Archives de Catégorie: Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 1er juillet 1916

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(JOUR 700 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, de vieux généraux bedonnants, Joffre et Belfournier, en mission d’observation certainement. On comprend qu’avec de tels chefs, ce qui devait arriver arriva… pas de changement dans la manière de penser les guerres alors que les armes étaient de plus puissantes et destructrices.

Une vue originale de la bataille navale du Jutland dont on parle depuis plusieurs jours:

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la récupération d’une torpille allemande non explosé. A manier avec précaution toutefois !!!

Des cabanes en planches construites pour accueillir les réfugiés, ces populations qui ont dû fuir pour s’éloigner des champs de bataille du nord et de l’est de la France:

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Dans les tranchées du front, les hommes dorment à même le sol quand ils tombent de sommeil après des nuits d’enfer.

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On y trouve aussi de tout, comme ce coffre éventré qui doit venir d’une maison écroulée.

Peut-être cette image nous vient de la ville de Verdun, vidée de ses habitants et sous l’incessant feu des artilleurs allemands.  Sur le Vif consacre une page aux dévouements des sapeurs pompiers de la ville qui doivent préserver le patrimoine locale en éteignant, bien souvent sous le feu ennemi, les incendies allumés par les bombes.

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Une page est consacrée à une vue du front d’Orient.

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Sous le titre En Arménie, on voit une tranchée tenue, nous dit la légende, par les volontaires arméniens qui ont infligé de lourdes pertes aux Turcs après avoir creusé des tranchées autour de leurs villes et de leurs villages. Ces rescapés du génocide combattent pour l’armée russe.

Une dernière vue de Lord Kitchener, à Khartoum,…

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avant son embarquement pour la Russie sur le Hampshire sur lequel il trouvera la mort dans le naufrage du navire.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 29 juin 1916

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(JOUR 698 DE LA GUERRE/1561 iJOURS DU CONFLIT)

En couverture de ce numéro de La Guerre Photographiée, un dentiste près du front soigne un homme atteint d’une rage de dent. Une image un peu idyllique car cette scène ne dut pas se dérouler souvent. L’hygiène bucco-dentaire de l’époque était plus que rudimentaire dans les campagnes et on faisait plus confiance aux arracheurs de dent, quelquefois barbier, et les vrais praticiens qui coûtaient trop cher à une époque où la Protection Sociale n’existait pas, étaient rares et réservés à l’élite.

Pas d’idée directrice mais une série de photos assez intéressantes.

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Goumiers gardant des prisonniers allemand au bois de Bourvigny près de Notre-dame-deLorette.

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Le moulin à vent de Berteaucourt dont les ailes brisées par les balles ne tourneront plus. Dans la maçonnerie, on voit les trous d’obus.

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La Croix-Rouge allemande- Parc d’autos de la Croix-Rouge allemande avec chariots Mulac-Mannesmann. Ces chariots, très légers et bien suspendus, sont montés sur roues pneumatiques, attelés par huit ou dix sont remorqués par une automobile ordinaire.

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Auto-mitrailleuse blindée pour terrains labourés.Baptisée par nos soldats La Foudroyante, cette auto nouvellement créée, possède à l’avant un dispositif permettant de couper les réseaux de fils de fer barbelés.

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La maison du Trou Bricot,telle qu’elle est, depuis l’offensive du 25 septembre 1916.

Les restes des batailles de Champagne de 1915. Ces ruines existent toujours mais ne sont accessibles que pour les Journées du Patrimoine car comprise dans l’enceinte du camp militaire de Suippes.

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Le gonflage d’une saucisse, dans une clairière des forêts de l’Argonne.

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Une façade du lycée du Verdun, transformé en hôpital au début de la guerre.
Heureusement, la ville a été évacuée de ses civils. Mais la destruction est considérable.

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Ce sont les femmes qui ont remplacé les hommes dans les chantiers navals qui construisent des navires de guerre.

