27 octobre 1939: EULALIO FERRER raconte sa vie au CAMP de SAINT-CYPRIEN

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Eulalio Ferrer est un républicain espagnol, natif de Santander, réfugié en 1940 au Mexique où il fit carrière et devint un grand publiciste reconnu aux Etats-Unis. Il raconta son passage dans les camps français de la Retirada par l’écriture d’un journal qui fut publié en France sous le titre Derrière les Barbelés chez L’interdisciplinaire, une maison d’édition de Limonest, en 1993. Suite…

27 octobre 1939.

Il a fait un froid vif toute la nuit, encore plus au  petit matin. Le café est le bienvenu. Un ami lui apprend que l’Autorité Française envisage le départ de 21 Compagnies de Travail et que la 168ème, celle d’Eulalio, est la première de la liste. Par contre, il n’a pas idée où elle se rendra.

Peu de monde sur l’avenue de la Liberté, sinon deux abrutis qui insultent pour rire l’auteur. Une autre rencontre est plus intéressante. Celle d’une connaissance qui lui dit que les départs pour l’Espagne continuent mais que cela se passe maintenant tôt le matin, avant le lever du jour, pour éviter les problèmes.
De cet endroit, on voit le Canigou, contrefort des Pyrénées, sur lequel la neige est tombée. Cela explique ce froid glacial précoce.

C’est une journée à rester dans les baraques. Eulalio écrit à l’ami française de sa mère. C’est sa première lettre en français. Il en est fier. Il joint à ce courrier une petite nature morte d’un artiste du camp.

Un autre ami lui reproche de conserver tous ces papiers inutiles qui l’encombrent. Il pense qu’il devrait les jeter. Eulalio concède qu’il s’en débarrassera si cela arrive, ce qui n’est pas le cas pour l’heure. Il a conscience de leur valeur face à l’Histoire.

Journée dans la baraque… alors lecture de passages de Don Quichotte au hasard de l’ouverture des pages, sans besoin d’une quelconque suite chronologique. Cela l’amène à une réflexion intérieure sur la liberté. Quand il ferme son livre, toute le cantonnement dort.

 A suivre le 2 novembre…

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L’ÉMEUTE du 6 FÉVRIER 1934 relatée dans le MIROIR DU MONDE… (2/2)

du 17 février 1934.

(voir article de ce blog du 25 octobre 2015:

https://unmondedepapiers.com/2015/10/25/lemeute-du-6-fevrier-1934-relatee-dans-le-miroir-du-monde-12/

et du 17 mars 2015

https://unmondedepapiers.com/2015/03/17/une-lettre-dun-etudiant-parisien-relatant-le-6-fevrier-1934/  )

Ce coup-ci, la revue a pris la mesure de l’événement et y consacre sa une et 10 pages. Pour souligner la gravité de la situation…

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trois bandes tricolores descendent à gauche de la page. On croirait un numéro souvenir du Tour de France de But et Club-Le Miroir des Sports des années 50. On y voit Gaston Doumergue rencontrer la presse après la constitution de son nouveau gouvernement, l’ancien dirigé par Edouard Daladier ayant sauté après la nuit terrible.

Le gouvernement Doumergue au complet.

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On y retrouve des noms connus comme celui d’Edouard Herriot mais aussi Pierre Laval et le Maréchal Pétain qui se distingueront plus tard sous l’Occupation. On voit d’ailleurs le Maréchal Pétain féliciter les Gardes Mobiles pour leur travail de maintien de l’ordre…

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en tant que nouveau Ministre de la Guerre.

L’Assemblée Nationale est protégée par la Gendarmerie à cheval qui barre la place de la Concorde…

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malgré les badauds qui viennent chercher à voir des traces des affrontements:

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Badauds qui s’arrêtent aussi pour lire les affiches placardées par la Préfecture de Police de Paris…

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interdisant les rassemblements.

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Malgré cela, il y eut des mouvements de foules, comme celle pour accueillir le nouveau président du Conseil Gaston Doumergue, devant la gare de Lyon semble-t-il…

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ou devant la Bourse le jour de la grève générale de protestation déclenchée par les forces syndicales et politiques de gauche.

