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CORBERA D’EBRE et la BATAILLE de l’EBRE dans L’ILLUSTRATION du 20 août 1938

De retour de Valencia, nous nous sommes arrêtés un moment à Corbera d’Ebre, le Verdun espagnol pour Paris Match, où la bataille de la (peu utile) re-conquête fasciste voulue par le généralissime détruisit le vieux village, le Poble Vell en catalan.

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Vous pouvez voir d’autres photos que nous avons prises dans Humeurs « Du 18 au 20/07/2014 Corbera d’Ebre (5/6): Dans les ruines du Poble Vell »

L’Illustration du SAMSUNG CAMERA PICTURES retrace la Bataille de L’Ebre depuis l’attaque surprise républicaine du début juillet jusqu’au jour de l’article, soit vers le 2 août, sur un peu plus de 4 pages.

L’introduction de l’article

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est manifestement le fait d’un journaliste au fait des choses car l’Histoire a retenu que l’audace d’une telle action (traverser l’Ebre dans son cours le plus important) créa une réelle surprise chez les Nationalistes et l’enfoncement rapide et sans résistance du front que seules les interventions massives de la Légion Condor et des troupes italiennes permirent de stabiliser.

Le journaliste s’est vraiment déplacé sur le théâtre des opérations car il parle à un moment de sa rencontre avec un Américain qui lui indique que la cachette où il a mis son véhicule est sûre… et qui se fera tuer quelques instants après par un avion. Or, c’est dans ce secteur que combattait la XVème Brigade Internationale composées principalement d’américains et anglais.

Dans un premier temps, l’auteur des lignes raconte l’offensive en l’illustrant de 2 cartes très parlantes

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la Catalogne pour localiser le cours de l’Ebre

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la zone de l’attaque proche de la Baie de l’Ebre

On voit que le front passe par la plaine entre Corbera et Gandesa, séparées de 7 km. Gandesa noeud important des communications ne fut jamais pris par les Républicains.

La seconde partie de l’article raconte une journée dans le camp républicain, celle du 2 août. Et ce qu’on retient en premier, c’est l’omniprésence des avions allemands dans le ciel, de 7h30 à 20h. Ils pilonnent tout: les ponts sur l’Ebre, les véhicules (même les ambulances) qu’ils se déplacent ou soient arrêtés, les routes, les tranchées de première ligne, les villages, Corbera, Asco… Face à eux, pas d’aviation républicaine ni de DCA efficace.

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un pont détruit par l’aviation et immédiatement reconstruit

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sur lequel les renforts passent sans arrêt, surtout la nuit.

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De jour, ce sont sur des barques que sont emmenés les blessés vers les trains sanitaires.

Deux passages racontent les bombardements nationalistes sur Corbera (par l’artillerie)

7h.30-Corbera brûle sous un feu d’artillerie déjà intense. Il faut contourner le village par les oliviers afin de gagner la ligne au point le plus avancé, au nord-ouest de Gandesa… Le canon tonne et, derrière nous, Corbera continue de brûler.

Plus loin

Midi- Un tonnerre s’abat sur Corbera. Des maisons en torchis jetées à bas plus par le déplacement d’air que par les obus obstruent définitivement le chemin. Elles y ont simplement entassé leurs façades, découvrant derrière la déchirure le spectacle désormais classique et toujours navrant des chambres coupées en deux, les lits en équilibre sur des moitiés de planchers et les portraits de famille accrochés en plein vent sur du papier de tenture déteint, au-dessus d’un monceau de plâtras.
Il faut passer à pied à travers les décombres. L’artillerie intensifie son tir. Les rafales se répondent, soulevant des nuages de poussière aveuglante. La chaleur est intense. Les lointains vacillent dans la torpeur d’un été impitoyable. Dans le seul coin d’ombre du secteur, visé par lui depuis un moment, l’un de nous s’arrête un instant. Les autres l’attendent. Bien leur en prend, car à ce moment un obus pulvérise la voiture, que nous allions rejoindre à quelques dizaines de mètres.

On comprend mieux les ruines de Corbera que nous avons visitées.

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Des combattants républicains sortis des abris observent l’aviation nazie en action.

