Aujourd’hui 6 juin verra Obama, Poutine, Hollande, Elisabeth II mais aussi Angela Merkel se rassembler sur les plages de Normandie pour célébrer le 70ème anniversaire du Débarquement. Il y a 70 ans, le 6 juin 1944, les anglo-américains et 177 commandos français sous les ordres de Philippe Kieffer ont commencé la Libération de la France pour chasser les occupants nazis. Cet épisode de la guerre est dénommé « l’Invasion » de nos jours encore dans les livres d’Histoire en Allemagne.
En 1947, Michelin a édité une carte spéciale « Bataille de Normandie », peut-être pour guider les premiers touristes qui commençaient à affluer sur les plages normandes pour visiter ces lieux à tout jamais transformés et se recueillir dans les cimetières militaires alliés (et allemands). Voici un exemplaire de cette carte:
A ne pas confondre avec celle-ci beaucoup plus courante
Guère de différence me direz-vous. Regardez le détail en bas…
La seconde carte est une réédition par Michelin de la carte de 1947 en 1994 pour le 50ème anniversaire du Débarquement.
En dépliant cette carte, voilà ce qu’on découvre…
…la carte Michelin classique de la région Normandie-Cotentin enrichie en rose-violet des informations historiques sur le Débarquement et le bataille de Normandie qui fit rage jusqu’au mois d’août.
Pour réviser avant les reportages de France-Télévision, on va passer en revue les plages découpées stratégiquement en 5 secteurs:
A l’ouest, au pied sud-est du Cotentin, UTAH BEACH, premier secteur américain avec à l’arrière Sainte-Mère l’Eglise célèbre pour les parachutages des unités américaines dont beaucoup d’hommes allaient périr dans des zones inondées (coloriées en rosé).
En allant vers l’est, la pointe du Hoc où les Rangers neutralisèrent de grosses pièces d’artillerie allemande puis le second secteur américain, le plus connu, le plus meurtrier, OMAHA BEACH, Bloody Omaha où l’insuffisance des bombardements préparatoires et la mer difficile causèrent des milliers de morts, comme en témoigne l’immense cimetière américain de Colleville et dont on peut avoir une idée de l’enfer en revoyant les premières minutes du film « Il faut sauver le soldat Ryan ».
Plus à l’est, le port d’Arromanches que les Alliées créèrent de tout pièce ce qui trompa les stratèges allemands qui ne pouvaient croire à un débarquement dans un secteur sans port important. Puis les places anglo-canadiennes de GOLD BEACH et JUNO BEACH où le débarquement se passa relativement bien pour Gold et plus difficilement pour les Canadiens à Juno.
Enfin SWORD BEACH, le plus à l’est, autre plage britannique où débarquèrent aussi les 177 français de Kieffer à Ouistreham et à l’arrière le fameux Pégasus Bridge tenu intact par les paras britanniques, ce qui simplifiera par la suite les opérations.
Pour l’heure, bon courage aux automobilistes normands avec le casse-tête des interdictions de circuler pendant ces célébrations!





























































































