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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 09 mars 1916

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(JOUR 584 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un canon gigantesque à la une, en Champagne. Alors que la bataille de Verdun fait rage, l’hebdomadaire ne va insérer que 2 photos noyées dans la masse. En tout cas, pas quelque chose d’essentiel pour la rédaction.

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Débarquement de troupes fraîches à Verdun sans parler de la bataille.

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Une autre vue de cette même gare avec de nouvelles troupes. Par contre, on insiste sur la soupe ou le jus qui attendent les Poilus ! Incroyable !

Le reste de la revue, soit la majorité de celle-ci, est intemporelle avec des tombes de héros:

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dont celles de musulmans à Louvois dans la Marne et de métropolitains au même endroit, d’autres à Beaumont-sur-Vesle en Champagne.

Des photos sur la ligne de feu:

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avec une photo d’avions, une autre de troupes en route pour Verdun et une dernière en cantonnement à Ranzières dans la Meuse. Bien calme cette ligne de front…

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comme au Linge dans les Vosges, pourtant théâtre de terribles combats.

On a longuement parlé du dessinateur humoristique hollandais De Raemaekers la semaine dernièrereçu en mairie de Paris, dans La Guerre Photographiée. Une page de dessins de lui parus dans divers journaux dans le magazine de cette semaine:

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Une arme vraiment imposante que ce très long fusil !

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Pas du tout ! C’est une illusion d’optique de 2 fusils superposés et orientés dans le même axe !

Pour en revenir aux Vosges, on a essayé les chiens d’Alaska pour tirer des traîneaux:

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Anecdotique !

Une vue prise depuis une tranchée nous dit-on pour expliquer cette photo:

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Les chevaux de frise ne sont pas nécessaires ont est inextricable ce fouillis de troncs !

Pour terminer, des réfugiés de guerre en Corse:

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Près de 300 blessés serbes sont hospitalisés à Piana. A Ajaccio, c’est un mariage serbe qui a été célébré. Hospitalité corse !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 05 mars 1916

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(JOUR 580 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

  Histoire de Zeppelin pour ce Miroir du 5 mars 1916 avec pas moins de 4 pages sur la chute d’un de ces gros ballons, le « L-Z-77 » près de Brabant-le-Roi. La couverture, bien sûr, est de loin la plus horrible avec le corps d’un aviateur, celui d’un adjudant allemand tombé en même temps que l’engin qu’il occupait. Dans la légende, le rédacteur se demande s’il est tombé accidentellement ou s’il s’est jeté de la nacelle. Le « L-Z-77 » étant tombé suite à un combat, la chute accidentelle est forcément la solution !

En double page centrale, on nous explique avec forces schémas et dessin, le pourquoi et le comment de cette destruction.

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Le passage tout feux éteints du gros cigare, le tir des mitrailleuses montées sur des automobiles, tirs qui font mouche et le lendemain, les restes avec cette infrastructure en métal en 2 tas distincts puisque l’engin s’est coupé en 2 avant de chuter.
En quatrième de couverture, les vainqueurs et les vaincus, les vivants avec le projecteur et la mitrailleuse, les corps des victimes allemandes de cette catastrophe.

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  C’est bien sûr dans la zone de Verdun (entre Reims et Verdun) que s’est produit la chute de ce Zeppelin. Verdun où depuis 2 semaines exactement, a commencé la grande attaque allemande. Une page de photos bien paisibles du coin… des vues d’archives.

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On y voit des champs de barbelés et de frises en excellent état alors que les Allemands firent pleuvoir un véritable tapis de bombes sur les défenses françaises. On nous montre toutefois un village rasé, celui d’Ornes, village qui sera déclaré « Mort pour la France » car jamais plus reconstruit à l’instar de Bezonvaux, Douaumont et Vaux-devant-Damloup. Mais nous aurons certainement l’occasion d’en reparler.

