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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 3 novembre 1917

(JOUR 1189 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les Zeppelins allemands ont connu une rude semaine et plusieurs ont été détruits par les Alliés. A la une du J’ai vu de cette semaine, on nous présente les aviateurs ayant abattu le n° L-49.

En double page centrale, on nous apprend que ce sont quatre Zeppelins qui ont connu des problèmes. Le premier a été abattu par l’action conjointe de la chasse et la DCA à Saint-Clément près de Lunéville entraînant la mort de l’équipage. C’était dans la nuit du 19-20 octobre 1917.


Le second a été forcé par la chasse de se poser à Serqueux et l’équipage a été fait prisonnier sans pouvoir détruire son dirigeable. Le troisième a dû se poser près de Larragne, à la limite entre la Drôme et les Alpes de Haute-Provence et son équipage a pu détruire le mastodonte avant d’être capturé. Même aventure pour le quatrième mais un peu plus au sud, en bordure de la Méditerranée.

Pour en rester dans le domaine aérien, la fin tragique de Guynemer commence à être médiatisée par une presse qui sent le bon filon avec ce que ce drame représente pour le public.

Revenons sur terre avec cette attaque des troupes françaises dans l’Aisne, à qui cette page rend hommage…

…en citant une phrase d’un de leurs gradés disant: « A se mettre à genoux devant eux ! ». Une attaque qui survenait un an exactement après la reprise du fort de Douaumont.

Toujours la stigmatisation des Allemands avec cette page parlant du bombardement d’une ambulance américaine près du Chemin des Dames par ceux-ci.

Le dur travail de reporter photographe de guerre.

Le texte nous parle du décès de Bertrand dans une tranchée, en prenant des photos.

Deux vues nous montrent des photographes de guerre en première ligne, leur matériel et le danger que cela représente.

Mais le travail du photographe fixant la photo du reporter  est encore plus dangereux !

Pour terminer, un travail artistique d’un cimetière américain dans les Flandres,…

…vue prise depuis un édifice religieux bordant cette nécropole.

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Un tour au CIMETIÈRE ancien de VIVIERS.

C’est Jeannot Tschanz qui me conseilla d’aller faire un tour à Viviers avec le déplacement du monument aux morts, chose assez compliquée à réaliser. A Montélimar, Thierry Cornillet s’y cassa les dents au moment où il essayait de développer son projet des Allées Provençales dans les années 90.

En effet, à Viviers, la municipalité de François Louvet a réussi à déplacer en 2014 le monument aux morts de la ville, certainement au prix de litres de salive et quelques volumineux dossiers. mais en aucun cas ce n’était le monument situé tout en haut de l’ancien cimetière qui fut descendu en bas… mais le premier monument qui était déjà dans la ville, élevé en 1921 grâce à une forte aide du maire de l’époque le comte Joseph Pavin de Lafarge qui en paya les 3/4 de ses deniers personnels.

Quelques vues de ce monument, maintenant dans la cour de mairie, en bordure de la RN86.

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Si ce monument vaut pour la statue que l’on doit au sculpteur Maxime Real del Sarte, c’est l’autre mémorial tout en haut du cimetière ancien, qui mérite le détour, pour peu qu’on soit un tantinet sportif ! Quelle grimpette !

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Première constatation, ce n’est pas un monument classique mais un tombeau car manifestement, il contient les restes de 24 Poilus dont les corps ont été ramenés du front. C’est ce qui écrit sur la plaque du haut.

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Etait-ce une volonté collective de rassembler les morts au même endroit ? Très certainement.

De part et d’autres de l’édifice central, neutre religieusement, deux plaques contenant les noms de ceux qui n’ont pu être inhumés dans ce caveau. Les disparus, ceux enterrés dans des cimetières militaires proches des champs de bataille ou ceux inhumés dans les caveaux familiaux, volonté de leurs familles.

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Ici figurent 117 noms ce qui fait en tout 141 MPLF pour ce gros bourg de Viviers dont le recensement de 1911 nous apprend qu’il comptait 3 459 habitants (4% de la population). Le même nombre que sur le Monument de la ville.

A côté du monument, des reliques de plaques de tombes disparues, abandonnées, faute de descendants pour le s entretenir.