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Des forces de gauche qui manifestèrent aussi en masse pour défendre la République menacée et dont l’unité retrouvée depuis la rupture au congrès de Tours fut la première pierre de ce qui deviendra 2 ans plus tard le Front Populaire:

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En masses serrées, les sections grévistes se mettent en mouvement.

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Des membres de l’Union des Chauffeurs de Taxis défilent, bannières en tête.

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Les Communistes ont attaché un drapeau rouge et apposé leurs pancartes sur une statue de la place de la Nation.

(Note: Les 3 commentaires ci-dessus sont ceux de la revue)

C’est le temps aussi de panser les plaies et faire disparaître les traces de la nuit sanglante. Des vitrines de café ont souffert et attentent des devantures neuves…

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les électriciens réparent les lampadaires…

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et d’autres, les plots lumineux au sol.

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C’est aussi le temps du recueillement et des obsèques des victimes du 6 Février:

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celles de Raymond Rossignol, un ancien combattant, dont on lit sur le site du mouvement d’Extrême Droite l’Action Française (http://www.actionfrancaise.net/craf/?6-fevrier-1934-A-NOS-MORTS-pour-la) ce commentaire:

37 ans, industriel, ancien combattant, membre des Jeunesses patriotes, officier de réserve de cavalerie, marié, père d’un enfant de 12 ans, tué d’une balle de révolver en pleine tête devant le pont de la Concorde.

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celles de René-Alain Pieuzat dont on lit sur le même site:

29 ans, frère du champion cycliste, n’appartenant à aucune association politique. Un champion cycliste Georges Pieuzat qui courut de 1933 à 1946 et que l’on voit au milieu derrière le char funèbre.

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celles de Georges Roubaudi:

36 ans, industriel, directeur d’une grande maison d’importation et d’exportation de soierie occupant 200 ouvriers, ancien combattant, engagé volontaire à 17 ans, croix de guerre avec deux citations, marié et père de trois enfants dont l’aîné n’avait pas 6ans. Ligueur d’Action française et membre de l’Association Marius Plateau.

Le site de l’Action Française liste 22 « Morts pour la France » (appelation partisane non officielle bien entendu) cette nuit-là et dans les jours qui suivirent. 3 appartenaient à l’Action Française, 2 à Solidarité Française, 2 aux Jeunesses Patriotiques, 3 à des Associations d’Anciens Combattants, 2 aux Camelots du Roy, 1 à l’Association des Décorés de la Légion d’Honneur et 8 à aucune association. On n’est pas loin des chiffres officiels mais l’Action Française de 2015 comptabilise des morts survenues bien après les incidents. Par contre, elle ne cite pas le garde républicain Flandre tué en service commandé lui, à défaut d’être « mort pour (sauver) la République ».

Pour que son lectorat se retrouve dans toutes les associations qui manifestèrent le 6 Février ou se dressèrent après les émeutes pour défendre la République, le Miroir du Monde propose 3 pages pédagogiques:

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La CGT, la CGTU, le CFTC, la Fédération des Contribuables de la Seine.

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L’UNC (Union Nationale des Combattants), les Croix de Feu du Colonel de la Rocque.

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L’Action Française de Charles Maurras, les Jeunesses Patriotiques, les Francistes, ces 4 dernières associations se retrouveront 6 ans plus tard pour leur soutien au Régime de Vichy.

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L’ÉMEUTE du 6 FÉVRIER 1934 relatée dans le MIROIR DU MONDE… (1/2)

du 10 février 1934.