Le village d’Asco sur l’Ebre reprit dès le début de l’offensive républicaine

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Un intéressant témoignage et une question sous-jacente que l’auteur ne pose pas mais qui nous brûle les lèvres: Pourquoi l’aviation républicaine n’intervient-elle pas alors qu’elle le pouvait? Les historiens de nos jours se posent aussi la même question.

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Les ITALIENS vainqueurs du TOUR de FRANCE (5/6): GINO BARTALI

On peut vraiment dire que la guerre empêcha à Gino Bartali de se forger un palmarès plus conséquent, surtout dans le Tour de France qui ne fut pas disputé de 1940 à 1946 (7 fois). Peut-être aurait-il été le premier à en gagner 5. Il dut se contenter de 2, gagnés à 10 ans de distance (1938-1948) fait unique dans ce sport.

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L’Auto du lundi 1er août 1938 pour la victoire finale de Gino

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 10 ans plus tard, le lundi 26 juillet 1948, c’est L’Equipe

qui organise maintenant le Tour et titre sur cette seconde victoire de Gino.

Au début du Tour 1938, Bartali est l’un des favoris à l’âge de 24 ans. Le Tour démarre par le drame pour le champion de France Paul Maye qui se brise un poignet, avant même le départ de l’étape

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Le visage de Bartali apparaît à la une (à droite) dès le second numéro car il a laissé (imprudemment?) André Leducq et Antonin Magne, deux anciens vainqueurs français lui prendre 5 minutes…

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…ce qui rend les Français radieux…

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…et Leducq en jaune à Pau au pied des Pyrénées.

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Pas pour longtemps! Dans la grande étape pyrénéenne de Pau à Luchon via Aubisque, Tourmalet, Aspin et Peyresourde, Bartali part d’un cavalier seul et se repositionne à un peu plus de 2 minutes derrière le nouveau leader, le belge Vervaecke.

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dans le Tourmalet

Le voici, Félicien Vervaecke, bien résolu à défendre son paletot jaune.

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et avec son rival transalpin

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Dans le col de Braus (boucle de Sospel), les Belges éprouvent l’Italien…

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…qui repartira sur la grande étape alpestre Digne-Briançon via Allos, Vars et Isoard pour le même numéro que dans les Pyrénées…

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…et Vervaecke perdra 24 minutes à l’arrivée!

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le lendemain dans le Galibier

La suite n’est qu’un rallye pour rejoindre Paris pour cette première victoire

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Le classement est net et sans bavure

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le second Vervaecke à 18 minutes, le troisième Cosson à une demi-heure!

Impressionnante cette foule se pressant dans le Parc des Princes pour voir l’arrivée des héros:

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Dix ans plus tard, le visage de jeune premier est devenu celui d’un baroudeur (34 ans), les adversaires ont changé mais Miroir Sprint ne se trompe pas dans le dessin de la couverture de son numéro d’avant-Tour de France avec ce dessin de Paul Ordner où on peut reconnaître les traits du champion transalpin.

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Bartali met tout de suite les choses au point et remporte la première étape à Paris-Trouville.

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Le jeune Louis (qu’on appellera Louison quand la gloire sera là) Bobet se distingue chez lui en Bretagne avec un maillot jaune à la clé à Nantes

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D’autres porteront le maillot (Engels, Lambrecht) mais dans les Pyrénées, Bartali et Robic, le vainqueur de l’année précédente siffleront la fin de la récréation

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dans l’Aubisque

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dans le Tourmalet

Bobet a retrouvé son maillot jaune avec 18 minutes d’avance sur l’Italien et 23 sur le populaire Biquet… avance qui n’est plus que de 51 secondes sur Bartali après la première étape alpestre!

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Le coup de grâce est donné dans l’étape suivante, celle du Galibier sous la neige et de la Croix-de-Fer dans un froid hivernal.

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A Aix-les-Bains, Bobet est à 8 minutes de Bartali et Lapébie à 29! Quant à Robic, il a perdu 61 minutes!

Bartali récidive à Lausanne

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Dans le Jura, c’est Bobet qui passe par la fenêtre et paye tous ces efforts antérieurs.

