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La prestigieuse correspondance du citoyen Alexandre Dumont- 11/15 la lettre du 02 juin 1870

Voilà donc Alexandre Dumon et son livre sur Napoléon IV à la recherche de quelques subsides pour pouvoir le publier et surtout l’aval officiel de l’Empereur pour que la presse et le grand public lui accordent un accueil favorable. Alors, fin mai 1870, il doit avoir pris sa plus belle plume pour solliciter cette aide impériale.

La réponse de l’Empereur n’est pas tout à fait celle à laquelle il s’attendait. C’est la Maréchal Vaillant, Ministre de la Maison de l’Empereur au Palais des Tuileries qui vient doucher l’enthousiasme d’Alexandre Dumon.

Certes, lorsqu’il s’agit d’encourager à l’avance un ouvrage touchant la Dynastie, l’Empereur ne saurait apporter trop de réserve. Mais ici, il s’agit d’un livre non encore paru et un encouragement accordé par Sa Majesté à un ouvrage avant sa publication semble en effet impliquer aux yeux du public, l’approbation des idées et appréciations de l’auteur….et ce brave Alexandre Dumon a un passé de bon républicain !

Alors, le Ministre de la Maison de l’Empereur ne croit donc pas pouvoir proposer à Sa Majesté d’accueillir le voeu exprimé dans la supplique du Tarnais. Mais quand la brochure aura paru, il en prendra connaissance et examinera dans quelle mesure l’Administration de la Liste Civile pourra en favoriser la distribution gratuite.

Sauf que le livre est loin d’être édité et que dans trois mois, l’Empire ne sera plus !

La lettre est signée de Jean-Baptiste Philibert Vaillant, un militaire et homme politique français né à Dijon en 1890.

Il va diriger l’Ecole Polytechnique et sera l’artisan de la création des fortifications de Paris. Entré en politique avec l’Empire, il occupe divers ministères dont celui de la Maison de l’Empereur de 1860 à 1870 et des Beaux Arts de 1863 à 1870. Il doit quitter ce second ministère quelque temps avant le 2 juin 1870 puisqu’on n’a pas eu le temps de changer les entêtes des lettres officielles. A la chute de l’Empire, il se réfugie en Espagne puis revient en France en juin 1871 pour décéder l’année suivante, le 4 juin 1872.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 20 janvier 1918

(JOUR 1266 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La rencontre entre le roi des Belges, Albert 1er et le général Pershing, commandant en chef du Corps Expéditionnaire US en Europe pendant la Première Guerre Mondiale. Les Américains contribueront à la libération du territoire belge en 1918.

Puisqu’on parle de nos alliés d’outre-Atlantique, une vue d’une ambulance montée dans un train sanitaire.

Ultra-moderne avec même des ventilateurs individuels pour les blessés.

Une démonstration de la puissance destructive des nouveaux chars de combat.

Ici la limousine n’a pas pesé lourd face à ce mastodonte d’acier.

En France, après l’échec de la première utilisation des chars d’assaut, en particulier au Chemin des Dames, les engins ont été améliorés et subissent un  entraînement poussé pendant des manoeuvres, comme on le voit ci-dessous.

Des vues du traité de Brest-Litvosk mettent fin à la guerre entre la Russie et l’Allemagne.

La maison où eurent lieu les négociations.

La table des négociations et les plénipotentiaires.

En Italie, la prise du Mont-Tomba a entraîné l’arrestation de nombreux soldats autrichiens…

…comme ici à Asolo. Ailleurs, des Poilus français en permission en 1918 vont visiter l’ossuaire de Solférino dans lequel reposent les restes d’autres Poilus, ceux de 1859, tués le 24 juin pendant cet épisode glorieux de la campagne napoléonienne.

Solférino, Magenta, des batailles d’une autre guerre, dans la nord de l’Italie, toujours contre les Autrichiens.

Une vue originale en double page centrale.