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On y distingue quelques noms de gars de la liste: Paul Faure, Gasquet Léon (mort à 45 ans, un vétéran), Rouchet Léon, Trichet Marius, les frères Chausson Gustave et Paulin, Serret Clément. 5 plaques sont totalement illisibles.

Et puis à gauche du monument, une série de 9 croix blanches avec seulement marqué sur chacune d’elles, nom, prénom et grade. Une rapide recherche sur le site Mémoires des Hommes nous donne la solution de l’énigme.

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A Viviers étaient installés deux hôpitaux, l’hôpital complémentaire n°79  certainement dans le séminaire et l’hôpital bénévole n°125 dans des bâtiments appartenant à Lafarge, où furent soignés, semble-t-il des Poilus atteints de maladies pulmonaires. Décédés à Viviers, ils y furent enterrés et on les y laissa. De qui s’agit-il ? Malgré quelques erreurs d’orthographe, les voici en détail…

Jean Veyrier (1894-1917) né à Tunis, 15ème section d’Infanterie Militaire (abréviation bizarre) mort de pneumonie + méningite.

Michel Paramelle (1896-1919) né dans le Lot, 54ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, mort d’hémoptysie (certainement tuberculose).

Marius Derobert (1889-1918) né en Haute-Savoie, 55ème Régiment d’Infanterie, mort de maladie (sans plus).

Pierre Hersant (1878-1918) né en Ille-en-Vilaine, 41ème Régiment d’Infanterie, mort de maladie (sans plus).

Dinh Van Lieu (1885-1918) né au Tonkin (Van Lang), 1er Bataillon Indochinois, mort de maladie (sans plus).

Joseph Simon (1893-1915) né dans le Cher, 29ème Régiment d’Infanterie, mort de tuberculose.

Pierre Le Chaffotec (1885-1917) né dans les Côtes du Nord (actuellement Côtes d’Armor, 35ème Régiment d’Infanterie Coloniale, mort de tuberculose.

Alexandre Nehlig (1876-1917) né dans le Morbihan, 111ème Régiment d’Artillerie Lourde, mort de maladie (sans plus).

Jules Giardina (1889-1919) né en Aveyron, 4ème Groupe d’Artillerie d’Afrique, mort de brocho-pneumonie virale.

Il fallait le dire.

Non loin de ce Mémorial, se trouve cette tombe remarquable qu’on penserait trouver plutôt au Père Lachaise…

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107 POILUS de CADEROUSSE, 107 DESTINS… BRÉMOND Isidore.

107 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre… et 16 oubliés: 122 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Dix-septième nom de la liste: Brémond Isidore Marius Sylvestre.

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Première face du Monument.

Isidore Brémond, c’est pour moi ce fier Cuirassier posant pour la postérité en tenue d’apparat sur cette magnifique photo de la tombe familiale, à côté de la chapelle, au cimetière de Caderousse.

Pour la postérité puisque si Isidore n’était pas mort à la guerre, la photo dormirait au fond d’un placard ou d’une boîte à chaussures et aurait fini sur un vide-grenier comme tant d’autres ou… plus tristement dans une déchetterie ou une cheminée et la mémoire de son inspirateur avec. La revanche d’une mort précoce sur les vivants.

Elle a été prise entre le 1er octobre 1910 et le 24 septembre 1911, dates prenant lesquelles Isidore Brémond fit ses classes, au 10ème Régiment de Cuirassiers à Lyon. Une photo de studio que l’on doit à un photographe lyonnais ou orangeois… peut-être Lang de Montélimar qui avait une succursale en Vaucluse ? Jamais exposée au soleil puisque la tombe est orientée vers le nord, elle ne fait ces 100 ans !

Isidore avait alors un peu plus de 20 ans. Né le 31 décembre 1888 à Caderousse (d’où son troisième prénom Sylvestre !), il était le fils de Gabriel Marius Brémond et de Marie Claire Roche, nés tout deux à Caderousse en 1857. Un fermier à Gabin puis à l’île du Colombier, certainement plus aisé que la moyenne des paysans du coin, comme vont nous le prouver les extraits des recensements suivants.

Le recensement de 1891.

