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Le VAUCLUSE dans l’ANNUAIRE de juillet 1928

L’annuaire 1928 du Vaucluse ne compte pas plus de 22 pages soit moins que la Drôme.

A Caderousse, on ne compte que quatre lignes reliées au réseau.

La Mairie, Chabrol un marchand de grains, Roche qui tient un hôtel et café du Cheval-Blanc et Le châtelain de l’île de la Piboulette, un certain Joseph de Lafarge (de la famille des cimentiers ?).

Aucune fabrique de balais (et Dieu sait s’il y en avait à Caderousse !) n’est connectée au réseau téléphonique comme on pourrait dire de nos jours. C’est peut-être la raison pour laquelle on trouve autant de lettres émanant de celles-ci sur le marché du vieux papier et des factures.

Un petit tour à Orange et Avignon pour voir les unités militaires présentes après les restructurations de l’après-Grande Guerre.

A Orange, ville de garnison s’il en est, on trouve le 7ème Régiment de Spahis, le 15ème Régiment du Train des équipages et le 39ème Régiment d’artillerie de Campagne. L’artillerie était présente en 1914 mais pas les autres unités.

A Avignon, on retrouve le 7ème Régiment du Génie de la caserne Hautpoul par contre à la caserne Chabran, ce n’était plus  le 58ème Régiment d’Infanterie mais le 141ème R.I.

Un petit tour dans l’annuaire m’a fait m’arrêter du côté d’Oppède, au pied du Luberon.

Trois seuls abonnés mais l’un d’eux laissa son nom à la postérité: le docteur Roumagoux. Pas dans le monde de la médecine mais dans celui du football amateur vauclusien. En effet, une coupe réservée aux clubs des séries inférieures du district Rhône-Durance porte son nom et la finale se joue traditionnellement à Oppède. Roumagoux était, il me semble, un généreux donateur pour le football départemental.

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La DRÔME dans l’ANNUAIRE de juillet 1928.

Suite de l’article sur le « gros » annuaire regroupant les abonnés du téléphone de 7 départements du Sud-Est avec une loupe sur celui de la Drôme.


En tout honneur, tout seigneur, Ancône qui a tout simplement été oublié de la liste des communes.

En effet, entre Ambonil et Andancette aurait dû figurer Ancône… On peut en déduire que le téléphone n’était pas arrivé jusqu’au bord du Rhône dans le village. De là à complètement occulter le village !

A Montélimar, environ deux cent cinquante abonnés étaient recensés. Parmi eux une personnalité connue en France et dans la Monde que l’on pouvait obtenir en demandant à l’opératrice le 2.23…

… l’ancien Président de la République Emile Loubet, demeurant rue Quatre-Alliances. Pas pour longtemps puisqu’il allait disparaître l’année suivante.

Montélimar, c’est le Nougat, cette friandise à base de miel et d’amandes que l’on collectait en abondance dans le secteur. On retrouve trois nougatiers à la lettre N…

…Arnaud Soubeyran, le Sphinx et la marque Vieille France et Canard Sauvage. Ce ne sont pas les seuls puisque d’autres confiseurs sont inscrits à la lettre de leur patronyme. Vous pouvez chercher dans la liste des (environ) deux cent cinquante lignes ci-dessous. Revenons une seconde sur le document ci-dessus avec le numéro de l’Office National Météorologique situé tout près d’Ancône et de l’aérodrome qui avait été créé il y a peu. On devait composer le 1.88 pour connaître le temps qu’il allait faire. La station météo existe toujours au même endroit mais le ministère de tutelle souhaiterait bien s’en débarrasser.

La liste des numéros de Montélimar.

De A à BRO

Un tissage de soieries (Avond), une filature (Bérenger au Serre du Parc près de l’Homme d’Armes), un cinéma le Palace tenu par un certain Allette…

De BRO à COT

Pas moins de huit cafés dont certains existent encore mais plus le Miland sur le boulevard Marre-Desmarais devenu une succursale de banque après malgré pétitions, le Nougat Chabert et Guyot, la filature Brousse avenue de Rochemaure et rue Quatre-Alliances l’avocat Chancel qui se lancera plus tard dans la politique, la Chapellerie Montilienne quia laissé son nom à un quartier, route de l’hôpital (moderne), le Collège de Garçons dans la grand-rue, là où se trouve la poste et la sécu actuellement.

De COU à HÔP.

Le 52ème R.I. est toujours montilien, Delavant est pâtissier et pas encore nougatier, par contre le confiseur Duclot fait-il aussi des nougats ?, on trouve un soyeux chemin des Charmettes, Gineste-Lachaze, comme pour une filature, l’Homme d’Armes est regroupé avec Montélimar comme on peut lire avec la Société de Chaux et Ciments.

