Archives de Tag: raid aérien

Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 28 décembre 1937.

C’est Noël ou du moins c’était Noël, samedi 25 décembre 1937. Chez les internationaux sochaliens Di Lorto et son invité Mattler, on a décoré le sapin. On reconnait sur la couverture Di Lorto, le héros du récent France-Italie au centre et Mattler à gauche.

Autre image de festivités familiales:

chez Roger Lapébie, vainqueur du Tour de France 1937, les enfants ont été gâtés.

Noël, c’est aussi synonyme de vacances pour les riches amateurs de sport d’hiver de la capitale que l’on voit prendre le train pour les stations des Alpes sur cette double page:

…que l’on voit randonner en forêt dans un décor magnifique…

…que l’on voit aussi joyeusement s’amuser dans la cabine d’un téléphérique.

Mais, comme de nos jours, seule une élite pouvait partir en vacances d’hiver.

Pour les autres, le football ne faisait pas trêve pour Noël, un Boxing Day à la française avant l’heure. On pouvait donc suivre les résultats des équipes dans la presse ou suivre les matchs à la radio… pour ceux qui en avait une.

L’O.M. l’a remporté à Roubaix 3-1 grâce à la puissance de ses joueurs et les buts de Zatelli et Kohut (2). Un O.M. composé ainsi pour l’occasion:

Vasconcellos est certainement rentré au Brésil pour les fêtes. Le match se jouant près de Paris, on peut lire le compte-rend du match mais sans illustration.

Par contre, le Miroir nous présente une belle image de cette célébration du Strasbourgeois Rohr auteur d’un but contre le Red Star à Saint-Ouen lors du nul 2-2 entre les deux équipes.

Noël, c’est aussi l’occasion de compétition traditionnelle un peu particulière comme la Coupe de Noël de natation avec traversée de la Seine. Une compétition courte mais demandent un certain courage pour les concurrents au nombre de 12 en 1937.

Cette compétition date de 1906 et a été institué en copiant des défis sportifs à Londres.

Pour terminer, deux vues du départ de l’aviatrice Maryse Hilsz, à Istres lors du rais Paris-Saïgon au cours duquel elle abaissera le record féminin de 11 350 km en 92 heures 31 minutes et 30 secondes.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 13 octobre 1917

(JOUR 1168 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une ébauche d’armée polonaise en France va recevoir un drapeau polonais aux Invalides.

En 1914, la Pologne n’existe plus. Le territoire est inclus dans le Reich, l’Empire Austro-hongrois et l’Empire russe. Si bien que l’on va retrouver des Polonais se battant contre d’autres Polonais sur le front de l’Est mais aussi sur le front occidental où la diaspora polonais du Nord de la France combat dans l’armée française avec en face des Polonais enrôlés dans l’Armée allemande. cela se produira en Artois et dans les Flandres. En 1917, va se reconstituer une armée polonaise libre qui voit dans la chute des empires centraux l’opportunité de création d’un état polonais.

On a vu un gros ballon « Eléphant » dans le dernier Miroir. Voilà comment se termine souvent l’observation des lignes ennemies quand surviennent les avions adverses.

La lente descente en parachute.

C’est la guerre mais les exploits civils aériens continuent.

Ainsi le capitaine Laureati a-t-il réussi un raid sans escale entre Turin et Londres. Il est fêté par les aviateurs britanniques et des compatriotes italiens.

La double page centrale est un hommage à Georges Guynemer.

Il s’agit d’un dessin représentant les spectateurs de cette séance de cinématographie éplorés quand le visage de l’As des As apparaît sur l’écran. Une scène faisant très « image d’Epinal » !

Aux Etats-Unis, l’enrôlement des troupes continue. 

C’est le président Wilson qui dirige cette manifestation en faveur de l’engagement de volontaires.

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LA VIE AU GRAND AIR du 15 juin 1898 (n°6)

La première de couverture intérieure de La Vie au Grand Air montre un cavalier montant un pur-sang mais nullement pour des concours d’équitation. Il s’agit de cirque avec M. Molier, le gentleman-manager du cirque Molier. Le cirque un sport c’est certain mais sans l’esprit de compétition du sport.

En intérieur un article sur ce cirque qui va organiser un gala de bienfaisance à Paris et qui, tous les mercredis, ouvre ses portes au public pour ses entraînements. Ce cirque fondé par Ernest Molier (1850-1933) était installé rue de Bénouvelle à Passy, près du bois de Boulogne. On dit de lui que, lors des deux représentations annuelles, artistes et aristocrates se mélangeaient sur la piste, pour des numéros où les chevaux avaient la part belle, les chameaux montés aussi. On voit même un dessin d’escrime à cheval.

Deux sujets principaux dans ce numéro de La Vie au Grand Air. 

Le ballon libre l’Oernen, de M. Salomon August Andrée, nationaliste suédois, est partie de l’île des Danois dans le Spitzberg dans le but de survoler le Pôle nord.

la question que se pose le magazine est de savoir si l’aérostat reviendra.

Une vue de l’organisation dans cette île nordique…

mais tout de même des problèmes puisqu’on voit ci-dessous…

d’immenses rustines pur colmater quelques fuites d’hydrogène par le haut.

Pour communiquer, Andrée envoie des rouleaux semblables à celui-ci…

qui doivent permettre aux ours blancs d’avoir de ses nouvelles…car qui pourrait bien recevoir ces messages sur le désert blanc du Pôle nord, beaucoup plus vaste et résistant à la chaleur de l’été que de nos jours !

Exemple d’un message d’Andrée peu lisible !