Un Poilu peu ordinaire…

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en tenue de fantassin avec le casque de chasseur à pied sur la tête, un peu trop âgé pour être un territorial ! Il s’agit tout simplement du Président de la République…

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en visite en Woëvre: un tour dans une tranchée, un transport avec un genre de traîneau sur voie ferré tiré par des chevaux.

En Turquie, à Constantinople, les funérailles de 3 officiers allemands présents dans ce pays pour instruire et commander des unités ottomanes:

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des officiers dont le présence est mal acceptée par la population locale. Si bien que ce ne sont que des étrangers qui assistent au passage de ce cortège. C’est tout du moins ce dont parle la légende de cette page.

Pour rester dans le secteur, à l’autre extrémité du pays, on nous apprend que les armées russes viennent de délivrer l’Arménie.

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 Des vues de villes « libérées » par les Russes: Erzeroum, Tchanly-Kilissa, Bitlis, Ketchi-Kali et Trébizonde. Aucun mot des massacres des Arméniens, juste les succès foudroyants de nos Alliés. A Erzurum il ne reste qu’une centaine d’Arméniens sur les 20 000 qui vivaient dans la ville avant les massacres ! A Tilbis, ce sont 15 000 Arméniens qui ont été massacrés dans un action que le général Vehib Pacha décrivit ainsi: « un exemple d’atrocité qui ne s’est jamais produite dans l’histoire de l’islam ». C’est tout dire ! Quant à Trébizonde devenu Trabzon après 1922, les massacres commencèrent entre 1894 et 1896 et firent 30 000 victimes arméniennes (massacres hamidiens). En 1915, ce furent 10 000 Arméniens qui furent assassinés ainsi que les Grecs Pontiques, si bien que cette ville qui jusque là était à majorité chrétienne, devint totalement musulmane. Il est toujours bon de rappeler ces horreurs en espérant que la Turquie, un jour, fasse amende honorable !

 Autre lieu et autres souffrances, celles des civils qui fuient devant l’avancée des armées autrichiennes.

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Il s’agit des enfants orphelins serbes que l’on voit ci-dessus, protégés par les restes de l’armée de leur pays. On en retrouvera… en Corse !

Pour terminer cette page: L’étrange capture du paquebot « Appam ».

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Un paquebot anglais considéré comme perdu qui réapparut aux Etats-Unis avec des passagers allemands sur la passerelle et des anglais gardés par des militaires allemands. ce navire sera restitué à ses propriétaires par un tribunal américain de Virginie le 29 juillet 1916.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 26 février 1916

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(JOUR 572 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le numéro de Sur le Vif du 26 février nous montre un télégraphiste en train de réparer des lignes de téléphone. La photo date-t-elle vraiment de cette période ? Mais surtout, n’y avait-il rien de plus important à mettre à la Une ? Le 21 février commençait la bataille de Verdun qui allait durer quasiment tout le reste de l’année 1916 et envoyer dans l’au-delà 600 000 jeunes gens, Français et Allemands confondus. Pourtant, dans la courte partie écrite, on a compris que c’était quelque chose d’important qui commençait du côté de Verdun et 2 pages sont consacrées à raconter ce qui s’est passé du 21 au 24 février.

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Bien sûr, il y a quelques vues de tranchées assez originales prises plus ou moins sur le vif comme celle-ci au sommet d’une butte:

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ou celle-là avec l’explosion d’un obus à quelques dizaines de mètres du photographe sur le sol enneigé des Vosges ou de l’Est.

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De l’aviation avec une nouvelle vue de ce Zeppelin tombé en mer du Nord.

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Après le dessin de Carrey dans Le Miroir de la semaine dernière, la photo de l’événement. A croire que le dessinateur s’est servi de la photo dont son titre (Le Miroir) n’avait pas les droits.

