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ANCôNE… JEP 2019… AÉRIA et l’ÉCOLE…

JEP comme Journées Européennes du Patrimoine. Pas d’expo cette année… on attend que la Maison du Patrimoine puisse être fonctionnelle, ce qui devrait être le cas l’an que ven !

Jeudi 19, ouverture des JEP pour une balade patrimoniale autour de La Roche-Saint-Secret-Béconne et du rocher des Aures, sur la pente de la Lance. Pourquoi ce lieu ? Vous allez le comprendre en lisant la suite…

Départ d’Ancône à 7h15, devant l’Agence postale communale.

Le paysage qui vous sera donné d’admirer depuis le Rocher des Aures.

Vendredi 20, ouverture des JEP au village, en soirée, avec une conférence de Janick Roussel, docteure en archéologie, qui nous parlera de la mystérieuse cité d’Aéria. C’est le géographe grec Strabon qui a été à l’origine de cette histoire. Né vers 60 avant notre ère et décédé au tout début de celui-ci, admiratif de Rome, il a parcouru les immenses territoires contrôlés par la cité et a rendu dans sa Géographie une photographie assez précise des terres qu’il a visitées.

Sauf que dans notre région, entre Avignon et Valence, il a rencontré une cité importante, installée sur un promontoire et précédent un défilé, habitée de plus de 10 000 personnes et à laquelle il a donné le nom d’Aéria…. une cité aérienne en quelque sorte !

A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, quand l’intérêt pour les choses anciennes prit de l’essor, les historiens et archéologues commencèrent à se déchirer sur la localisation de cette ville.

La suite… rendez-vous à Ancône, salle Tauleigne, le 20 septembre à 20 heures…

Samedi 21, suite des Journées Anconaises avec Valentine Compagnie que nous avons déjà accueilli pour un spectacle théâtral sur la Grande Guerre.

Cette année, ce sera l’École, le thème de la représentation.
Ancône a abandonné à la rentrée dernière, il y a quelques jours, la vieille école du village datant de Jules Ferry, pour un groupe scolaire flambant neuf. Quoi de mieux qu’un spectacle vivant pour évoquer cette transition…?

Centre Claude Allain, 20 heures, entrée 10 euros.

Programme des festivités à Ancône.

 

 

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Connaissez-vous la FULIGINOCHRONOLOGIE ?

Manifestement le correcteur orthographique du Mac, non !

Personnellement, il a fallu que j’assiste à une conférence des Journées Préhistoriques de Malataverne (quelques kilomètres au sud de Montélimar) pour savoir ce que c’était que cette science initiée par une doctorante à la Sorbonne, Ségolène Vandevelde, membre de l’équipe de fouilles de la grotte Mandrin.

La grotte Mandrin est située sur le flanc de Roucoule, un des trois sommets de Malataverne…

…qui domine l’entrée de l’autoroute A7 de Montélimar-sud.

 La Fuliginochronologie est donc l’étude des suies, les résidus laissés par la combustion. En effet, à l’instar des millions de véhicules venus de toute l’Europe circulant sur l’autoroute de la vallée du Rhône, les hommes de la préhistoire produisaient des fumées, certes, en quantité minime, eux, quand ils s’arrêtaient sous le porche de la grotte Mandrin… pour se chauffer, le climat de l’époque étant polaire (Ah les heureux temps… après les suées qu’on a prises il y a peu !)… pour faire cuire les viandes de leurs repas… pour incinérer leurs morts… on ne sait pas trop pour l’instant.

Ces suies se déposaient sur le plafond de la grotte puis étaient recouvertes de calcite, puis à nouveau de suies au passage suivant des visiteurs sapiens et ainsi de suite, c’est le cas de le dire.

Par la suite, ces morceaux de calcaire recouverts de suie et de calcaire chutaient sur la couche archéologique et ont été conservés jusqu’à nos jours où les chercheurs travaillant sur le site autour de Ludovic Slimak du CNRS. Conservé en parfait état au point où le nez de la doctorante arrive à sentir les odeurs de bois, celles de graisses.

Ségolène ramasse donc ces petits morceaux de plafond et arrive à les faire parler.

Les résultats sont extraordinaires puisqu’elle arrive à trouver des séquences d’occupation de la grotte Mandrin par l’homme préhistorique d’une remarquable précision. Alors que la Carbone 14 date les objets de 500 à 2000 ans près pour des périodes si reculées, elle est parvenue à mettre en exergue 18 passages de sapiens sur quelques années vers 42 000 ans ! ! En arrivant aussi à savoir en quelle saison la grotte a servi d’Ibis Budget pour ces visiteurs de passage.

Un bon en avant phénoménal pour la préhistoire. A suivre… après la campagne de fouilles 2019 à la grotte Mandrin.

Le logo de l’association ArchéoMala s’occupant de cette grotte, oeuvre de l’artiste Benoît Loche.

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