Archives de Tag: entre-deux-guerres

L’Association FFREEE édite un timbre à l’effigie de la SECONDE RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE

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La Poste permet depuis quelques années au particulier comme aux Collectivités et entreprises d’éditer des timbres postes ayant valeur faciale d’affranchissement à l’occasion d’événements ou pour se faire connaître.

Ainsi, en l’occasion des 17ème Camins (chemins) de la Retirada -l’exode massif (500 000 personnes) des Républicain(e)s Espagnol(e)s après la chute de la Catalogne et l’imminente victoire de Franco en février 1939- célébrant cette tragédie tous les ans en février, l’association FFREEE d’Argelès-sur-Mer édita cette année le timbre que l’on voit ci-dessus, à l’effigie de la Seconde République Espagnole.

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FFREEE: Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de l’Exil.

Cette année, comme vous pouvez le voir et lire en « Humeurs » ou en « Archives » suivant le moment où vous parcourrez ces lignes, les Chemins allèrent visiter le nouveau mémorial du camp de Rivesaltes, récemment inauguré.

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Une heureuse initiative.

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À LYON, une CARTE INDIVIDUELLE de PAIN à PRIX RÉDUIT en 1920

A la fin puis au sortir de la Grande Guerre, la Mairie lyonnaise d’Edouard Herriot mit en place un certain nombre de mesures pour aider la population et en particulier mis en place des cartes de ravitaillement sur le sucre, le pain, le charbon. On l’a vu dans des articles précédents qui présentaient ces cartes.

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Voici une carte instaurée dans le même ordre d’esprit d’aide aux nécessiteux: une CARTE INDIVIDUELLE DE PAIN À PRIX RÉDUIT.

Pas tout à fait une carte de rationnement, plutôt une carte de prioritaire. En quatrième page, on nous indique qui va pouvoir bénéficier de pain à prix réduit.

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Il s’agit des chefs de famille ayant au moins 3 enfants en charge, enfants de moins de 16 ans; les femmes ayant au moins 2 enfants en charge des mêmes âges; les invalides de guerre avec une pension au moins 50% et les vieillards, infirmes et incurables. Soit certainement pas mal de personnes à l’époque.

Il faut dire que le prix du pain doit avoir considérablement augmenté, la farine devenant comme le sucre ou le charbon, une matière rare donc chère.

Comme on le voit avec les tickets restant à l’intérieur de la carte…

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la propriétaire de la carte ne s’en ait plus servi à partir du 30 avril 1920, le rationnement du pain ayant dû cesser à cette date-là.

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RATIONNEMENT après la GRANDE GUERRE: le SUCRE manque à LYON

La même carte de rationnement que celle présentée il y a quelques jours: une CARTE INDIVIDUELLE D’ALIMENTATION

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Seule différence des J aux 4 angles des pages de couverture ont remplacé des A. Elle est destinée à des jeunes, des moins de 16 ans qui n’ont pas les mêmes besoins que les plus âgés. Pourtant, la quantité de sucre, car c’est le sucre qui manque beaucoup à l’époque, est la même que pour la carte A: 750 grammes par mois soit 25 grammes par jour. On en consomme beaucoup moins de nos jours en tant que petits dominos mais certainement beaucoup plus avec les sucres cachés de l’alimentation préparée.

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Les tampons de la quatrième de couverture font apparaître les mots CHARBON et SUCRE comme sur la carte A mais également PAIN, le blé manquant aussi à  la fin de la Grande Guerre.

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A suivre bientôt d’autres cartes de rationnement datant de la Première Guerre Mondiale.

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RATIONNEMENT pendant la GRANDE GUERRE: une CARTE INDIVIDUELLE D’ALIMENTATION…

Il n’est pas rare de trouver dans les vide-greniers des cartes de rationnement qui avaient cours pendant la Seconde Guerre Mondiale et les années qui suivirent. On en trouve aussi dans les affaires des anciens et je vous en présenterai dans quelques temps pour ma famille proche. A cette époque, TOUT manquait !

Plus rares car plus reculées dans le temps à une moment où l’exode rural ne venait que juste de commencer, les cartes de rationnement datant de la Première Guerre Mondiale ! En voilà 2 datant de 1920 et distribuées à Lyon, présentées ici et plus tard.

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Deux considérations avant d’aller plus loin.