 

Les ravages commis par un bombardement français ! Mais pas n’importe lequel ! Celui qui permit de détruire la Grosse Bertha, canon de marine qui bombarda Dunkerque en avril et mai 1915. On voit ce qu’il reste du canon au centre de la page de gauche et les voies de chemin de fer qui le ravitaillait. Cette pièce était positionnée à l’arrière des tranchées allemandes à près de 28 km de la ville.

Sur mer, les sous-marins et pirates allemands sévissent toujours.

On voit ici la fin du « Chateaurenault » un croiseur torpillé par des pirates qui furent à leur tour coulés par d’autres navires français et récupérés comme prisonniers de guerre.

Dans les airs enfin, l’installation d’une bombe sous un Farman.

Il faut quatre hommes pour placer l’engin sous l’aéroplane. On n’est pas au niveau des chargements des B-52 qui opéraient sur le Vietnam mais aussi loin des chargements de 1914 quand les aviateurs jetés des points effilées sur les troupes au sol pour transpercer les hommes et les bêtes.

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POSTER MDI en fil rouge de l’été (et de l’automne)- Le SACRE de NAPOLÉON.

Un tableau MDI sur le sacre de Napoléon le 4 décembre 1804. La République a vécu, place au Premier Empire.

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C’est Jacques-Louis David, le peintre officiel du régime qui avait été chargé de laisser pour la postérité une scène de cette cérémonie, le moment où Napoléon couronne comme impératrice Joséphine de Beauharnais. le fait qu’il ait représenté le sacre de l’Impératrice et non celui de l’Empereur valurent quelques critiques à David de la part de tenants de l’Empire.

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Ci-dessus, le tableau de David, actuellement exposé au Louvre pour la première oeuvre qu’il rendit en 1808, une copie également réalisée par David se trouve à Versailles. On voit que le dessinateur MDI s’est contenté d’épurer le tableau de David pour les écoliers français des années 50-60. Le Pape « invité » par Napoléon y est un peu plus visible bien que son rôle ne soit pas plus important que lors de la cérémonie, Napoléon se sacrant Empereur tout seul…

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comme on le voit sur cet autre travail de David et sacrant lui seul l’Impératrice Joséphine. On retrouve les frères et soeurs de Bonaparte derrière Joséphine, Murat son beau-frère portant le coussin sur lequel reposant la couronne. Les deux consuls Lebrun et Cambacérès qui cachent un peu le Pape ont disparu, pas la famille de Napoléon, au balcon.

Cette oeuvre de David faisait partie d’une commande de 4 toiles sur les cérémonies du sacre. On connaît celle qui représente le serment de fidélité prêté par l’Armée à l’Empereur, La Distribution des Aigles exposée également au Louvre.

Jacques_Louis_David_-_Serment_de_l'armée_fait_à_l'Empereur_après_la_distribution_des_aigles,_5_décembre_1804_-_Google_Art_Project

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POSTER MDI en fil rouge de l’été (et de l’automne)- Un DÉFILÉ sour l’EMPIRE

Encore un tableau MDI montrant une scène du Premier Empire: Un défilé devant Napoléon.

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Et ce ne sera pas le dernier qui traite de cette époque glorieuse. Pourquoi une telle image alors que, ni Austerlitz, ni Waterloo ne sont montrés au jeune public des enfants des écoles ?

A gauche, on voit l’Empereur sur son cheval regardant défiler ses troupes, les fameux grognards précédés par la musique et passant sous l’Arc-de-Triomphe du Carrousel à Paris, au coeur du Louvre. On peut s’imaginer que c’est la toute première fois qu’une telle prise d’armes s’effectue dans ce lieu. Cet arc-de-triomphe a été érigé par l’Empire de 1806 à 1808 et inauguré en 1809 pour célébrer la fastueuse année 1905 qui vit l’éclatante victoire napoléonienne d’Austerlitz, le 2 décembre, un an pour jour après le sacre à Notre-Dame.

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Au second plan du dessin, on voit le palais de Tuileries qui fermait le château du Louvre et qui sera détruit lors des combats de la Semaine Sanglante marquant la chute de la Commune de Paris, en 1871.