Le premier enfant des jeunes mariés Gabriel et Marie-Claire sera Gabriel François, venu au monde en 1881, 16 mois après les noces, le 21 janvier 1880. Malheureusement le bébé ne vivra que 7 mois. Avant la naissance d’Isidore, le seul garçon de la fratrie, 2 filles le précèderont Clarisse née en 1882 prénommée comme sa mère sur quelques pièces officielles et Marie-Jeanne née en 1885. Suivront Isidore puis Gabrielle en 1901, encore une fille !

On voit que le père emploie 2 domestiques dans la ferme de l’île,  les jeunes Paul Revire et Auguste Durand, loin d’être majeurs.

En 1906, Isidore apparaît bien sur le recensement avec ses soeurs. L’aînée doit avoir quitté le foyer, certainement mariée. Par contre le nombre de domestiques a enflé pour seconder le père dans la gestion du domaine de l’île du Colombier. Pas moins de 4: Jean Pécoul âgé de 45 ans, François Coste, un gardois de Bagnols-sur-Cèze âgé de 26 ans et 2 jeunes frères, Joseph et Louis Mondan respectivement âgés de 18 et 14 ans. Ce devait donner une belle tablée, le soir venu, après une journée aux champs !

On reparlera de Joseph et Louis Mondan quand on évoquera la mémoire du Poilu André Paul Mondan, leur frère, lui aussi Mort pour la France.  L’un et l’autre feront la Grande Guerre.

En 1911, Isidore n’est pas recensée à Caderousse. Pour cause, il était sous les drapeaux du côté de Lyon. Trois domestiques travaillent pour le père: Jean Revire, un berger venu de Mornas, Louis Mondan dont on a déjà parlé et Gabriel Gromelle âgé de 18 ans.

Parti de l’armée fin 1911, Isidore sera donc rappelé comme bon nombre de jeunes et moins jeunes, en août 1914. Mais pas chez les Cuirassiers à Lyon mais chez les artilleurs à Orange.

On le retrouve donc second canonnier conducteur au 55 ème Régiment d’Artillerie, conducteur puisqu’il a une certaine connaissance des chevaux. Ce régiment combat sur la Marne puis sur le front de Verdun, à l’automne 1914. Les batteries soutiennent l’infanterie dans le secteur d’Avocourt, non loin de la butte de Vauquois. C’est dans ce secteur que décédera Ernest Aubépart en mars 1915.

Pour Isidore, ce sera un peu plus au sud, à l’hôpital de Neufchâteau, le 29 novembre 1914. Il y avait été évacué, atteint d’une maladie grave imputable au service, sans qu’on en sache plus. On n’est pas encore à l’époque de la grippe espagnole mais des infections pulmonaires, la tuberculose commençaient à faire des ravages, aggravées par la promiscuité et l’hygiène très relative des hommes.

Isidore Marius Sylvestre Bromont avait 26 ans et encore toute la vie devant lui.

Fiche Matricule de Mémoire des Hommes.

Isidore Marius Sylvestre Brémond, matricule 341 classe 1908, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Même si le patronyme Brémond n’apparaît plus à Caderousse, la présence d’une tombe entretenue dans le cimetière de Caderousse et celle de ce patronyme dans le Vaucluse laissent à penser qu’un descendant, petit neveu ou petite nièce pourrait nous parler de son ancêtre. Si cela est le cas, qu’il (ou elle) ne se gène pas pour réagir, surtout s’il (u elle) possède quelques photos ou documents.

La plaque complète sur ce caveau au cimetière de Caderousse.

A suivre: Joseph Bresset.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 06 mai 1917

(JOUR 1008 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

En couverture, l’as de l’aviation Guynemer en discussion avec un adversaire qu’il vient de forcer à atterrir derrière les lignes françaises. En chevalier du ciel, les Anciens adversaires s’entretiennent courtoisement avant que l’Allemand ne parte en captivité.

Deux vues intéressantes de tranchées occupées par les troupes canadiennes.

Plat pays du nord de la France, nuages de fumée des combats s’estompant, terrain dévasté….

…mais hommes se promenant à découvert a mépris du danger. Un moment de trêve pour enlever des morts… ou scène d’entraînement loin du front ?

D’autres tranchées, françaises, où se déroule une prise d’arme.

On y décore des hommes qui se sont distingués pour faits de guerre. En contrebas de la tranchée, d’autres héros qui ne recevront que des récompenses posthumes !