Un autre Zeppelin, celui qui a bombardé Paris récemment et qui a été poursuivi vainement par un aviateur, le lieutenant B… qui monta jusqu’à 3 000 mètres d’altitude:

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Un véritable exploit pour un avion à cette époque de réussir à atteindre une telle altitude !

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Un autre aviateur qui n’a rien à voir avec le précédent sinon une initiale, Le B… qui vient d’être abattu et trouver une mort glorieuse:

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Mais pourquoi cacher le nom d’un garçon qui vient d’être tué ? et  appeler X… le lieu du combat aérien ? Secret quand tu nous tiens !

Pour terminer, des choses plus légères…

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une course de tortues organisée par les Poilus pour se distraire. Mais d’où sortent toutes ces  testudines ? Sur le front du nord ou l’est de la France ? De sacs de militaires du midi de la France ?

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un chien-voyageur qui, à l’instar des pigeons, emporte des messages du front à l’Etat-Major.

Mais quand verra-t-on des images de Verdun dans la presse hebdomadaire ?

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 24 février 1916

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(JOUR 570 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un crime allemand de plus pour les rédacteurs du journal de cette semaine: l’incendie du bâtiment du Parlement canadien à Ottawa que l’on a imputé à des hommes des services secrets allemands. Cet événement date du 03 février dernier et, contrairement à ce que nous montre la photographie, le Palais a été entièrement détruit. Le feu avait pris dans la bibliothèque qui abritait plus de 100 000 ouvrages anciens. La responsabilité des Allemands n’a jamais été formellement prouvée. Le bâtiment réhabilité a réouvert ses portes le 26 février 1920.

En double page centrale, Metz et sa gare, sous toutes les coutures…

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Des vues de Metz et un texte rappelant l’investissement allemand dans la ville, surtout pour la défense des lieux contre les Français.

3 photos et 2/3 d’une page pour parler comme d’autres journaux des incidents de Lausanne…

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 sue l’on a déjà évoqué. Pas seulement les incidents mais aussi l’assassinat d’un dignitaire turc et la mise en service de la ligne ferrée Berlin-Breslau-Budapest-Sofia-Constantinople… qui ne servira pas longtemps.

Les obsèques des victimes du bombardement de Paris par un zeppelin:

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D’autres journaux l’ont déjà montré. Celui-ci parle de 100 000 personnes le long du cortège funèbre.

Comme pour se consoler de ce drame, La Guerre Photographiée a listé les Zeppelins détruits depuis le début du conflit:

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Pas moins de 24 dirigeables abattus depuis août 1914: 4 en 1014, 23 en 1015 et 1 en 1916. En dernier de cette énumération, le fameux L-19 perdu en mer du Nord dont la presse nous a parlé les jours derniers.

 A Lyon, un nouvel arrivage de blessés arrivant à la gare des Brotteaux à Lyon.

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Comme il y a quelques mois, ils sont en provenance des camps allemands ce qui va faciliter le retour à leur nouvelle existence.

Une page entière consacrée aux Chasseurs Alpins dans les Vosges.

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6 photos de groupes qui posent devant l’objectif, ce qui ne nous amène pas grand chose de la situation du secteur. Ces vues sont-elles de saison ou d’archives  ?

Pour terminer et comme on a pu le lire récemment, un portrait en buste de Guynemer, cet aviateur  que l’on nous présente comme un roi des airs avec ses nombreuses victoires dans les cieux:

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Georges Guynemer comptabilisait 5 victoires le 03 février dernier qui lui ont valu autant de citations écrites à gauche du portrait. Il était crédité de 53 victoires quand il fut abattu le 11 septembre 1917 dans des circonstances prêtant à confusion, officiellement abattu par un ennemi Kurt Wissemann qui connaîtra le même sort 17 jours plus tard. D’autres parlent d’un tir venu du no man’s land. L’avion de Guynemer s’abattit dans les lignes allemandes et l’aviateur sera inhumé avec respect et cérémonial  par les Allemands.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 20 février 1916

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(JOUR 566 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une prise d’arme présidée par le Général Gouraud, le glorieux mutilé de Gallipoli. Une scène du front occidental, qui ne doit pas être très récente.

