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NOËL 1917 en ITALIE: pas de TRÊVE pour les ALPINS… un article de 1973 sur la CAMPAGNE d’ITALIE du 2ème R.A.M.

A la suite de l’article d’hier sur la campagne d’Italie du 2ème R.A.M., voici une contribution parue en 1973-74 dans la revue Le trait d’union des artilleurs de montagne, publication gardée par Séraphin dans ses vieux papiers. Il était membre de cette amicale comme en atteste cette carte.

Note: Article initialement paru le 15 février et déplacé pour la cohérence des articles sur la Grande Guerre de Séraphin Guérin

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Deux numéros par an pour cette feuille des 2ème, 94ème et 96ème Régiments d’Artillerie de Montagne. Le texte reproduit en intégralité ci-dessous a été publié au second semestre 1973 et au premier semestre 1974. Il raconte les jours qui précèdent la Noël 1917 et le 25 décembre 1917, marqués sous le signe de la violence. Il a été écrit 56 ans après les faits par Léandre Allemand de la 6ème batterie du 2ème R.A.M. (Séraphin était à la 12ème batterie).

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A l’automne 1917, bien qu’ils tinssent des positions que l’on croyait inexpugnables, les Italiens, sous le choc massif de l’Armée autrichienne, grossie de quelques divisions bavaroises, lâchèrent pied à Caporetto, sur l’Isonzo, où ils avaient poussé leur front en vue de Trieste. 

La « retirado » se précipita en déroute et déferla à travers monts jusque dans la plaine de Vénétie.

De l’Isonzo franchie, l’armée d’invasion ne put être contenue sur le Tagliamento où quelques tentatives d’arrière-garde échouèrent, et vint se fixer sur le cours méridional de la Piave, le troisième des feluves côtiers qui, dévalant des Alpes Tyroliennes, vient paresseusement mourir sur les rives de la pâle Adriatique.

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La poussée ennemie envahit la chaîne des montagnes qui couvre la Vénétie; et le front se stabilisa imprécisément sur une ligne qui, du sud au nord suivait la Piave jusqu’au Mont-Tomba, jusqu’à l’appui de résistance de la colline de Montello et, formant l’équerre, s’enfonçait d’Est en Ouest au travers du Grappa dans les Monts d’Asiago, où la défense put mieux s’organiser sur un sol tourmenté, et où les combats épiques s’inscrivirent en faits d’armes dans l’histoire militaire italienne.

Les Alliés furent appelés à la rescousse; et 2 grosses divisions françaises bien entraînées et rompues aux combats de montagne, chasseurs et artilleurs, avec des escadrilles de bombardiers et de chasse, de l’artillerie lourde et de campagne, des corps de pontonniers, de l’infanterie alpine… et un gros contingent écossais parvinrent d’abord à contenir l’avance ennemie, puis à la fixer sur la ligne en équerre que je viens de tracer.

Ma batterie de montagne fit partie de l’Armée d’Italie, formule moderne aux buts différents de ceux que l’Autre, la Napoléonienne avait poursuivis.
Depuis Brescia, nous cheminions à travers la campagne, en bordure du front montagneux, tantôt en…

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position d’attente d’une nouvelle percée ennemie, ou en position de repli, comme au nord de Castelgomberto, tantôt en direction de la montagne où bersaglieri et chasseurs français essayaient d’endiguer un ennemi évidemment fatigué de sa longue avance à travers monts et vallées, où la Starda del Grappa et le mont furent une base stratégique, comme une citadelle où se cramponna la résistance italienne et où se brisa l’élan ennemi.

La route était encombrée de fuyards qui, par petits groupes épars regagnaient en désordre, un arrière déjà peu sûr. Le découragement et la longue fuite tiraient des visages hirsutes, poussiéreux, fatigués. Ils nous regardaient, surpris de nous voir un recours qu’ils disaient vain: « la guerra e finita, rincasate! »

Ces hommes sans armes et dont les uniformes étaient fripés, marchaient pieds nus et portaient à l’épaule leurs godillots suspendus par des lacets. Leur marche forcée avait-elle à ce point meurtri leurs pieds, ou voulaient-ils conserver ces précieux équipements vestimentaires pour la vie civile qu’ils espéraient prochaine et retrouvée en bout de course? C’était l’image hideuse de la déroute après la défaite. 

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Enfin, nous parvînmes, avec bien d’autres régiments alpins, des bataillons de génie, des batteries de campagne, de l’artillerie lourde… à Cittadella, puis à Castelfranco, et vers Montebelluna et Asolo, aux pieds des monts, dans une vaste plaine brumeuse, sous un ciel gris de décembre.

