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JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE- A ANCONE, on parlera du PONT DE ROCHEMAURE, des PONTS SUR LE RHÔNE et des CHEMINS DE SAINT-JACQUES EN RHÔNE-ALPES.

Après Caderousse hier, l’annonce des Journées du Patrimoine à Ancone cette année. Ancone Culture & Patrimoine en collaboration avec la Médiathèque de Montélimar présente depuis le 02 septembre l’exposition

UN PONT C’EST TOUT !

Il s’agit de montrer par l’image la transformation du vieux pont de Rochemaure en ruines en une rutilante passerelle himalayenne à travers le reportage de Tristan Silberman, photographe professionnel. Cela se passa de janvier à juillet 2013, malgré la neige, le mistral et quelques imprévus.

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Un film réalisé par Voir Média Productions accompagne cette visite.
A voir également des maquettes de ce pont de Rochemaure avant les destructions de la seconde guerre mondiale, une maquette du pont de Robinet à Donzère et une autre du pont d’Avignon.

Dans une petite chapelle de l’église d’Ancone, lieu d’exposition de la commune, est également diffusé un diaporama réalisé par mes soins:

POUR PASSER LE RHÔNE

Capture d’écran 2016-09-06 à 15.31.55

document que vous pouvez demander et qui vous sera envoyé en format PDF. Une balade le long du Rhône à travers les époques, de la traversée d’Hannibal Barca près de Caderousse aux bacs à traille, du pont en barques d’Arles au bac du Barcarin, du Pont-Saint-Bénézet ou celui de Pont-Saint-Esprit aux ponts « en fil de fer » jusqu’aux petits derniers, le  pont à haubans de Beaucaire et celui des Lônes à Valence, sans oublier les dommages de 1940 et 1944 qu’ils viennent du Génie français en 1940, des bombardements alliés ou des destructions allemandes ou l’arrivée dans la vallée des aménagements de la CNR, des autoroutes et de la L.G.V…

Des jeux de société dédiés aux ponts complètent ce volet de l’exposition: un TIMELINE « De Lyon à Marseille », un CARDLINE « Vallée du Rhône », un MÉMORY « spécial ponts », un LOTO-QUIZZ sur le même thème et un JEU DES FAMILLES un peu particulier (!)…

Pour terminer le tout, une exposition sur les Chemins de Compostelle dans notre région, chemins que les pèlerins empruntaient et empruntent en direction d’Arles et du Puy.

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RENCONTRE avec FRANCIS BOURG, un marinier du RHÔNE dans les années 50.

Texte écrit et publié dans le blog de l’Ancone Culture et Partimoine: 

http://anconecultureetpatrimoineleblog.wordpress.com/

Il a toute sa place dans unmondedepapiers. Un montilien, Francis Bourg, raconte la petite dizaine d’années qu’il a passée comme marinier sur le la Rhône pour le compte de l’H.P.L.M.

UNE MÉMOIRE DE RHODANIEN

Couverture du livre de Michel-André Tracol qui, en enlevant le S à RHODANIENS, illustre parfaitement cet article.

Francis Bourg aime le Rhône, vit près du Rhône, se souvient de son passé sur le Rhône, à une époque où le fleuve était encore libre. Il a vu le Rhône se laisser dompter par l’homme et par les digues de la C.N.R.

Son histoire avec le fleuve a commencé tôt, à l’âge de 14 ans quand il rentra comme apprenti dans les chantiers fluviaux de la E.G.B.H. (1) qui occupaient à l’époque des espaces industriels près du pont du Teil, sur la commune de Montélimar. Ces chantiers ont dû migrer avec l’aménagement de la chute de Montélimar à La Coucourde ce qui leur a permis de se moderniser. Apprenti, Francis était un peu le garçon à tout faire, dévoué au nettoyage autant qu’à tenir le rivet, souvent rouge cerise, quand l’ouvrier l’emboutissait pour joindre deux tôles. Dur apprentissage du monde de l’entreprise !

Très jeune, bien avant l’âge légal pour embarquer qui était alors fixé à 16 ans, il entra ensuite en tant que matelot à la Compagnie Générale de Navigation H.P.L.M., le Havre-Paris-Lyon-Marseille (2). C’était l’année où cette société fêtait son premier siècle d’existence. Il y passa une petite dizaine d’années dans le transport puis dans le dragage du fleuve.