Plusieurs vues en plusieurs endroits de la revue sur cette fameuse chute d’un Zeppelin en mer, le L-19 pour ne pas le citer !

Tout d’abord, le patron du navire de commerce qui le vit s’abîmer en mer…

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fit un croquis de la situation qu’il vécut:

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Ce dessin servit au dessinateur du Miroir, le célèbre Carrey dont on a déjà vu les oeuvres, pour nous présenter la scène avec tout le dramatique de la situation:

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Ce Zeppelin était dirigé par le commandant F. Wenk.

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Cette catastrophe fut largement exploitée par les médias alliés.

Pour continuer sur ce même sujet…

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les obsèques des victimes du passage du Zeppelin à Paris. Dans un premier temps, les journaux n’avaient parlé que de destructions… Il y eut finalement quelques malheureuses victimes.

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Les destructions (avec certainement des victimes) après l’attaque d’un Zeppelin allemand sur le camp retranché de Salonique.

Sur le front italien, les aviateurs ont forcé un appareil autrichien de bombardement à atterrir:

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Pas de dégât pour l’avion ni le pilote mais le bombardement n’a pas eu lieu et l’appareil a été capturé.

Scènes de désolation et de mort dans ces tranchées où se sont déroulés de violents combats en septembre puis en février:

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Il s’agit du secteur de Saules près d’Arras, de Lorette dans le Pas-de-Calais.

A Salonique, on nous présente les travaux défensifs pour protéger le camp retranché:

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Beaucoup de travaux et de terrassements sur la ligne de chemin de fer Salonique-Monastir.

Des terrassements de partout où la guerre fait rage. Une double page pour nous présenter les aménagements des abris des hommes dans les tranchées:

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ces cannas dans lesquels quelque peu d’humanité était re-créée !

Pour terminer, un portrait de l’aviateur Guynemer…

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un as des airs qui, à 21 ans, en est déjà à 7 victoires en duels singuliers.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 13 février 1916

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(JOUR 559 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, des soldats tchèques à l’honneur avec cette remise de médailles pour leurs faits d’armes lors de la bataille de Champagne. Ces combattants tchèques sont engagés dans la Légion Etrangère.

Une famille rémoise pose avec les masques à gaz que l’autorité militaire française leur a procuré.

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Lunettes pour protéger les yeux et gros tampon d’ouate pour filtrer les gaz. Pas le top mais la preuve pour le lectorat que l’armée s’occupe aussi de la santé des populations civiles.

Tout d’abord, une offensive allemande du côté de Givenchy le 27 janvier 1916.

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Deux photos prises sur le vif avec des Allemands surgissant de leur tranchée en haut et des Français qui viennent réoccuper des territoires perdus dans la première offensive. La qualité de l’image accrédite de vraies images de guerre. Givenchy-sur-Gohelle  est une commune proche de Lens, en direction d’Arras. C’est sur son territoire que se trouve le Mémorial canadien de Vimy. Mais les combats et les victimes qu’honore ce monument, ce sera pour l’année prochaine !

Un petit tour d’Europe (et même du monde) à travers les images qui suivent.

Tout d’abord, sous le titre Les survivants de l’Emdem à Constantinople, Le miroir raconte à ses lecteurs une histoire qui s’est passées… le 23 mai 1915. Quelques dates et quelques repères auraient certainement aidé les lecteurs en 1916… comme en 2016 !

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Il s’agit d’un petit navire de guerre allemand, le SMS Emdem qui causa pas mal de tracas aux marines alliés dans l’Océan Indien et au large de l’Australie. Il fut coulé par les Australiens vers les îles Coco le 9 novembre 1914. Ses survivants partirent sur un navire de commerce le 27 novembre 1914 pour atteindre Constantinople le 23 mai 1915 après un périple maritime puis à travers le désert à partir du Yémen. Une vraie histoire pour le cinéma !