Toute cette armée, apparemment innombrable, bivouaqua sur place, sous la tente, autour de grands feux allumés de branches d’arbres coupées à la hâte dans des taillis qui quadrillaient la plaine de leur bois frêle, pour ainsi dire mort, où chevaux, mulets, chariots, fourgons, pièces d’artillerie… étaient parqués et abrités.

Nous étions en pleine vue des observateurs ennemis et certainement à portée des batteries autrichiennes qui, des montagnes proches où elles tenaient position, pouvaient nous atteindre. Nous nous attendions bien à quelques fulgurants 88; mais le calme de cette nuit d’hiver, sous le ciel bas et gris, resta étendu, tel un immense et rassurant filet, sur le gigantesque campement où les feux de bivouac faisaient danser des ombres.

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Pendant toute la nuit, des hommes tournaient autour des feux. Sentinelles vigilantes, bien sûr, mais aussi cuisiniers impromptus, faisant rôtir aux feux de bivouac et bouillir dans les plats de campement des volailles déballées des sacs. Tout au long de la marche forcée, cantonnant au hasard d’une ferme, d’une fienile, les soldats français avaient fait main basse sur les volatiles haut perchés dans les arbres où ils passaient la nuit. En cette veillée des armes, ils alimentèrent le festin des guerriers. Toute la nuit, on avala du bouillon de gallina coupé de gros vin rouge et l’on grignota des cuisses de vecchi galli italiani.

Au petit jour, on leva le camp. Colonnes par colonnes, chasseurs et artilleurs de montagne gravirent les sentes des premières pentes pour prendre position.
Le Monte Tomba que l’ennemi tenait, était à la charnière du front. Dévalant le mont et déferlant dans la Vénézia propiria l’armée germano-autrichienne pouvait sans obstacles, s’avancer jusqu’en plaine lombarde; autant dire que l’Italie serait envahie. Il était clair qu’il fallait déloger l’ennemi des redoutes qu’il tenait.

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Ma batterie de montagne campa 2 jours encore dans un petit village, à Castelcuco, et je fus détaché par son commandant pour aller reconnaître une position, d’où nos canons, bien qu’ils fussent défilés, pourraient de leurs tirs contrôler tout le mont. Toute l’artillerie française lourde et légère disséminée dans la plaine et sur les premiers contreforts, avait le même objectif de harcèlement et d’accompagnement au jour de l’attaque.
Face au Monte Tomba, sur une large bande du Monte Palona, comme sur une marche d’un immense escalier, abritée sur son flanc par un pan de rocher, tout près d’une grange qui avait dû servir d’abri aux animaux de pacage, je découvris sans peine l’emplacement pour une section de 2 pièces, les autres pouvant s’accrocher par derrière le rocher, sans vue directe sur le Tomba, mais pouvant régler leurs tirs plongeants sur le mont. C’était le propre des canons de montagne qui tiraient des obus lents à trajectoire peu tendue, de pouvoir sauter les obstacles.
Ma section dominait un large ravin entre les 2 montagnes où s’affairaient des artilleurs italiens autour de leurs bombardes.

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La batterie prit position. les tirs furent vite réglés. Il était visible que les ordres donnés annonçaient l’attaque du mont. Nos tirs étaient sur zone, par delà le capuchon blanc du sommet enneigé, sur les sentiers où le ravitaillement en denrées et munitions était ainsi bloqué; et progressivement sur les pentes mêmes du mont, où nos obus devaient faire barrage d’accompagnement devant l’assaut des chasseurs alpins.

Il neigeait. IL faisait froid. Les hommes couchaient sous la tente, sur une litière de feuilles mortes de châtaigniers, tout près des pièces, un obus engagé dans la gueule béante du canon, pour qu’à la première lueur d’une fusée rouge, un premier coup donnât l’alarme et déclenchât le tir de barrage demandé.
Mais chaque nuit, jusqu’à une heure avancée, les artilleurs italiens qui avaient pris position dans le ravin en contre-bas, allumaient des feux et grattaient les mandolines: de vraies soirées de distractions, de détente plaisante, de joie de vivre, de fêtes tranquilles et insouciantes, en plein front. Et les batteries autrichiennes restaient muettes ! Etaient-elles subjuguées par l’audace insouciante italienne ou bien à court de munitions dont l’approvisionnement était coupé jour et nuit par nos tirs de harcèlement, voulaient-elles réserver leurs « dernières cartouches  » pour repousser l’attaque qu’elles sentaient proche?

