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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 30 janvier 1915

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SÉRAPHIN GUÉRIN…. PETIT SÉMINARISTE en AVIGNON (1/2)
Séraphin Guérin était le frère de mon grand-père Gabriel, sur cette photo prise après la mort du père en 1915, c’est bien sûr le plus grand des 3 enfants, mon grand-père étant celui de gauche. Né en 1897, il vivra presque centenaire puisqu’il disparaîtra en 1992, atteint de cécité depuis longtemps.
Extrait de l’acte de naissance du livret de famille de ses parents.
Il alla donc faire ses études secondaires au Petit-Séminaire Saint-Michel d’Avignon à partir de 1912, ce qui était original à une époque où la scolarité des enfants s’arrêtait pour presque tous au Certificat d’Etude. Il devait avoir été repéré par le curé du village pour ses qualités intellectuelles et son assiduité religieuse comme l’atteste, dans cette feuille locale,
ses appréciations (pas de notes, déjà, à l’époque) pour le cathéchisme.
Il quitta donc le Collège d’Orange où il devait avoir fait la Sixième et la Cinquième, sa campagne de Caderousse pour la Préfecture et un de ses Petits-Séminaires, le Saint-Michel, situé rue d’Annanelle (à côté du Lycée Mistral de nos jours), où il obtint des résultats plus qu’honorables, comme l’attestent , dans ce petit livret,
les récompenses obtenues à la fin de sa Quatrième durant l’année scolaire 1912/1913.
Pas moins de 7 accessits et le Prix d’Accessits, derrière les 3 Joseph (Flandrin, Robert et Mouraret) eux-aussi souvent cités.
Pendant les vacances d’été, il est aussi accueilli par l’Abbé Delbos, curé de Lacoste comme on peut le lire sur ce cahier de brouillons qu’il a conservé… les vrais cahiers de classe n’ayant pas été gardés.
Un jeune abbé Delbos comme en atteste cette petite carte qui nous apprend qu’il connaîtra le même sort que bien des jeunes gens de sa génération en 1914
Officier d’infanterie, tombé le 20 octobre 1914 à Gerbevillers (Meurthe-et-Moselle)
Lacoste, au pied du Luberon, commune sur laquelle était érigé le château du Marquis de Sade dont il ne reste que des ruines et dont Séraphin racontait que son hôte lui conseillait de ne pas aller voir derrière le grand portail ce qui pouvait s’y passer…. Pas grand chose puisque Sade n’était plus de ce monde depuis un siècle et le château en ruines depuis un peu plus longtemps.
Deux vues amateurs de la cour du Séminaire à l’époque à l’époque où Séraphin devait y être élève:
sous la neige semble-t-il.
La photographie de cette remise des prix et de l’Assemblée Générale du Petit-Séminaire en 1913 (c’est écrit au dos). Une assemblée quasi exclusivement masculine, deux laïcs ayant amené leurs épouses (au premier plan à droite et au fond à gauche). Séraphin me direz-vous? Pas évident bien que la photo soit très nette. Peut-être l’un des jeunes hommes debout au fond, celui le plus à droite, au centre de la photo ?
A suivre…
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SÉRAPHIN GUÉRIN…. PETIT SÉMINARISTE en AVIGNON (2/2)
Ci-dessous, une seconde photo d’une fête avec les jeunes classes, malheureusement pas datée,
l’oncle apparaît ce coup-ci, encore au fond, debout après les cuistots et le prêtre regardant de côté, soit en se rapprochant
au centre de la loupe, avec une serviette blanche sur l’épaule.
Séraphin cessera ses études en 1913 ou en 1914, victime de la déclaration de guerre du 3 août. Il ne fera ni ses humanités, ni sa rhétorique mais remplaça son père Adrien mobilisé ce jour-là, pour venir aider sa mère à la maison de Caderousse pour mener le travail aux champs et s’occuper des bêtes, avec son petit frère Gabriel en âge lui aussi de quitter l’école. D’autant plus que le père ne revint pas et que lui-même fut appelé en anticipation comme toute la classe 17 en 1916. Libéré seulement en 1919, il ne reprit pas ses études et se dirigea vers un emploi à la banque, dans un grand groupe puis à la banque Chaix quand elle se créa à Avignon. Nous en reparlerons dans d’autres articles.
Une autre photographie non datée de l’Assemblée Générale du Petit-Séminaire, peut-être juste après l’Armistice.
Car si Séraphin n’alla pas jusqu’au bac ni ne prononça ses voeux, il ne rompit pas totalement avec ses années de jeunesse et adhéra à l’Association des Anciens Élèves des Petits Séminaires d’Avignon et de Notre-Dame de Sainte-Garde (ouf! c’est tout!).