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On avait déjà parlé de cette émeute provoquée par les Ligues et certaines Associations d’Anciens Combattants pour protester contre la classe politique salie par l’affaire Stavisky dans un article de ce blog paru le 17 mars 2015 et qui reproduisait une lettre d’un étudiant parisien pris dans la tourmente:

https://unmondedepapiers.com/2015/03/17/une-lettre-dun-etudiant-parisien-relatant-le-6-fevrier-1934/

Cette nuit-là, la République avait vacillé car, même si une partie des manifestants n’était là que pour clamer son indignation, une autre partie plus virulente voulait investir le Palais Bourbon et mettre à bas la « gueuse ». Les groupes royalistes voyaient une occasion de rétablir le Roi sur le trône, d’autres groupes fascisants rêvaient d’un pouvoir fort à la Mussolini ou à la Hitler.

Le magazine hebdomadaire réagit rapidement à l’actualité, il ne changea pas sa une consacrée à une comédie de l’époque mais présenta 3 pages sur cet événement considérable…

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 Une vue impressionnante de la Place de la Madeleine et des Grands Boulevards pendant l’émeute.

…titré ainsi. Il est certain que l’action des forces de l’ordre fut très violente et s’abattit aussi sur des manifestants pacifiques…

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Les anciens combattants, précédés de leurs drapeaux, défilent place de la Concorde.

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Autour des barricades formées de bancs

renversés, de grilles d’arbres, de socles de fonte, la foule s’amasse place de la Concorde.

…mais certains groupes étaient là pour en découdre comme on peut le voir ci-dessous:

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Des jeunes gens préparent leur attaque en se munissant de projectiles.

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Boulevard de Sébastopol, des émeutiers démolissent un kiosque à journaux.

La Police charge…

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Une charge des agents.

et des manifestants tombent.

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Un blessé, étendu à terre, victime d’un coup de matraque, se tient la tête à deux mains.

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Couvert de sang, un manifestant laissé pour mort place de la Concorde, après une charge des Gardes Municipaux.

Les pompiers interviennent pour éteindre les incendies allumés par les manifestants et auront eux aussi leur lot de victimes.

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Un autobus, incendié par les manifestants, achève de brûler place de la Concorde.

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Une camionnette en flammes boulevard de Sébastopol.

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Les pompiers inondent les débris fumants d’une voiture i incendiée.

Les commentaires des photos sont ceux des journalistes de l’époque, assez neutres pour l’occasion. Les photos viennent des agences Keystone, New-York Times, Associated Press et 3 du titre (la charge des agents, les jeunes s’armant et la dernière photo des pompiers).

à suivre pour voir le numéro suivant du Miroir du Monde…

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 24 octobre 1915

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(JOUR 447 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La fouille d’un soldat allemand venant de se rendre. Ici dans le secteur de la main de Massiges dont on a déjà parlé récemment. Le Miroir va consacrer une grande partie de ses pages à cette offensive de septembre en Champagne.

Des morts ! Des morts ! Encore des morts !

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Des alignements imposants de cadavres allemands rassemblés avant l’ensevelissement.

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Mais aussi des morts français.

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Et même des morts des 2 camps où un Français et un Allemand se sont mutuellement assassinés.

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Pas un arbre intact…

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un paysage lunaire là où s’élevait le château de Carleul.

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Les combats continuent telle cette explosion d’un obus qui a pris pour cible une batterie… factice !

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Une page avec 8 photos prises par un prisonnier allemand dans le secteur de Tahure.

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Encore des tranchées et des morts !

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Malgré cela les hommes sourient devant ses spectacles tant ils sont habitués à côtoyer la mort.

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La double page centrale parle de prisonniers allemands en Champagne. Décidément cette offensive française aura permis d’user les défenses ennemies.

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Une mine française explose près de la ferme de Navarin.

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Et l’armée n’oublie pas de remettre des médailles aux plus valeureux.  Cela arriva à ce jeune  Anconais Aimé James (20 ans en 1918) qui fut blessé 2 fois et fut médaillé en 2 occasions. Ce n’est pas lui sur la photo.

Quant aux Britanniques, ils firent une petite avancée en Artois…

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Des destructions, toujours des destructions !

Pour terminer cette grande offensive alliée d’octobre 1915, une page avec 2 photos du drame qui se joue en Syrie.