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Une pièce d’artillerie russe en position de tir sous bois.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 25 juin 1916

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(JOUR 694 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

L’ancêtre du lance-flammes sur la photo de la couverture du Miroir du jour. Comme les gaz asphyxiants cette terrible arme fut inventée juste avant la Grande Guerre par les Allemands. Certes dans l’Antiquité avait existé une variante redoutable du lance-flammes avec le feu grégeois dont la formule fut perdue par l’Empire Byzantin. Pendant la Première Guerre Mondiale, seuls les Allemands l’utilisèrent régulièrement tant la portée de l’arme était réduite (environ 18 mètres). Côté Français, elle fut abandonnée après un échec cuisant du côté de Vauquois, échec dû à un retour de flamme sur les utilisateurs qui étaient d’ailleurs les hommes d’un bataillon de sapeurs-pompiers de Paris.

Par ailleurs, Le Miroir insiste, lui, sur la bataille du Jutland en mer du Nord, au large du Danemark.

Tout d’abord, des instantanés retouchés en double page centrale…

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où l’on voit sur la seconde vue un croiseur allemand en train de couler.

Mais aussi les conséquences humaines de cette bataille avec les vues des blessés sur le pont des navires rescapés:

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C’est cela le prix des victoires mêmes relatives.

C’est pareil quand les hommes arrivent à conquérir une tranchée adverse. Ici, à Malancourt, lors de la bataille de Verdun…

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une tranchée conquise est remplie de cadavres ennemis, nous dit-on, et peut-être des nôtres, nous cache-t-on !

Deux pages pour nous raconter les retours de raids aériens mouvementés:

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Dans chaque cas, les blessures de pilotes rendirent les retours des appareils très compliqués.

Bien loin de l’Europe, la guerre continue en Irak….

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où blessés et malades sont éloignés du front par un navire-hôpital navigant sur l’Euphrate.

Enfin 2 images sélectionnées dans la page des brèves photographiques:

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A Arras, sous les bombes, les affaires continuent et une épicerie a été ouverte dans une cave.

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A Salonique, les zouaves ont construits un écusson en galets et verre pilé à destination des Allemands, Autrichiens et consorts.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 24 juin 1916

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(JOUR 693 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pas de thème principal dans ce premier numéro du troisième été de guerre. Pour preuve cette photo de couverture où l’on parle de Médor, nom peu original pour un chien, servant de sentinelle pour une section d’auto-canons, ancêtre des chars qui apparaîtront dans un an.

Le reste est du même acabit: anecdotique ! Sauf peut-être les 2 pages consacrées aux obsèques de Gallieni.

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Le cercueil du vieux général exposé dans la chapelle des Invalides à Paris et…

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une page de 6 photos sur ces obsèques… aux Invalides, devant l’Hôtel de Ville de Paris et devant la Chambre des Députés.

Autre sujet grave: toujours des destructions… en cachant dans les légendes le nom des villes touchées. Pourquoi ?

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L’évêché de X… salement amoché.

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Le théâtre de V… qui n’a pas été épargné non plus !

Plus léger, l’aviateur Gilbert dont on a déjà parlé la semaine dernière est présenté après sa rocambolesque évasion de Suisse où il était retenu:

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Pour terminer, une suite de photographies, sans rapport entre elles, les plus intéressantes à mes yeux de ce numéro peu instructif.

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Après le chien de la couverture, le cheval qu’on désinfecte dans une tranchée de fosse à soufre.

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Une voiture sur rail pour éviter les fumées des locomotives… mais avec une autre finalité que les trains !

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Un train justement, criblé d’impacts de balles.

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La signalisation par drapeaux sur un axe de communication (la Voie Sacrée ?)

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Un abri pour Poilus dans une ancienne carrière (la carrière du Dragon ?)

Et au jardin des Tuileries, une après-midi récréative donnée par la musique des Guides lors d’un festival franc-belge…

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en présence du sous-secrétaire aux Beaux -Arts (ancêtre du ministère de la Culture ?) M. Dalimier.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 22 juin 1916

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(JOUR 691 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La Guerre Photographiée annonce des émeutes à Berlin et pour prouver que cette information est bien réelle, montre des militaires ayant placé des canons en faction pour réprimer ce mouvement populaire. Ce serait la faim qui aurait provoqué cette révolte, particulièrement violente dans les quartiers populaires. C’est ce que rapportent des voyageurs revenant d’Allemagne et de la capitale du Reich. Info ou intox ? Peu de monde atteste d’un tel mouvement en 1916.

Par contre la bataille navale du Jutland a bien eu lieu, on en a parlé la semaine dernière. La Guerre Photographiée consacre la double page centrale à cet événement très important qui faillit amener la destruction de la flotte allemande et qui l’obligea à se replier dans ses ports pour le reste du conflit, ce qui n’est pas rien comme conséquence.