Le transport en premier. Il s’agissait de transporter des matériaux entre Lyon et Marseille et inversement. A la descize (3), le bateau embarquait du fer en barre à Lyon pour le livrer au port de la Joliette. Cela signifiait pour les bateaux, un joli périple. Après la descente du Rhône, ils faisaient un petit passage en Méditerranée dans le golfe de Fos entre Port-Saint-Louis-du-Rhône et Port-de-Bouc, avant de traverser le tunnel du Rove, dernière étape avant l’Estaque et la Joliette, ce tunnel du Rove aujourd’hui fermé suite à un effondrement partiel de la voûte dans les années 60. Ce transport durait 2 jours. A la remonte (4), c‘était du sel qui partait des Salins-de-Giraud pour l’industrie chimique lyonnaise. Quelquefois du vin d’Algérie. Dans ce sens, c’était bien plus long et il fallait 4 jours pour atteindre Lyon. Les escales se faisaient ici et là, au gré de l’avancée de la péniche sur le fleuve, pas forcément dans un port. Il fallait alors accrocher solidement le bateau à des arbres, suppléants les bittes plantées à cet effet dans les ports.

FB SOURIANT

 

A bord des péniches, 4 hommes : le capitaine et son second capables de tout faire, un marinier et un matelot prêts à toutes les tâches eux-aussi. Pour Francis, au début, ce n’étaient pas les plus nobles : entretien et lavage du pont, les cuivres, les peintures, les logements, la cuisine. Le bateau embarquait des vivres pour le trajet mais les escales étaient nécessaires pour rompre la routine du voyage.

A cette époque, un seul aménagement du Rhône existait, celui de Donzère-Mondragon, inauguré en 1953 par le président de la République Vincent Auriol. Cela signifiait que lors de ces trajets, on ne devait franchir qu’une seule écluse, celle de Bollène, une écluse automatique bien différente de celles qui existaient en amont de Lyon sur la Saône, telle celle de Couzon-au-Mont-d’Or, que les mariniers devaient manœuvrer eux-mêmes quand il fallait aller faire un chargement du côté de Chalon-sur- Saône ou se rendre aux chantiers fluviaux où avaient été construits bien des navires de la C.G.N.-H.P.L.M..

La péniche était tout de même assez impressionnante : 76 mètres de long pour 7 mètres 50 de large, 750 tonnes pour une puissance des 2 moteurs diesel de 500CV qui fonctionnaient au fuel léger. Un système de réchauffeur permettait une alimentation des moteurs au fuel lourd, une huile proche du goudron !

Après une année et demie à naviguer, Francis passa sur des dragues. Leurs fonctions consistaient à nettoyer les fonds du fleuve comme à Montélimar, au confluent Rhône-Roubion, non loin de l’usine Lafarge du Teil. Les graviers charriés par l’affluent se déposaient dans le lit du Rhône et pouvaient gêner la navigation en période de moyennes et basses eaux. N’oublions pas que les péniches étaient chargées au maximum à l’aller comme au retour. Il fut l’un des derniers mariniers chauffeurs c’est-à-dire marinier à naviguer sur la drague à vapeur « la Lyonnaise » fonctionnant au fuel léger. La chaudière « basse pression » de la drague produisait une pression de 8 bars. Elle servait à propulser le bateau, à mouvoir la chaîne à godets raclant le fond du fleuve et les cinq treuils servant aux manœuvres. Le rôle du chauffeur était primordial.

Il passa ensuite sur la drague C.N.R. 2 qui était la seule à fonctionner à l’électricité. Une électricité produite par un générateur accouplé à un moteur diesel. Puis ce fut l’automoteur C.N.R. 3 qui contrairement à ce que son nom semble indiquer appartenait aussi à l’H.P.L.M. : 2 moteurs diesel Duvant construits à Valenciennes de 8 cylindres pour une puissance totale de 1 000 CV.

