Archives de Tag: VAUCLUSE

CADEROUSSE: OCTOBRE 1942: La FABRIQUE de BALAIS MATHON.

Caderousse fut longtemps la Capitale du Balais, le vrai, celui utilisé par les sorcières pour voler au-dessus de l’île de la Piboulette quand elles s’échappaient du château aujourd’hui détruit.

Plus sérieusement, le balai en paille de sorgho, celui des balayeurs des grands boulevards de Paris ou de Marseille. On comptait de nombreuses fabriques et il n’est pas rare de trouver sur delcampe, une facture plus ou moins ancienne datant de l’âge d’or du balai caderoussier.

Mes parents travaillèrent dans des fabriques et, à sa retraite de la Poste, mon grand-père, lui aussi fit quelques extras dans un atelier.

Voici deux photos de l’atelier MATHON où mon père travailla en 1942. Au dos de la photo est écrit octobre 1942 mais avec un petit doute tout de même tant la tenue des travailleurs fait plutôt penser au mois d’août qu’à un quelconque été indien:

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Mon père a bien entendu donné un nom aux visages de la photo. En partant de la gauche vers la droite:

Gonner- Rossi (second plan)- Adrien Guérin- Yvette Chalas- Robert Berthet- Paul Mathon le patron avec l’âne Pomponne (surement une ânesse)- Paule Roche et Jacques Chaume- De Fever.

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Sur cette seconde photo prise au même moment et au même endroit, dans un champ où se ramassait la paille…, on peut reconnaître, toujours de gauche à droite, debout:

Rossi (au regard lointain)- Albert Deyren- Gonner- Marguerite Constance (Chauvet)- Berthet- Paul Mathon et Pomponne l’âne- Yvette Chalas- Jacques Chaume (casque colonial) et Mathon le patron.
Au premier plan Adrien bien sûr avec un autre vrai casque colonial qui est à la maison, aujourd’hui utile pour les Carnavals et De Fever, un ancien pâtissier.

Mon père était âgé de 17 ans à l’époque si la date au verso est exacte. Le groupe semblait vivre dans une bonne ambiance, loin des tourments de l’époque !

Il reste à Mornas et Lapalud une dernière fabrique de balais vauclusien qui eut l’honneur de reportages de presse tant cela semble appartenir au passé.

voir le site http://www.j-aime-le-vaucluse.com/-les-balais-de-lapalud avec d’intéressantes photos de jadis.

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CADEROUSSE: une CONFÉRENCE de Jean-Paul MASSE sur la PIERRE en VAUCLUSE le 27 novembre.

conférence affiche marbres carrieres

  A la suite des Journées de la Pierre en Vaucluse qui se sont déroulées les 11-12 et 13 septembre dernier dans le Luberon, Jean-Paul Masse, à l’initiative de ces manifestations, parlera des

CARRIÈRES, ROCHES ORNEMENTALES ET MARBRES DE PROVENCE 

le 27 novembre à la salle Paul Marquion de Caderousse, 20 heures.

 

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A CADEROUSSE, scènes paisibles de la vie au bord du PETIT RHÔNE à POPOL PLAGE !

Quelques photographies gardées par mes grands-parents montrant des scènes d’une vie tranquille au bord du Rhône au niveau de Caderousse. Le petit Rhône, celui qui frôle les digues construites après 1856.

Pêche et balade en barque sur ces photos bistres que le grand-oncle Séraphin dont a déjà parlé (l’ancien séminariste, l’ancien artilleur alpin de la Grande Guerre) était capable de développer lui-même. Dommage qu’on n’ait pas retrouvé plus de photos à la succession de sa fille !

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La PÊCHE

Séraphin l’employé de banque semble apprendre à pêcher avec sa fille Georgette (avec chapeau blanc) et son neveu, Adrien, mon père qui tient la canne.

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LA BALADE EN BARQUE

C’est Henriette Coursan, son épouse qui est debout sur la barque. avec mon père et sa fille Georgette. Plus une photo pour la pose que le départ d’une aventure !

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Sur une passerelle de fortune avec un groupe d’enfants et les 3 belles-soeurs, les épouses des 3 frères Guérin. Si l’on voit Adrien en blanc et noir, les autres enfants sont des copains du village.

Les 3 belles-soeurs donc sur cette photo de la plage du côté île de la Piboulette:

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soit en détail, de gauche à droite:

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Paulette l’épouse de Léonce, le plus jeune des frères, Philine, ma grand-père, épouse de Gabriel avec son petit Adrien tout près d’elle, Henriette l’épouse de Séraphin et sa fille Georgette, l’aînée de la génération suivante que l’on voit mieux sur cette vue, dans le même secteur, manifestement le même jour:

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Un Rhône bien calme qui pouvait (et peut toujours) se fâcher si fort !