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ce qui donnera le classement final suivant

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Les héros rescapés du Tour 1948

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Autour du vainqueur Gino Bartali, les méritants (pour Sprint)

A gauche Lapébie (3ème)-Lambrecht (7ème)- Impanis (10ème)

A droite Bobet (4ème)- Lazaridès (21ème)- Schotte (second)

La légende raconte qu’avant la grande étape alpestre, celle de  Briançon, le premier ministre italien en personne appella Gino Bartali pour lui demander de faire quelque chose et prendre la maillot. En effet, l’Italie connaissait une période de grande agitation sociale, au bord de la guerre civile. Le brave Gino s’exécuta (et de quelle manière!). Le pays détourna son attention sur les exploits de son champion et le pire fut évité pour la jeune république italienne.

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A suivreOttavio Bottecchia (28/08).

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TAUROMACHIE: la mort d’ESPARTERILLO à Pampelune en 1907

Un hebdomadaire Nos Loisirs en date du 19 mai 1907 raconte l’accident de matador Esparterillo dans les arènes de Pampelune lors d’une corrida des fêtes de Pâques. Bizarrement le dessin de la couverture est plutôt humoristique.

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Pourtant c’est bien d’un accident mortel qu’il s’agit…
Esparterillo avait vécu la disparition de sa amour de jeunesse et ne s’intéressait plus à la gente féminine qui pourtant le sollicitait beaucoup. Cet après-midi-là, il combattait seul 6 taureaux. C’est au troisième que l’accident survint. Alors que l’homme et l’animal se faisait face près des barrières, une voix féminine lui lança

« Esparterillo! Esparterillo! prends garde, trop d’amour pour une morte appelle la mort! »

D’ordinaire concentré sur son combat, il tourna la tête pour voir qui l’avait apostrophé et comme on peut s’en douter, c’est à ce moment que le fauve chargea. Bien que blessé mortellement, le matador planta l’épée dans la bête. Les deux tombèrent morts sur le sable.

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Une histoire un peu chevaleresque certes mais difficilement plausible. Si la mort d’Esparterillo est bien avérée par ailleurs, le narrateur raconte quelques sottises:  le tercio de banderilles aurait précédé celui des piques! Puis devant la fougue de la bête qui avait désarçonné 2 picadors, le matador avait demandé de ne pas piquer le taureau! Un vrai suicide!

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Les ITALIENS vainqueurs du TOUR de FRANCE (4/6): FAUSTO COPPI

L’Italie connut à la sortie de la guerre son âge d’or avec  ses 2 monstres sacrés du cyclisme: Gino Bartali et Fausto Coppi. D’alliance en opposition suivant les circonstances, cela valut certainement pas mal de nuits blanches au sélectionneur italien Alfredo Binda pour les faire cohabiter (le Tour se courait alors par équipes nationales).

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dans l’Isoard en 1949, un jour de trêve

Ils incarnaient tous les deux 2 visages de l’Italie d’alors. L’un Coppi incarnait la modernité, l’Italie riche et industrielle du nord, voulant se débarrasser du carcan religieux. Il fut le premier à « divorcer » et prendre une maîtresse qu’il épousa au Mexique et avec lequel il eut le petit Faustino, non reconnu dans son pays. Il commença à utiliser des méthodes modernes de préparation où malheureusement le dopage prit place.

En face, Bartali, un peu plus âgé, était très religieux d’où son surnom Gino le Pieux. Il représentait l’Italie traditionnelle, austère, laborieuse, l’Italie du sud, celle des traditions, des croyances et de la famille.

Leur opposition permit à l’Italie de dominer le cyclisme mondial pendant quelques années.

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Fausto Coppi fut le premier à réaliser le doublé Giro-Tour en 2 occasions 1949, 1952. Il est effet très difficile d’être en forme en mai-juin pendant 3 semaines puis de se retrouver au même niveau en juillet pendant la même durée. Seuls de grands champions y sont parvenus (Anquetil, Merckx, Hinault, Roche, Indurain, Pantani).

En 1949, le Tour était assez traditionnel, avec un petit détour par la Belgique, l’Italie et la Suisse.

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Coppi connut lors de la 5ème étape Rouen-Saint-Malo un mauvais moment: une chute, le vélo cassé puis une défaillance qui lui fit perdre 36 minutes et 35 secondes.