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Les Italiens psalmodiaient une complainte désabusée qui courait dans leurs rangsdésordonnés. Ils riaient de leur malheur en ridiculisant leur Généralissime:

Il generale Cadorna mangia i bistecche

E noi, poveri soldati, mangiamo castagne secche,

E bing, E boum, E bone

E lontano dal canone

Il generale Cadorna scrive alla regina

S vuoli vedere Triesta, te la mandaro un cartolina

E bing…

et une vingtaine d’autres couplets du même ton lancinant de rengaine où le Général Cadorna en avait fait une « grosso » en surpeuplant la « Croce Rosso » que les Italiens grattaient sur leurs mandolines.

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L’assaut eut lieu le 28 décembre, il fut réussi. Mais précédant l’attaque, la journée du 24 fut « marquée par une activité intense de notre artillerie », comme le dit le communiqué. De bonne heure, le matin, tous les canons alliés, harcelèrent retranchements et sentiers muletiers, sans que l’ennemi réagisse apparemment. Le tir s’intensifia tout au long du jour: un jour gris, maussade, triste, un jour mêlé de nuit où de petits flocons faisaient un rideau de fond sur lequel les obus lents de l’artillerie de montagne, apparaissaient à leur apogée, comme des points noirs qui se précipitaient en s’effaçant sur le mont enneigé, où leur éclatement, dans un nuage blanc, faisait des taches noires.

A la tombée du jour, les tirs cessèrent; la nuit enveloppa de silence le front de combat. Les feux des Italiens en bas du ravin, s’allumèrent; les mandolinistes donnèrent leur concert lointain, plaisant, aigrelet… Puis, tout s’éteignit, la neige même cessa de tomber…

Et tout à coup, on ne sut pourquoi, il pouvait être minuit, des fusées jaillirent des lignes, éclairant d’une blanche clarté le paysage blanc de neige. Des fusées rouges, à leur tour, demandaient l’artillerie qui fit pleuvoir sur le mont, des obus de tous calibres, dans un tintamarre de fracas et de sifflements où les éclairs brefs des départs et ceux éblouissants des arrivées, et les fusées maintenant de toutes couleurs donnaient le spectacle rare d’un gigantesque feu d’artifice, où les grenades éclataient en bruits sombres et où crépitaient le tac tac des mitrailleuses.

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Tous les combattants étaient sur pied.
L’ennemi réagissait par à-coups, mollement, autant dire sans conviction, cependant qu’on eût dit qu’une rage s’acharnait sur le capuchon blanc comme pour le détruire.

C’est alors qu’un gigantesque brasier, soudainement, enflamma le mont. Les nuées, chargées de neige, couraient telle une épaisse fumée sur l’immense incendie.
Et dans un temps que les artilleurs mesurent pour situer les distances, un effroyable grondement de fin du monde secoua les vallons et, d’échos en échos, vint ébranler la plaine. On eût dit que le mont, entouré de tonnerres, était un Sinaï.
Un dépôt de munitions sautait.
Alors, de la nue éclatante, subitement entr’ouverte, ils furent nombreux, en cette nuit de Noël, ceux qui entendirent une vois qui leur disait: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et pais sur terre aux hommes qu’il aime ».

C’était Noël !

On est loin des fraternisations de 1914, de la trêve de Noël tout simplement !

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La SAGA du TOUR DE FRANCE au VENTOUX. 1955- BOBET-KUBLER-MALLÉJAC héros à titres divers.

Après 3 ans d’absence, le Tour revient au Ventoux le 19 juillet 1955, difficulté principale d’une route menant le peloton de Marseille à Avignon. Comme en 1952, il s’agit d’un Tour SAM les Alpes puis les Pyrénées.

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Pas de mistral cette année-là, juste la chaleur de juillet et pour bien des coureurs, la « chasse à la canette » pour lutter contre la soif.

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Pour les plus forts, bien entendu, c’est la course tout simplement qui les intéresse et au premier rang de tous, Louison Bobet, le double vainqueur des Tours 1953 et 1954 et qui s’apprête à inscrire une troisième fois son nom au palmarès de la Grande Boucle, comme on le voit sur les couvertures des numéros souvenirs parus en août 1955.

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Le 19 juillet au matin, Bobet n’est pas encore en jaune mais est placé en embuscade à 11 minutes de son co-équipier Antonin Rolland, dominant d’une poignée de seconde son plus dangereux rival, le Luxembourgeois Charly Gaul, un grimpeur redoutable. C’est dire si ce Ventoux est important pour le Breton dans l’optique de la conquête de ce maillot jaune.

Comme on peut le lire sur le titre, les premiers attaquants du jour se nomment…

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Kubler, Scodeller, Géminiani… Un Kubler déchaîné en début d’ascension auquel Géminani soufflera de se calmer car le Ventoux n’est pas un col comme les autres. La réponse du champion suisse sera cinglante: Kubler, aussi champion pas comme les autres ! Le résultat sera implacable quelques kilomètres plus haut et les images se passent de commentaires:

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Un défaillance monumentale !

