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LA VIE AU GRAND AIR du 15 juin 1898 (n°6)

La première de couverture intérieure de La Vie au Grand Air montre un cavalier montant un pur-sang mais nullement pour des concours d’équitation. Il s’agit de cirque avec M. Molier, le gentleman-manager du cirque Molier. Le cirque un sport c’est certain mais sans l’esprit de compétition du sport.

En intérieur un article sur ce cirque qui va organiser un gala de bienfaisance à Paris et qui, tous les mercredis, ouvre ses portes au public pour ses entraînements. Ce cirque fondé par Ernest Molier (1850-1933) était installé rue de Bénouvelle à Passy, près du bois de Boulogne. On dit de lui que, lors des deux représentations annuelles, artistes et aristocrates se mélangeaient sur la piste, pour des numéros où les chevaux avaient la part belle, les chameaux montés aussi. On voit même un dessin d’escrime à cheval.

Deux sujets principaux dans ce numéro de La Vie au Grand Air. 

Le ballon libre l’Oernen, de M. Salomon August Andrée, nationaliste suédois, est partie de l’île des Danois dans le Spitzberg dans le but de survoler le Pôle nord.

la question que se pose le magazine est de savoir si l’aérostat reviendra.

Une vue de l’organisation dans cette île nordique…

mais tout de même des problèmes puisqu’on voit ci-dessous…

d’immenses rustines pur colmater quelques fuites d’hydrogène par le haut.

Pour communiquer, Andrée envoie des rouleaux semblables à celui-ci…

qui doivent permettre aux ours blancs d’avoir de ses nouvelles…car qui pourrait bien recevoir ces messages sur le désert blanc du Pôle nord, beaucoup plus vaste et résistant à la chaleur de l’été que de nos jours !

Exemple d’un message d’Andrée peu lisible !

L’expédition Andrée, partie en 1897, n’avait été assez sérieusement préparée, malgré les remarques des observateurs éclairés qui s’inquiétaient des faiblesses techniques: fuites d’hydrogène, méthode contestable des guideropes pour laisser le ballon voler près du sol, un équipement de survie totalement inadapté et créé en dépit du bon sens, sans essayer de s’inspirer du matériel utilisé par les peuplades vivant près de ces milieux extrêmes.
En 1898, quand cet article  de La Vie au Grand Air est écrit par Wilfrid de Fonvielle, on espère encore voir réapparaître Andrée et ses deux jeunes compagnons sur la banquise l’été revenu. Mais rien ne vint en 1898, ni en 1899, ni les années suivantes et le sort des aventuriers devint la source de tous les fantasmes et élucubrations des médias. C’est en 1930 que l’on comprit ce qui s’était passé quand les restes de l’expédition furent retrouvés par une autre expédition. La lecture du journal d’Andrée et les nombreux clichés pris par l’un des membres permirent de comprendre ce qui s’était passé.

La ballon s’était écrasé sur la banquise et les aventuriers avaient marché vers la mort qui était survenue sur l’île de Kvitova. A bout de force les hommes s’étaient éteints au début de l’automne 1897.

Autre sujet de ce numéro de La Vie au Grand Air, le tir au pistolet… de duel !

Bien sûr les coups sont tirés sur des silhouettes et non des adversaires.

La vainqueur de ce concours est un certain Léon Lecuyer, ici en pleine action.

Les tirs se déroulent par groupes.

A l’époque, les duels étaient choses courantes pour régler des questions d’honneur.

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LA VIE AU GRAND AIR du 28 avril 1901.

La Vie au Grand Air a fait son chemin. On est au numéro 137 du 28 avril 1901. Et on parle football à la une.
Football ou plutôt football-association, suivant la terminologie de l’époque. Deux vues d’un match parisien entre le Standart Athletic Club qui a disparu et le HAC qui lui existe toujours, le Havre Athletic Club, le club doyen du football français. Normal, c’est dans ce port qu’arrivaient les Britanniques et ils y amenèrent immédiatement leur sport favori qu’ils venaient d’inventer.

Où a lieu ce match ? L’histoire et la Vie au Grand Air ne le dit pas mais certainement à Paris puisqu’au fond de la photo du haut, on aperçoit au loin, la Tour Eiffel.

L’équipe du Standart:

et celle du HAC.

Un phase du match sur laquelle on voit un journal du Standart pousser le ballon devant lui, dribbler dirait-on de nos jours.

Le commentateur parle plutôt de: un coup de pied du Standart.

Autre sport même si on parle plutôt de music-hall dans l’article: le cirque.

Une pyramide humaine pour les Jeux Icariens à cheval… aériens ou voltige ! Les Frediani sur l’image.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 septembre 1917

(JOUR 1140 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des infirmières transportent une ouvrière qui a perdu sa main dans une usine d’armement. La scène se passe en Angleterre et le roi George V vient de remettre une médaille à la jeune femme handicapée.

Dans ce numéro 148 de J’ai vu en date du 15 septembre 1917, nombre de nouvelles concernent les troupes anglo-saxonnes.
Ainsi sur le front anglais, on retrouve Charlot et le cirque Barnum pour distraire les troupes.

Mais le personnage en Charlot en bas à droite ne ressemble guère à Chaplin. N’est-ce pas plutôt un des nombreux imitateurs du personnage de Charlot qui foisonnaient après les premiers films de Charlie Chaplin ?

Des aviateurs anglais en pleine action de mitraillage et de bombardement.

Encore rudimentaires les méthodes employées !

La guerre a 3 ans et nombre de camions automobiles ont déjà fait leur temps, atteint par la limite d’âge, les tirs ennemis ou les conditions de travail trop délicates.

On voit ci-dessus un immense cimetière de camions usagés, vaste champ de pièces détachées mais aussi de métaux destinés à être réutilisés. Les débuts du recyclage !

