106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… ARNOUX Julien André Bertin.

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Second nom de la liste: Arnoux Julien.

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Première face du Monument

Julien Arnoux fait partie des malchanceux qui furent tués au moment où le sort de la guerre était réglé et où la victoire n’était plus qu’une question de jours.

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En effet, le front allemand rompait de partout, de la Mer du Nord au sud des Vosges et les plénipotentiaires allemands essayaient par tous les moyens d’arracher une fin des hostilités la moins défavorable possible pour le Reich. Wilson avait été contacté mais les pays de l’Entente et en premier lieu la France ne souhaitaient pas d’une victoire tronquée au regard des sacrifices des 4 dernières années. Ils voulaient une victoire totale et la guerre allait durer jusqu’au 11 novembre 1918. Julien Arnoux allait décéder moins un mois avant cette date, le 20 octobre 1918.

Il appartenait au 159ème Régiment d’Infanterie (Alpine même si le nom n’est pas cité sur les registres matricules) de Briançon. Ce régiment était engagé sur le front belge, non loin de la côte. Il venait de libérer Roulers le 16 octobre et allait franchir la Lys entre Courtrai et Gand et libérer la ville le 22 octobre. Gravement blessé dans la plat pays, Julien Arnoux allait décéder à l’Hôpital d’évacuation 16/2, proche du front, un de ces lieux terribles de tri des blessés qu’on a pu découvrir récemment à travers le cinéma de fiction capable de montrer en quelques scènes les horreurs de ce conflit.

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1-16/10/1918 libération de Roulers.

2-22/10/1918 franchissement de la Lys.

3-Cimetière Militaire Français d’Haringe où Julien Arnoux fut initialement inhumé.

C’est en Belgique, au cimetière militaire français d’Haringe (Poperinge) que fut mis en terre le Caderoussier avant d’être rapatrié au bord du Rhône.

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Comme on peut le lire, Julien Arnoux était âgé de 32 ans en 1918. Né le 05 septembre 1886, Julien était le fils de 2 enfants du pays, Ambroise Arnoux et Perrin Eulalie, de jeunes gens de, respectivement, 27 et 24 ans à cette date, vivant dans une grange au quartier du Moulin. Lui aussi allait devenir cultivateur une fois entré dans la vie active. Pour les militaires, les paysans étaient de la chair à canon sauf en période de moissons pendant lesquelles quelques uns étaient libérés par participer à l’approvisionnement du pays.

C’est bien entendu dans l’Infanterie que Julien Arnoux allait faire ses classes du 07 octobre 1907 au 25 septembre 1909, au 97ème R.I. à Chambéry.

Rappelé à la déclaration de guerre, le 04 août 1914  au 58ème Régiment d’Infanterie d’Avignon, il allait participer à toute la guerre. Il passa en juin 1915 au 170ème de ligne pour connaître l’enfer de Verdun puis, en août 1917 au 40ème R.I. de Nîmes pour aller faire un tour à Salonique, sur le front d’Orient. De retour, il intégra finalement le 158 ème R.I.A. le 07 août 1918 pour connaître le sort tragique dont on a parlé ci-dessus.

Ce régiment accueillit dans ses rangs l’écrivain provençal Jean Giono que Julien croisa peut-être. Lui revint mais profondément affecté par ce qu’il y vécut. Il écrivit en 1917 ces lignes: « Nous avons fait les Eparges, Verdun, la prise de Noyon, le siège de Saint-Quentin, la Somme avec les Anglais, c’est-à-dire sans les Anglais, et la boucherie en plein soleil des attaques de Nivelle et du Chemin des Dames. J’ai 22 ans et j’ai peur » à travers lesquelles on comprend son pacifisme convaincu.

L’armée, elle, écrivit aussi quelques lignes pour honorer la mémoire de Julien Arnoux, dans cette citation numéro 3439 du 02 juillet 1919: « Excellent soldat sous tous les rapports, ponctuel, consciencieux, dévoué, conduite admirable au front. A été blessé mortellement comme agent de liaison en portant un ordre sous un feu violent des mitrailleuses. » Elle lui avait accordé la Croix de Guerre, étoile de bronze, à titre posthume.

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Julien André Bertin Arnoux, matricule 315 classe 1906, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Arnoux étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant direct ou indirect reconnaît son ancêtre, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède d’autres photos ou documents.

A suivre: Marius Aubépart.

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