Un tableau paru dans Le Miroir des Sports montre bien la progression irrésistible de Bobet vers le sommet et la victoire d’étape:

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petite inversion des titres des 2 colonnes de gauche.

Un Bobet à l’attaque

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Un Bobet Lunaire

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dans le dernier virage sous l’Observatoire

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une petite frayeur sur le plat après la descente avec une crevaison

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mais un Bobet victorieux sur les Allées de l’Oulle

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et extrêmement fatigué !

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Pas encore en jaune mais qui a fait un rapproché au général de plus de 7 minutes (plus que 4′ 53″ de retard sur Antonin Rolland) et qui a repoussé Gaul à plus de 7′ derrière lui !

Mais l’autre grand évènement médiatique de cette montée, c’est la défaillance de Jean Malléjac qui, 12 ans avant Tom Simpson, faillit bien laisser la vie sur les pentes du Géant de Provence. Des images impressionnantes…

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et un mot dans tous les commentaires journalistiques: doping ! Avec le recul, ce doping s’appelle amphétamines à gogo !

Mieux vaut terminer cette narration par un sourire de Pellos

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ou par l’impressionnante couverture médiatique du Tour dans le Dauphiné Libéré à l’époque:

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Pas moins de 2 pages complètes !

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La SAGA du TOUR DE FRANCE au MONT-VENTOUX. 1952 ROBIC domine COPPI

Le Tour de France a découvert le Mont-Ventoux en 1951. En 1952, ce sera au tour des 21 lacets de l’Alpe d’Huez et des 5 rudes kilomètres du Puy-de-Dôme avec des arrivées au sommet d’entrer dans la légende. Quant au Ventoux, il sera à nouveau au programme, par sa face royale ce coup-ci, celle de Bédoin.

Sur  la carte officielle   SAMSUNG CAMERA PICTURES, on voit le tracé de l’étape…

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du mercredi 9 juillet: Aix-en-Provence-Avignon, 178 km avec une seule difficulté (mais laquelle !) au programme: le Mont-Ventoux.

Certes, ce n’est pas le suspens qui plane sur ce Tour puisque, après la traversée des Alpes, Fausto Coppi possède quelques 24 minutes d’avance sur son second. D’ailleurs les numéros spéciaux d’après-Tour de France font du campionissimo leurs unes…

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avec plus de couleurs pour But et Club-Le Miroir des Sports que pour Miroir-Sprint.

Ce 9 juillet, le Mistral soufflait violemment sur la plaine de Provence et sur les pentes du Mont-Chauve comme le croqua Pellos…

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vent qui devenait un allié une fois le sommet franchi pour rejoindre Avignon, surtout pour un petit gabarit comme Robic. Ce mistral joua un rôle important car Fausto Coppi, à la relance après une crevaison…

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Bartali s’est arrêté pour venir en aide à Coppi après sa crevaison.

hésita à se livrer totalement avec Géminiani, Dotto et Ockers dans sa roue qui ne l’aidaient pas.

Le premier attaquant du jour fut le français Gilbert Bauvin de l’équipe Nord-Est-Centre.

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Mais après l’attaque de Robic suite à la crevaison de Coppi…

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il ne put s’accrocher à sa roue quand il le rattrapa.

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Un Robic déchainé et aérien face au mistral que les photographes croquèrent sous tous les angles.

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Les photo-reporters voulurent aussi immortaliser l’image d’un Coppi en chasse derrière le Breton, chose rarissime dans ce Tour où le champion italien était le plus souvent loin devant les autres.

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Mais le Ventoux est une montée spéciale et Fausto préféra rester prudent.

Premier au sommet, Robic prit tous les risques et rejoignit Avignon et les Allées de l’Oulle sans être revu par ses poursuivants.

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Premier sous l’Observatoire, Premier en Avignon.

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Robic puis ses poursuivants réglés par Géminiani au bord du Rhône.

Le Ventoux faillit connaître son premier drame avec la chute dans la descente de Le Guilly à plus de 80 km/h mais qui ne s’en tira qu’avec une roue cassée.

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Le classement de cette 14ème étape et le général à 9 étapes de Paris…

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où l’on voit que Coppi possède maintenant plus de 25 minutes d’avance sur son second, le Belge Stan Ockers.

Pour Biquet, alias Jean Robic, le reste de la soirée, ce fut:

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bises et bouquets

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tour d’honneur et…

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la douche réparatrice !

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Un MIROIR SPRINT d’août 1946 fait un parallèle entre TAUROMACHIE et SPORT

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C’est à l’occasion du retour des toreros au Vel d’Hiv après certainement une interruption de plusieurs années due à la guerre civile puis à la seconde guerre mondiale qu’un journaliste peut placer cet article comparant les qualités d’un matador et celles de sportifs, pendant cette période creuse de l’actualité.