Pendant les 7 années qu’il passa sur la drague, Francis vit la C.N.R. construire des barrages, usines hydro-électriques, digues et canaux qui allaient dompter mais aussi défigurer le paysage rhodanien. Ce fut le cas au niveau d’Ancone, coupé du fleuve par des montagnes de terres et de roches, coupé  du Rhône qui pourtant, dans un passé lointain, avait été la raison d’être du village. Cet aménagement du Rhône de Montélimar ne fut jamais inauguré, le président René Coty étant très occupé, au moment où cela aurait dû se faire, par des mouvements sociaux dans les mines de Saint-Etienne, à une époque où le charbon était l’énergie principale indispensable à la reconstruction et au développement de la France ! Puis après la chute de Montélimar, ce furent ensuite en amont celle du Logis-Neuf, celle de Beauchastel… Pour les suivantes, Francis avait alors quitté le transport fluvial pour la route que la modernité et des lobbies étaient en train de développer et rendre indispensable.

VAPEUR À 2 CHEMINÉES

Un bateau à roue à aubes et aux 2 cheminées dans le célèbre -et dangereux- virage du Revestidou.

Comme d’autres, il fut observateur avisé du spectacle des grands citernes du Rhône, les Citerna et les Rhodania qui transportaient le pétrole depuis Fos jusqu’à la raffinerie de l’agglomération lyonnaise : 4 jours pour monter 450 tonnes d’hydrocarbures, 1 jour pour descendre à vide ; dans le meilleur des cas, une rotation de pétroliers tous les 6 jours sans jour de repos sinon pour Noël, Pâques, le 1er Mai ou la Saint-Nicolas (5) un rythme de vie qu’il connaissait lui aussi quand il servait sur les bateaux !

Francis aime à citer aussi les passages délicats du Rhône qui demandaient attention et implication de tout l’équipage : Arles tout d’abord et le passage délicat des rochers de Terrain,  le confluant Rhône-Durance près d’Avignon avec des bancs de sédiments changeants, les rapides de Saint-Etienne-des-Sorts et de Pont-Saint-Esprit, le passage du « défilé de Donzère », tombeau de bon nombre de bateaux depuis des temps immémoriaux. Plus au nord, c’était le passage délicat non loin du château des Roches à Savasse, le P.K. 150, en face de l’actuelle centrale nucléaire, autant par hautes que basses eaux, maintenant noyé par le lac de retenue du barrage de Rochemaure. Enfin, il n’oublie pas la Table du Roi en amont de Tain-Tournon qui pouvait piéger des marins chevronnés. Il y avait aussi ces rodées dangereuses (on dirait virages s’il s’agissait d’une route) où le croisement de bateaux était très délicat: la rodée du Revestidou entre Caderousse et Montfaucon, de loin la plus dangereuse, où avant l’utilisation de la radio, un système de signaux était installé sur les hauteurs de Montfaucon pour prévenir les capitaines, celles de Condrieu et de Ponsas, plus au nord, où là aussi les mariniers devaient se fier aux indications de guides sur les hauteurs environnantes pour éviter les accidents. N’oublions pas qu’un bateau ne s’arrête pas aussi facilement qu’un camion ou qu’une voiture !  Car il fallait être formé et attentif à tous ces pièges changeants. Quelquefois, en période d’étiage, c’était tout l’équipage qui était sollicité pour sonder le tirant d’eau avec des perches. Deux hommes, un à bâbord et un à tribord informaient sans arrêt le capitaine dans le choix du chenal idéal. De nos jours, la navigation a été considérablement aseptisée par les aménagements modernes, ce qui rend d’autant plus incompréhensibles les quelques accidents comme ceux survenus au niveau de La Voulte dans un passé récent, preuve de l’amateurisme de quelques capitaines, pour Francis.

Comme bien de passionnés de l’histoire de la batellerie sur le Rhône, ce sont les toueurs qui rendent intarissable Francis Bour. Ces « bateaux à 2 culs » comme on les appelait alors, œuvraient à la remonte entre Pont-Saint-Esprit et Pont d’Isère où la pente fleuve était la plus redoutable. En amont et en aval, des remorqueurs classiques, moins puissants, suffisaient. Chaque toueur remontait son train de barques chargées de marchandises diverses, du vin bien souvent, sur une distance de 12 à 14 kilomètres, la longueur du câble sur lequel il se tractait. Le soir, c’est en haut de son parcours qu’il passait la nuit car si le câble avait reposé toute une nuit sur le fond du fleuve, les sédiments charriés par les eaux auraient causé quelques problèmes en le recouvrant. C’est au moment où les remorqueurs furent aussi puissants que les toueurs que sonna la glas de ces derniers, à la fin des années 30. Un des derniers toueurs existant croule sous la rouille au port de l’Epervière à Valence, à moitié immergé, attendant des financements qui n’arrivent jamais pour sa restauration (6).

