le groupe de voyageurs. Est-ce cette rampe ?

Nouvelle vue du bac de La-Roche-de-Glun (voir https://unmondedepapiers.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=22724&action=edit)

Il est fort probable que cette descente vers le Rhône descendant de la digue soit de nos jours toujours présente.

Enfin, une vue aérienne du bac du Barcarin dans les années 1960 (voir https://unmondedepapiers.com/2017/07/26/des-bacs-a-trail…2525-le-barcarin/ )

Au premier plan, le bac qui fonctionnait en 1965 (date de l’oblitération de la CPM). Le second embarcadère n’est pas encore construit. Au fond, le bac ferroviaire transportant le sel vers les Bouches-du-Rhône est visible et accosté.

Pour compléter cet article, un bac à raves en fonction entre Trinquetaille et Arles au moment où les ponts franchissant le grand Rhône (celui dit de Van Gogh et celui aux Lyon) avaient été détruits par les Alliés et la Résistance.

C’est sur cette pile au milieu du fleuve que le nouveau pont de Trinquetaille a été jeté.

Enfin, deux bacs à traille situés en amont du secteur qui nous concerne (entre la Confluence et la Méditerranée), juste en amont de Lyon.

Le bac de Miribel. Construit sur le canal de Miribel, il permettait aux pêcheurs, chasseurs, agriculteurs et exploitants des gravières d’atteindre la zone de Brotteau. Mis en service en 1848, il a fermé en juillet 1941 au moment de l’ouverture d’un pont.

Le bac de Vaulx-en-Velin sur le Vieux Rhône semble dater du XIXème siècle puisque le matériel a été renouvelé en 1849. Vers 1900, il était très peu fréquenté. Les infrastructures (pile de traille, ponton d’accostage) ont disparu totalement.

Fin ou à suivre si un jour de nouvelles vues viennent enrichir la collection !

 

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: Addenda 1 Le bac de CONDRIEU.

Entre Condrieu et les-Roches-de-Condrieu, entre Rhône et Isère… un pont construit en 1935 a remplacé  le premier pont suspendu jeté sur le Rhône en 1833.  Avant cette date, un bac existait pour franchir le fleuve.  Une traille est attestée au XVIème siècle. En décembre 1812, la pile de traille de la rive droite (côté Condrieu) s’effondre et écrase la maison du passeur. Cette traille cesse d’exister en 1833 après la mise en service du premier pont suspendu.

La seconde guerre mondiale va faire renaître la traille de Condrieu. Lors de l’avancée allemande en juin 1940, le Génie français détruit le pont de Condrieu qui n’avait que 5 ans d’âge ! La traversée du Rhône se fera à partir de cette date par un bac à traille que l’on immortalisa grâce à cette carte postale semi-moderne.

Fin août-début septembre 1944, les troupes allemandes se replient dans la vallée du Rhône. Elles détruisent tous les ponts au nord de Valence, pour retarder les Américains. Celui de Condrieu est en cours de réparation et il ne reste plus que 10 mètres de tablier à poser. Les Allemands ne jugent pas utile de le dynamiter et il sera donc rapidement remis en service à la Libération. La traille n’avait plus de raison d’être, à nouveau.

Une dernière vue avec cette carte postale ancienne:

Au pied du pont de Condrieu, un pêcheur attrape les poissons au carré !

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