Sous le titre

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il va développer son intéressant propos pour chacun des tercio.

Pour les picadors, ils doivent avoir le coup d’oeil de l’escrimeur au moment de la pique.

Pour les banderilleros, ce sera des sauts de l’athlète qu’il leur faudra accomplir.
Enfin, pour le matador qui devra être un sportif accompli au mental à tout épreuve, le geste final (l’épée) demande, d’après François Terbeen, un mélange du punch du boxeur et de la précision de l’épéiste.

A discuter pour sûr… N’y a-t-il pas un peu d’évitement du 3/4 de rugby dans les esquives du matador?

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quatre phases du travail du matador dans le 3ème tercio.

Pas sûr que l’Equipe Mag. se risquerait de nos jours à publier un tel article avec la violence des réactions de quelques anti-corridas…

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BAGNES MILITAIRES en 1914: LE MIROIR aborde ce sujet tabou.

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Avec l’actrice Lina Cavalieri à la Une, Le Miroir du

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aborde sur 4 pages illustrées de photos le problème posé par les bagnes militaires depuis qu’ils ont été rapatriés d’Algérie en France métropolitaine:

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Jadis existaient 4 unités disciplinaires en Afrique du Nord: à Gafsa en Tunisie, à Biskra près de Constantine, à Méchérian près d’Oran et à Aumale au sud d’Alger. La discipline y était dure et avait déjà été humanisée, l’article citant des pratiques anciennes comme celle du silo qui consistait à faire creuser un trou dans le sable sous le soleil de plomb pour y faire descendre l’homme puni ou la crapaudine, barre de fer où le disciplinaire avait les pieds et les mains attachées.

Ces unités étaient destinées, nous dit-on, aux alcooliques dangereux et aux anti-militaristes. Leurs chances d’évasion étaient quasi-nulles puisqu’ils étaient dans des régions hostiles géographiquement parlant et l’administration militaire pénitentiaire récompensait les Arabes s’ils capturaient et ramenaient des évadés.

Donc, il fut décidé d’humaniser ces bagnes qui changèrent de nom et furent ramenés sur le continent. Ainsi, on installa des « Sections spéciales » à…

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OUESSANT

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 puis à l’île d’OLERON dans une citadelle

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à ENTREVAUX près de Nice dans un fort Vauban

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à SISTERON dans la citadelle là-aussi et 3 unités en CORSE (CORTE, CALVI ET SAINT-FLORENT) dont la revue n’a pas fourni de photos.

Le problème de ce retour au pays, c’est que les riverains des Sections Spéciales ne sont pas du tout contents de leurs nouveaux voisins… et comme de nos jours, ont pétitionné pour demander à ce que les nuisances cessent. Ceux d’Ouessant ont eu rapidement satisfaction puisque cette unité fut déplacée à Oléron. Devant ces récriminations, l’administration militaire mandata le général Guillaumat pour inspecter les bagnes et ses conclusions, nous dit l’article, ont « révélé des faits d’un ordre tel que la religion des bureaux de la rue Saint-Dominique est définitivement éclairée ».

D’où la question posée par le journal, les « Biribi » vont-ils retourner en Algérie ?

En Algérie où existaient encore à l’époque des unités spéciales pour les soldats d’Afrique seulement dont Le Miroir nous montre quelques vues des chantiers:

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dans les fouilles romaines de TIMGAD à 37km de Batna

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dans des carrières de COLOMB-BÉCHAR, au fin fond du Sahara

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ou autour de la citadelle d’AUMALE pour défrichements.

Les pelotons d’exécution se chargeront des rebelles quelques mois plus tard. Des unités qui continueront d’exister jusqu’à la guerre d’Algérie pour les militaires favorables à l’Indépendance.

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La SAGA du TOUR DE FRANCE au MONT-VENTOUX. 1951 GÉMINANI vs KOBLET.

Le Tour de France n’a découvert le Mont-Ventoux (tout comme l’Alpe d’Huez) que sur le tard, après la Seconde Guerre Mondiale. Il faut dire que pendant longtemps, une seule route, celle de Bédouin ouverte en 1882 et goudronnée en 1934,  permettait d’accéder au sommet. Les arrivées en altitude n’étant pas encore envisagées avant-(seconde) guerre, le passage par le Géant de Provence était donc impossible. Ce n’est que quand une seconde route, celle de Malaucène, fut ouverte pour accéder à la station de ski du Mont-Serein en 1932 que cet itinéraire fut envisagé par les organisateurs. Comme la guerre passa entre-temps, ce n’est qu’en 1951 que le Mont-Ventoux fut offert au menu des routiers du Tour.  Malgré cela, le Mont-Chauve n’en est pas moins devenu un lieu à part dans la Tour de France. On va le lire dans les semaines à venir, à travers l’histoire des 15 étapes qui l’empruntèrent.