Pour Francis, même nostalgie pour l’époque de la traction à vapeur sur le Rhône. Une vapeur créée par la combustion du charbon comme dans les locomotives puis celle du fuel. Une vapeur qui servait à faire avancer le bateau mais aussi à manœuvrer les treuils pour contrôler et guider les trains de barques. Une vapeur créée dans une salle des chaudières dans laquelle la température avoisinait les 50° et où les cuivres comme les sols devaient être d’une propreté absolue.

Francis, ancien marinier, ne regrette rien de cette époque et de ses 10 années passées sur le fleuve. Pourtant le métier était dur et dangereux. Dur car les journées commençaient tôt, à 3 heures du matin pour bien souvent se terminer vers 20 heures ou 22 heures suivant la visibilité. Dangereux car le Rhône était toujours présent, prêt à vous engloutir à la moindre inattention. Les machines également ne laissaient aucun moment de répit.

Ancien routier de son second métier, maintenant retraité, Francis prend plaisir à se rendre à bicyclette sur les berges du canal de dérivation du Rhône, non loin de chez lui, une berge aujourd’hui asphaltée grâce au projet ViaRhôna qui permet à beaucoup de riverains de redécouvrir ce qui reste du fleuve-roi. Mais il regrette toujours que les capitaines des gros bateaux qui circulent sur le canal ne prêtent attention au salut qu’il leur adresse et ne le lui rendent pas comme cela se faisait à son époque. Autre temps, autre matériel, autre mentalité, autres mœurs ! Dommage !!! (7)

FB PENSIF

Merci pour cette rencontre organisée par Jeannot Tschanz, voisin et ami de Francis Bourg, dans l’île du Tonneau, près de Montélimar, entre Rhône, Meyrol et canal.

Notes:

1- E.G.B.H. Entreprise Getten Bourguet Heraudeau du nom des 3 associés ayant créés ce chantier fluvial. Une entreprise dans laquelle régnait un esprit de famille et où il faisait bon y travailler. Ce chantier est devenue l’entreprise Tournaud qui appartient au groupe Vinci.

2- la C.G.N.-H.P.L.M. lire une intéressante bio de cette compagnie sur la page http://frenchtugs.free.fr/cies/fluviaux/hplm.htm

3-la descize, terme rhodanien signifiant la descente du fleuve, de Lyon à Arles et à la mer.

4-la remonte, c’est le terme désignant le trajet Méditerranée-Lyon sur le Rhône.

5-à l’époque du halage, pour la Saint-Nicolas, les chevaux comme les hommes avaient droit à double ration dans les relais qui jalonnaient le chemin.

6-voir un article de ce blog nous montrant des photos de ce toueur de l’Épervière prises par nos soins en février 2016.

7-à l’époque où il naviguait sur le Rhône, lorsque son bateau passait au niveau de l’île du Tonneau, le capitaine n’oubliait jamais d’actionner le « ténor », la corne de brune, pour saluer les proches de Francis à terre, à commencer par Nanette, sa maman ainsi que ses frères et soeurs, les voisins et amis.

 

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Le PORT de MONTÉLIMAR sur le RHÔNE: hier actif, aujourd’hui abandonné.

Ancone fut longtemps le port de Montélimar, à l’époque du halage et des attelages remontant le Rhône. Puis cet âge d’or disparut au moment de l’apparition des bateaux à vapeur qui correspondit à l’éloignement du Rhône du village. C’est alors que Montélimar construisit un port bien loin de la ville, dans son « far-west », à côté du pont du Teil. On s’mpressa vite à l’appeler « port du Teil » alors qu’il était bel et bien sur le territoire de la commune de Montélimar.

Ce sont les livres de cartes postales anciennes qui nous présentent ce port. Ainsi dans

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« Quand le Rhône était un fleuve » de Michel-André Tracol

on peut voir cette CPA…

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de barques à quai, d’un toueur au loin et de l’ancien pont du Teil en arrière-plan. On distingue les infrastructures portuaires avec deux quais et un entrepôt. Voici une vue moderne, prise à l’automne 2015 de cette friche fluviale:

32-ANCIEN QUAI

En ce qui concerne le grand hangar en bois, il n’existe plus mais on peut retrouver au sol, le squelette de ses fondations en béton.