Le premier bulletin gardé de mars 1914
Plus émouvant un simple 4-pages petit format pour annoncer que les activités de l’Association n’auront pas lieu en 1916 comme ce fut le cas en 1915, pour cause de guerre bien entendu, beaucoup d’anciens élèves étant sous les drapeaux et à la lecture de cette longue liste…
pas moins de 12 anciens ont été tués et 3 sont portés disparu. Une hécatombe !
Ce n’est qu’à partir de 1931 que Séraphin va garder tous les bulletins annuels rendant compte de l’Assemblée Générale de fin d’année scolaire de l’Association des Anciens. D’où cette pile impressionnante de brochures
allant jusqu’au début des années 80, date à laquelle l’âge, la santé défaillante et la cécité l’empêchèrent de suivre la vie de l’amicale.
Ainsi, en 1931, dans un petit programme
accompagnant la fin de l’année scolaire, on retrouve
l’oncle jouant du Labiche avec son copain Fernand Burel (que nous rencontrâmes plus d’une fois cité Louis Gros ou avenue des Deux-Routes).
D’ailleurs, le bulletin de cette année-là
ne manque pas de signaler la prestation des artistes d’occasion, 16 ans avant Jean Vilar et Gérard Philipe.
Dans ce même bulletin apparaît Séraphin dans la liste des adhérents
A partir de cette date, Séraphin va s’impliquer de plus en plus dans la vie de l’Association. Ainsi, dans le bulletin de l’
on le voit entrer comme membre du Comité directeur
Puis quelques années plus tard, pour l’
il prend du grade comme Secrétaire-Adjoint.
Pour terminer, plus tard encore, lors de l’
Secrétaire, tout simplement
suivant en cela la « carrière » de son ami Burel dans l’instance dirigeante. C’est au début des années 70 qu’il dut abandonner sa fonction, rattrapé par la maladie qui le privait peu à peu de la vue.
Mais en quoi consistait l’Association? Parrainer les plus jeunes, venir en aide à un membre en difficulté mais surtout se retrouver
autour d’une bonne table et…
faire une photo de famille… un peu comme à chaque dernière page des aventures de Gaulois irréductibles !
une photo des années 30 du groupe d’Amicalistes.
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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 28 janvier 1915
(JOUR 178 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
Le journal fait sa couverture avec cette grosse pièce d’artillerie. Certes mais il en existe de plus grosse et une page est consacrée à présenter quelques pièces d’artillerie sous ce titre:
le canon de 75, le plus utilisé pour l’artillerie de campagne. Peut tirer 20 coups/minutes jusqu’à 8km.
5-6 coups/minute avec des obus de 20kg.
Porte le nom de son inventeur. Canon de 155mm. 1 coup par minute.
Artillerie lourde (1 coup toutes les 5 minutes). La pièce pèse 14 tonnes et envoie des projectiles de 100kg qui font des cratères de 3m de profondeur et 7m de diamètre.
Une vue qui n’est pas sans rappeler l’illustration du Miroir sur l’Argonne:
en vraie photo ici au lieu d’une oeuvre retouchée sur le Miroir.
Une autre photo qui pourrait illustrer le travail sur le front des pontonniers d’Avignon (article récent)
pour remplacer le pont de Verberie détruit, dans l’Oise.
Une autre image de destruction, celle d’un viaduc vu sous un autre angle.
Le viaduc de Poix sur la ligne de chemin de fer menant à Amiens avait été détruit en août 14 au plus fort de l’avancée allemande et le Génie a commencé sa reconstruction pour lui rendre son utilité stratégique.
Quelques vues originales:
Une église servant de dortoir mais toujours consacrée à sa fonction première.
Le Q.G. du roi Albert de Belgique à Furnes en Flandres.
La résidence personnelle du Kaiser Guillaume à Corfou (île grecque de la mer Ionniène, au large de l’Albanie) qu’il essaie de vendre à des promoteurs suisses par peur de confiscation de celle-ci au moment de l’entrée en guerre de la Grèce. Cette résidence, l’Achilleion, avait été construite par l’Impératrice Elisabeth d’Autriche, plus connue sous le nom de Sissi, en 1891 puis rachetée par Guillaume II en 1907. Ce dernier ne parviendra pas à la vendre et les troupes alliées (françaises et britanniques) en feront un hôpital militaire. L’Achilleion deviendra propriété grecque après le traité de Versailles en 1919 dans le cadre des réparations de guerre.
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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 24 janvier 1915
(JOUR 174 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
La mort d’un hussard en reconnaissance. Difficile de savoir s’il s’agit d’une photo montée. Le danger du sniper étant toujours présent, on ne peut penser que le photographe a pris tant de risques pour récupérer ce cliché.
Quant au cheval, il a survécu contrairement à cet haras
décimé par l’artillerie adverse.