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Comme de nos jours au large de la Syrie, les navires alliés récupèrent des naufragés et réfugiés fuyant ici la répression et les massacres turcs contre les Chrétiens. Aujourd’hui, ces boat-people dérivent sur une mer loin d’être facile. Ils agissent de même et l’Armée qui patrouille les récupère.

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Ce sont les Arméniens fuyant le génocide perpétré par les Turcs, en train de se dérouler fin 1915 et toujours pas assumé par eux, 100 ans après.

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23 octobre 1939: EULALIO FERRER raconte sa vie au CAMP de SAINT-CYPRIEN

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Eulalio Ferrer est un républicain espagnol, natif de Santander, réfugié en 1940 au Mexique où il fit carrière et devint un grand publiciste reconnu aux Etats-Unis. Il raconta son passage dans les camps français de la Retirada par l’écriture d’un journal qui fut publié en France sous le titre Derrière les Barbelés chez L’interdisciplinaire, une maison d’édition de Limonest, en 1993. Suite…

23 octobre 1939.

Après la mort de Fraguas, son voisin dans la baraque (voir 14 octobre), un nouvel arrivant est venu s’installer. Socialiste et franc-maçon, il était adjoint au maire de Cartagène. Avec Don José, Ginès et Garcia Blanco, Eulalio retrouve un groupe d’amis qui lui apportent beaucoup intellectuellement.
Il a reçu une lettre de sa mère et ses soeurs qui le remplit de joie. Elles vont bien et cohabitent avec des familles françaises qui leur viennent en aide. Par contre, son père est dans le besoin, dans le refuge où il se trouve. Il manque de cigarettes, de timbres, d’argent. Eulalio est fier d’aider son père en lui envoyant 50 francs, issus de la vente de ses timbres.

  Retour de son ami qui envisageait l’évasion puis était allé faire les vendanges. Il va mieux, a grossi même et trouvé plusieurs « fiancées » françaises. Avec l’argent qu’il a gagné, ils vont faire un bon repas à l’extérieur du camp pendant lequel le vin coule à flots. Les chants au retour sont vite stoppés par les gendarmes français.

Eulalio termine son article par une série de brèves  en peu désordonnées: les appels des hauts-parleurs du camp, la nouvelle appellation espagnole des baraques, des phrases bizarres dans des lettres venues d’Espagne. Un de ses amis cités en haut du texte fait une prédiction qui s’avèrera exacte: les Allemands attaqueront au printemps car il ne se passera rien avant. Bien vu !

Quant à son nouveau voisin de Cartagène, son décompte de jours de captivité a atteint le chiffre 225 aujourd’hui.

 A suivre le 27 octobre…

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 23 octobre 1915

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(JOUR 446 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Plus folklorique, la une de La Guerre Photographiée de cette semaine, une photo d’un observateur-régleur du tir de la batterie dans l’armée bulgare. Une invention qui ne sera pas plus développée que cela. En effet, s’il voit l’ennemi ainsi, il en est de même des autres pour lui ! Sans protection !

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Une nouvelle page de photos de l’accueil de  ces grands blessés à Lyon suite à un échange avec les Allemands. C’est important pour le pouvoir de montrer qu’on est prévenant vis-à-vis de ses hommes dont la vie a basculé en un instant.

Pour le reste des photos présentées ci-dessous, elles continuent de traiter de l’offensive alliée récente en Champagne.

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Les chasseurs qui ont repoussé la contre-attaque allemande.

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Un village champenois au milieu de la mitraille, photo semblant originale et qu’on retrouvera plus tard dans Sur le Vif du 13 novembre.

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Des morts allemands en tas dans cette tranchée reprise par les Français.

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Six photos de l’arrière des tranchées alliées pendant la bataille.

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Des prisonniers allemands pour qui l’enfer est terminé.

Sur le Vif s’essaie à comparer les attitudes des hommes: en haut les résignés honteux; en bas les arrogants haineux. Peu évident.

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JEU: Soirée AU COIN DU JEU du samedi 17 octobre 2015: DESCENDANCE et WANTED.