29-SUR ANCIENNE PLATEFORME 30-SUR ANCIENNE PLATEFORME

Autre livre, autre vue fluviale.

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« Mémoire de Rhôdaniens » du même Michel-André Tracol…

et cette vue:

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de barques arrêtées, certaines portant des tonneaux de vin. Ces reproductions de CPA datent d’avant- 1914. On retrouve un bout de quai,

22-ANCIEN QUAI

et une plateforme plus ou moins enfouie sous la végétation:

28-ANCIENNE PLATEFORME

Autre livre régionaliste:

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« Histoire du Teil » d’André Hébrard.

une vue d’un toueur à quai qu’observe un homme appuyé à une rambarde métallique.

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On peut penser que cette vue correspond à ce coin de friche:

34-QUAI ET ÉCHELLE DE CRUE

les rambardes y sont toujours bien que restaurées dans un passé récent. L’eau est beaucoup plus basse de nos jours puisque le Rhône est vidé de ses eaux par le canal de dérivation qui passe plus à l’est.

Dans cette publication drômoise de l’AUED,

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« Etudes drômoises », 

cette autre CPA d’un toueur à quai.

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A rapprocher de cette vue…

2-ESCALIER

Que reste-t-il d’autre de cette époque de la batellerie rhôdanienne ? des bittes et anneaux d’amarrage, des bittes plantées régulièrement que la nature a plus ou moins enfoui dans le sol:

14-BITE 16-BITE BÉTONNÉE 17-BITE ENTERRÉE8-BITE

37-ANNEAU 38-BITE BÉTONNÉE

mais aussi cette très belle rue pavée de galets du Rhône coupés sur lequel on croit entendre les pas des chevaux…

19-DIGUE ET RUE PAVÉE

et pour protéger la plaine de Montélimar des eaux du Rhône, une digue en pierre…

18-DOUBLE DIGUE

à 2 étages dans ce secteur.

Il faut dire que même de nos jours le Rhône continue de faire quelques misères aux hommes comme en atteste ce repère de crue datant de 12 ans:

5-REPÈRE DE CRUE

Cette autre CPA datant de la seconde guerre mondiale au moment où un bac à traille avait repris du service pour traverser les voyageurs entre les 2 rives du Rhône, on aperçoit au loin le port de Montélimar.

bac du teil bac du teil 2

Le grand hangar en bois qui a disparu mais quelques maisons particulières encore bien debout:

27-ANCIEN BATIMENT ET RUE PAVÉE

Qu’ajouter de cette visite ? Des installations modernes de contrôle du Rhône comme ces échelles de crue qui ne semblaient pas présentes sur les CPA, et pour cause, le niveau du fleuve en cet endroit ayant considérablement baissé:

33-ÉCHELLE DE CRUE 4-ÉCHELLE DE CRUE ET REPÈRE

et ce ponton métallique plus récent:

31-PONTON DE CONTRÔLE DU RHÔNE

Ce port de Montélimar près du Teil avait fait disparaître le port d’Ancone. Le creusement du canal de dérivation du Rhône a fait disparaître à son tout celui-ci. Un nouveau port fluvial fut créé près du pont du Gournier. La faiblesse du trafic fluvial pour la région montilienne et la priorité donnée à la route et aux puissants transporteurs (Charles-André, Chalavan et Duc, Dentressangle plus nordiste-drômois) fait que ce dernier est quasiment à l’abandon à son tour. Le réchauffement climatique forcera-t-il l’homme à changer son mode de fonctionnement pour s’approvisionner ?

Panorama

Une vue du port de Montélimar en 2015 prise depuis le bord du Rhône, juste en face (entre Rhône et déviation). Le collage de 4 photos par logiciel a fait disparaître la passerelle blanche mais on voit bien les 2 quais de l’ancien port et quelques maisons conservées.

Image à rapprocher de cette autre vue du bac à traille datant de 1940:

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extraite du livre de Noëlle Marcel:

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 24 octobre 1915

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(JOUR 447 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La fouille d’un soldat allemand venant de se rendre. Ici dans le secteur de la main de Massiges dont on a déjà parlé récemment. Le Miroir va consacrer une grande partie de ses pages à cette offensive de septembre en Champagne.

