Archives de Tag: radio

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 3 mars 1918

(JOUR 1309 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une fois n’est pas coutume, on nous présente une réalisation allemande dans un sens positif. Ici, une importante installation de TSF (radio) à Nauen, ville située à 30 km à l’ouest de Berlin. Cette immense antenne mesure 260 mètres de haut et peut recevoir des messages envoyés depuis 10 000 km.

En Grande-Bretagne, le roi George V reçoit des héroïnes de la guerre…

…qui sortent ici de Buckingham-Palace.

Mais qui sont ces héroïnes ? L’article reste très vague sur ce sujet.

Des vues d’Alsace.

Le Président du Conseil visite un village alsacien libéré (toujours le même ? Thann ?).
Sur les sommets des Vosges, c’est l’hiver et les Alpins se déplacent à ski.

Passons en Italie où les Français aident les troupes italiennes.

A Padoue, la chapelle des Carmes a eu à souffrir des bombardements de l’aviation autrichienne.

Le Piave est toujours considéré par l’Etat-Major comme la ligne de défense ultime.

Sur les vues, on voit toutes les défenses lacustres, les pieux plantées dans les eaux et les canonnières italiennes sur les flots.

Tandis que les chasseurs français défilent pour se rendre aux fronts…

…les femmes employées à creuser les tranchées italiennes s’interrompent dans leurs taches.

Les Américains sont là depuis plusieurs mois et déjà les premiers grands blessés américains sortent des hôpitaux où ils se sont liés d’amitié avec les homologues français.

Le front belge entre Dixmude et Ypres depuis le ciel.

Chaque trou correspond à l’explosion d’une bombe et chaque cratère est rempli d’eau dans ces zones marécageuses.

Le camouflage est important dans cette période d’atermoiements.

Ici routes et voies ferrées sont dissimulées des regards adverses par des filets de camouflage. Ce qui va permettre aux renforts de progresser en toute discrétion.

Pour terminer, un bien beau feu d’artifice…

Les explosions de grenades incendiaires.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 25 février 1917

dsc01380

(JOUR 930 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pour commencer, une vue d’Italie où on plutôt l’habitude de paysage montagnard. Rien de cela aujourd’hui avec ce bateau en golfe de Trieste où le prince héritier vient remonter le moral des troupes et des marins italiens.

Un numéro sans grande idée directrice mais qui va être particulièrement international.
Hommage aux Alsaciens-Lorrains, sujets allemands qui s’engagent dans l’Armée française.

dsc01382

Ici, l’Armée rend hommage au maire de Dannemarie, M. Beck, dont le fils engagé volontaire vient d’être tuyau champ d’honneur. Habituellement les Alsaciens-Lorrains étaient recrutés dans la Légion Etrangère.

Horreur ! les Barbares !

dsc01383

Une double page de portraits de prisonniers allemands, se voulant certainement horribles (Quelques physionomies particulièrement typiques et pittoresques de soldats allemands… dit la légende). Plutôt bien tenus pour des prisonniers de guerre et bien moins « poilus » que nos Poilus !

En Grèce, l’armée favorable au roi (et aux Allemands) se retire en Péloponnèse en traversant le canal de Corinthe.

dsc01384

La vue la plus classique de ce passage aérien au dessus du canal.

Instruction de nouvelles recrues en Russie.

dsc01386

Dans la neige et le froid. On nous présente cela comme des scènes de guerre… mais cela ne « fait » pas très vrai !

Ces soldats britanniques , eux, c’est de la chaleur qu’ils doivent se prémunir. Nous sommes en Irak et les troupes anglaises reprennent leur marche en avant face aux Turcs, le long du Tigre. Après la chute de leur camp retranché à Kut-el-Amara (160 km au sud-est de Bagdad), le 19 avril 1916, les Britanniques se sont réorganisés et leur puissante attaque des 22 et 23 février 1917 leur permettra de reprendre définitivement la ville.

dsc01387

On n’en est pas encore là avec la lenteur des informations dans la presse française mais les Turcs subissent des revers sur ce terrain d’opération.

Par contre, apparition d’un taube survolant un ring improvisé de boxe crée une belle panique chez les acteurs et spectateurs !

dsc01388

Une manifestation patriotique à Londres avec fanfare, certainement pour recruter des volontaires pour le front français.

dsc01390

Pour terminer, les Etats-Unis en plusieurs dossiers:

1- la découverte d’un puissant émetteur radio dan une île du New Jersey, l’île Hickory,…

dsc01381

… un émetteur capable de communiquer des informations jusqu’en Allemagne ! Une belle réalisation des espions allemands soutenus par les émigrés américains venant d’Allemagne et représentant une forte diaspora.