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De nos jours, un retard rédhibitoire. Pas à l’époque et pas pour Coppi. Son orgueil lui donna la rage, surtout celle d’avoir concédé du temps à Bartali! Il commença alors une remontée irrésistible en contre-la-montre, dans les Pyrénées

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ici l’Aubisque

et dans les Alpes où après la trêve (image d’en-haut), il rendit la monnaie de la pièce à son meilleur ennemi quand celui-ci creva et qu’il ne l’attendit pas.

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Il enfonça le clou dans le dernier contre-la-montre

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pour remporter largement le Tour

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avec 11 minutes d’avance sur son rival national.

En 1952, Gino Bartali n’était plus là pour gagner mais pour aider le campionissimo. Il sera loyal et ira même jusqu’à le dépanner de sa roue lors d’une crevaison.

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le numéro-souvenir de But&Club-Le Miroir des Sports

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le numéro-souvenir de Miroir-Sprint

… dans lequel on sent à cette photo très « soviétique » que le magazine appartient à un groupe proche du Parti Communiste (Vaillant, Pif…)

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La carte d’un Tour beaucoup plus moderne partant de Brest

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Dans Miroir Sprint officiait un dessinateur humoristique de grand talent, père des Pieds Nickelés: Pellos, l’homme qui faisait sourire les montagnes et inventa l’homme au marteau (qui tapait sur la tête des coureurs défaillants). J’ai pensé raconter ce Tour 1952 à partir des dessins du numéro-souvenir de Miroir-Sprint, ci-dessus… Vous reconnaîtrez Fausto Coppi à son nez démesuré, genre de Cyrano du cyclisme.

La victoire du sprinter belge Rick Van Steenbergen lors de la première étape

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Après un coup de semonce dans la côte de Namur, le maillot jaune français Nello Lauredi sent le souffle de Coppi dans son dos

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au milieu avec la canne à pêche, le directeur du Tour Jacques Goddet

Le premier contre-le-montre et l’aigle Coppi qui survole les débats

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En Suisse où l’Italien Andrea Carrea a pris le maillot jaune destiné au patron

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Les Alpes et la première montée de l’Alpe d’Huez où Coppi prend le maillot et ne le lâchera plus

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Le Galibier pour une seconde victoire consécutive du campionissimo

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Le Ventoux où il laisse quelques miettes à Robic (le coureur caricaturé avec un menton en galoche et avec un casque à boudins est Jean Robic, le vainqueur du Tour 1947, le premier de l’après-guerre)

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Géminiani vainqueur dans les Pyrénées

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avant une nouvelle victoire de Coppi à Pau après l’escalade du Tourmalet

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et une seconde victoire du roi Coppi à Paris

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Après cette victoire, Coppi connaîtra encore quelques belles années dont en 1953 des victoires au Giro et au Championnat du Monde. Il déclinera par la suite… Lors d’un critérium au Burkina Faso fin 1959, il contractera une forme de malaria gravissime qui l’emportera le 2 janvier 1960, son compagnon d’infortune Raphaël Géminiani étant sauvé de justesse par un médecin revenant d’Afrique à Clermont-Ferrand.

A suivreGino Bartali (17/08), Ottavio Bottecchia (28/08).

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Les ITALIENS vainqueurs du TOUR de FRANCE (3/6): GASTONE NENCINI

On a déjà parlé de ce triste Tour de France 1960 dans l’article Au bord de la route du Tour un certain 10 juillet… publié le 10 juillet 2014. Le vainqueur attendu se nommait Roger Rivière et sa victoire ne faisait aucun doute… sauf accident.
Et l’accident se produisit dans cette descente du col de Perjuret, dans les Causses, qui brisa la carrière du Stéphanois.

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Gastone Nencini en profita

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Mais en y regardant de plus près, la victoire de Rivière n’était pas si sûre que cela, malgré sa supériorité dans le contre-la-montre.

Tout d’abord lors de l’échappée royale initiée par Rivière au détriment d’Anglade son équipier, Nencini était là et bien là!