1951- Le premier passage.

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Cette année-là, le Tour fut dominé par le grand champion helvétique Hugo Koblet, surnommé le pédaleur de charme, capable de lutter de longs kilomètres seul contre un peloton déchaîné sans être rejoint et avoir la coquetterie de se donner un coup de peigne dans les cheveux juste avant de franchir la ligne d’arrivée. Cela se passa lors de la 11ème étape entre Brive et Agen et la randonnée solitaire d’Hugo Koblet dura quelques 140 km ! Les commentateurs de nos jours auraient sans doute énoncé quelques soupçons si un tel exploit, « à la Koblet », se reproduisait !

C’était la 17ème étape Montpellier-Avignon qui avait programmé le Mont-Ventoux sous les roues des routiers.

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Les attentifs remarqueront par le sens des flèches sur cette carte que c’est la face nord du Géant de Provence qu’avaient choisi les organisateurs pour atteindre le sommet.

Ce que confirme ces images de la courses:

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le début de l’ascension, avec le peloton encore groupé, juste après les sources du Groseau à la sortie de Malaucène

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ou plus proche du sommet, cette vue des cyclistes en plein effort avec tout au fond les gorges du Toulourenc.

Venant de Montpellier où la veille, Hugo Koblet avait remporté sa 4ème étape, le Tour avait traversé le Rhône du côté de Beaucaire-Tarascon

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puis le Durance au Pont de Rognonas, reconstruit après les bombardements, pour un premier passage en Avignon, précédent la boucle du Ventoux.

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La route sur le Mont-Chauve était loin d’être un tapis comme de nos jours…

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on peut le voir sur cette photo avec de gros cailloux au milieu de la chaussée. Que faisait la DDE ?

Ce fut avant tout une bagarre entre le leader de la course et son futur dauphin à Paris, le français de Clermont-Ferrand Raphaël Géminiani, valeureux coureur par étape et futur grand manageur de Maître Jacques…

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But et Club-le Miroir des Sports et Miroir-Sprint, les 2 bi-hebdomadaires sportifs, en faisant leur une.

Ce fut une belle ascension qui permit aux photographes d’immortaliser quelques jolis moments:

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Sur cette dernière vue, on aperçoit la foule considérable qui avait gravi, elle aussi, le Ventoux pour assister à l’arrivée et le beau temps chaud sans mistral qui régnait au sommet. Car même au mois de juillet, avec du mistral, une petite veste est nécessaire près du sommet, surtout sur le face nord.

A ce petit jeu du chat et de la souris entre Koblet et Geminiani, ce fut un petit grimpeur provençal d’origine grecque Lucien Lazaridès qui tira les marrons du feu et franchit en premier le sommet

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premier coureur à franchir en tête au pied de l’Observatoire lors d’un Tour de France.

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Mais comme une longue descente attendait les cyclistes pour rejoindre les Allées de l’Oulle, ce fut Louison Bobet pourtant pointé à 2 minutes et demi des premiers en haut qui parvint à se détacher…

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et à inscrire son nom au palmarès de cette étape…

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au grand dam de Bartali (à droite), Geminiani, Koblet et Lazaridès.

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Belle foule là encore au bord de la route.

Le classement de l’étape

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et le général après celle-ci

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où l’on lit que Coppi, pourtant favori avant le départ du Tour

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pointait à quelques 44 minutes du Maillot Jaune.

Etait-ce le Ventoux que le génial Pellos avait voulu représenter sur ce dessin paru dans le numéro de Miroir Sprint d’avant-Tour (ci-dessus)?

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Il y a 100 ans jour pou jour: LE MIROIR du dimanche 31 janvier 1915

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(JOUR 181 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Deux photos du Kaiser voulant nous prouver que les soucis de cette guerre l’ont vieilli et affaibli. Guère convaincant !

Pour répondre à Sur le Vif d’hier, Le Miroir montre le camp de prisonniers allemands de Coëtquidan

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en Bretagne. Un camp d’ordinaire lieu d’entraînement des régiments bretons. A l’époque du service militaire, c’était le camp de formation des EOR. A noter cette belle expression pour désigner les fils de fer barbelés: « des ronces artificielles ». Poésie quand tu nous tiens !

Dans la Nord, la cité industrielle d’Armentières a beaucoup souffert

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ce sont des filatures qui ont été visées et détruites, moindre mal pour la production de guerre. L’auteur des lignes semblent sous-entendre que les Allemands se sont acharnés sur des concurrents de leurs usines de tissage.