Dans Anvers occupé, les Allemands paradent
pendant que d’autres inspectent les colis destinés aux prisonniers dans les locaux de la gare
Les Belges eux, ont récupéré un obusier allemand et le montre à la presse.
Une double page est consacré à un panoramique des combats en Argonne (ouest de Verdun)
panoramique de paix, de printemps ou d’été, peut-être une ancienne carte postale. Boureuilles et Clermont-en-Argonne ne sont plus que ruines, recouvertes par les neiges de l’hiver. Et les prairies ont été remplacées par des champs de barbelés.
Le dessin de Carrey
valorise l’action des artilleurs alpins sur le front des Vosges où le front s’est stabilisé. Une autre page est consacré à ces mêmes alpins.
On en reparlera.
Dans les dunes des Flandres combattent les saphis algériens.
Les dunes, ils connaissent mais le climat des plages de la mer du Nord est bien éloigné de celui de leur pays. Ils y ont installé des baraquements en récupérant des panneaux destinés aux bains du temps de la paix. D’où ces images aux écrits décalés.
des inscriptions en arabe sur la seconde image qu’il serait intéressant de lire.
L’Italie n’est toujours pas entrée en guerre, hésitant sur quel camp choisir. En 1870, Giuseppe Garibaldi était venu combattre à la tête d’un corps expéditionnaire pour aider la jeune République née le 4 septembre. Le patriarche…
n’est plus là mais ses 6 petits-enfants…
se sont engagés dans un régiment étranger italien…
qui a connu le baptême du feu en Argonne. Deux Garibaldi, Bruno et Constantin, sont déjà tombés.
Un autre article intéressant que celui de l’utilisation de la radiographie dans les hôpitaux pour localiser les projectiles dans le corps des blessés.
Cette vue montre l’appareil radiographique installé à l’hôpital d’Arcachon où sont soignés des blessés.
Deux vues de radiographies localisant un projectile ou les dégâts sur un membre.
Récemment la télévision de service public a diffusé un télé-film sur les tournées de Marie Curie sur le front pour essayer à ce que les chirurgiens militaires se servent de son invention pour mieux s’occuper des blessures. Manifestement à la lecture de cette page du Miroir, la chirurgie civile était plus réceptive que la chirurgie militaire à ces méthodes nouvelles.
http://www.france2.fr/emission/marie-curie-une-femme-sur-le-front/diffusion-du-11-11-2014-20h50
Enfin une vue originale…
de troupes australiennes installées au pied des Pyramides, camp arrière de la lutte contre l’Empire Ottoman.
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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 23 janvier 1915
(JOUR 173 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
A la une, une vue d’une tranchée française (semble dire la légende, bien que les coiffes des hommes soient originales) dont on ne cache pas les conditions de vie avec de la boue, de l’eau, des madriers pour se déplacer. Au mois de janvier dans le nord de la France, des conditions extrêmes.
Pour la même raison, cette invention britannique, une baignoire de campagne semble tout à fait inutile en cette période de l’année.
Des images de prisonniers français en Allemagne:
utilisés par leurs geôliers au ravitaillement
des tirailleurs marocains posant pour la postérité… et la propagande
un soldat français retrouvé par les Allemands, caché depuis 6 jours dans un égout.
A l’inverse des trophées de guerre présentés par des Marsouins…
casques de parade certainement abandonnés lors d’un repli rapide.
Des destructions à Ypres en Belgique (suite):
Un avion allemand capturé par les Alliés
La légende de l’image dit qu’il a été abattu par les pilotes français. Vu son état (avion intact), on peut penser qu’il a plutôt été obligé de se poser derrière les lignes françaises suite à un problème.
Une schéma qui fait froid dans le dos sur l’efficacité des armes défensives:
ou les ravages faits par les fusils classiques ou les mitrailleuses. Avec les fusils, un seul ennemi arrive à la tranchée adverse. Avec les mitrailleuses, aucun n’y parvient. Mortellement efficace !
Une image souriante pour finir avec ce carillon composé de bouteilles (certainement plus ou moins remplies) et d’une plat.
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Il y a 100 ans (presque) jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 21 janvier 1915
(JOUR 171 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
Une vue des prises de guerre serbes impressionnantes pour faire croire aux lecteurs que la Serbie triomphe des Austro-Hongrois… ce qui est bien loin de la réalité.
Puisqu’on en est aux photos truquées, deux exemplaires remarquables:
une embuscade présumée par des soldats belges… bien propres et bien alignés…!
une attaque aérienne sur une gare alsacienne… qui est un joli montage photographique.
En parlant d’aviation, voilà un autre aviateur, Léon Adolphe Girot, député du Doubs et qui prit une part active à la bataille de la Marne, puis exerça des fonctions de commandement.