Toujours dans le monde ottoman, cette page nous explique que des soldats et officiers turcs acceptent de plus en plus difficilement à obéir aux ordres de leurs instructeurs allemands.

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Ici, après des mouvements d’insubordination, les Turcs rejoignent une caserne disciplinaire de Matchka après leurs condamnations.

En Suisse, en Lausanne, ce sont des mouvements anti-allemands qui ont secoué la ville…

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suite à la provocation allemande d’avoir pavoisé le consulat allemand le jour de l’anniversaire de l’Empereur Guillaume II. Un militant francophile Marcel Hunziker l’arrache et c’est le début de manifestations hostiles au Reich. Il faut dire que la Suisse est partagée entre courants germanophiles et courants francophiles. Cela se passait le 27 janvier 1916.

Au Luxembourg, d’autres manifestations francophiles, chez les mineurs d’Esch-sur-Azette particulièrement:

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Enfin, à Marseille, ce sont des travailleurs annamites qui arrivent en bateau pour venir travailler dans des usines affectées à la Défense Nationale.

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Outre des Annamites, des Chinois vinrent aussi travailler et certains mourir bien loin de chez eux, au Havre, à Brest ou à Marseille, comme coolies pour décharger les bateaux. Il existe des tombes chinoises près de la colonne de Mazargues, à Marseille. Décidément, cette guerre est vraiment mondiale même si les combats furent localisés dans quelques régions bien précises.

La « visite » des lieux de Paris qui furent bombardés le 29 janvier par un Zeppelin. Une double page avec quelques  16 photos pour montrer ces destructions d’habitations parisiennes qui ne firent heureusement pas de victimes.

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Le Zeppelin fut poursuivi par un avion français pendant 2 heures. Mais le brouillard et la nuit aidèrent le fuyard.

Le fameux trou du Métro qu’a réussi à faire ce bombardement de Paris.

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Même le Président de la République Poincaré vient se rendre compte des dégâts !

Pour terminer, des photos de routes pratiquement impraticables et comme le dit le titre, transformées en marécages.

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Nous sommes dans le secteur du Linge, dans les Vosges. Cet hiver 1915-16 fut décidément froid et humide.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 12 février 1916

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(JOUR 558 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la une de ce numéro en piteux état, les soldats russes sur le front de l’est essaient de résister au froid. Au second plan, un homme manifestement mort. La légende parle que les hommes résistent victorieusement au froid et peuvent dormir sur la neige. Alors mort ou endormi ?

En seconde de couverture, on reste en Russie avec la tsarine et 2 de ses filles déguisées en infirmières dans une salle d’opération:

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soit, de plus près:

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Une belle photo, une belle histoire mais difficile à y croire !

On retrouve ces soldats permissionnaires à Paris dont la presse a déjà parlé, qui ne peuvent se rendre chez eux car leur région est occupée par les Allemands et que l’Armée promène en autocar touristique.

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Exactement la même vue que dans La Guerre Photographiée.

Pour rester dans le domaine de la santé et de l’aide aux blessés, des ambulances un peu particulières  adaptées au terrain:

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un wagonnet-ambulance sur rail pour évacuer 4 blessés en douceur, beaucoup plus confortablement q’en charrette sur des chemins caillouteux. Encore faut-il qu’il y ait des rails près du front et que l’artillerie adverse ne bouleverse pas le terrain. Trop aléatoire.

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Dans les Vosges, un traîneau-ambulance tiré par un équidé. Là aussi un transport plus doux que d’ordinaire.

Deux vues panoramiques de tranchées dont on voit les zig-zags depuis une colline dominant les lieux.

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Sur la seconde photo, on aperçoit au loin la fumée de l’explosion d’un obus. Les lieux comme la date de ces photos ne sont nullement mentionnés.