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Peut-être le dessinateur du tableau MDI s’est-il inspiré de cette eau-forte d’Auguste Boulard intitulée défilé des troupes à l’arc-de-triomphe du Carrousel en 1810 ?

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POSTER MDI en fil rouge de l’été (et de l’automne)- BONAPARTE au pont d’ARCOLE.

Une image d’Epinal pour ce tableau MDI, participant à la légende (déformée) de Napoléon Bonaparte: la bataille du pont d’Arcole.

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L’histoire repasse en 1796, du 15 au 17 novembre soit les 25-27 brumaire de l’an V de la République Une et Indivisible. La République est en lutte en Italie contre l’Autriche. Les Français sont en échec devant Arcole et son pont sur l’Alpone solidement tenu par les défenseurs. On raconte que, devant cette situation, Bonaparte s’empara d’un drapeau tricolore pour entraîner ses troupes sur ce pont et remporter la victoire.

Mais la réalité est tout autre. Si Bonaparte prit bien un drapeau pour donner l’exemple sur le pont d’Arcole, il fut bien imprudent et ne fut pas suivi de  ses troupes. Loin de là ! Il se retrouva seul entouré d’ennemi et ce furent les interventions de grenadiers qui lui permirent de se réfugier dans un marais avant que le général Lannes, à cheval, ne vienne le tirer de cette triste situation. Mais cela, c’était moins intéressant à raconter.

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Bonaparte à Arcole vu par Antoine-Jean Gros.

Ce fut une ruse qui permit de remporter la victoire. Des tambours furent envoyés derrière les lignes ennemis avec ordre de jouer le plus fort possible pour faire croire aux Autrichiens l’arrivée de renforts français. Ce qui marcha à merveilles, ces derniers dégarnissant maladroitement leurs positions à Arcole. Parmi ces tambours, le célèbre tambour de Cadenet.

Cadenet_Tambour_d'arcole

On voit ci-dessus,  sa statue dans le village du sud du Vaucluse. Une statue en bronze du tambour d’accole qui intéressait grandement les Allemands en 1943. Pas pour sa valeur historique mais pour son bronze ! C’était sans compter sur la Résistance locale qui la déboulonna et la cacha dans la nuit du 4 au 5 août 1943. Elle retrouva sa place le 7 octobre 1945.

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POSTER MDI en fil rouge de l’été- La CAMPAGNE de RUSSIE- Le PASSAGE de la BÉRÉZINA 1812

Un sujet se rapportant à l’Empire dans ce tableau MDI: la campagne de Russie: le passage de la Bérézina 1812.

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Fin novembre 1812, la Grande Armée se replie après avoir été aux portes de Moscou. Cette retraite est d’autant plus pénible que l’hiver russe commence à sévir sur des hommes épuisés et pour beaucoup démoralisés. Viens le moment de franchir la Bérézina, au niveau de Borisov, actuellement située en Biélorussie, à mi-chemin entre Moscou et Varsovie. La légende veut que le fleuve soit gelé. Il n’en est rien puisque les pontonniers d’Eblé durent se jeter à l’eau (certes glacée) pour construire les 2 ponts dont avait besoin la Grande Armée.

Car contrairement à la croyance populaire et à l’expression « subir une Bérézina » que cette bataille engendra, ce fut loin d’être une défaite cinglante mais au contraire une victoire. Victoire à la Pyrus car beaucoup d’hommes périrent et bien autant furent fait prisonniers, mais victoire tout de même car les Russes ne parvinrent pas à détruire l’Armée française totalement comme ils l’espéraient.

2 ponts furent construits au nord de Borisov, la grande armée put les emprunter pour continuer sa retraite. Mais bon nombre de trainards, avec femmes et enfants, n’eurent le courage de traverser et furent pris par les Russes après que les ponts soient détruits. Ce sont ces scènes que les peintures ont essayé de reproduire mais il ne faut pas oublier que le gros de la troupe passa sans encombre cet obstacle naturel, pas si impressionnant que cela: 20 mètres de large et au maximum 2 mètres de profondeur à l’endroit où furent construits les ponts.

Berezyna Myrbach-Crossing_of_the_Berezina

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