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et même devant Rivière au général

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Dans les Pyrénées, il ne semble pas si mal que cela dans l’Aubisque (à l’extrême gauche, Rivière sur la pliure, le belge  Adriaenssens en jaune…)

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et il re-prenda 1 minute et 6 secondes sur Rivière dans Peyresourde

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où on voit bien que l’Italien a meilleure allure que le Français.

Bien sûr, après la chute de Rivière, les positions ne bougèrent plus si bien que Miroir Sprint pouvait titrer

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pour des Alpes escamotées

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Toutefois en fin de Tour, le « petit » vainqueur eut ce beau geste en direction des Français

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Le dessinateur humoristique sportif Pellos dans Miroir Sprint préféra dessiner à la fin de l’épreuve sur les victoires croisées d’un Français en Italie et d’un Italien en France…

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Anquetil vainqueur du Giro et Nencini du Tour)

A suivreFausto Coppi (12/08), Gino Bartali (17/08), Ottavio Bottecchia (28/08).

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Les ITALIENS vainqueurs du TOUR de FRANCE (2/6): FELICE GIMONDI

Avant la victoire de Marco Pantani en 1998, les tifosi avaient dû patienter 33 ans depuis le succès de Felice Gimondi pour connaître à nouveau la victoire sur le Tour, et cela malgré la présence dans le peloton de grands champions comme Gianni Motta, Francesco Moser, GianBatista Baronchelli, Giovanni Battaglin, Gianni Bugno, Claudio Chiappucci… Il faut dire que plusieurs monstres sacrés du cyclisme s’étaient succédés sur cette période: Eddy Merckx, Bernard Hinault, Miguel Indurain et à un degré moindre Greg Lemond, Bernard Thévenet et Laurent Fignon.

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En 1965, un jeune débutant de 23 ans avait privé Raymond Poulidor du succès qui lui tendait les bras après le retrait de Maître Jacques: Felice Gimondi.

Lors des étapes de début du Tour, à Roubaix puis à Rouen, le peloton avait laissé prendre du temps à ce jeune débutant lors d’échappées à quelques coureurs. Il faut dire qu’avec les bonifications, l’avance allait être importante et le maillot jaune revêtir les épaules du Bergamasque.

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Second à Roubaix…

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…premier le lendemain à Rouen et maillot jaune.

Pourtant le Felice Gimondi qui arrivait sur ce Tour 1965 n’était pas un inconnu. C’était tout simplement le vainqueur du Tour de l’Avenir 1964, une course à étape réservée aux espoirs, moins difficile que le vrai Tour mais qui couronnait généralement un futur crack.

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Gimondi vainqueur du Tour de l’Avenir 1964

Poulidor, managé moyennement par Antonin Magne et ne possédant pas une équipe semblable à celle d’Anquetil, par exemple, n’avait rien vu venir et avait laissé l’écart se creuser, pensant que le Tour était encore long. Oh certes, il grignotta du temps sur l’Italien en particulier avec cette formidable victoire au sommet du Mont-Ventoux…

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…mais à Paris, il lui manquait 2 minutes et 40 secondes pour revêtir le maillot jaune! Surtout qu’au contre-la-montre décisif couru en côte entre Aix-les-Bains et le Revard qui devait marquer le triomphe du Français, c’est le jeune Italien qui allait s’imposer.

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Felice Gimondi que tout le monde voyait gagner d’autres Tours ne parviendra jamais à renouveler son exploit de 1965. Il faut dire que ses adversaires ne lui laissèrent plus jamais le loisir de refaire les coups qu’il réalisa en 1965 du côté de Roubaix et de Rouen.

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A suivreGastone Nencini (07/08), Fausto Coppi (12/08), Gino Bartali (17/08), Ottavio Bottecchia (28/08).

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Les ITALIENS vainqueurs du TOUR de FRANCE (1/6): NIBALI-PANTANI

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La Une de L’Equipe du lundi 28 juillet 2014.

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Un collector pour dans 50 ans!