Des morts ! Des morts ! Encore des morts !

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Des alignements imposants de cadavres allemands rassemblés avant l’ensevelissement.

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Mais aussi des morts français.

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Et même des morts des 2 camps où un Français et un Allemand se sont mutuellement assassinés.

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Pas un arbre intact…

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un paysage lunaire là où s’élevait le château de Carleul.

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Les combats continuent telle cette explosion d’un obus qui a pris pour cible une batterie… factice !

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Une page avec 8 photos prises par un prisonnier allemand dans le secteur de Tahure.

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Encore des tranchées et des morts !

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Malgré cela les hommes sourient devant ses spectacles tant ils sont habitués à côtoyer la mort.

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La double page centrale parle de prisonniers allemands en Champagne. Décidément cette offensive française aura permis d’user les défenses ennemies.

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Une mine française explose près de la ferme de Navarin.

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Et l’armée n’oublie pas de remettre des médailles aux plus valeureux.  Cela arriva à ce jeune  Anconais Aimé James (20 ans en 1918) qui fut blessé 2 fois et fut médaillé en 2 occasions. Ce n’est pas lui sur la photo.

Quant aux Britanniques, ils firent une petite avancée en Artois…

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Des destructions, toujours des destructions !

Pour terminer cette grande offensive alliée d’octobre 1915, une page avec 2 photos du drame qui se joue en Syrie.

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Comme de nos jours au large de la Syrie, les navires alliés récupèrent des naufragés et réfugiés fuyant ici la répression et les massacres turcs contre les Chrétiens. Aujourd’hui, ces boat-people dérivent sur une mer loin d’être facile. Ils agissent de même et l’Armée qui patrouille les récupère.

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Ce sont les Arméniens fuyant le génocide perpétré par les Turcs, en train de se dérouler fin 1915 et toujours pas assumé par eux, 100 ans après.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 21 octobre 1915

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(JOUR 444 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une nouvelle fois est présenté une mitrailleuse portée par une automobile militaire. En quelques mois de guerre, la lutte contre les aéronefs s’est considérablement améliorée. Beaucoup plus que l’équipement des hommes qu’on envoie sans protection sur le no-man-land entre les tranchées des 2 camps.

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La cheminée de la sucrerie de Proyard ne tient plus qu’à quelques briques. Cette sucrerie picarde fut reconstruite après la guerre, remplacée par une râperie de betteraves qui ferma ses portes en 1978.

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Le battage près du front réalisé par des militaires libérés quelque temps pour l’occasion. Le ravitaillement du pays étant primordial, l’armée préserva ceux qui étaient plus utiles dans leur activité professionnelle que sur le front. Ainsi à Ancone, le Poilu Nicolas Allier, né en 1876, patron d’une société de battages fut souvent libéré de ses obligations militaires pour exercer son métier.

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Un dessin de A. Beltrame publié dans le quotidien italier La Domenica del Corriere illustre les attaques héroïques des tranchées allemandes par l’infanterie françaises, en Champagne. Une image d’Epinal patriotique bien loin de la réalité.

Une page d’aviation importante avec une nouvelle photo de Célestine Alphonse Pégoud, abattu d’une balle dans la tête le dernier jour du mois d’août 1915…

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et les entrepôts dans lesquels sont remisés les avions à l’arrière du front.

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Le casque commence à faire son apparition dans les tranchées, suffisamment rare toutefois pour que la presse en parle.

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Pour terminer, une affiche allemande placardée sur les murs de Luneville  occupée.

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La population est mise en garde contre toute tentation de rébellion et la menace est précise. La dure loi des territoires occupés.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 07 octobre 1915

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(JOUR 430 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture, une photographie d’une unité du Génie au travail, en manoeuvre très certainement.

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Il s’agit de la construction d’un pont en Lorraine nous dit la légende. Un pont souvent détruit quelques mois plus tôt par d’autres unités du Génie pour retarder l’avance allemande du début du conflit !

Une page entière est consacrée à cette arme, indispensable pour la logistique.

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A noter une locomotive sur roues (4), des officiers qui posent après que le pont ait été testé pour sa solidité (3)- à moins que ce soit leur poids qui teste l’ouvrage d’art-, des citernes pour ravitailler en eau potable le front (5), une gare militaire (6).