Les troupes du général Anthoine ont relevé les Belges sur le front des Flandres.

On nous présente une attaque en double page centrale, attaque réelle ou fictive ?

Le ravitaillement est amené par les camions automobiles ou hippomobiles. Dans des lieux escarpés comme les Vosges, ce sont plutôt d’autres moyens qui sont utilisés.

Et là les mulets jouent un rôle très important. Ce sont des bêtes de somme très efficaces pour ces reliefs et fort endurantes face aux difficultés et au climat.

Dans les Vosges avaient aussi été installés des téléphériques et des wagonnets pour les pentes les plus rudes. A l’Hartmannswillerkopf, les Allemands avaient également installés un téléphérique de la plaine d’Alsace au sommet disputé.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de 36: LE MONDE ILLUSTRÉ du 26 décembre 1936

De la relativité des choses dans ce bas-monde:

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A Londres, ces chimpanzés savants passionnent autant les Britanniques que l’abdication du Roi. Choquant !

Actualité politique internationale avec de nouvelles images du traité germano-nippon. Autour de la table des négociations, les plénipotentiaires ont le sourire….

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et la population japonaise (peut-être triée du le volet) fait le salut fasciste.

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En France on essaie de se faire de nouveaux amis dans une Europe attirée par l’exemple fasciste. Ainsi l’accueil de M. Antonesco, par Léon Blum lui-même, Roumain de son état mais qui prendra plus tard, une direction totalement opposée à ce qu’attendait la France.

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Pas grand chose sur la Guerre d’Espagne si ce n’est de nouvelles destructions à Madrid comme l’atteste cette vue d’une entrée du métro à la Puerta del Sol sur laquelle a explosé un obus rebelle.

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On attend toujours la chute de Madrid…. tout en comprenant que la guerre sera longue.

On a vu, il y a quelques mois, une vue semblable d’une station de métro à Paris, ouverte par une bombe lancée d’un Zeppelin, en 1916.

 Le reste des articles présentés ici fait plus dans la fantaisie.
Des vélos futuristes…

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dont le seul qui aura une réalité commerciale sera cette bicyclette pliante, conçue par un ingénieur allemand de Berlin, M. Zanchka.

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Personnages de cirque, ces femmes contorsionnistes…

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Impressionnant !

Pour terminer, le rébus de la semaine…

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et la solution de celui de la semaine précédente !

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Déjà difficile à comprendre quand c’est écrit normalement !

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 22 juillet 1916

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(JOUR 721 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture de ce numéro, on peut lire en titre: Le service sanitaire pendant la bataille. On y voit un blessé (léger) évacué vers l’arrière. Cet homme se sert de son fusil comme béquille. Pour qui prend-on le lecteur en parlant de bataille sur cette photo, avec une ambulance présente si près du front

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DSCN4786Le Portugal entre en guerre. Les troupes portugaises s’embarquent pour le Mozambique et reçoivent le salut du chez de l’Etat, Bernardino Machado. Sur la 4ème vue, nous sommes en Italie qui commémore, à Rome, le 57ème anniversaire de la bataille de Solférino.

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On les avait vu débarquer à Marseille, il y a peu. Voici les troupes indochinoises (annamites disait-on à l’époque) lors d’une prise d’armes. On retrouve dans ces unités des laotiens, des cambodgiens, des annamites (vietnamiens) qui sont des soldats aussi combattifs que les Japonais.

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Paysage dévasté de Champagne. Le bois de pins a été rasé.

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Le cirque Pinder étant au chômage technique, un de ses éléphants, Toby, est utilisé comme bête de somme.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 15 juin 1916

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(JOUR 684 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La crise du papier sévit aussi en Allemagne. Les Allemands coupent de gros arbres de forêts des territoires occupés en France et en Belgique pour que les troncs soient envoyés en Allemagne. Ce qui fait dire au commentateur de la photo: Ils emportent tout, même les arbres !!!

Les animaux de trait étant bien souvent réquisitionnés par l’armée, les éléphants du cirque Pinder sont occupés à tirer les charrues dans ce champ d’un village du Tarn-et-Garonne.

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Vraiment original !

Moins original, ces vues des champs de bataille de Champagne avec…

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des cimetières français, des morts allemands abandonnés et des paysages détruits ! Tout comme ces images de destructions ici et là (la seconde photo étant celle de Reims)

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D’autres tranchées mais pour l’entraînement des hommes, en Algérie, à Blida.DSCN4040

La mort de l’ancien gouverneur de la place de Paris, le général Gallieni, récemment décédé et l’affiche qui annonce  sa disparition.

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Pour terminer, La Guerre Photographiée revient sur les soldats russes arrivés il y a peu à Marseille pour retracer leur périple de Moscou jusqu’à leur destination. Quel voyage !

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Départ de Moscou le 03 février 1916

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Les hommes ont pris le transsibérien. Une halte en Sibérie.

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Sur le lac Baïkal gelé.

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En Mandchourie, toujours sur le transsibérien, le 20 février.

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Fraternisation des Russes et des Japonais, bien loin de Moscou… et de Marseille !

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Après le train, le bateau: escale à Saïgon.

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Escale à Singapour.

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Et à Ceylan avec un petit défilé pour se dégourdir les jambes !

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Le passage du canal de Suez.

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Au large de la Corse, méfiance ! Les sous-marins allemands rodent ! Tout le monde enfile son gilet de sauvetage.

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Gros temps en Méditerranée !

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Et enfin, 3 mois plus tard, débarquement à Marseille avec pour comité d’accueil des prisonniers allemands lançant les passerelles.

Quelle aventure pour ces jeunes Russes dont certains ne devaient pas être sorti de leur village !

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