 Autres cimetières:

Une tombe ouverte par les Barbares…. bien entendu ! Ici près de Péronne.

Des Barbares qui ne se gênent pas de prendre des statues d’église pour décorer les tombes de leurs amis tombés au front, nous dit l’article. Un peu surréaliste ! Là à Courcy.

La Révolution russe pour commencer, la Révolution bourgeoise de février bien entendu.

En haut, des victimes de la Révolution à Petrograd. En bas, des miliciens révolutionnaires, des étudiants qui remplacent la Police.

Une page d’affiches de propagande pour la Révolution russe.

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… BERNARD Fernand

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Dixième nom de la liste: Bernard Fernand Pierre.

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Première face du Monument.

Un C.O.A. en jargon militaire du début du XXème siècle, savez-vous de quoi il s’agit ?

Personnellement, je l’ai découvert en étudiant le cas de Fernand Marius Bernard, né à Caderousse le 23 octobre 1886. Ses parents Henri Casimir Bernard et Françoise Aubert vivaient dans le village au début du cours de l’Est, futur cours Aristide-Briand. Sur le recensement de 1911, on découvre…

recensement-1911qu’ils étaient voisins des Bachini, ces migrants italiens venant de Noves et dont on a parlé lors de la biographie de « Orfeo » Bacchini. Mais ce qui va permettre d’envisager une réponse à l’interrogation des C.O.A., c’est la profession de Fernand: boulanger. Celui-ci n’avait pas choisi de travailler comme ouvrier dans les balais comme son père (et nombre de Caderoussiers) mais d’épouser une profession qui intéressait beaucoup plus l’Armée.

En effet, les Commis & Ouvriers militaires d’Administration étaient des soldats dispensés de tâches militaires mais qui occupaient des fonctions administratives et bureaucratiques (pour les commis), de l’intendance et du ravitaillement (pour les ouvriers). On comprend que Fernand allait fabriquer le pain de la caserne où il était appelé lors de ses classes, dans la 15ème section des C.O.A. de Marseille, du 7 octobre 1907 au 25 septembre 1909 puis lors de son rappel sous les drapeaux du 2 août 1914 au 14 avril 1916.

Pendant la Grande Guerre par exemple, on avait besoin de boulangers à l’arrière des unités combattants mais aussi, dans les gares de rassemblements telles Nimes, Orange et Avignon dans le sud-est lors de la Mobilisation Générale, mais également dans les gares où s’arrêtaient les convois militaires lors des déplacements: Orange, Avignon, Remoulins ou Le Teil. Des ouvriers d’Administration travaillaient dans la boulange mais aussi dans la boucherie, dans la garde des troupeaux attendant de monter aux abattoirs et dans l’approvisionnement en eau et vin des troupes. Toute une filière alimentaire !

Pourquoi donc l’Armée décida-t-elle d’envoyer Fernand dans une unité combattante, le 14 avril 1916 ?

Toujours est-il qu’il  se retrouva au 24ème Régiment d’Infanterie dans un premier temps, à Bernay dans l’Eure pour sa formation militaire puis au 28ème Régiment d’Infanterie d’Evreux, au front (aux Armées), à partir du 1er septembre 1916.

Le front, c’était un secteur au sud de Verdun, du côté d’Haudainville, où ça cognait fort depuis le 23 février.

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Les lieux en question d’après Google Maps.

C’est par cette journée relativement calme du 12 janvier 1917 comme on peut le lire dans le journal de route de l’unité…

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que Fernand sera grièvement blessé, aux abords du fort de Bézonvaux. Dans le journal de marche du régiment, il est noté sur la liste des blessés de la journée du 13 janvier, comme on le voit ci-dessous:

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Il n’a pas pu être blessé le 13 puisque son unité avait été relevée de son secteur pour prendre une pause à l’arrière.

Fernand Marius Bernard décéda le 13 janvier 1913 à l’ambulance 15/1 installée à Dugny-sur-Meuse, à l’arrière mais relativement proche de la ligne de front. Il repose depuis à la Nécropole Nationale de Dugny (Meuse), tombe individuelle 411.

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Vue aérienne de la Nécropole Nationale de Dugny suivant Google Maps.