Dans les Balkans, des combats dans la Montagne Noire, en Macédoine.

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Pour terminer, les dégâts occasionnés par le passage d’un Zeppelin au-dessus de Paris avec des destructions sur des bâtiments…

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et sur les arbres (photo de droite)…

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mais aussi une bombe qui a troué la voûte du Métro laissant un important cratère:

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Cet évènement et ce trou original seront repris dans d’autres médias, on le verra bientôt. Cette attaque date du 29 janvier 1916.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 03 février 1916

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(JOUR 549 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une photo à la une de 2 frères présentés comme de redoutables combattants albanais.

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L’Albanie vient de déclarer la guerre à l’Autriche et on vente donc les mérites de ces guerriers alliés, les Albanais.

Comme on célèbre ces Russes…

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anciens prisonniers de guerre qui ont pu rejoindre les tranchées françaises en Lorraine.

En Alsace, dans ce village, on fête…

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 le passage d’autres prisonniers, allemands ceux-là en route pour la France et la captivité.

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Photo de groupe de dragons…

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devenue fantassins dans la région proche du canal de l’Yser où les tranchées sont parallèles à celui-ci. Près de Nieuport, les hommes campent sous le tente pour se protéger du froid:

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Les destructions à Ypres…

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les ruines de la cathédrale que les barbares allemands ont bombardé, ne respectant ni l’art, ni la beauté. On le sait maintenant et on est fixé sur leur kultur. Tel est le commentaire de cette photo !

Une page avec 6 photos sur d’autres ruines…

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celles laissées par les combats de ces derniers mois.

Un avion allemand abattu par la chasse française mais qui a pu se poser est exhibé comme trophée de guerre.

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On distingue nettement la Croix de Fer sur l’empennage de vilain oiseau détruit.

La première fois que l’on peut lire de tels propos au-dessous de cette photographie qui nous vient du front d’Orient:

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L’évacuation des Dardanelles

Voici le commentaire de cette photo: Lorsque fut décidée cette opération qui pouvait être dangereuse, nos précautions furent tellement bien prises que les troupes alliées en se retirant n’eurent aucune perte à déplorer. Voici à Gallipoli le camp où était concentré tout le matériel, vivres et munitions et le réembarquement des canons e chevaux qui commence sous la protection de l’escadre et des troupes.

Ou comment minimiser une défaite !

Une vue de civils fuyant devant l’avance allemande, en Lorraine…

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en nous précisant que depuis, le village qu’ils ont dû quitter à la hâte en tout abandonnant, a été repris par les Français. Pas sûr !

En dernière page, la tombe d’un héros, …

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celle de l’aviateur Mendès qui fut fusillé par les Allemands au camp de Chalons le 24 août 1914. Sa tombe est ornée de 2 canons allemands. La vue de cette tombe si particulière sera l’objet de nombreuses cartes postales.

Pour terminer, (on en a déjà parlé), le départ des jeunes recrues des premiers contingents de 1917, appelés en anticipation.

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Une vue du train en gare Montparnasse à Paris et des jeunes gens partant rejoindre les unités où ils sont affectés pour commencer leur formation.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 janvier 1916

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(JOUR 545 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un berger allongé au sol ainsi que quelques moutons, eux-aussi tués par un bombardement allemand sur le camp retranché de Salonique. Ce drame entraîna l’arrestation des consuls des pays de l’Entente en Grèce.

Plusieurs pages sur cette guerre en Orient.

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Tout d’abord des luttes de pouvoir entre des généraux (pacha) turcs à la tête de l’armée ottomane.

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Après l’évacuation de la presqu’île de Gallipoli, les sous-marins alliés (britanniques et français) continuent la lutte en mer de Marmara en coulant des navires turcs. Sur ceux-ci, on voit ci-dessus des vigies surveiller les flots dans le but de découvrir des sous-marins.