La France de 1914-18 n’était pas complètement occupée et sous le joug ennemi (allemand). Donc la production française dans les territoires éloignés du front bénéficiait totalement à la France, ce qui ne fut pas le cas 20 ans plus tard, les occupants se servant de celle-ci pour leurs besoins.

La France de 1914-18 était beaucoup plus rurale qu’en 1940 et la production locale auto-suffisait plus facilement au ravitaillement des gens habitant en marge des grands agglomérations.

Toutefois, on le lit très bien sur la quatrième de couverture de cette carte de rationnement, 2 matières premières vitales (ou considérées comme telles) manquaient à la France des grandes villes:

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le SUCRE et le CHARBON.

 Pourquoi ? Car ces deux produits venaient en grande partie des régions sous la botte allemande ou proche du front. Les champs de betteraves du nord et l’est de la France étaient dévastés par la guerre et les combats. Nombre de sucreries avec leurs grandes cheminées étaient détruites. Car le sucre utilisé à l’époque était du sucre de betterave plus que du sucre de canne. Les Antilles étaient loin et les sous-marins allemands redoutables !

Quant au charbon, les mines des bassins du Nord de la France comme celles de l’Est étaient sous le joug allemand ou sur la ligne de front et ne bénéficiaient à personne car bien  des infrastructures  étaient à reconstruire. Ce seront les réparations des dommages de guerre que devront verser les vaincus aux vainqueurs, clauses prévues par le Traité de Versailles qui s’en chargeront.

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Voici donc l’intérieur de cette carte avec les coupons du dernier trimestre 1920 qui n’ont pas été utilisés. La crise du sucre était certainement terminée dans l’agglomération lyonnaise… Pas dans l’esprit des gens car, par la suite, à chaque crise internationale importante, le sucre était dévalisé des magasins. Ainsi dans les années 70, la guerre du Kippour avec son choc pétrolier eut pour conséquence  des rayons « sucre » de supermarchés français faisant grise mine, alors que, logiquement, c’était plutôt l’essence qui était susceptible de manquer !

La carte présentée ci-dessus était une carte adulte (les A des angles) valable dans l’agglomération lyonnaise.

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GUERRE CIVILE en ESPAGNE: un TRACT NATIONALISTE

Ii s’agit d’un feuillet en papier très fin destiné à la population civile et certainement aussi aux combattants de la Zone Rouge (la région tenue par les Répubicains).

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Il annonce l’effondrement du front d’Aragon et l’avance rapide des forces nationalistes vers le mer Méditerranée. Sont citées une série de villes « libérées » par les franquistes, qui sont retournées vers la vraie Espagne:

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Puis est lancé un appel pour rejoindre les troupes de Franco et se libérer des « tyrans »

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Le tout se terminant par un vibrant « Arriba Espana » formule de ralliement des Fascistes devenue un des slogans du régime franquiste,même après la fin de la guerre civile. 

Un appel à la désertion, une lutte d’influence classique en temps de conflit.

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le tract dans sa totalité.

Peut-être peut-on dater ce tract de la bataille de Belchite, soit du milieu de l’année 1937.

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Des CARTES POSTALES datant de la GUERRE CIVILE ESPAGNOLE

Deux cartes postales parties d’Espagne en 1937 en direction de Romans-sur-Isère dans la Drôme.

La première montre une scène de corrida avec une pique.

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Une scène classique pour cette carte partie de Sevilla le 22 mars 1937. A cette date, l’Andalousie est déjà tombée dans le camp franquiste, le camp nationaliste depuis quelques mois. L’Andalousie est très proche du Maroc d’où venait Franco et sa Légion Etrangère maure.

Comment affranchir un tel envoi sachant que les Fascistes n’ont pas encore imprimé leurs propres timbres et qu’ils ne souhaitent pas faire partir des lettres avec des timbres de la République Espagnole qu’ils combattent et veulent abattre ? De plus l’approvisionnement en petites figurines doit être nul.

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Regardons de plus près les timbres utilisés:

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des timbres fiscaux sur lesquels Republica Espanola n’apparaît pas  et un Pro Sevilla imprimé par les factieux.

Seconde carte de la même année, partie celle-ci de DSCN2066.

Luarca est située dans les Asturies entre Gijon et La Coruna. On y voit l’Hôpital et l’Asile de la ville:

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L’affranchissement est ici magnifique. Ce sont bien des timbres à l’entête de la Republica Espanola qui ont été collés. Mais comme la ville est tombée dans le camp franquiste, entre les 2 vignettes légalistes a été placée un timbre Por la Patria de 10 ct franquiste: on y voit le drapeau rouge-jaune-rouge et le Christ-Roi !

