Quand le Tour franchit le Rhône…. 7/10 le pont de Trinquetaille.

On peut dire que le pont de Trinquetaille a été mitraillé par les photographes du Tour pendant la période où les deux se sont croisés, c’est-à-dire jusqu’à la guerre. Mais ce pont a eu un agent qui en a fait une promotion mondiale, Vincent Van Gogh…

…en résidence à Arles et qui le peignit. Par la suite, miné par le poids de sa structure, on dut lui ajouter des suspensions comme on peut le voir ci-dessous.

La photo la plus ancienne que j’ai pu trouver est celle du Tour 1921 qui l’emprunta lors de l’étape-marathon du 10 juillet Perpignan-Toulon longue de 411 kilomètres.

Très belle photo des premiers coureurs rentrant dans le centre ancien d’Arles après avoir franchi le Grand Rhône. Peu de spectateurs, un homme au premier plan à droite croise les forçats de la route alors qu’il transporte lui-même un lourd et encombrant fardeau.

L’étape Perpignan-Toulon ne fut pas la plus longue du Tour, le record étant celle conduisant le peloton des Sables d’Olonne à Bayonne avec 482 kilomètres. Plus qu’être rapide, il fallait être endurant à l’époque. On ne courait qu’un jour non l’autre pour récupérer de ces marathons, c’est-à-dire les jours pairs du 26 juin au 24 juillet. C’est l’Italien Luigi Lucotti qui l’emporta à Toulon, obtenant ce jour-là la seule victoire transalpine, les Belges trustant les succès d’étape et ne laissant aux Français que cinq victoires sur quinze étapes. Léon Scieur remporta le Tour en gardant le maillot treize étapes durant.

Nouveau passage des coureurs du Tour photographiés sur le pont lui-même avec une Arlésienne ayant endossé la tenue provençale. C’est après avoir franchi le pont de Saint-Gilles qu’ils se sont retrouvés là, en route pour Marseille. On en a déjà parlé par ailleurs.

En 1935, nouvelle vue du pont de Trinquetaille.

Le Tour a gagné ses lettres de noblesse et le public est venu nombreux pour encourager les coureurs. Les organisateurs, pour rendre la course plus nerveuse et intéressante, ont programmé une étape en ligne le matin entre Marseille et Nîmes, longue de 112 kilomètres, celle de la photo,  remportée par l’Italien Vasco Bergamaschi (photo ci-dessous extraite de Match l’Intran)…

 

…puis une étape contre-la-montre par équipes entre Nîmes et Montpellier que l’équipe de France gagnera.

Ce Tour 1935 sera dominé de bout en bout par le Belge Romain Maes, un exploit digne de grand Merckx.

 

Deux ans plus tard, en 1937, ce sera la même journée qu’en 1935 avec une halte à Nîmes entre Marseille et Montpellier.

C’est le Français Alphonse Antoine qui l’emportera le matin et le Suisse René Pedroli l’après-midi, mais lors une autre étape en ligne.

Aujourd’hui, le pont de Trinquetaille est beaucoup moins typique.

Il conserve de son prédécesseur, les piles marquées des éclats d’obus des bombardements alliés.

 

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