De HOS à MAR

Le photographe Joguet qui nous laissé nombre de clichés, pas moins de sept hôtels dont l’Hôtel de la Poste, place d’Aygu pas encore devenu le Relais de l’Empereur, la rédaction du Journal de Montélimar dans la rue Sainte-Croix, les nougats Lombard boulevard Marre-Desmarais.

De MAR à REB

Un autre café-restaurant, veuve Mazade rue Saint-Gaucher, les nougats Miche fils cadet, les célèbres cartonnages Milou du boulevard du Pêcher qui disparurent dans les années 70-80, le garage et cycles Moulin place d’Aygu délocalisé certes mais toujours existant comme concessionnaire Peugeot, Proton, docteur en médecine à Saint-Géry (plutôt sous-Géry) où vécut mon beau-frère Roland.

De REB à WOL.

Encore un nougat, Henry Reboul, un autre café glacier Royère au Fust, Tavan filature de le rue Roserie et soyeux boulevard Saint-Gaucher, un autre soyeux dans la Grande-Rue, Thorent, le transporteur Teste déjà présent rue Adhéra (Gineys descendra de la Haute-Ardèche plus tard), Villard un autre transporteur à Sarda,

A lire attentivement et à commenter !

Alors que l’annuaire de Montéliamr couvre une page et demie, Romans fait trois pages et demie et Valence cinq pages.
A Valence justement, on peut noter qu’elle avait toujours vocation d’être ville de garnison avec pas moins de trois unités…

… le 184ème Régiment d’Artillerie, le 66ème Régiment de Tirailleurs et le 504ème Régiment de Chars de Combat. D’où l’utilité du Polygone d’artillerie dans la cité.

 

 

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Un seul ANNUAIRE en Juillet 1928… pour 7 départements du Sud-Est !

Et il n’est pas si volumineux que cela ! 246 pages dont quelques unes de publicités. A la vue de la couverture, on croirait qu’il s’agit de l’annuaire de l’Ardèche mais en feuilletant on s’aperçoit que six autres départements sont contenus.

La Drôme (26 pages) et le Vaucluse (22 pages) seront traités dans des articles séparés mais aussi…

…le Gard (26 pages)…

…la Loire (52 pages avec de grandes villes Saint-Etienne et Roanne)…

…la Haute-Loire (16 pages peu peuplée)…

…et l’Isère (58 pages avec Grenoble et Vienne).

Juste un petit détour en Isère par La Sône, non loin de Saint-Marcellin et de la frontière de la Drôme, au bord de la rivière Isère avec un magnifique pont suspendu et les restes d’un autre détruit par faits de guerre, où nous résidâmes au début du règne Merckx sur le Tour de France.

En 1928, à La Sône, 12 abonnés au téléphone…

…avec des usines se servant de l’eau du plateau de Saint-Marcellin descendant vers l’Isère, la tannerie André et Barnasson, les minotiers Griot et Rigaudin, le tissage et le moulinage de soie Laurent, le tout dominé par le château de Combelongue et le château féodal en bordure du plateau. Entre 1969 et 1971, les usines textiles fonctionnaient toujours et les minotiers avaient peut-être été remplacés par les plastiques Reffay.

Revenons à l’Ardèche (22 pages) et à la proche région de Montélimar sur la rive droite.

En 1928, Meysse n’avait alors que deux abonnés…

…deux filatures, celle de Jules Simon où est installé maintenant la Fabrique de l’Image de Tristan Zilberman et celle du couvent des religieuses qui plus tard devint une maison d’accueil de jeunes filles.

A Rochemaure, ce n’était guère mieux avec quatre abonnés…

…dont deux lignes pour Privat de Fressenel, descendant du bâtisseur du premier pont suspendu sur le Rhône en 1843 et industriel au Prieuré, à côté des sources: la ligne professionnelle et la ligne privée.

A noter la filature de M. Bérenger située à la sortie du pont et où allaient travailler des ouvrières d’Ancône.

Le Teil comptait alors quarante-quatre lignes dont trois pour le PLM avec le grand dépôt.

Quelques remarques: la menuiserie Avon dont un descendant deviendra maire qui connaîtra une fin tragique; Lafaye, viticulteur,  pourtant implanté sur Montélimar, non loin du pont mais qui dépend du Teil; Sibille fournisseur de fers industriels qui avait commencé son commerce en Ardèche avant de traverser le Rhône pour devenir une grande enseigne montilienne (le nom n’apparaît pas dans l’annuaire de Montélimar).

Pour terminer, Viviers avec 20 abonnés.