A noter que le rail a joué un rôle très important dans ce conflit pour le ravitaillement, les renforts et les évacuations. Du côté allemand, on amenait des rails au plus près des tranchées.
A Ancone, pour avoir étudié le parcours de quelques poilus (étude en cours), les mariniers, bien souvent employés du HPLM, ont été pris par le Génie. Pour un autre poilu, employé PLM rail, en poste pour l’entretien des voies, il fut détaché par l’armée sur son travail tant l’importance du réseau ferré était vitale. Il fit donc la guerre… chez lui!

Autres sujets, en vrac.

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Des tombes allemandes sur le front de l’est.

C’est fou à ce qu’elles ressemblent à des tombes françaises !

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La bataille de Quennevières (6-16 juin 1915)- pas de l’info bien fraîche !-

avec une maison située au-dessus d’une tranchée et

des prisonniers allemands bien jeunes.

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Un aviateur et son observateur au départ d’une mission… d’observation.
Nom du pilote non mentionné.

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La visite du Président de la République Raymond Poincaré et le roi des Belges -le roi-soldat- en visite dans le Nord.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 02 octobre 1915

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(JOUR 425 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les Vosges comme thème central de ce numéro. Les Vosges où se sont déroulés de violents combats. On va voir ce que Sur le Vif traite du sujet.

Une double page montrant toute la quiétude de la vie des Alpins au bon air des montagnes.

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A l’arrière l’arrivée d’un blessé et les Chasseurs Alpins intégrés au paysage.

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La taille d’une canne ou le travail du bois pour considérer des abris.

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Les heures tranquilles près du front.

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Et la note touristique avec le village typique et le ravitaillement en pinard.

Une véritable brochure du Touring Club de France ! Pas un arbre cassé. Pas une vue de tranchée du côté de Hartmannswillerkopf, pas la moindre tombe. Mais… une carte ces lieux de villégiature pour Poilus…

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que l’on va détailler.

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Une petite partie de l’Alsace libérée et le Vieil Armand bien français alors que, dans la réalité, le sommet est toujours aussi disputé.

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Le Linge plus au nord, autre tombeau des Alpins et autres Poilus de ces Vosges. Colmar bien allemande alors qu’on avait failli la prendre en août 1914, l’Anconais-Rupismorien Alcide Bonnet y étant tombé tout près.

Une vue de combats aériens avec la lutte entre un Zeppelin et des avions alliés.

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Pas sûr que la grosse saucisse soit tellement en danger tant les armes des aéronefs étaient alors dérisoires.

Trois vues trouvées sur un prisonnier allemand dit la revue.Elles doivent dater de la guerre de mouvement, il y a un an de cela.

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Un groupe de gradé réfléchissant autour d’une carte.

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Le halte d’une troupe d’infanterie bavaroise.

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Une embuscade (ou une halte) derrière un mur comme protection.

Puisqu’on parle de ce qui s’est passé il y a un an (et un mois, le journal ayant toujours ce retard), les célébrations en septembre 1915 de la bataille de la Marne qui sauva Paris et permit aux Alliés de se refaire. Célébrations avec une foule de participants civils…

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et l’inauguration d’un monument à Etrépilly

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Monument qui existe toujours de nos jours:

 Extrait du site:

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ANCONE: la PREMIÈRE EXPOSITION d’ANCONE CULTURE & PATRIMOINE pour les JOURNÉES DU PATRIMOINE 2015.

Quelques images de l’exposition à l’église d’Ancone, lieu patrimonial prévu pour accueillir de tels événements artistiques ou culturels depuis qu’elle a été restaurée et dédiée à la mémoire des moines de Tibhirine dont la soeur de l’un d’eux (Frère François) habite le village.

ANCONE POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE.

Le Meilleur pour commencer avec l’expo photo mise en place par Patrice Perez, 6 planches commentées sur…

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les joutes

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la natation

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la pêche

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 les jeux nautiques

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l’ancien Rodia-Plage sur une lône du Rhône

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la batellerie.

EXCELLENT,  PATRICE !

Le PIRE avec ces crues dévastatrices, celle de 1840…

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racontée par le curé de l’époque dans un petit fascicule vendu au profit des sinistrés et recopié par un écolier de 11 ans…

celle de 1856…

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racontée par les journaux de l’époque et dont on se souvient grâce…

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aux repères de crues.

