Adrien-Gabriel Guérin (père de Gabriel Guérin, grand-père d’Adrien Guérin mon père et quadrisaïeul de mes petits-enfants) est mort pour la France le 21 octobre 1915 à l’âge de 43 ans. Il appartenait au 118ème Régiment territorial, composé de militaires plus âgés du Midi de la France. Cette photo de groupe a été prise 1 an jour pour jour avant son décès, certainement à Belfort (sur le caisson circulaire est écrit Belleforte) à Bellefond, à quelques kilomètres au nord de Dijon, comme le confirme le livre sur Emile Sauvage (voir article Petite radioscopie du Monument aux Morts de la Grande Guerre de Caderousse…). Adrien est 5ème à partir de la gauche.
Mais avant d’aller plus loin, revenons sur le parcours militaire d’Adrien, tel qu’on peut le suivre sur son livret militaire bien garni:
Comme on peut le lire, il appartenait à la classe 1892 puisque né le 5 mars 1872.
Sa première carrière militaire est résumée dans ces pages.
Oui, vous avez bien lu, Adrien est resté sous les drapeaux du 16 novembre 1893 au 22 septembre 1896! soit 3 ans à quelques jours près. A cette époque, le service militaire pour tous (sauf les élèves des grandes écoles et les séminaristes) durait 3 ans (loi Freycinet du 15 juillet 1889). Dire que certains trouvent bien longue la Journée Citoyenne de Chirac! 3 ans au 168ème Régiment d’Infanterie en Avignon et même pas un long voyage!
Adrien ne parvint pas à devenir caporal…
mais il retourna à ses champs de Caderousse avec ce joli diplôme…
attestant qu’il ne posa pas problème. Par contre, en 3 ans, l’Armée n’avait pas trouvé les moyens de lui apprendre à nager.
Comme cette période initiale n’avait pas suffi, Adrien fut rappelé pour entretenir ses capacités guerrières à 2 reprises
un petit mois à la fin de l’été 1899 au 58ème Régiment d’Infanterie puis 9 jours fin juillet 1908 au 118ème Régiment Territorial, l’unité où il retournera en 1914 et dans laquelle il trouvera la mort en 1915.
Voici la carte reçue pour la seconde période de rappel
Il faut dire, qu’en prévision de la revanche contre l’Allemagne, les conscrits restaient à disposition des Armées 25 ans après leur premier appel, durée passée à 28 ans par la nouvelle loi militaire de 1913 que combattit Jaurès.
A suivre .






