Le Tour de France 2014 s’est achevé le dimanche 27 juillet par l’incontesté succès de Vicenzo Nibali qui a dominé cette édition de la tête et des épaules. Déjà vainqueur des 2 autres grands tours: la Vuelta en 2010 et le Giro en 2013, il n’a jamais été mêlé à des rumeurs de dopage. Même si comme une grande partie du peloton, ses performances sont certainement médicalement assistées, il n’a pas franchi la ligne rouge de l’interdit. Il devient le 7ème vainqueur italien du Tour de France et son succès représente la 10ème victoire (/101 Tours) d’un coureur transalpin.

http://www.dailymotion.com/video/xklr1g_hymne-italien-italie-vs-all-blacks_sport

Nous allons essayer de présenter les coureurs italiens vainqueurs du Tour en remontant le temps.

La victoire de Marco Pantani, il pirata ou Elefantino (à cause des ses oreilles décollées), en 1998, fut obtenue lors d’une journée dantesque dans les Alpes où la pluie et le froid s’invitèrent sur les routes de la Madeleine, du Galibier et des Deux-Alpes (comme l’eau dans notre tente plantée pour l’occasion du côté de Chapareillan en Isère).

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Ce Tour commença en Irlande dans l’allégresse de la victoire des Bleus  lors de la Coupe du Monde qu’elle organisait, unité nationale à peine écornée par les remarques déplacées de Le Pen père sur les origines de quelques champions du monde. Malheureusement, il fallut bien vite déchanter. Tout cela à cause d’un banal contrôle des Douanes sur une voiture de l’équipe Festina plus remplie comme une véritable pharmacie ambulante de campagne que par des boyaux ou des gourdes. Ce fut la révélation au grand jour du dopage généralisé des 9/10ème du peloton à l’EPO et aux hormones de croissance. L’éviction immédiate de cette équipe Festina (qui était là pour gagner avec Richard Virenque) fut un choc qui ouvrit les yeux du grand public et de la presse sur ces pratiques. L’analyse des flacons B des urines des coureurs en 2013 à la demande du Sénat avec des méthodes modernes prouva que tout le peloton était gangréné.

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Quant à Marco Pantani, il connut les affres des suspensions pour dopage (en particulier après le Blitz de San Remo sur le Giro 2001) et trop dépendant des drogues qu’il avait pris pendant sa carrière sportive, il décéda d’une overdose dans un hôtel de Rimini le jour de la Saint-Valentin 2004.

A suivreFelice Gimondi (02/08), Gastone Nencini (07/08), Fausto Coppi (12/08), Gino Bartali (17/08), Ottavio Bottecchia (28/08).

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Il y a 60 ans la première victoire de la NationalMannschaft en Coupe du Monde

En 1954, l’équipe nationale allemande (de l’ex-RFA à l’époque) remportait son premier titre mondial en football. Allaient suivre les sacres de 1974 en Allemagne, 1990 en Italie et le 13 juillet dernier, au Brésil.
Cette coupe du monde se déroulait en Suisse.

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Ici le stade de Lausanne où allait évoluer la France.

Cette victoire allemande allait faire réagir la presse internationale par l’injustice qu’elle provoqua. En effet, la fantastique équipe de Hongrie grandissime favorite allait s’incliner contre la NationalMannschaft 3-2 en finale alors que quelques semaines auparavant, en poule qualificative, elle avait étrillé ces mêmes Allemands 8-3.

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Le Miroir Sprint du 12 juillet énumère les griefs contre cette compétition:

Système inique des poules du premier tour à 4 équipes/poule mais seulement 4 matchs (normalement 6), tableau des Hongrois en 1/4 de finale et 1/2 finale bien plus compliqué que celui des Allemands (Brésil puis Uruguay pour la Hongrie soit les finalistes de l’édition 1950 contre Yougoslavie puis Autriche pour les Allemands), violence des Allemands et des Brésiliens contre la Hongrie (blessure de la star hongroise Ferenc Puskàs) et…  un argument que Miroir Sprint ne pouvait connaître en 1954 car révélé seulement en 2010: l’équipe d’Allemagne était dopée à la pervitine, « la drogue du soldat » pour cette compétition. Il s’agit d’un euphorisant.

Et les Bleus dans tout cela.

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Quelques noms connus (Marche, Kopa) et une ossature issue des clubs de Reims et Lille,

l’équipe de 1958 en construction!

L’équipe résidera dans un hôtel luxueux

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et cela ne créa aucune polémique médiatique malgré que la France soit éliminée après 2 matches de poule:

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le but de la défaite 0-1 face à la Yougoslavie.