Les aménagements lancés par l’Empire après cette inondation …

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l’exhaussement des digues et…

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la modification du cours principal du Rhône à travers des cartes de Cassini à nos jours.

Sans oublier le grain de sel de Jean-Marie Mollier, grand dessinateur de BD…

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qui a réalisé ce grand tableau représentant la lône au niveau d’Ancone avant que la CNR ne vienne construire le canal, c’est-à-dire avant 1953. Cela vaut le coup de voir de plus près tous ces personnages sortis du crayon, du talent et de l’imagination de l’artiste:

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le plongeur et les baigneurs de Rodia,

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une vue assez juste des lieux sur la grande lône coupée d’empierrements,

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la buvette et la piste de danse où les dimanches, anconais et montiliens se retrouvaient pour le meilleur moment de la semaine,

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le pêcheur sur la petite lône,

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la vache et les moustiques des près inondables,

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le ramasseur de bois dans les îles,

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le promeneur et son chien…

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et au loin, sur le grand Rhône, le toueur se tractant sur son câble.
BRAVO JEAN-MARIE !

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La seconde jeunesse du ROULEAU de MARINIER du RHÔNE à l’occasion des JOURNÉES DU PATRIMOINE.

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Voilà ce à quoi ressemblait ce rouleau quand il fut trouvé sur un vide-grenier: un long rouleau de papier tenu par deux trombones de bureau.
Rappelons qu’il s’agissait d’une carte destiné aux mariniers pour naviguer sur le Rhône sans dommage, en évitant les dangers. Un encart explicatif parlant du « nouveau pont du Teil » nous a permis de la dater de 1932, ce nouveau pont étant inauguré en novembre 1931. Rappelons aussi que cette carte couvre le fleuve de sud de Valence (où aujourd’hui a été lancé le pont des Lônes) jusqu’à Arles, c’est-à-dire la moitié du cours navigable de Lyon-Arles. Après Arles, jusqu’à la mer, le grand Rhône est suffisamment profond et ne pose pas de problème à la batellerie.
Pour les besoins d’une exposition publique pour les Journées du Patrimoine à Ancone ce week-end, les 20 et 21 septembre, voilà ce qu’est devenu ce long dépliant, maintenant parfaitement manipulable par le public sans qu’il soit au contact direct des visiteurs:

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et pour la région d’Ancone-Rochemaure:

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malgré quelques reflets parasites pour la photographie !

Jean-Paul Masse président de la Levado, foyer rural de Caderousse a réalisé ce montage du passage du Rhône au niveau de Caderousse, en reconstituant le virage du Rhône qui n’apparaissait pas dans le dessin de la carte.

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Cette carte est aussi présenté dans le cadre des Journées du Patrimoine à Caderousse mais sans la présence de l’original.

 

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LE RHÔNE À ANCONE, LES CARTES À CADEROUSSE pour les JOURNÉES du PATRIMOINE.

Septembre c’est la rentrée, ce sont aussi les Journées du Patrimoine depuis septembre 1984 et le passage de Jack Lang au Ministère de la Culture (journées devenues européennes depuis 1991).

A Ancone, ce sera dans l’église du village, que sera ouverte une exposition de la toute nouvelle association Ancone Culture et Patrimoine.

ANCONE ET LE RHÔNE POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE…. 

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On pourra essayer de comprendre le déplacement du lit principal du Rhône qui jadis longeait Ancone et la rive gauche et qui fut renvoyé par l’homme vers la rive droite ardéchoise, avec des cartes de Cassini à aujourd’hui…

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à lire des témoignages sur les crues exceptionnelles de 1840 et 1856…

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et la réaction des hommes pour se protéger…

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Des photographies de cette époque…

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223 SUR UNE PÉNICHE (SIMON CASTEL TREFOULET)

A noter qu’à Caderousse à la salle Marquion, Jean-Paul Masse et la Levado vous accueilleront et vous présenteront un travail sur la cartographie de la région à travers les siècles.

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On vous attend ici et là !

(documents photographiques de Mmes Roseline Devin-Marmonier et Eliane Mihy-Tréfoulet, « Enquête » de Stéphane Tauleigne, cahiers de Suzanne Veysseyre)

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