Pour terminer, une vue sur la berge au pied des digues entourant le village:

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avec  la famille sur des anciens gradins de cette plage provisoire qui semble-t-il était appelée Popol Plage, du nom du propriétaire de cette guinguette, Paul Itier.

Des jours heureux datant de septembre 1933.
Des jours heureux qui en annonçaient de bien plus noirs car Henriette devait décéder de la tuberculose moins de 5 ans après cette prise de vue !

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CADEROUSSE: une CONFÉRENCE de Jean-Paul MASSE sur la PIERRE en VAUCLUSE le 27 novembre.

conférence affiche marbres carrieres

  A la suite des Journées de la Pierre en Vaucluse qui se sont déroulées les 11-12 et 13 septembre dernier dans le Luberon, Jean-Paul Masse, à l’initiative de ces manifestations, parlera des

CARRIÈRES, ROCHES ORNEMENTALES ET MARBRES DE PROVENCE 

le 27 novembre à la salle Paul Marquion de Caderousse, 20 heures.

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CADEROUSSE: liesse populaire au pied du MUR de GRAMONT le 11 NOVEMBRE 1918 (peut-être!)

C’est ma grand-mère Philine qui a toujours raconté que la fin des hostilités, le 11 novembre 1918 avait amené un moment inoubliable de liesse et de communion patriotique à Caderousse. Bien que rien ne soit inscrit au dos de cette photographie montée en carte postale, il semblerait que la scène corresponde à ce qui s’est passé après que les cloches aient annoncé la fin d’un calvaire de 4 ans.

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Il semblerait que la scène se déroule au pied du mur de Gramont, où se tient le vide-grenier du mois de mai.
Première remarque, les drapeaux déployés au fond, vers le mur.

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On y voit un grand drapeau américain que des jeunes assis en haut du mur tiennent grand ouvert, un drapeau tricolore replié et devant un Union Jack. On est bien dans une célébration patriotique.

Les gens se sont endimanchés. Au premier plan, un orchestre important joue: saxo, clarinette, violon, trompette…

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Le photographe doit être monté sur des tréteaux, une charrette ou s’est élevé sur la pente de la digue et l’on voit que plusieurs participants (un des 3 enfants du groupe à gauche de l’orchestre, un vieux avec béret et moustache) regardent dans sa direction.

Au milieu du cours, une farandole s’est improvisée et jeunes gens et jeunes filles y vont allègrement.

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De moins jeunes aussi…

Au centre (gauche) de la scène, un personnage typique:

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Le garde-champètre ou le facteur ? On le croirait sorti d’un film ancien. Peut-être un vétéran de 1870 ?

Une autre remarquable sur le public: pas de militaire et pas d’homme en âge de faire l’armée. On ne voit que des jeunes et des plus anciens. Ce qui accréditerait la thèse du 11 novembre 1918. Les vêtements des participants correspondent à une mi-saison douce.

Quant à ma grand-mère, elle était âgée de 14 ans le jour de l’Armistice. Peut-être est-ce l’une des jeunes filles emportée par la farandole ?

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Le même endroit, en 2015 !

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CADEROUSSE: le DÉFILÉ de l’HARMONIE pour la FÊTE de la SAINT-MICHEL en 1950

A Caderousse, les fêtes patronales se déroulent pour la Saint-Michel, à la fin du mois de septembre.   Certes, une année, on essaya d’avancer les festivités au mois d’août mais le ciel se fâcha en laissant tomber un orage dantesque qui inonda tout. L’expérience tourna court et ne fut plus renouvelée.

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A lire l’article A Caderousse-(sous)-les eaux… du 20 mai 2014.

Deux cartes postales datant de la Saint-Michel 1950 montrent un défilé qui vient de parcourir les rues du village et tourne en face de la porte d’Orange dans le cours Aristide Briand où sont installées les attractions foraines.

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L’harmonie de Caderousse précède un groupe folklorique avec enfants, hommes et femmes en tenue provençale, peut-être les Enfants d’Arausio.

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Mais revenons sur la première vue en agrandissant le groupe de musicien:

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On voit que l’harmonie est composée d’un tambour, 3 trombones, un violon, 3 trompettes et un saxo. Le quatrième musicien en partant de la gauche, en tenue claire, est mon père Adrien, musicien lisant le solfège et qui participa à cette harmonie jusqu’à ce qu’il dût partir dans la Drôme pour mutation professionnelle.

L’harmonie faisait les défilés et animait les bals de la région, autant en Vaucluse que dans le proche Gard et même jusque dans la Drôme puisque j’ai entendu parler qu’elle avait fait danser jeunes et moins jeunes pour  la fête de La Bégude de Mazenc.

Une photo montre la suite du défilé de la Saint-Michel 1950 dans le cours, devant les baraques.