Une carte du front de l’Est pour que les lecteurs suivant le conflit puissent déplacer leurs petits drapeaux.
Des popotes britanniques…
et françaises bien que tenues par des cuisiniers allemands faits prisonniers.
Une intéressante photo d’un système de tranchées françaises sur un coteau, peut-être couvert de vignes il y a peu…
et celle plus pathétique d’un blessé britannique qui a du être amputé et qui sourit devant l’objectif, lui qui souffrira le reste de son existence de cette infirmité.
Les cannes anglaises seront bientôt inventées pour venir en aide à ces blessés, on le verra dans un futur Miroir.
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Il y a 100 ans (presque) jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 17 janvier 1915
(JOUR 168 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
La distribution de lettres chez les soldats belges le 1er janvier dernier.
La guerre des objectifs avec une carte qu’on a déjà vue
une Europe allemande
et la réponse alliée
Plus humoristique qu’historique.
Aujourd’hui, on dirait de la « récup » mais pour confectionner des croix pour des camarades enterrés:
Dans le même domaine, sur le front de la Marne, au Mont de Moret, après la bataille, les cimetières français et allemands sont proches.
Après la mort, la vie et un premier mariage aux armées…
à Hauteville dans le Pas-de-Calais.
Une vue du front avec l’avancée d’un groupe de Chasseurs.
Pour des scènes où la photo est impossible, c’est au dessinateur Carrey que Le Miroir fait appel. Le bouclier avec cisailles pour couper les barbelés de nuit…
qui ne sera jamais très efficace et l’explication par l’image de la guerre des mines
terrible épisode dont la butte de Vauquois est le site emblématique.
Pour terminer une image qui rappelle toute la violence aveugle de la guerre…
cette bibliothèque en ruine à Ypres en Belgique.
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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 16 janvier 1915
(JOUR 166 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
Joffre et son épouse en première page.
Une image originale, la carriole portant les cages de pigeons voyageurs dont le rôle est de porter les messages entre les divers points du front. On peut voir un tel véhicule de nos jours au musée du Mont-Valérien.
Une autre image qui fait froid dans le dos quand on lit la légende
des monceaux d’équipements récupérés sur les morts et blessés à destination d’autres combattants. Là, le rédacteur ne précise pas « équipements allemands » !
D’autres vues de l’Artillerie de Montagne (artillerie alpine) où servira Séraphin Guérin dans 1 an 1/2.
Une photographie prise par une dame anglaise dit la légende s’étant retrouvée dans les lignes allemandes lors d’une attaque française
On peut croire à la véracité du propos.
Les Suisses sont toujours neutres mais se préparent à la guerre, on ne sait jamais.
Des manoeuvres dans la neige.
Vérification de l’hygiène des pieds dans l’armée britannique. Pas sûr que les français procèdent de même !
Enfin pour terminer un schéma pour expliquer l’organisation des tranchées allemandes.
Une organisation semblable à celle des Alliés.
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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 14 janvier 1915
(JOUR 164 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)
Une première page avec un photo bien proprette d’une mitrailleuse anglaise « en action ». Il n’y a que celui qui écrit qui y croit.
La reproduction d’un journal des tranchées, du 108ème RIT… une belle trouvaille si l’on en dégottait un numéro de nos jours….
Des photos de groupes:
à l’hôpital de La Réole, un groupe de blessés présentables… malgré quelques béquilles,
devant l’église de Maixe, les hommes d’une unité territoriale certainement,
le départ et le retour d’exercices pour un groupe de recrues (en tenues civiles) sous la conduite des Touristes Lyonnais, un club de marche… ce sera l’une des activités principales de ces jeunes gens quand ils auront retrouvé leurs unités.
Des destructions de guerre des Allemands dans leur retrait:
du matériel ferroviaire, bien entendu.
Enfin deux vues d’une manifestation patriotique du Souvenir Français à Champigny (sur Marne certainement) qui se déroule tous les ans nous dit le rédacteur et qui vit en 1914 des centaines de milliers de Parisiens venir y participer. Cela semble évident pour celui qui écrit dans La Guerre Photographiée mais plus de 100 ans après, on doit faire quelques suppositions pour expliquer ces photos.
Il doit donc s’agir de la célébration des combats de la guerre de 1870 qui vit la destruction du pont sur la Marne par l’armée française le 12 septembre, ce qui, combiné avec la mise hors-service d’autres ouvrages sur ce cours d’eau stoppa l’avancée allemande. Les tenues des participants et la végétation nous indiquent que cette manifestation n’eut pas lieu en septembre (en pleine bataille de la Marne) mais en décembre plus probablement.
On y voit l’écrivain nationaliste Maurice Barrès harranguer la foule.
ci-dessus un lien pour trouver une vue du pont sur la Marne détruit en 1870.
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