Seconde soirée jeux de la saison à Malataverne avec AU COIN DU JEU. Peu de monde pour cause d’un France-Nouvelle-Zélande de rugby, en 1/4 de finale de Coupe du Monde, qui deviendra historique pour une déculottée des Bleus avec un score digne des premiers temps du football-rugby, au début du XXème siècle.

Pour commencer, le plat du jour sans conteste avec DESCENDANCE que j’avais entrevu le mois dernier.

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Un vrai bon jeu de développement et de gestion au thème original: l’histoire d’une famille au cours des ans, à la fin du Moyen-Age.

On dirige donc sa famille et on envoie ses membres chercher des points de victoire dans la mairie, dans l’église,  au marché, aux fabriques et en voyage. Malheureusement certains n’en reviennent pas mais leurs morts si elles ne se terminent pas à la fosse commune, rapportent aussi des points de victoire.

Ainsi les générations se succèdent jusqu’à ce que le cimetière ou la fosse commune soient remplies, le jeu s’arrêtant à ce moment. Décompte des points à la 7-WONDERS pour arriver, ce soir-là, malgré les imperfections d’une première partie, à une seconde place à un point de Claudine, grande voyageuse, devant ce pauvre Vincent qui fut assommé par cette partie, longue de bien 3 heures ! Difficile de jouer et d’expliquer les règles de concert !

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 Suite de la soirée plus cool avec une manche de LOONY QUEST

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pendant laquelle je survivais (décidément) seul au level 6 puis une manche de WANTED-BANG toujours aussi passionnant

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Une soirée qui se conclua par la défaite de l’autorité du shérif et son adjointe, les hors-la-loi (dont j’étais) prenant le dessus. Mais Dieu que la jeune shérif vendit chèrement sa peau !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 21 octobre 1915

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(JOUR 444 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une nouvelle fois est présenté une mitrailleuse portée par une automobile militaire. En quelques mois de guerre, la lutte contre les aéronefs s’est considérablement améliorée. Beaucoup plus que l’équipement des hommes qu’on envoie sans protection sur le no-man-land entre les tranchées des 2 camps.

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La cheminée de la sucrerie de Proyard ne tient plus qu’à quelques briques. Cette sucrerie picarde fut reconstruite après la guerre, remplacée par une râperie de betteraves qui ferma ses portes en 1978.

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Le battage près du front réalisé par des militaires libérés quelque temps pour l’occasion. Le ravitaillement du pays étant primordial, l’armée préserva ceux qui étaient plus utiles dans leur activité professionnelle que sur le front. Ainsi à Ancone, le Poilu Nicolas Allier, né en 1876, patron d’une société de battages fut souvent libéré de ses obligations militaires pour exercer son métier.

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Un dessin de A. Beltrame publié dans le quotidien italier La Domenica del Corriere illustre les attaques héroïques des tranchées allemandes par l’infanterie françaises, en Champagne. Une image d’Epinal patriotique bien loin de la réalité.

Une page d’aviation importante avec une nouvelle photo de Célestine Alphonse Pégoud, abattu d’une balle dans la tête le dernier jour du mois d’août 1915…

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et les entrepôts dans lesquels sont remisés les avions à l’arrière du front.

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Le casque commence à faire son apparition dans les tranchées, suffisamment rare toutefois pour que la presse en parle.

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Pour terminer, une affiche allemande placardée sur les murs de Luneville  occupée.

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La population est mise en garde contre toute tentation de rébellion et la menace est précise. La dure loi des territoires occupés.

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PAUL ORDNER, le dessinateur qui rendait le SPORT plus beau qu’il n’était !

Chez les dessinateurs de bandes dessinées du XXème siècle, il en est 2 qui furent aussi de remarquables passeurs  d’histoires dans le domaine sportif. Ce furent Pellos dont on a déjà parlé et qui magnifia le cyclisme en particulier et Paul Ordner.

Voici la une du magazine généraliste Le Miroir du Monde en date du 25 mars 1933…

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pour annoncer le reportage sur le match de football France-Allemagne (ou plutôt Allemagne-France) à Berlin.