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Le journal insiste sur les pertes allemandes pourtant moins importantes que celles des Britanniques.

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On en reparlera tout le reste de la semaine dans les magazines présentés.

Une page avec 6 vues est consacrée au camp retranché de Salonique.

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Les travaux et corvées, le campement, le ravitaillement, une carrière sur la route de Monastir, un restaurant qui accueille des militaires français. Mais peu d’explication sur le pourquoi de la présence alliée en Orient.

Une autre page présente une grosse saucisse, ces gros ballons captifs d’observation…

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facilement à la merci de l’aviation adverse. Mais si indispensables pour régler les tirs de l’artillerie et les rendre plus redoutables.

 Pour terminer, une page d’un peu tout comme dirait Sur le Vif.

Trois vues:

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En haut, des meules en Champagne à 7 km du front, paysage bucolique s’il en est.

Au milieu, la destruction de la Pyramide du camp de Châlons par un bombardement allemand. Cette pyramide est-elle celle inaugurée en 1861 ou celle datant de 1867 ? Les pyramides étaient des limites pompeuses du camp, appelé par la suite camp de Mourmelon.

En bas, l’arrivée du précieux pinard dans une gare régulatrice comme n’hésite pas à écrire le journaliste !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 18 juin 1916

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(JOUR 687 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, des prisonniers allemands des Russes en Galicie, on parle de 51 000 hommes. Ils se croient sauvés de ce conflit mais avec la révolution bolchévique et l’arrêt des hostilités à l’Est, les libérés se retrouveront sur le front ouest en 1918.

Ce numéro consacre plusieurs pages à la guerre sur les mers du Monde.

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Plusieurs vues d’une importante escadre britannique en mer du Nord, au large d’Ostende, à la recherche de torpilleurs allemands qui ont été signalés dans le secteur.

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Le sillage d’un navire français à la recherche lui d’U-boat.

Enfin, 2 pages sur la bataille du Jutland, les 31 mai et 1er juin 1916, la plus grande bataille navale de la Première Guerre Mondiale qui eut lieu à l’est du Danemark, entre les flottes allemande et britannique.

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La première présente la position des flottes et la fuite des bateaux allemands à l’issue de la bataille.

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Les pertes comparées des Allemands en haut et Britanniques en bas. Tableau un peu partial car la flotte britannique perdit plus de bateaux que les Allemands (14 contre 11).

Les Allemand annoncèrent même leur victoire (en raison de ces chiffres) mais ils avaient compris que la flotte allemande avait échappé de peu à un désastre et après cette date du 1er juin 1916, elle alla se terrer dans ses ports et ne sortit plus guère pour guerroyer. Les Allemands insistèrent sur la guerre sous-marine.

Revenons sur terre et à Verdun pour cette double page centrale.

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6 vues prises depuis le fort de Vaux entre le 15 mars et le 28 mai 1916.

Rappelons que le fort tombera seulement le 8 juin 1916 et qu’il sera repris sans combat au mois de novembre suivant.

 La guerre dans les airs avec l’aviateur Eugène Gilbert à qui Le Miroir consacre une page complète.

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En effet, ce dernier vient de s’évader de Suisse avec Victor Mélard le 1er juin 1916. On peut lire la lettre adressée par Gilbert pour expliquer comment il va s’y prendre pour fausser compagnie à ses geôliers. Gilbert se tuera lors de vol d’essai à Villacoublay le 17 août 1918.

Une page des combats dans les Dolomites entre les Italiens et les Autrichiens…

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Vues qui doivent dater de quelque temps car le décor n’est pas celui de la fin du printemps.
Autre vue du même front avec dans la vallée de Galmantara…

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les fumées des bombardements au fond du vallon.

La mort de Lord Kitchener…

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cet encombrant militaire britannique ministre de la Guerre, mort lors du naufrage du croiseur cuirassé Hampshire le 5 juin 1916, au large des Orcades (nord de l’Ecosse) alors qu’il se rendait en Russie. Ce fut l’oeuvre d’un sous-marin allemand mais jusqu’à nos jours, des versions officieuses affirment que cette mort fut commanditée par le gouvernement britannique et en premier lieu Lloyd George. Les services secrets britanniques avaient fait filtrer l’information de ce voyage par l’intermédiaire du Sinn Féin irlandais qui entretenait des relations avec les Allemands. Le corps de Lord Kitchener ne fut jamais retrouvé.