L’expédition Andrée, partie en 1897, n’avait été assez sérieusement préparée, malgré les remarques des observateurs éclairés qui s’inquiétaient des faiblesses techniques: fuites d’hydrogène, méthode contestable des guideropes pour laisser le ballon voler près du sol, un équipement de survie totalement inadapté et créé en dépit du bon sens, sans essayer de s’inspirer du matériel utilisé par les peuplades vivant près de ces milieux extrêmes.
En 1898, quand cet article  de La Vie au Grand Air est écrit par Wilfrid de Fonvielle, on espère encore voir réapparaître Andrée et ses deux jeunes compagnons sur la banquise l’été revenu. Mais rien ne vint en 1898, ni en 1899, ni les années suivantes et le sort des aventuriers devint la source de tous les fantasmes et élucubrations des médias. C’est en 1930 que l’on comprit ce qui s’était passé quand les restes de l’expédition furent retrouvés par une autre expédition. La lecture du journal d’Andrée et les nombreux clichés pris par l’un des membres permirent de comprendre ce qui s’était passé.

La ballon s’était écrasé sur la banquise et les aventuriers avaient marché vers la mort qui était survenue sur l’île de Kvitova. A bout de force les hommes s’étaient éteints au début de l’automne 1897.

Autre sujet de ce numéro de La Vie au Grand Air, le tir au pistolet… de duel !

Bien sûr les coups sont tirés sur des silhouettes et non des adversaires.

La vainqueur de ce concours est un certain Léon Lecuyer, ici en pleine action.

Les tirs se déroulent par groupes.

A l’époque, les duels étaient choses courantes pour régler des questions d’honneur.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 11 mai 1937

A la une de ce Miroir des Sports du 11 mai 1937, un action particulièrement mouvementée devant le but strasbourgeois en finale de la Coupe de France au stade de Colombes. Sochaux a remporté le trophée majeur pour le football hexagonal en 1937 en battant Strasbourg 2-1.

Le titre de la page intérieure relatant cette finale Sochaux-Strasbourg.

Un instantané particulièrement bien réussi pris au moment où l’ailier sochalien Lauri, sur passe de Williams, vient de tromper le gardien strasbourgeois Schwartz pour une égalisation à 1 partout. Tout allait mieux pour les Doubistes qui bientôt ajouteront un autre but, celui de la victoire.

Des Sochaliens particulièrement heureux d’inscrire pour la première fois leur nom au palmarès de la Coupe de France.

Une finale fort moyenne aux dires de Gabriel Hanot, envoyé spécial du Miroir des Sports à Colombes, le dimanche 09 mai 1937.

Le Championnat de France ne faisait pas relâche ce même dimanche et se déroulait la 29ème journée et avant-dernière journée.

Les résultats sans les matches qu’auraient dû jouer les finalistes de la Coupe et leurs adversaires dont l’O.M.:

Le classement avant la 30ème journée et quelques matches en retard:

On comprend bien que Marseille est à un seul petit point du titre, à condition que ses adversaires fassent le plein de points. C’est presque joué !

Un peu d’aviation avec le point sur l’évolution des records pour des raids de longue distance:

Australie-Angleterre soit 15 900 km en un peu plus de 6 jours.

Dans l’autre sens, de par les vents portants, le record est sous la barre des 6 jours.

Le Cap-Angleterre soit 11 300 km en 4 jours et 20 minutes.

Seulement 3 jours et 6 heures dans l’autre sens.

Pour terminer, le Miroir des Sports se félicite du remplissage exceptionnel des stades à l’occasion des finales du rugby et du football disputées à une semaine de distance.
Il y avait foule à Long-Jumeaux à Toulouse pour voir Vienne soulever le Bouclier de Brennus, le 2 mai:

Colombes était tout autant plein à ras bord pour voir la victoire en Coupe e Sochaux le 9 mai:

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 13 avril 1937

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Actualité cycliste riche en ce milieu de mois d’avril 1937. La couverture du Miroir des Sports est consacrée aux fameux « Six Jours de Paris »au Vel d’Hiv. La grande épreuve de la piste parisienne.

Contrairement à ce qui se passa quand les 6 Jours furent relancés à Grenoble par exemple après les Jeux Olympiques de 1968, les coureurs couraient bien pendant 6 journées et se reposaient lors des relais. Pendant une semaine, ils ne quittaient pas le Vélodrome couvert et y vivaient comme dans un hôtel, sans luxe !

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La double page ci-dessus nous présente quelques scènes « d’intérieur ».

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Le coureur Letourneur accueille son enfant lors d’un moment de repos.

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Cet autre pistard Pecqueux, lui, s’entretient avec son épouse.

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Les coursiers mangent en bord de piste. Ici, l’ancien vainqueur du Tour de France 1933 Georges Speicher mange avec Wals, le futur vainqueur et Mithouard à pris place à leur table. Pendant ce temps, les coureurs en piste passent juste à côté.

Un sport cycliste très populaire comme en atteste la foule amassée our une course de côte sur les pentes du Mont-Faron qui domine Toulon.

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Des spectateurs qui paient de leur personne en montant puis redescendant les lacets à pied, bien entendu.

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En Bretagne, même engouement populaire lors du Circuit du Morbihan.

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Ici les coureurs passent entre deux haies de spectateurs à Audierne avant de rallier Douarnenez.

Pour terminer, une page d’aviation avec le raid réalisé par les Japonais.

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Sur l’appareil « Vent-de-Dieu », ils ont relié Tokyo à Paris via Hanoi en 3 jours, 22 heures et 18 minutes. Ce que les Français n’ont pu faire récemment, les Japonais Ihinouma et Tsukakoshi l’ont réalisé. Et on pense même que sans étape, l’avion pourrait battre ce record en joignant Tokyo à Paris en moins de 3 jours ! L’aviation en 1937 reste une activité sportive… pour peu de temps encore.

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