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Quant aux civils, ici et là (Soissons sur la photo), ce sont dans les abris qu’ils passent leur vie au moment des combats.

Les photos-reporters commencent (on l’a déjà vu) à s’avancer près du front pour prendre des vues

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Cette photo retouchée a eu le mérite d’être prise près de la ligne de front. Les arbres sont déchiquetés. Nous sommes à Perthes-lès-Hurlus, commune rayée de la carte après septembre 1914 et qui ne sera jamais reconstruite. 29 communes sont dans ce cas: 9 dans l’Aisne et dans la Meuse, 7 dans la Meuse et 4 en Meurthe-et-Moselle sans compter les innombrables villages du Nord, Pas-de-Calais, Somme qui durent être entièrement refaits.

Plusieurs articles sur l’aviation

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A Dunkerque, un bombardement du port par des avions allemands, des Aviatiks guère craints manifestement. Rien à voir avec ce qui se passera un quart de siècle plus tard, en juin 40.

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A Mourmelon, l’aviateur Declerck s’apprête à décoller pour bombarder les lignes ennemies tandis qu’au camp de Châlons repose un chevalier du ciel tué à l’ennemi: Louis Mendès. Ce dernier s’était posé par erreur derrière les lignes allemandes le 3 septembre 1914 et il fut abattu par un détachement de Ulhans au moment où il brûlait son aéroplane.

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Le dessin de Carrey pour expliquer le périple de 1000 km d’un groupe de Zeppelin partis bombarder les côtes anglaises.

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L’exploit de l’aviateur Eugène Gilbert qui réussira à abattre (à forcer à se poser) un Aviatik allemand dont l’observateur fut tué. On voit l’impact de la balle mortelle qui a traversé le radiateur de l’avion allemand pour atteindre mortellement le lieutenant von Falkenstein.

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Des tranchées sur le front de l’Est

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Un schéma qui préfigure les combats qui se dérouleront dans les 3 années à venir

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Une attaque allemande d’importance devant Soissons qui a permis un gain de terrain de 1 800m au prix de lourdes pertes.

Et des tranchées avec des ennemis très près les uns des autres, 6 mètres nous dit l’auteur de la légende de cette photo retouchée.

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Sur cette double page, une photo intéressante qui ne cache pas la situation des hommes: l’ennemi proche, le travail périlleux des sapeurs et observateurs, les risques d’attaque surprise, la mort présente avec ce cadavre allemand pas enlevé et à demi-enfoulli. Une telle image n’aurait pas été oser montrer il y a 3 ou 4 mois.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 30 janvier 1915

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(JOUR 180 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
Une image d’Epinal de la solidarité des Poilus qui semble un peu plus vraie que d’autres même si l’on ne peut exclure une photo montée.
Ce numéro parle de tranchées, de tranchées et encore de tranchées. On est loin du mois d’octobre, époque pendant laquelle la Presse moquait les Allemands qui se retranchaient.
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des tranchées en Argonne
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en 4ème de couverture, toujours en Argonne, page délicatement illustrée par des baïonnettes (!)
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près d’Albert dans la Somme qui a beaucoup souffert des combats.
Une page entière est consacrée au camp de prisonniers français en Allemagne de Wahn près de Cologne.
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Ces photos avaient l’avantage de rassurer les familles et d’humaniser les « Boches » qui sembaient bien s’occuper de leurs prisonniers. La réalité ne devait pas être aussi « tranquille » tous les jours.
Observations réciproques
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Les Allemands observent les Français depuis un toit, le Français en fait de même perché sur un arbre. Les Allemands semblent plus en sécurité !
Une forêt sous la neige dans les Vosges, au loin, des hommes
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et une légende guerrière pour une vue si paisible. Ce n’est certainement pas pour de telles situations que les Allemands surnommèrent les Alpins « les Diables Bleus ».
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A la frontière du Congo (dans le camp des Alliés) et du Cameroun (Allemand), la situation n’est pas tendu puisque les officiers « ennemis » discutent.
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Le maître de l’acier allemand Krupp fabrique aussi des voitures blindées comme celles-ci, pas encore très opérationnelles.
Pour finir une image anodine dramatique
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des malles et valises… celles d’officiers tués à l’ennemi que l’on renvoie à leurs familles. Terrible !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 28 janvier 1915

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(JOUR 178 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le journal fait sa couverture avec cette grosse pièce d’artillerie. Certes mais il en existe de plus grosse et une page est  consacrée à présenter quelques pièces d’artillerie sous ce titre:

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le canon de 75, le plus utilisé pour l’artillerie de campagne. Peut tirer 20 coups/minutes jusqu’à 8km.

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5-6 coups/minute avec des obus de 20kg.

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Porte le nom de son inventeur. Canon de 155mm. 1 coup par minute.