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Les troupes bulgares occupent la Serbie avec leurs lots de massacre et de destruction comme celle d’une statue du roi de Serbie.

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On a vu dans Sur le Vif l’arrivée d’orphelins serbes à Marseille. Ici c’est en Corse que sont amenés des réfugiés serbes et des israélites syriens fuyant les massacres perpétrés pas les  Turcs. Ainsi, 714 syriens sont arrivés à Ajaccio en décembre 1915 et 758 Serbes ont suivi le même chemin en janvier 1916. Les guerres et leurs lots de réfugiés !

La guerre continue dans les Vosges et Le Miroir nous présente des tranchées allemandes sous la neige:

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Guère différentes des lignes françaises !

Des Vosges, il en est encore question en cette double page centrale.

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Ce sont des photos de la visite récente de Joffre dans les Vosges en compagnie du général Serret. Ce général qui vient d’être tué lors des combats à l’Hartmannswillerkopf. Blessé le 28 décembre 1915 à une jambe ce qui lui valut une amputation, il décéda de la gangrène le 6 janvier 1916. Il est l’un des 42 généraux tués pendant la Grande Guerre.

Deux pages pour montrer les mauvaises conditions de détention des prisonniers de guerre en Allemagne:

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les français dont on nous dit qu’ils n’ont même pas des ustensiles pour faire leur cuisine et qu’ils vivent dans des baraquements insalubres…

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les russes que l’on désinfecte pendant leur détention. Des images qui font penser avec leurs commentaires à d’autres scènes de « désinfection » qui se produiront 20 ans plus tard.

Pour terminer, une photo nocturne prise sur le vif lors d’un tir d’un canon de gros calibre:

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et une page pour expliquer au lectorat les bienfaits du port de casque Adrian en acier pour les Poilus:

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Les dommages aux casques comparés aux blessures sur les cuirs chevelus des hommes qui les portaient. Avec des képis, ces blessures eussent été mortelles est-il écrit en commentaires. On calcule que le casque d’acier sauve environ 40% des blessés atteints à la tête. L’état-major aurait peut-être pu y penser avant !

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La CORRESPONDANCE du POILU GRENOBLOIS- LETTRE du lundi 31 août 1914

Petite lettre de 4 pages mais très dense et difficile à lire. On va présenter ci-dessous quelques extraits les plus intéressants pour les opérations militaires de cette fin août 1914.

Aujourd’hui, la lutte s’annonce moins orageuse. Nous avons passé une nuit excellente tranquillement étendus sur la paille. Ce matin, nous attendons l’ordre qui nous indiquera le travail de la journée. En guerre, on ne sait jamais ce qu’on fera 1 heure après. C’est tout de l’imprévu. On déménage sans interruption, le mobilier est peu encombrant et le loyer bon marché (c’est le système de Mr. Cochon)…

Plus loin, petit flash-back pour raconter la nuit de samedi à dimanche qui a été bien employée.

D’abord par les sapeurs qui ont travaillé jusqu’au matin. Nous, les brancardiers sommes allés chercher un blessé étendu seul sur le champ de bataille. C’était 11 heures du soir, nous étions au plus à 500 mètres de l’ennemi mais nos fusils étaient prêts à bien fonctionner. Nous avons transporté ce pauvre fantassin sur un parcours de plus de 5 kilomètres et sur un brancard au milieu du brouillard. A chaque instant les sentinelles nous arrêtaient. La route était criblée de trous d’obus (4 mètres de diamètre et 2 mètres de profondeur). A son arrivée, le pauvre garçon était dans un piteux état mais nous étions heureux d’avoir atténué ses souffrances et surtout celles de l’isolement.

Suite de récit sur les destructions de la guerre.

J’ai vu toutes les tristesses de la guerre. C’est terrible, il faut le voir pour s’en faire une idée exacte: villages complètement incendiés, d’autres abandonnés, les maisons soumises au pillage, les habitants fuyant  sur les routes pour échapper au massacre, etc… etc… Les Allemands se conduisent comme des sauvages, malheureusement les nôtres en sont les victimes mais ce qu’il faut voir, c’est la victoire certaine qui procurera à la France une tranquilité tant désirée depuis longtemps.