Jamais aucune photo n’aurait pu donner une telle impression de vitesse, de puissance et de force que ce dessin de Paul Ordner. Mais ce qui est intéressant, c’est que les 2 pages consacrées au compte-rendu de ce match ont été écrites par Paul Ordner et que le reportage visuel est assuré par ses dessins. La rédaction avait donné carte blanche à son dessinateur sportif pour ce match amical.

Laissons-nous aller pour nous replonger dans cette histoire avec les dessins et légendes de Paul Ordner.

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Un avion survole le stade de Grunewald avant le match.

(un avion publicitaire-NDLR)

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Schupos et Nazis contiennent difficilement la foule.

(les SA de Röhm aidaient la police à maintenir l’ordre. On est quelques jours seulement après la prise de pouvoir par Hitler-NDLR)

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Emotions sportives et joies gastronomiques sont compatibles et pendant le match, il est agréable de déguster une saucisse.

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Desfossé, le gardien français qui fit une brillante partie.

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Une belle détente de Jakob le goal-Keeper allemand.

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Les risques du métier de reporter-photographe.

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L’arbitre anglais M. Crews, évite le ballon de justesse.

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Une atitude de Matler.

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Matler et un autre joueur français se heurtent malencontreusement, tandis que, par une habile feinte, Rohr ira marquer un joli but.

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Desfossés cueille la balle devant deux allemands.

Un intéressant reportage loin des textes convenus des journalistes sportifs. Dans l’avant-match, Ordner décrit l’Allemagne de 1933 en pleine crise: la misère, les « chemises brunes » dans les rues, la police omni-présente autour du stade. Puis il aborde le match dans sa globalité sans entrer beaucoup dans les détails en oubliant au passage de donner le score final (3-3).

Une signature:

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JEUX: Soirée des LUDIVORES du 14 octobre 2015… FIVE TRIBES, SPLENDOR et KING OF TOKYO.

La MJC ayant oublié notre présence mensuelle dans la grande salle, nous sommes relégués dans l’ancien foyer et l’ancienne direction pour cette soirée d’octobre. En effet, des salles de l’étage ayant subi des dégâts suite aux épisodes pluvieux importants du 3 octobre, la grande salle habituelle a été reprise par une section. Solution de dépannage dans cette salle exigüe où la chaleur humaine compense largement la fraicheur revenue.

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FIVE TRIBES

à 4 pour commencer la soirée, ce jeu d’essaimage et de collecte. Avec Hélène, ancienne jeune collègue de Pracomtal, son mari et un autre jeune joueur, tous 3 découvrant le jeu, j’ai l’avantage d’une petite connaissance des mécanismes.

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Je me spécialise pour une fois dans le commerce avec les meeples verts sans opposition. Ce qui va me permettre de mettre de côté un bon pactole de plus de 90 points. Agréable.
Suite de la soirée avec les mêmes, c’est souvent le cas avec des tables qui n’avancent pas au même rythme pour un jeu de développement connu: SPLENDOR.

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Je pense que je n’y étais plus retourné depuis les Turlupinades d’Aubenas, l’an passé. Un mécanisme simple vite saisi par les 3 débutants. A l’arrivée, je provoque la fin du jeu à 15 points mais la fin du tour permet à un partenaire d’en faire de même et à me devancer au réglement (que j’ignorais): en cas d’égalité de points de victoire, c’est celui qui a acheté le moins de cartes qui l’emporte. Bravo !

Fin de soirée avec une distribution gratuite de baffes dans KING OF TOKYO. Le première déclinaison de ce concept, la plus virulente. Deux parties avec des dénouements différents.

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La première à 4 avec 3 débutant(e)s, un peu timoré(e)s au début…. la distribution du baffe commençant sur le tard, ce qui me permettra de gagner la partie… faute de combattant(e)s.

La seconde à 5 avec l’arrivée de Guillaume qui boosta tout ce petit monde, le bouta dehors aussi assez rapidement… pour finir en tête à tête avec moi, opposition qu’il remporta… grâce à des cartes achetées permettant de relancer les dés fort souvent.

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