Fernand Marius Bernard (le patronyme étant le dernier mot), matricule 334 classe 1906, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Bernard étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant indirect reconnaît un membre se sa famille, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède quelques photos ou documents.

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A suivre: Marius Bernard.

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Il y a presque 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 09 décembre 1916

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(JOUR 860 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une fois n’est pas coutume, un dessin fait la une de Sur le Vif du 09 décembre 1916. Une image d’Epinal: le père est au front, les enfants le remplacent pour cultiver les champs. Ils sont un peu jeunes pour le faire, mais cela est arrivé pour des adolescents un peu plus vieux, mon grand-père Gabriel par exemple, âgé de 14 ans quand son père fut tué du côté de la Pompelle, puis à 16 ans quand son frère partit à la guerre !

Toujours ce nouveau look de Sur le Vif qui en fait une revue d’actualité plus intéressante et plus moderne, avec des articles et moins de photos.

Ainsi, on nous montre la construction d’un camp pour accueillir les soldats indochinois.

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Des constructions en bambous-paille pour éviter le dépaysement… mais qui devront rapidement glaciales pour des hommes habitués à la chaleur.

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Un campement dans la Somme.

Des destructions dans les églises qui, de par leur situation dominante, sont des cibles faciles, visées par les uns ou les autres pour éviter qu’elles deviennent des observatoires.

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Car ce ne sont pas uniquement les Allemands qui tirèrent sur des clochers !

La double page centrale est placée sous le signe de la Marine de guerre.

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Ici encore, le regroupement des photos par thème est une nouveauté moderne pour le titre. On y traite l’embarquement de troupes, la construction et la réparation des navires, les armements des bateaux… Eclectique et novateur !

Deux vues des tranchées dans la Somme où l’offensive britannique a obtenu ce qu’elle cherchait…

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une avancée « spectaculaire » de quelques kilomètres !

Le front d’Orient maintenant.

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Deux vues de population bohémiennes et tziganes venues chercher protection auprès des Alliés, pour fuir les persécutions allemandes ou autochtones. Un cimetière musulman nous montre que les pertes alliées sont plus que sensibles dans ce secteur.

Pour terminer, deux dessins humoristiques extraits de la dernière page.

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Les Allemands se moquent de l’attitude attentive des Américains dont les navires sont coulés par les U-Boat.

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Un jeu de mot sur fils (enfant) et fils (objet).

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 03 décembre 1916

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(JOUR 854 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce Miroir qui ne présente pas une grande unité, un abri proche du front dans lequel se repose un Poilu.

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En haut, le bombardement a détruit le réseau de barbelés allemands, ne le rendant pour cela pas plus franchissable. En bas, un mer de douilles d’obus tirés.

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Le dur transport des torpilles aériennes par les hommes dans un relief hostile.

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Prises sur le vif, les tirs de barrage de canon de 305 à longue portée, dans la Somme.

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Ce qu’il reste du fort de Vaux, repris par les Français, pour la défense de Verdun.

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A Verdun justement, corvée de blanchissage pour des hommes « au repos » dans le quartier de Belleville.

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4 vues sur cette double page centrale célébrant la prise de Monastir, sur le front d’Orient, le 19 novembre dernier, avec l’apport des troupes serbes combattant avec les Français et sous des uniformes français.

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La carlingue disséquée d’un avion allemand, un Rumpler. Toujours intéressant de récupérer intact un avion ennemi pour en faire l’étude et s’inspirer des progrès techniques.

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A gauche, le vieil empereur d’Autriche-Hongrie, François-Joseph, à cause de qui la guerre a débuté, en août 1914, qui vient de décéder à l’âge de 86 ans, le 21 novembre dernier et à droite, son successeur, qui a pris le nom de Charles VIII, âgé de 29 ans et présenté comme un personnage falot par Le Miroir.

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Les conséquences de l’attaque franco-britannique sur la Somme: des cimetières provisoires, comme ici dans le secteur d’Assevillers.

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Une histoire de cloches: en haut, celle de Fleury tombée au sol dans le secteur de Verdun et en bas, une autre transportée par des hommes près du village de Béthencourt, dans la Somme.

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La jolie vallée de l’Oltu, avec ce fleuve sur lequel flotte du bois, où le troupes roumaines se sont repliées après quelques échecs.

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