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Mon père a pu mettre un nom sur les visages des musiciens.
En partant de la droite vers la gauche, il a reconnu Mondon (premier trombone), Bourgeois (au tambour), lui-même (trombone), Jean Vaton (à la trompette), Morbet (avec le trombone relevé), Albin Aubépard (au violon), Rolland Babiol (au saxo) sans oublier Jean Aubépard (caché par son frère au violon et qui joue de la trompette).

Pour finir sur le même sujet de l’harmonie municipale de Caderousse, une autre vue de celle-ci

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non datée mais certainement antérieure aux précédentes (entre 1945 et 1949) avec Adrien toujours au trombone, 4ème à partir de la gauche et certainement son père (mon grand-père) Gabriel à la grosse caisse. La photo a été prise sur la place Jean Jaurès, devant la maison familiale. On voit la boucherie de « Major » (Reynaud) le beau-père de Léonce, le petit frère de Gabriel, Léonce qui plus tard reprendra ce commerce et deviendra boucher lui qui avait une formation de… menuisier.

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La seconde jeunesse du ROULEAU de MARINIER du RHÔNE à l’occasion des JOURNÉES DU PATRIMOINE.

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Voilà ce à quoi ressemblait ce rouleau quand il fut trouvé sur un vide-grenier: un long rouleau de papier tenu par deux trombones de bureau.
Rappelons qu’il s’agissait d’une carte destiné aux mariniers pour naviguer sur le Rhône sans dommage, en évitant les dangers. Un encart explicatif parlant du « nouveau pont du Teil » nous a permis de la dater de 1932, ce nouveau pont étant inauguré en novembre 1931. Rappelons aussi que cette carte couvre le fleuve de sud de Valence (où aujourd’hui a été lancé le pont des Lônes) jusqu’à Arles, c’est-à-dire la moitié du cours navigable de Lyon-Arles. Après Arles, jusqu’à la mer, le grand Rhône est suffisamment profond et ne pose pas de problème à la batellerie.
Pour les besoins d’une exposition publique pour les Journées du Patrimoine à Ancone ce week-end, les 20 et 21 septembre, voilà ce qu’est devenu ce long dépliant, maintenant parfaitement manipulable par le public sans qu’il soit au contact direct des visiteurs:

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et pour la région d’Ancone-Rochemaure:

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malgré quelques reflets parasites pour la photographie !

Jean-Paul Masse président de la Levado, foyer rural de Caderousse a réalisé ce montage du passage du Rhône au niveau de Caderousse, en reconstituant le virage du Rhône qui n’apparaissait pas dans le dessin de la carte.

ROULEAU MARINIER GUERIN

Cette carte est aussi présenté dans le cadre des Journées du Patrimoine à Caderousse mais sans la présence de l’original.

 

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LE RHÔNE À ANCONE, LES CARTES À CADEROUSSE pour les JOURNÉES du PATRIMOINE.

Septembre c’est la rentrée, ce sont aussi les Journées du Patrimoine depuis septembre 1984 et le passage de Jack Lang au Ministère de la Culture (journées devenues européennes depuis 1991).

A Ancone, ce sera dans l’église du village, que sera ouverte une exposition de la toute nouvelle association Ancone Culture et Patrimoine.

ANCONE ET LE RHÔNE POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE…. 

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On pourra essayer de comprendre le déplacement du lit principal du Rhône qui jadis longeait Ancone et la rive gauche et qui fut renvoyé par l’homme vers la rive droite ardéchoise, avec des cartes de Cassini à aujourd’hui…

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à lire des témoignages sur les crues exceptionnelles de 1840 et 1856…

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et la réaction des hommes pour se protéger…

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Des photographies de cette époque…

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223 SUR UNE PÉNICHE (SIMON CASTEL TREFOULET)

A noter qu’à Caderousse à la salle Marquion, Jean-Paul Masse et la Levado vous accueilleront et vous présenteront un travail sur la cartographie de la région à travers les siècles.

JDP 2015 AFFICHE

On vous attend ici et là !

(documents photographiques de Mmes Roseline Devin-Marmonier et Eliane Mihy-Tréfoulet, « Enquête » de Stéphane Tauleigne, cahiers de Suzanne Veysseyre)

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LA PIERRE EN VAUCLUSE, un PATRIMOINE mis en valeur par les FOYERS RURAUX DU VAUCLUSE et JEAN-PAUL MASSE.

Septembre c’est la rentrée, ce sont aussi les Journées du Patrimoine depuis septembre 1984 et le passage de Jack Lang au Ministère de la Culture (journées devenues européennes depuis 1991).