Pour terminer, une vue des militaires portugais…

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partant de Lisbonne combattre les Allemands en Afrique, au Mozambique.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 17 juin 1916

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(JOUR 686 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une cérémonie pour honorer le seul marin survivant du naufrage de l’Amiral Charner, un croiseur-cuirassé coulé le 8 février 1916 au large du Beyrouth par un sous-marin allemand. 480 morts et ce seul quartier-maître Cariou rescapé. En septembre 1915, ce navire avait sauvé 3 200 Arméniens en les évacuant d’Antioche.

Comme les bandeaux l’annoncent de part et d’autre de la photo, plusieurs pages sont consacrées à la bataille de Verdun, à commencer par un panorama du champ de bataille en double page centrale.

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Un pointillé montre le front au 21 février, au début de l’offensive allemande mais pas de second trait pour le front au 26 mai… juste une description des lieux pris ou perdus… Pas très clair !

Une page de photos Autour de Verdun où l’on voit tout de même que les combats ont été violents:

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Une autre image plus bucolique des alentours de Verdun…

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qui pourrait paraître dans une revue pacifiste (si elles étaient autorisées) derrière des champs fleuris, les fumées de bombardements.

En mer de Norvège, un nouveau Zeppelin, le L20, a terminé sa vie dans les flots froids.

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Les voisins viennent voir la grosse saucisse disloquée.

Pour terminer, 3 photos originales:

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En Macédoine, on a déterré des amphores et urnes datant de l’Antiquité grecque.

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Un filet pare-grenade pour protéger cette tranchée.

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Enfin en quatrième de couverture, une impressionnante photo des combattants en Italie, dans les Dolomites. Ici des soldats autrichiens qui ne doivent pas craindre le vertige.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 15 juin 1916

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(JOUR 684 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La crise du papier sévit aussi en Allemagne. Les Allemands coupent de gros arbres de forêts des territoires occupés en France et en Belgique pour que les troncs soient envoyés en Allemagne. Ce qui fait dire au commentateur de la photo: Ils emportent tout, même les arbres !!!

Les animaux de trait étant bien souvent réquisitionnés par l’armée, les éléphants du cirque Pinder sont occupés à tirer les charrues dans ce champ d’un village du Tarn-et-Garonne.

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Vraiment original !

Moins original, ces vues des champs de bataille de Champagne avec…

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des cimetières français, des morts allemands abandonnés et des paysages détruits ! Tout comme ces images de destructions ici et là (la seconde photo étant celle de Reims)

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D’autres tranchées mais pour l’entraînement des hommes, en Algérie, à Blida.DSCN4040

La mort de l’ancien gouverneur de la place de Paris, le général Gallieni, récemment décédé et l’affiche qui annonce  sa disparition.

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Pour terminer, La Guerre Photographiée revient sur les soldats russes arrivés il y a peu à Marseille pour retracer leur périple de Moscou jusqu’à leur destination. Quel voyage !

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Départ de Moscou le 03 février 1916

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Les hommes ont pris le transsibérien. Une halte en Sibérie.

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Sur le lac Baïkal gelé.

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En Mandchourie, toujours sur le transsibérien, le 20 février.

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Fraternisation des Russes et des Japonais, bien loin de Moscou… et de Marseille !

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Après le train, le bateau: escale à Saïgon.

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Escale à Singapour.

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Et à Ceylan avec un petit défilé pour se dégourdir les jambes !

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Le passage du canal de Suez.

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Au large de la Corse, méfiance ! Les sous-marins allemands rodent ! Tout le monde enfile son gilet de sauvetage.

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Gros temps en Méditerranée !

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Et enfin, 3 mois plus tard, débarquement à Marseille avec pour comité d’accueil des prisonniers allemands lançant les passerelles.

Quelle aventure pour ces jeunes Russes dont certains ne devaient pas être sorti de leur village !

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PAUL MARQUION parle aussi du MILIEU HUMAIN de CADEROUSSE … en 1971

Après avoir longuement parlé du milieu physique de Caderousse dans ce numéro 44 du bulletin des amis d’Orange,…

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Paul Marquion s’attaque à parler des gens, du milieu humain. Voici les meilleurs extraits de son exposé.