Suite du récit avec celui du dimanche.

Hier dimanche, nous devions avoir repos en compensation de la nuit précédente. Après une course de 4 kilomètres, nous arrivons dans un village à 7 heures du matin. Aussitôt, nous nous couchons dans le foin mais à 8 heures, l’ordre de partir rapidement nous déloge du cantonnement. Nous repartons aussitôt pour faire 5 kilomètres et c’est au bord de la route et sous une pluie d’obus que nous avons pris notre repos. Malgré cela, résultat heureux pour la Compagnie, 2 fusils mis hors d’état et un homme légèrement blessé. Nous sommes bien favorisés par le beau temps, 3 jours seulement nous avons marché sous la pluie et une fois sous la grêle et sans pouvoir se mettre à l’abri. Nous étions à l’arrivée complètement traversés…

Suivent des considérations d’hygiène, de santé, de nutrition et de petits tracas personnels. Reprise de la narration militaire un peu plus loin:

Tous les jours et surtout vers 5 heures du soir, les aéroplanes allemands viennent survoler nos batteries et nos troupes. Ils signalent exactement nos emplacements en laissant tomber des boules lumineuses repérées par leur artillerie. C’est le moment de se méfier. Sitôt après les obus se mettent à pleuvoir jusqu’à 7 heures ou 8 heures pour recommencer de bon matin avant le jour. Mais nous ne sommes pas trop simples: les artilleurs couvrent leurs canons avec des branches et dès qu’ils entendent le moteur, ils cessent le feu. Souvent aussi et plusieurs fois chaque jour, nous voyons nos aviateurs militaires. Deux fois déjà, en passant à une faible hauteur au-dessus de la Compagnie, ils nous ont lancé des dépêches…

Pierre Gautier est toutefois conscient que son unité est moins exposée que d’autres, celles de fantassins. Ainsi…

Aujourd’hui, nous sommes logés avec un bataillon du 160ème de ligne. Tous les officiers sont morts ou blessés. Comme chef de bataillon, c’est un sous-lieutenant de Saint-Cyr seul survivant ou valide…

Par la suite, l’auteur donne des consignes à ses parents en ce qui concerne le courrier puis parle des rencontres qu’il a pu faire, ici et là, de gars de Grenoble et des environs qu’il connaît. Retour sur sa condition militaire:

… Si la guerre a de bons moments, il y en a qui sont bien pénibles. Plusieurs fois déjà, nous avons fait des étapes de 20 à 25 kilomètres dans la journée avec travail en arrivant. Il faut vraiment faire preuve de beaucoup d’énergie et force de caractère pour ne pas s’arrêter dans le fossé. C’est malheureux de voir quelquefois des pauvres militaires obligés de rester au bord de la route. C’est la gendarmerie qui les ramasse. D’autres abandonnent le sac….

Nouvelles considérations épistolaires, tout cela dans un écrit un peu désordonné, on va comprendre pourquoi. Fin de lettre un peu nostalgique.

31 août 4h45. Enfin, je termine ma lettre. Depuis ce matin, nous sommes dans le même village où nous resterons 2 ou 3 jours, mais pour écrire cette pauvre lettre, je m’y suis mis à plusieurs reprises. Toute la journée les obus ont dégringolé. A la fin, on finit par être tellement énervé qu’il est difficile d’écrire deux mots de suite. En lisant ma lettre, vous en aurez la preuve. Excusez-moi, on est en guerre. Mon seul désir après la guerre, c’est de passer quelques jours avec vous et le reste à Allevard où tranquillement je pourrai me reposer. J’espère que mon rêve se réalisera. 

Y croit-il vraiment quand il écrit ces mots ?

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