LES JOURNÉES DE LA PIERRE EN VAUCLUSE

Dans ce cadre, les Foyers Ruraux du Vaucluse organisent dans le Luberon une série de rencontres et de visites sur le thème de la PIERRE DANS LE VAUCLUSE. Jean-Paul Masse de Caderousse et président de la Levado, s’est beaucoup investi dans cette programmation et il vous attend les 11-12 et 13 septembre sur place, une région où la pierre fut beaucoup exploité et continue de l’être dans ce monde uniforme où, dans les cimetières principalement, la mode veut que la matière première soit le marbre venu de l’étranger.

Affiche Génarale

Ci-dessous le lien pour voir le dépliant des rencontres:

Programme les journées de la pierre en Vaucluse 11 12 13 Septembre 2015

Dates programmées une semaine en avance sur les Journées prévues les 19 et 20 septembre.

A ne pas manquer!

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Quand la presse à sensation parlait de CADEROUSSE pour dénoncer les problèmes de l’ASILE DE MONTDEVERGUES !

Cela se passait en 1953 et c’était dans le magazine à sensations Qui? Détective, qui existe toujours de nos jours. L’Asile de Montdevergues également même s’il s’appelle de nos jours Centre Hospitalier Spécialisé de Montfavet (commune d’Avignon).

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Voici une photo aérienne de cet hôpital psychiatrique, un ancien couvent, dont la plus célèbre pensionnaire fut Camille Claudel enfermée par sa famille pour éviter des scandales et qui y décéda le 19 octobre 1943.
Dix ans plus tard, Détective faisait dans le sansationnel avec ce titre aguicheure

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On le comprend à la lecture de ces quelques mots: ce sont des personnes libérées par l’Asile qui furent à l’origine des crimes annoncés. Il faut dire qu’à l’époque, les détenus n’étaient pas tous des fous et certains prisonniers qui posaient problème à l’hôpital général Saint-Anne par exemple se retrouvaient à Montdevergues sans qu’ils ne souffrent d’un problème psychiatrique.
Exemple, sur ces

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en juillet 1947, on retrouve 3 anciens miliciens, qui furent les seuls qui ne pas être repris !

Les choses furent bien plus dramatiques à Malataverne (Drôme) et Caderousse où furent comptabilisés 5 décés.

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

Il fut commis le 11 janvier 1953 par deux anciens détenus de Montdevergues dans une ferme de ce village drômois, au sud de Montélimar. C’est le lendemain que le facteur Arnichand découvrit les corps des parents Cru et de leur fille Odette. 3 jours plus tard, les coupables furent trouvés et arrêtés dans une ruine à Donzère…. c’étaient des évadés de Montfavet !

Les 2 hommes, suivant l’article, vivaient un régime de semi-liberté et l’un d’eux travaillait à l’extérieur du centre. C’étaient des détenus difficiles mais qui ne relèveraient pas de la psychiatrie de nos jours, surtout Raulet qui avait été plus suiveur qu’acteur.

En février de la même année, il y a eu

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dans un appartement d’Avignon intra-muros où cette ouvreuse fut gravement blessé par un ancien de Montdevergues, et 2 jours plus tard, une agression vers Apt (Villars d’Apt) causée par un autre ex-pensionnaire qui eut pour conséquence la mort d’une personne.

Le lendemain, 13 février 1953, ce sont enfin les…

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

Il s’agit du meurtre d’un jeune agriculteur Pierre Gabias par son voisin Robert Armand sur un petit chemin dans la plaine au nord de Caderousse, entre le village et l’Aigue.

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Le garde-champètre de Caderousse que je connus plus tard sous le surnom de Pitoulu

pose sur les lieux du crime.

Après son crime, l’assassin retourna l’arme contre lui et mit fin à ses jours. Problème pour Détective: lui aussi avait fait un séjour à Montdevergues. Il avait été interné à la demande de sa famille en août 52 puis libéré, toujours à la demande des siens, en décembre. Les Caderoussiers le considéraient comme atteint de « folie douce » et ne le croyaient pas dangereux. Interrogé par le journal, le maire de la commune, le colonel Farjon, pointait du doigt la raison du crime: le père de l’assassin aurait dû placer en lieu sûr les armes qui trônaient dans la cuisine. C’est une futile rivalité amoureuse datant de l’adolescence qui avait poussé Armand au crime, plusieurs années plus tard.

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Le père du criminel et la veuve et le jeune fils de la victime.

Ces 5 crimes, un suicide en 4 agressions en moins d’un mois entraînèrent le questionnement médiatique autour des conditions de sortie de l’Asile de Montdevergues. Le préfet du Vaucluse interpela le ministre de la Santé, le Valsois Paul Ribeyre. On pointa du doigt la vétusté du centre hospitalier et son surpeuplement (plus de 1 600 internés). Les conservateurs remettaient en cause les thérapies modernes par le travail et un certain laxisme pour les libérations. D’autres parlèrent de moyens insuffisants et manque de personnels. Tout cela rappelle d’autres débats, actuels !

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