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l’un des buts de Bleus de la victoire contre le Mexique 3-2

Quelques vues des quarts de finale:

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Hongrie-Brésil 4-2

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Uruguay-Angleterre 4-2

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Autriche-Suisse 7-5

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Allemagne-Yougoslavie 2-0

Un football nettement plus offensif et prolifique en buts que de nos jours… bien que cette année au Brésil on ait retrouvé des scores « à l’ancienne »: 5-0 pour Pays-Bas-Espagne; 4-0 pour Allemagne-Portugal, 5-2 pour France-Suisse et bien sûr le fameux 7-1 d’Allemagne-Brésil.

Midi-Libre du 7 juillet nous offre un classement final du tournoi 1954

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où les Bleus apparaissent à la 9ème place… classement qui sera modifié par la FIFA en 1986, la France finissant finalement 11ème.

Quant à cette fantastique équipe hongroise surnommée « le Onze d’Or », elle ne remportera jamais de coupe du monde, l’écrasement de l’insurrection hongroise par les chars soviétiques en 1956 entraînera la dispersion de cette équipe, les principales stars trouvant refuge dans les grands clubs européens (Puskàs au Real Madrid, Koscis et Kubala au Barça, Csibor à Rome puis au Barça… Puskàs et Kubala obtenant même un passeport espagnol).

(PS: docs extraits Miroir Sprint 417 (08 juin 1954), Miroir Sprint 419 (21 juin 2014), Miroir Sprint 422 (12 juillet 1954), But et Club-Le Miroir des Sports 465 du 28 juin 1954, Midi-Libre du 7 juillet 1954)

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TOUR 1964 et un coude-à-coude célèbre au Puy-de-Dôme

J’aurais pu tout aussi bien titrer: « Tour 1964, le premier tour que j’ai vraiment suivi… il y a 50 ans! »

Nous sommes alors en pleine opposition sportive entre deux champions français Jacques Anquetil et Raymond Poulidor, concurrence attisée par  les médias, presse écrite, télévision (en noir et blanc) et radio.

Ce Tour 1964 va être le sommet de cette lutte franco-française avec un Anquetil commençant à décliner et un Poulidor au mieux de sa forme. Raymond Poulidor va connaître une très grande longévité sportive qui lui fera rencontrer deux monstres sacrés du cyclisme: Jacques Anquetil puis Eddy Merckx.

D’ailleurs les unes des magazines sportives retraçant cette course ne s’y trompent pas:

 

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le numéro souvenir de l’Equipe Magazine

(Anquetil sous le maillot rouge de Saint-Raphaël et Poulidor sous celui violet des cycles Mercier)

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celui du Miroir du Cyclisme

 

 

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et celui du Miroir des Sports.

Dans cette opposition au sommet pour la gagne du Tour 1964 va avoir lieu un extraordinaire épisode lors des quelques kilomètres très rudes de l’ascension du Puy-de-Dôme, à deux jours de l’arrivée à Paris.

A l’attaque du célèbre volcan d’Auvergne, les meilleurs sont là

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Julio Jimenez- Jacques Anquetil- Raymond Poulidor-Frédérico Bahamontès.

Les Espagnols s’envolent pour la victoire d’étape (qui reviendra au premier nommé) et c’est l’épisode du coude-à-coude des deux champions français que la presse va montrer sur tous les angles…

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…jusqu’à ce légendaire cliché pris par le photo-reporter de l’Equipe au moment où le coude-à-coude devient un épaule-contre-épaule digne des meilleurs moments des Six Jours de Paris.

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A cet instant, Poulidor comprend qu’Anquetil est à bout et il place une accélération fatale au Normand…

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…elle aussi immortalisée sous tous les angles

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Le -déjà- vainqueur de 4 Tours de France voit  inexorablement s’éloigner son concurrent, victime qu’il est d’une énorme défaillance dans ce dernier kilomètre du plus connu des Puy.