2-les rescapés du paquebot SS California coulé par un sous-marin U-boat allemand lors de sa liaison commerciale entre Glasgow et New York, le 7 février 1917.

dsc01385

De retour en Ecosse, les survivants sont pris en charge et les marins rescapés touchent leur paie aux bureaux de la compagnie Anchor Line. Cette acte de piraterie coutera la vie à 5 personnes lors de l’explosion des 2 torpilles envoyés par le sous-marin, puis celle de 36 autres voyageurs et membres de l’équipage lors d l’évacuation du bateau. Le paquebot avait été lancé en 1907.
3-le lancement en grande pompe du chantier du futur super-cuirassé « California » (lui aussi) dans les chantiers navals de Mare Island en Californie.

dsc01389

Commandé le 28 décembre 1915, il verra sa quille posée le 25 octobre 1916. Il ne connaîtra pas le feu pendant la Première Guerre Mondiale puisqu’il sera lancé le 20 novembre 1919. Par contre, il sera coulé sans pouvoir se défende lors de la première bataille à laquelle il assistera, l’agression japonaise de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, entraînant les Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale. Renfloué, il sera tout de même actif dans la bataille du Pacifique en 1944.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 12 juillet 1936

Un seul titre dans le kiosque du 12 juillet

DSCN4531

L’Intransigeant qui a demandé à l’écrivain Jules Romains (« Les hommes de bonne volonté ») de prêter sa plume au journal pour un reportage aux Etats-Unis à New York.

Le Tour de France en est à sa 5ème étape Belfort – Evian. Un randonnée de tout de même presque 300 kilomètres avec le franchissement du col de la Faucille. Une course partie à 6 heures et quart du matin pour une arrivée 9 heures et demie plus tard au bord du Léman.

DSCN4532DSCN4533

La page sportive est barrée sur 8 colonnes par le titre qui célèbre la victoire du René Le Grévès…

DSCN4534

alors âgé de 26 ans et qui connaîtra une fin tragique suite à un accident de ski, 10 ans plus tard.

Archimbaud pour sa part conserve le maillot jaune et pose pour la marque Perrier après l’arrivée de l’étape.

DSCN4539

Autre vue du Tour, mais datant de 2 jours, celle de la foule au sommet du Ballon d’Alsace, première difficulté du Tour de France entre Metz et Belfort.

DSCN4538Cette vue prise depuis l’avion de Pernod fils demandait un délai supplémentaire avant sa publication.

Dans cette page L’Intran Voir, la moitié est consacrée à une expédition française en Himalaya.

DSCN4537

Cette expédition avait pour but d’affirmer la présence française sur les sommets où déjà excellaient les Italiens, Allemands et Britanniques. Dirigée par Henry de Ségogne, elle avait pour objectif de grimper un des 14 « 8 000 » de la planète, le Karakoram. Déjà, Marcel Ichac filmait l’exploit… qui n’en fut pas un, les hommes de tête Pierre Allain et Jean Leininger étant bloqués à 7 100 mètres par l’arrivée précoce de la mousson. Il fallut attendre 1950 pour que la France entre dans la cours des grandes nations de l’alpinisme et la victoire (controversée) de Maurice Herzog à l’Annapurna.

Enfin, si de nos jours, on consulte la page TV pour savoir de quoi sera faite notre soirée, à l’époque, c’était la page radio qui annonçait des distractions familiales….

DSCN4536

pour ceux qui avaient la chance de posséder un poste de TSF, assez couteux alors !

Poster un commentaire

Classé dans Journaux

Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 20 avril 1916

DSCN1855

(JOUR 628 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La première de couverture rend hommage (pour une fois) à des personnes très utiles pour les Poilus: le service de santé des Armées. Ici dans une oeuvre de prévention avec cette vaccination contre le choléra, traitement utile à cause de la promiscuité des hommes et un environnement souvent souillé par les déjections, les cadavres d’hommes et d’animaux en décomposition et la présence de rats.

Des munitions, des montagnes de munitions, des munitions impressionnantes…

DSCN1859

comme cet obus de 400 français… des munitions à perte de vue…

DSCN1856

mais aussi originales comme…

DSCN1857

ces torpilles aériennes destinées aux attaques au-dessus des tranchées ou des usines allemandes.