Première considération démographique, la population qui est passé de 4 000 âmes à la Révolution à 2 600 à la veille de la Grande Guerre. En 1971 au moment des écrits, le village ne comptait plus que 1 600 habitants contre 2 750 de nos jours. Il explique cette déclin de population par le machinisme, l’attrait de la ville (l’exode rural), l’absence d’activités artisanales sur place hormis l’agriculture qui n’a pas su attirer des industries de transformation et la grande saignée de la Guerre (-125 jeunes ou moins jeunes hommes soit 1/20ème de la population). Il pointe du doigt le responsable de cette absence d’activités: le Rhône qui, par ses « visites » régulières empêche l’arrivée d’investisseurs qui souhaiteraient s’installer.

Les patronymes.

Il se base sur la « table chronologique de Messieurs les Trésoriers de la Confrérie de Saint-Josph de Caderousse (1649-1792) pour lister les patronymes qui ont traversé les siècles: Rigaud, Vivet, Berbiguier, Vaton, Guérin, Martin, Rieu, Noguier, Point, Rollet, Perrin, Farragut. Puis ceux qui se sont éteints, beaucoup plus nombreux: Garin, Védrilhe, Bertier, Fourgon, Malarthe, Tacussel, Rouviel, Bellon, Faugière, Sance, Rivasse, Ranquet, Causan, Bourtholon, Barbès, Thibaud, Constantin, Maille, Castion, Villard, Drogue, Rougeaud  Lusignan, Bonamour, Chassenet, Colonel, Chaudron, Dupuy, Boyer…. Une liste impressionnante et … surprenante !

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Il cite quelques exemples pour expliquer qu’il serait intéressant de remonter le temps pour déterminer l’ancienneté des familles. Ainsi l’ancêtre  Guericolas viendrait de la Meuse et serait venu à Caderousse pour servir les Ducs de Gramont et y avait fait souche. Les patronymes Gromelle  et Gonner seraient de souche germanique ( … Guérin aussi d’ailleurs). Ils s’appelaient initialement Grimmel et Guinner avant la francisation des noms et on les appelait Grimello et Guinèr en provençal.

Paul marquoir ajoute que le fait de parler provençal facilitait l’intégration rapide des gens. N’oublions pas que le Provençal était parlé par tous, tout le temps avant 1914 et que ce fut la Grande Guerre qui imposa le Français, plus que les hussards noirs de la IIIème République, comme le dit Clément Montrosier !

Les sobriquets.

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C’est une spécialité caderoussienne que celle des sobriquets. D’ailleurs on connaissait les gens plus par ceux-ci que par leur vrai nom, que beaucoup ne savait même pas ! Quelques exemples de escais-noum ayant pour origine le nom des quartiers: Popo de la Bigo, Pierrounet de la Lusignano, Danis de la Limajouine, Clara fou Mautème, Marie de la Baïsso… D’autres viennent d’une spécialité du destinataire: Cacho-nose cassait les noix avec les dents mais pourquoi Cacho-embut (embut= entonnoir) ?

D’autres viennent d’animaux (le Gaou par exemple: le coq ou le Lèbre = le lièvre). D’autre sont plus délicieux: Quatre-sous, Marrit-miou, Pomadin, Curo-lume, cago-mecho, chaucho-grapaud, manjo-sucre, mais certains sont moins agréables.

Il faut noter également que la femme en se mariant ne prenait pas le (sur-)nom de son mari mais conservait son nom de jeune fille et plus souvent encore son surnom. C’est ainsi qu’un certain Marius Perrin  dit Iuiu de Salète avait pour femme Niho de Iouioun et que Joseph Aubépart était connu sous le surnom de Jousé de Camin et sa femme sous celui de Roso dou Popo.

Un sujet inépuisable pour Paul Marquion.

Les liens sociaux.
La noblesse a disparu avec le dernier des Gramont, Ludovic qui s’éteignit sans descendance en 1863. Ses héritiers finirent par faire raser le château en 1900 et le parc devint des jardins. Il ne subsiste que la façade des communs qui donne sur la place de l’église.

Peu de bourgeois, de rentiers, mais quelques professions libérales aisés (docteur, pharmacien, notaire et … instituteurs- Les temps ont bien changé !)

