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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 14 octobre 1917

 (JOUR 1169 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Kerensky dans son cabinet de travail au Palais d’Hiver de Petrograd. A Moscou les troubles fomentés par les Maximalistes s’amplifient et la Révolution s’approche.

La bataille de Menin, dans les Flandres, à l’est d’Ypres.

Elle a eu lieu le 20 septembre 1917 et ce sont les troupes britanniques assistées par l’artillerie australienne qui firent reculer les Allemands dans ce secteur. On voit des prisonniers allemands dont certains blessés sont tout de même interrogés par les Anglais.

De leur côté, les Canadiens ont attaqués à Lens.

On voit que l’artillerie a détruit le décor du Pas-de-Calais. Sur la vue du bas, les hommes ont retrouvé une réserve d’eau appartenant aux Minières du Nord et du Pas-de-Calais.

Ailleurs, les troupes françaises sont relevés par bateau en empruntant un canal.

La censure nous empêche de savoir où cela devait se passer et de quel canal il s’agissait.

Sur le front du Nord, des vues impressionnantes de l’éclatement de grosses marmites.

Enfin tout un reportage montrant la visite de Pétain sur le front de Verdun, accompagnant le roi d’Italie.

Entretien avec les hommes.

Le partage de la soupe et du vin.

Avec le roi d’Italie depuis un poste d’observation.

Et tout cela se termine, non pas par un banquet comme chez Astérix, mais par un défilé militaire !

Il est indéniable de Pétain commence à peaufiner son image de proximité avec la troupe, ce qui lui servira dans sa future carrière politique…. !

 

 

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Dans L’ESPOIR FRANÇAIS de fin août 1942, VIVE la RELÈVE.

En 1942, de par les saignées dues au combat sur le front de l’Est et du fait que nombre d’Allemands sont sous les drapeaux, l’Allemagne nazie a besoin de bras pour ses usines d’armements, de bras qualifiés, s’entend. Elle se tourne vers le gouvernement de Vichy, son vassal et lui demande l’envoi d’ouvriers, en masse. C’est Laval qui, après son retour au pouvoir le 18 avril 1942, va se faire le cerveau et le chantre de cette collaboration économique.

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Le deal est simple: la France envoie 150 000 ouvriers en Allemagne et dans le même temps, 50 000 prisonniers de guerre regagneront leurs foyers. Ce sera la Relève… qui sera loin d’être une réussite ! Aussi, devant cet échec, le gouvernement de Vichy va mettre en scène cette « rencontre de Compiègne », datée du 11 août 1942. Le scénario est bien réglé:

A droite, l’arrivée d’un train de prisonniers de guerre en provenance d’Allemagne:

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A gauche, le départ d’un train rempli de volontaires pour aller travailler en Allemagne:

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Au centre, Laval entouré de dignitaires allemands et de ministres français, orchestrant cette rencontre si émouvante. Un Laval qui y va de son discours…

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dans lequel il se fait le champion de cette collaboration et où il réitère différemment ses propos du 22 juin dans lesquels il souhaitait la victoire de l’Allemagne, dernier rempart contre le Bolchévisme. Là, il explique que pour que l’Allemagne se consacre totalement à la lutte contre le Bolchévisme, il faudra que la France lui vienne en aide en envoyant ses meilleurs ouvriers travailler dans les usines dédiées à l’effort de guerre allemand.

Un Laval triomphant qui serre des mains…

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de prisonniers de guerre et reçoit avec plaisir les « hourras » d’hommes qui entrevoient une libération inespérée:

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 Et puis vient le moment si attendu et si émouvant de la rencontre entre les libérés et leurs libérateurs, entre les PG et les ouvriers partant pour les usines allemandes:

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des accolades, des embrassades, de chaleureuses poignées de main surtout devant les objectifs de la propagande officielle:

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Des gros plans de sourires et de bonheur !

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On s’échange peut-être même des adresses…

Et puis vient le départ des ouvriers dans les trains:DSCN3462

des trains sur lesquels sont inscrits à la craie des messages à la gloire du régime de Vichy et des remerciements pour tant de mansuétude !!!…

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Tout cela se termine sur une dernière larme: l’arrivée du père, chez lui, qui retrouve femme et enfants…. le retour dans le foyer !

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L’espoir français décline ce retour en le localisant dans l’espace. Le retour des PG à Paris…

DSCN3463 à Lyon….

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à Macon…

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Malgré toute la propagande vichyste sur les ondes, dans la presse muselée… rien n’y fit… la relève fut un cinglant échec et pas plus de 7 000 jeunes hommes cédèrent aux sirènes de la collaboration économique, d’une vie meilleure autre-Rhin. Il fallut alors changer de vitesse et rendre obligatoires ces départs jusque là volontaires… Ce fut le STO avec ce O signifiant Obligatoire qui eut pour conséquence l’entrée en clandestinité et en résistance de nombreux jeunes qui pour beaucoup, ne l’auraient pas fait.

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Un CERTIFICAT de RECENSEMENT un peu particulier

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Se faire recenser est obligatoire: lors d’une campagne de recensement pour que l’Etat travaille en prospective, lors de ses 16 ans pour la journée citoyenne maintenant, en vue du service militaire jadis… Mais ici, ce vieux papier était délivré par le Régime de Vichy comme l’entête l’atteste:

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La Loi  promulguée le 4 septembre 1942 obligeait les jeunes hommes à se faire recenser en vue de partir travailler en Allemagne dans le cadre du S.T.O., le Service de Travail Obligatoire. Officiellement, c’était ce qu’on appelait « la Relève » et en même temps qu’un jeune français partait un autre jeune, prisonnier de guerre celui-là, devait rentrer au pays. Chose tout à fait théorique. Réellement, le IIIème Reich avait besoin de personnel pour faire tourner ses usines, les Allemands étant dans les armées.

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Nous sommes à Saint-Marcel-les-Valence, tout près de la Préfecture de la Drôme et un jeune homme C.F. est allé se faire inscrire à la Mairie, comme la loi l’y obligeait.

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Nous sommes le 22 mars 1943 et ce printemps annonce de gros nuages noirs pour ce garçon. Car contrairement à la propagande vichyste, ce n’était pas un voyage d’agrément que de s’en aller travailler pour le Reich: conditions précaires, bombardements alliés incessants, brimades, malnutrition. Certes, ce n’était pas les conditions des déportés des camps de concentration mais les jeunes qui partirent obtinrent à leur retour la carte de Déporté du Travail.

C.F. partit-il? passa-t-il entre les mailles du filet? ou rejoignit-il un maquis proche, c’est-à-dire le Vercors, comme le firent des milliers de jeunes qui préférèrent la clandestinité à cette déportation.

Car la conséquence première de cette Loi du 4 septembre 1942 fut de remplir les campagnes de réfractaires qui devinrent des maquisards. Quitte de se cacher, autant que ce soit utile !

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