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O.M. le 18 mai 1969-Le jour où je suis tombé dedans…

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C’était la finale de la Coupe de France 1969 entre l’OM sevré de titres depuis 26 ans (on le lira) et les Girondins de Bordeaux. Ça se passait à Colombes, le vieux stade olympique de Paris, le Parc des Princes n’étant certainement par assez grand pour accueillir un tel événement. C’est le jour où je suis tombé dans l’OM devant une télé noir et blanc à Caderousse et que ça ne m’a plus quitté.
J’avais gardé la Une du Provençal, l’un des quotidiens régionaux (avec Le Méridionnal-La France de droite et la Marseillaise, communiste), socialiste car propriété de Gaston Defferre. La Une et les quatre pages de couverture qui font vivre l’après-midi parisienne. Des titres à la hauteur de l’événement et de l’engouement marseillais, toujours en démesure.

Cet OM-là était depuis 1965 présidé par Marcel Leclerc, un industriel marseillais, chef de presse, propriétaire de But (le magazine sportif qui existe toujours, pas les magasins d’ameublement). Il avait la volonté d’en faire un grand de France puis d’Europe et fut coupé dans son élan en 1972 par un coup d’état interne au club. Un Tapie avant l’heure qui n’hésitait pas à entraîner l’équipe quand le coach était absent, à mettre la main à la poche pour attirer des vedettes et à piquer une tête dans le Vieux Port pour célébrer un titre. Il repose aujourd’hui au cimetière de Chassiers, en Ardèche, près de Largentière.

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Ce ne fut pas une finale extraordinaire (comme beaucoup de finales) mais elle marquait le retour de Marseille en haut de l’affiche du football français après des années catastrophiques en seconde division et le fameux OM-Forbach et ses 434 spectateurs (en interrogeant et écoutant les Marseillais quand la gloire fut revenue, ils étaient des dizaines de milliers ce soir-là, tous jurant les grands Dieux qu’ils étaient présents en cette triste soirée d’avril 1965).

Les 3 autres pages racontant cette après-midi à Colombes:

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Dame Coupe avait mis du temps à choisir son vainqueur et le match s’était débloqué dans les 10 dernières minutes par des buts de Joseph (tir de Novi dévié par Joseph et un défenseur bordelais, attribué officiellement à ce dernier csc-contre son camp)

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et de Joseph sur un tir de Bonnel renvoyé par le poteau.

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Les vedettes de l’époque:

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Jean (Tchouki) Djorkaeff, international et père du champion du monde 1998

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Roger Magnusson, le dribbleur suédois, véritable vedette internationale

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Joseph Bonnel, n°10 international sur l’action précédent le second but

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Jacky Novi demi défensif gardois qui passa ensuite au PSG naissant

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Joseph dit Zé, de son vrai nom Joseph Yegba Maya, l’avant-centre buteur en finale, d’origine camerounaise

L’équipe de cette finale gagnée:

ESCALE

DJORKAEFF-SWUNKA-HODOUL-LOPEZ

NOVI-DESTRUMELLE-BONNEL

MAGNUSSON-JOSEPH-GUENICHE

(entraîneur MARIO ZATELLI)

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Monsieur JUJUBE le personnage humoristique du PROVENÇAL

Tout petit, la première chose que je lisais dans le journal quotidien qu’achetaient mes grands-parents, c’était cette petite bande dessinée de 2 ou 3 cases. C’était aussi le cas de mon grand-père d’ailleurs. Ainsi, j’ai toujours eu un faible pour Monsieur JUJUBE, le personnage créé par JAF dans le Provençal.

Monsieur JUJUBE

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Ce M. Jujube en matière plastique, haut de 28cm a été découvert dans un vide-greniers.

Jaf de son vrai nom Edmond Guérin a dessiné dans la presse marseillaise (Le Petit Marseillais, Le Radical, Le Provençal, Le Soir) jusqu’à sa mort en 1984. Après guerre, à la demande de Gaston Defferre (patron de presse, maire de Marseille, futur ministre de l’Intérieur de François Mitterrand en 1981), il invente le personnage de M. Jujube, à la fois inventif, lourdaud, tendre, coléreux, roublard… un peu chacun de nous en quelque sorte. Raconter une histoire en 1 (le dessin de presse), 2, 3 ou 4 images  et de plus décrocher un sourire, est une performance bien plus difficile qu’il n’y paraît et demande des talents de scénariste, un esprit de synthèse, au même titre qu’imaginer une histoire sur 48 ou 64 pages.

Voici quelques bandes de Jaf tirés de Provençal conservés…

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Dans le Dauphiné Libéré ou le Progrès, c’était Le Professeur Nimbus (avec un seul cheveu sur la tête en forme de point d’interrogation) qui égayait l’actualité.

 

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Un panoramique de MARSEILLE dans le JOURNAL ILLUSTRÉE de 1890

A l’occasion de la visite à Marseille du Président de la République Sadi Carnot, le…

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… du 13 avril 1890 nous gratifie en double page centrale d’un dessin panoramique montrant le Marseille de la fin du XIXème siècle.

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Nous allons nous approcher pour voir tout cela en détail.

Tout d’abord le Vieux Port

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dont l’entrée est gardée par le fort Saint-Nicolas. A noter qu’à l’entrée du port,  le pont transbordeur, emblème du Marseille d’avant-guerre ne fut construit que 15 ans plus tard, en 1905.

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Au premier plan (sur le dessin général) on peut voir en face de l’entrée, le palais du Pharo construit sous Napoléon III pour l’impératrice Eugénie de Montijo. A gauche du port, on voit le quartier du Panier avec ses maisons très serrées tel qu’il était avant que la Wehrmacht ne le détruise en 1944. Le Panier devenu le Mistral dans un actuel feuilleton célèbre sur France 3, est dominé par l’Hôtel-Dieu que Rimbaud n’allait pas tarder d’intégrer pour y finir son existence aventureuse.

 Au fond du Vieux Port, le départ de l’avenue la plus connue de Marseille, la Canebière,

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paysage peu différent de celui de nos jours. Au bout de l’avenue à droite, l’Eglise des Réformés.

A gauche de la Canebière, la gare Saint-Charles, terme de la ligne PLM…

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… avec sa grande verrière mais pas encore le grand escalier reliant la gare à la ville qui ne verra le jour qu’en 1925.

Dans le prolongement de la Canebière, tout au fond, le dessinateur n’a pas oublié le palais Longchamp, un peu disproportionné, et sa fontaine monumentale…

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… construit lui aussi sous Napoléon III pour alimenter la ville en eau potable dérivée de la Durance. Une aberration écologique avant l’heure.

Revenons en bord de mer avec la cathédrale de la Major, aussi impressionnante à l’époque que de nos jours.

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A sa gauche, on peut voir le grand port de la Joliette

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la Joliette Nord

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La Joliette Sud

la porte de l’Orient et de l’Afrique pour tant de candidat aux rêves exotiques au temps des colonies.

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