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Au sommet, Anquetil réussira à sauver son maillot jaune pour 8 petites secondes, avantage qu’il consolidera dans le dernier contre-la-montre de Paris, deux jours plus tard, pour obtenir ce classement final…

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… synonyme de 5 ème victoire dans le Tour de France pour Maître Jacques, performance égalée plus tard par Eddy Merckx puis Miguel Indurain mais jamais dépassée puisque les sept victoires de Lance Armstrong ont été effacées des tablettes.

Même Paris-Match fera sa une avec cet événement considérable à l’époque…

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…et cette belle photo couleur du moment clé de l’ascension du Puy-de-Dôme,

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titrant ce cliché « Le drame a commencé ici: Poulidor lâche Anquetil » mais oubliant que le vrai drame sur la route du Tour de France 1964 avait eu lieu la veille quand un camion de carburant de la gendarmerie ravitaillant l’hélicoptère de la course avait manqué un virage à Port-de-Couze près de Bergerac en tuant 9 spectateurs.

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Pour en revenir au sportif, ce Tour 1964 est considéré de nos jours comme l’un des plus passionnant et indécis de l’histoire de la Grande Boucle.

Quant au Puy-de-Dôme, il est de nos jours inaccessible aux cyclistes comme aux motocyclistes ou automobilistes dans un souci de préservation du site.

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Au bord de la route du Tour un certain 10 juillet…

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…1960, le dimanche 10 juillet 1960, la première fois que mes parents et grands-parents m’ont emmené voir passer le Tour de France du côté de Rochefort-du-Gard, sur l’étape Millau-Avignon, à un carrefour devenu aujourd’hui rond-point.

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On voit sur cette carte géante d’avant-Tour de France 1960 le tracé de cette étape.

Heureusement le Tour passait par là un dimanche, jour de repos de mes parents.

Et dans la bouche de tous les spectateurs, cette phrase qui revenait en boucle: « Rivière est tombé ».

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Le Miroir des Sports spécial souvenir du Tour 1960 fait sa couverture de ce drame: la chute de Roger Rivière. C’était le grand champion français du moment, concurrent d’Anquetil qui ne participait pas à ce Tour, et vainqueur potentiel de cette épreuve. Malheureusement, dans la descente du col du Perjuret dans les Cévennes, dans un secteur pas particulièrement dangereux, il fit cette chute dont toute la presse parla.

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dans le Miroir Sprint du 11 juillet

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un vol plané impressionnant du parapet en haut au fond du ravin

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dans le Miroir des Sports du même 11 juillet

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la foule au fond du ravin mais guère de blouses blanches

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sur le brancard porté par des gendarmes

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dans l’ambulance l’emmenant à l’hélicoptère

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au départ de ce dernier

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puis son arrivée au CHU de Montpellier

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et quelques jours après avec sa femme à son chevet.

Le 10 juillet 1960, le peloton dut passer devant nous sans Rivière bien entendu et la victoire d’étape revint à un sprinter belge Van Geneugden qui lui aussi abandonna sur chute, plus tard, dans les Alpes.

L’arrivée en Avignon

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difficilement situable vue de ce côté…

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plus facilement localisable vue de l’autre côté de la route: ce sont les Allées de l’Oulle, devant l’embarcadère actuel des croisières rhôdaniennes, en roulant vers le nord.

Le numéro souvenir du Miroir du Cyclisme préféra faire sa couverture avec les vainqueurs du Tour 1960

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Jean Graczyk à gauche vainqueur du classement par points et

Gastone Nencini à droite, le maillot jaune, triomphant un peu par défaut pour les observateurs.

Pour Roger Rivière, cette chute marqua non seulement la fin du Tour 1960 mais surtout la fin de sa carrière puisqu’il resta tétraplégique. Il décéda en 1976 quelques années après avoir reconnu s’être doté durant sa courte carrière.

Jacques Anquetil put ainsi gagner 4 Tours de France de suite les années suivantes.

Quant au petit garçon que j’étais au bord de la route de Rochefort-du-gard, outre le souvenir de cette chute dont tout le monde parlait, Yvette Horner et son accordéon dans sa bulle de plexiglass sur le toit d’un véhicule publicitaire de la caravane sont restés dans ma mémoire… ainsi que l’ambiance des passages du Tour puisque c’est le rituel de s’y rendre une ou plusieurs fois, tous les mois de juillet.

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