Puisqu’on parle d’aviation, un biplan de chasse atteint au-dessus de l’ennemi…

DSCN1865

mais qui a pu rentrer sans dommage derrière les lignes françaises. On voit des traces d’huile sur la calandre.

Cet autre avion a également connu un atterrissage difficile…

DSCN1861

pour se retrouver ainsi, le nez planté dans l’herbe. Sur le Vif nous précise qu’il n’y a pas eu de casse pour les aviateurs ni pour le grand oiseau, si ce n’est l’hélice légèrement égratignée. mais ce qu’il y a d’intéressant pour cet avion, le « Jeanne d’Arc » suivant la légende, c’est qu’il a été offert à l’armée par les lecteurs du Nouvelliste, un quotidien de Lyon qui  fut publié jusqu’en 1944 et qui disparut à la Libération pour faits de collaboration. Un avion offert à l’armée par les lecteurs d’un journal… Assez original !

Sur mer, le cuirassé américain « Vermont » patrouillant près de la Turquie « pour assurer la sécurité des sujets de l’oncle Sam » a été photographié par un reporter militaire.

DSCN1860

Fait original, il est doté de 2 mimi-Tour Eiffel pour capter les ondes de la TSF.

Plus dramatique fut le sort de cet autre bateau, le navire-hôpital « Portugal » que l’on voit ici avant l’attaque d’un U-boat allemand.

DSCN1862

Cet ancien paquebot des Messageries Maritimes fut réquisitionné en début de guerre pour servir de navire-hôpital. Cette attaque causa de nombreuses victimes dont 19 français disparus.

Des vues de tranchées. Tout d’abord, un boyau que l’on couvre pour en faire un abri plus sûr:

DSCN1866

Dans une tranchée, un tireur d’élite en pleine action…

DSCN1864

avec un fusil doté d’une lunette d’approche. Un sniper  ?

Le théâtre aux armées sur cette vue de 2 comédiens, certainement des Poilus,…

DSCN1863

s’efforçant de distraire leurs compagnons d’infortune.

Pour terminer, monté sur un camion, une étrange machine.

DSCN1867

On nous dit qu’elle est destinée à produire de la glace pour conserver aux frais les viandes destinées aux soldats. Un ancêtre des réfrigérateurs ?

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Une CARTE d’AUDITEUR au PROTECTORAT de l’ÉTAT FRANÇAIS au MAROC

Une petite carte rose délivrée à un possesseur d’un poste de radio le 23 avril 1944.

DSCN0356

Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’une CARTE D’AUDITEUR En effet, au Maroc, à l’époque du Protectorat Français, comme en Métropole, quand  on était possesseur d’un poste de radio à la maison, il fallait le déclarer aux autorités. C’était le Ministère des Postes, des Télégraphes et des Téléphones qui s’occupait de  ce secteur d’activité.

DSCN0357

En effet depuis le 31 mai 1933, les postes de radio sont taxés. Cette redevance pour les détenteurs de postes récepteurs de radiodiffusion comme l’énonce la loi ne sera supprimée qu’en 1980.

Cette obligation de déclaration avait aussi l’avantage de contrôler qui était susceptible d’écouter la radio à une époque où la guerre se menait aussi sur les ondes. Par contre la carte a comme intitulé Protectorat de l’État Français au Maroc alors que depuis l’arrivée des Américains en 1942, Vichy n’avait plus le contrôle du territoire chérifien.

DSCN0358

En quatrième page, quelques rappels du règlement. On doit déclarer autant de fois que le nombre de postes de radio que l’on possède. On doit aussi déclarer à l’administration ses changements de domicile. C’est en présentant cette carte aux bureaux de l’Office que l’on paie la redevance. La vente ou la destruction d’un poste doit être bien sûr signalée. D’ailleurs, en bas de celle-ci, on lit que le propriétaire de cette carte a vendu son poste de radio en 1956.

 DSCN0357

En 1944, il en coûtait de 90 francs par an pour détenir un poste de seconde catégorie. Une somme loin d’être anodine !

NB: le régime de Vichy, dans sa frénésie de promulgation de lois racistes anti-juifs, décréta le 13 août 1941 celle de la confiscation des postes de TSF pour les Juifs (français ou pas, n’en déplaise à Zemmour).

Poster un commentaire

Classé dans Vieux papiers