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Artillerie lourde (1 coup toutes les 5 minutes). La pièce pèse 14 tonnes et envoie des projectiles de 100kg qui font des cratères de 3m de profondeur et 7m de diamètre.

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Une vue qui n’est pas sans rappeler l’illustration du Miroir sur l’Argonne:

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en vraie photo ici au lieu d’une oeuvre retouchée sur le Miroir.

Une autre photo qui pourrait illustrer le travail sur le front des pontonniers d’Avignon (article récent)

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pour remplacer le pont de Verberie détruit, dans l’Oise.

Une autre image de destruction, celle d’un viaduc vu sous un autre angle.

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Le viaduc de Poix sur la ligne de chemin de fer menant à Amiens avait été détruit en août 14 au plus fort de l’avancée allemande et le Génie a commencé sa reconstruction pour lui rendre son utilité stratégique.

Quelques vues originales:

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Une église servant de dortoir mais toujours consacrée à sa fonction première.

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Le Q.G. du roi Albert de Belgique à Furnes en Flandres.

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La résidence personnelle du Kaiser Guillaume à Corfou (île grecque de la mer Ionniène, au large de l’Albanie) qu’il essaie de vendre à des promoteurs suisses par peur de confiscation de celle-ci au moment de l’entrée en guerre de la Grèce. Cette résidence, l’Achilleion, avait été construite par l’Impératrice Elisabeth d’Autriche, plus connue sous le nom de Sissi, en 1891 puis rachetée par Guillaume II en 1907. Ce dernier ne parviendra pas à la vendre et les troupes alliées (françaises et britanniques) en feront un hôpital militaire. L’Achilleion deviendra propriété grecque après le traité de Versailles en 1919 dans le cadre des réparations de guerre.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 24 janvier 1915

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(JOUR 174 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La mort d’un hussard en reconnaissance. Difficile de savoir s’il s’agit d’une photo montée. Le danger du sniper étant toujours présent, on ne peut penser que le photographe a pris tant de risques pour récupérer ce cliché.

Quant au cheval, il a survécu contrairement à cet haras

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décimé par l’artillerie adverse.

Dans Anvers occupé, les Allemands paradent

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pendant que d’autres inspectent les colis destinés aux prisonniers dans les locaux de la gare

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Les Belges eux, ont récupéré un obusier allemand et le montre à la presse.

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Une double page est consacré à un panoramique des combats en Argonne (ouest de Verdun)

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panoramique de paix, de printemps ou d’été, peut-être une ancienne carte postale. Boureuilles et Clermont-en-Argonne ne sont plus que ruines, recouvertes par les neiges de l’hiver. Et les prairies ont été remplacées par des champs de barbelés.

Le dessin de Carrey

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valorise l’action des artilleurs alpins sur le front des Vosges où le front s’est stabilisé. Une autre page est consacré à ces mêmes alpins.

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On en reparlera.

Dans les dunes des Flandres combattent les saphis algériens.

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Les dunes, ils connaissent mais le climat des plages de la mer du Nord est bien éloigné de celui de leur pays. Ils y ont installé des baraquements en récupérant des panneaux destinés aux bains du temps de la paix. D’où ces images aux écrits décalés.

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des inscriptions en arabe sur la seconde image qu’il serait intéressant de lire.

L’Italie n’est toujours pas entrée en guerre, hésitant sur quel camp choisir. En 1870, Giuseppe Garibaldi était venu combattre à la tête d’un corps expéditionnaire pour aider la jeune République née le 4 septembre. Le patriarche…

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n’est plus là mais ses 6 petits-enfants…

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se sont engagés dans un régiment étranger italien…

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qui a connu le baptême du feu en Argonne. Deux Garibaldi, Bruno et Constantin, sont déjà tombés.

Un autre article intéressant que celui de l’utilisation de la radiographie dans les hôpitaux pour localiser les projectiles dans le corps des blessés.

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Cette vue montre l’appareil radiographique installé à l’hôpital d’Arcachon où sont soignés des blessés.

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Deux vues de radiographies localisant un projectile ou les dégâts sur un membre.

Récemment la télévision de service public a diffusé un télé-film sur les tournées de Marie Curie sur le front pour essayer à ce que les chirurgiens militaires se servent de son invention pour mieux s’occuper des blessures. Manifestement à la lecture de cette page du Miroir, la chirurgie civile était plus réceptive que la chirurgie militaire à ces méthodes nouvelles.

http://www.france2.fr/emission/marie-curie-une-femme-sur-le-front/diffusion-du-11-11-2014-20h50

Enfin une vue originale…

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de troupes australiennes installées au pied des Pyramides, camp arrière de la lutte contre l’Empire Ottoman.

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