Puis l’auteur liste les emplois des habitants de la commune: quelques petits propriétaires fonciers qui vivent du travail de leurs terres en employant du personnel, quelques entreprises (fabriques de balais) qui emploient aussi des ouvriers (et ouvrières). Des artisans: maréchaux-ferrants, forgerons, bourreliers, charrons, cordonniers, tailleurs et des boutiquiers: bouchers, boulangers, épiciers, drapiers, quincaillers…

La politique.

 Ces différences sociales se retrouvent en politique. A cette époque, on ne détaille pas et les nuances sont inconnues. On est blanc ou rouge, cette appartenance de couleur étant en général un héritage de famille. La religion est un des signes distinctifs: les blancs vont à la messe, les rouges sont anticléricaux et laïques. La relative richesse en est un autre: les gens aisés sont plutôt blancs, les rouges se recrutent de préférence parmi les ouvriers. Les blancs à cette époque votent pour M. Lacour; les rouges pour M. Blanc, et, sur le plan municipal, municipalités rouges et blanches se succèdent , le rouge étant toutefois à Caderousse une couleur plus marquée que le blanc. La politique n’a jamais été toutefois un facteur de division et d’animosité entre individus. On se plaisante, on « s’esbremasse », surtout en période électorale, mais cela ne va pas plus loin:on ne va pas jusqu’à « s’estrigousser ». 

Ainsi se termine ce long préambule à l’étude du genre de vie, de la mentalité, des moeurs et des particularités de la vie à Caderousse et des différences avec la période actuelle (en 1971). 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 11 juin 1916

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(JOUR 680 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A Salonique, le général Sarrail visite une tranchée du camp retranché. En Orient comme en Occident, des tranchées, toujours des tranchées, encore des tranchées… Le manque d’imagination de militaires sortis d’écoles militaires stériles ou la meilleur moyen pour se protéger des balles en attendant du matériel blindé ?

Salonique, donc, avec une nouvelle vue du fameux Zeppelin abattu près de l’embouchure du Vardar et transporté pour les besoins de la propagande militaire,…

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au pied de la Tour Blanche, emblème de la ville.

Toujours sur le front d’Orient, des troupes grecques se repliant devant l’avancée bulgare…

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et des britanniques essayant de colmater les brèches pour le mieux…

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Toujours sur ce même front, un bar français…

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à l’enseigne patriotique !

Un camp retranché dont on vante les mérites…

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et dont on essaie de nous faire croire qu’il est destiné à protéger les grecs alors qu’il a été implanté quasiment sans leur accord.

Le front italien, un peu oublié ces derniers temps. L’offensive autrichienne a dépassé ce que l’on attendait et 500 000 hommes semblent engagés.

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Pour les contenir, des chasseurs alpins italiens avancent ici dans les neiges des montagnes voisines.

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Une page est consacrée aux troupes russes engagées en terres arméniennes.

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Les photos datent un peu. On nous parle de l’entrée en territoire arménien des Russes, vers Van, le 20 mai 1915, il y a un an. et cette phrase de la légende: Il y avait 28 jours que les Turcs y massacraient les Arméniens. On nous montre d’ailleurs, en bas à droite, un quartier arménien incendié par les Turcs.

Des moments officiels:

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Aux Invalides, les obsèques officielles du général Gallieni, suite à une opération liée à des problèmes de santé.

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Du côté allemand, une rencontre entre le Kaiser et le roi Ferdinand 1er du Bulgarie. Pour montrer l’accord total entre les 2 pays, le Kaiser a revêtu la tenue bulgare et Ferdinand celle du Kaiser !

La guerre sur la mer:

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des survivants du cargo Mira coulé par les Allemands en Méditerranée.

La guerre aérienne maintenant avec une page plus fournie.

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un hydravion allemand capturé en mer du Nord et hissé à bord d’un navire de guerre allié.

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le Général Marchand s’étant fait transporter en avion pour inspecter, d’en-haut, le front de l’Est.

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un aviateur français sur un Nieuport ayant abattu un aviatik allemand vient rendre visite à son ennemi, gisant au sol, gravement blessé.

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une remarquable image pour terminer, prise depuis un avion français subissant des tirs de défense allemand. Tous les petits points blancs sont les nuages de fumée causés par les tirs qui lui sont destinés.

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