L’évêché bien entendu relié à Dieu par les prières mais aussi aux hommes par le téléphone, les Pavin de Lafarge, une grande famille industrielle,  devenue de nos jours une multinationale dans le ciment qui à l’instar de Privat de Freissenet à Rochemaure a deux lignes, la professionnelle et la privée au château de Sainte-Concorde. Une autre usine à chaux existait, la société de Sainte-Aule, peut-être au hameau de Saint-Alban sur la route d’Aubenas.

A suivre avec l’annuaire de la Drôme…

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 21 janvier 1917

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(JOUR 902 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On l’avait presque oublié mais le vieux roi Pierre 1er de Serbie est toujours en vie même s’il a quitté son trône pour laisser régner son fils Alexandre 1er. Ici, il vient visiter le camp retranché de Salonique où les troupes serbes combattent au côté des Français et des Britanniques. Deux rois sans royaume.

On a renfloué le croiseur allemand Emden dont la carcasse rouillait dans le Pacifique, près des Îles Cocos, on en avait parlé il y a quelques mois.

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C’est dans le Miroir du 27 décembre 1914 que ce naufrage avait été relaté et ce sont les Australiens qui ont décédé de récupérer toute cette ferraille.

La bataille de Verdun est terminée depuis quelques semaines. c’est l’occasion de montrer les lieux alors que la canonnade s’est arrêtée. C’est le fort de Douaumont, repris en octobre, symbole de la « victoire » française qui fait la une avec 4 photos:

-les environs

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un décor lunaire… en plus dangereux.

-L’intérieur

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bien édulcoré avec la vie n’était pas aussi idyllique !

Un instantané comique:

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Des observateurs allemands ont été surpris par la présence d’un appareil photo et se sont découverts devant la petite chambre noire. Entre les 2 lignes, un canal, nombreux dans le Nord de la France.

Ces hommes vont être passés par les armes:

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On nous les présente comme des espions autrichiens pris près des lignes russes. Après un dernier entretien avec un prêtre…

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le jugement est exécuté !

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En vrac, des images moins lourdes d’une guerre faite de tout:

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Une barricade bien inutile à Verdun, hier comme aujourd’hui.

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Un Poilu français en Grèce se prenant pour Diogène dans ce cagna original, un énorme panier à grains.

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Les Japonais fabriquent ces canons gigantesques pour les Russes.

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La prière d’un Poilu musulman.

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L’héroïque personnel des Postes de Soissons, les P.T.T., pour leur conduite pendant la bataille.

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Un cours de VÉRIFICATEUR des PTT à PARIS en avril-mai 1963

En 1963, mon père décida de passer le concours de Vérificateur à la Poste. Après des débuts de facteur à Caderousse auprès de son père, lui aussi dans les Postes, il eut son premier poste à Espeluche dans la Drôme. RD comme on disait à l’époque, ce qui signifiait Receveur-Distributeur. Le postier faisait la tournée le matin puis ouvrait le bureau aux usagers l’après-midi. La tête et les jambes. Un sport complet !

Après de nombreuses révisions qui me permirent d’apprendre par coeur la liste des départements avec le nom des préfectures, sous-préfectures… il réussit donc le concours de Vérificateur… des tournées, VEDT disait-on. Chef des facteurs en quelque sorte et il partit donc à Paris pour un trimestre suivre les cours de formation à ce nouveau métier.

Comme la poste d’Espeluche était occupée par un remplaçant pour la durée de ce stage, nous nous retrouvâmes avec ma mère à Caderousse chez mes grands-parents et je connus pendant ce dernier trimestre de l’année scolaire 1962-63 la classe de Mme Aubépard dans un bâtiment qu’occupe maintenant le club du 3ème Age. Un peu perdu dans une grande école non mixte et pas forcément une expérience inoubliable !

Voici donc une photo du groupe de stagiaires de ce stage de Vérificateur à Paris.

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26 stagiaires venus de toute la France. Mon père apparaît au 3ème rang, au-dessus de la personne assise la plus à droite sur cette photo qui lui avait envoyé un collègue qui avait écrit un message au dos. Il garda un excellent souvenir de ce séjour parisien, ce qui ne veut pas dire qu’il nous emmena l’été suivant ni ceux d’après, visiter tous les monuments qu’il avait pu voir et qui étaient si bien !

Quant aux conséquences de ce stage… il n’y en eut pas puisque mon père refusa toutes les promotions qui s’offrirent à lui, dont une à Bourg-en-Bresse… le trop grand nord pour ce Caderoussier qui ne souhaitait pas trop s’éloigner ni ses digues… ni de ses parents ! Ah ! si la classe 45 avait été appelée !

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Classé dans CADEROUSSE, Photographie