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Autre lieu, autre manière de marquer son camp !

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A CADEROUSSE, scènes paisibles de la vie au bord du PETIT RHÔNE à POPOL PLAGE !

Quelques photographies gardées par mes grands-parents montrant des scènes d’une vie tranquille au bord du Rhône au niveau de Caderousse. Le petit Rhône, celui qui frôle les digues construites après 1856.

Pêche et balade en barque sur ces photos bistres que le grand-oncle Séraphin dont a déjà parlé (l’ancien séminariste, l’ancien artilleur alpin de la Grande Guerre) était capable de développer lui-même. Dommage qu’on n’ait pas retrouvé plus de photos à la succession de sa fille !

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La PÊCHE

Séraphin l’employé de banque semble apprendre à pêcher avec sa fille Georgette (avec chapeau blanc) et son neveu, Adrien, mon père qui tient la canne.

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LA BALADE EN BARQUE

C’est Henriette Coursan, son épouse qui est debout sur la barque. avec mon père et sa fille Georgette. Plus une photo pour la pose que le départ d’une aventure !

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Sur une passerelle de fortune avec un groupe d’enfants et les 3 belles-soeurs, les épouses des 3 frères Guérin. Si l’on voit Adrien en blanc et noir, les autres enfants sont des copains du village.

Les 3 belles-soeurs donc sur cette photo de la plage du côté île de la Piboulette:

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soit en détail, de gauche à droite:

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Paulette l’épouse de Léonce, le plus jeune des frères, Philine, ma grand-père, épouse de Gabriel avec son petit Adrien tout près d’elle, Henriette l’épouse de Séraphin et sa fille Georgette, l’aînée de la génération suivante que l’on voit mieux sur cette vue, dans le même secteur, manifestement le même jour:

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Un Rhône bien calme qui pouvait (et peut toujours) se fâcher si fort !

Pour terminer, une vue sur la berge au pied des digues entourant le village:

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avec  la famille sur des anciens gradins de cette plage provisoire qui semble-t-il était appelée Popol Plage, du nom du propriétaire de cette guinguette, Paul Itier.

Des jours heureux datant de septembre 1933.
Des jours heureux qui en annonçaient de bien plus noirs car Henriette devait décéder de la tuberculose moins de 5 ans après cette prise de vue !

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Encore quelques NÉGATIFS de CYCLISME et de VÉLO datant des années 20

Trouvés dans une boîte de négatifs que m’a cédé Patrick ce dernier 14 juillet, quelques négatifs de personnes posant avec leur bicyclette vélocipèdede de tourisme ou de compétition.

Cette boîte contenait des négatifs familiaux provenant de la région de Nantua, Bourg-en-Bresse… des prises de vues de personnes posant ou de groupes d’enfants, quelques vues de la région, quelques poses avec des automobiles…

Mais ce sont les vues avec vélos qui ont retenus notre attention:

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Un homme avec manteau et chapeau pose devant un vélo de tourisme…

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 les mêmes mais dans une position bien plus avantageuse pour la monture, ce qui nous permet de la découvrir: guidon plat et développement minuscule.

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La même monture et d’autres personnages.

Passant au registre des sportmen, ces sportifs de la fin du XIXème, début XXème siècle, les pionniers du Tour de France…

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avec leur tenue mi-sportive, mi-tousiste routier, avec leur vélo à guidon bas, sans changement de vitesse mais avec un pignon fixe de chaque côté du moyeu.

Pour terminer, le clou de cette petite exposition, avec un négatif sur verre du passage d’une course cycliste vers 1923, du côté de la Bresse ou du Bugey:

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Une image volontairement protégée. Est-ce une course amateur ou le passage du grand Tour de France, un ce ceux gagné par Philippe Thys, Henri Pélissier, Ottavio Bottecchia, Lucien Buysse ou Nicolas Frantz.

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Le MIROIR DU MONDE du 4 février 1933 n’a pas pris la mesure de ce 30 janvier en ALLEMAGNE.

Il ne consacre qu’une page dans ce numéro:

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à l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en Allemagne. Evénement considérable qui impactera directement le monde dans les 12 années suivantes et qui continue de le troubler de nos jours.

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La page 149 de l’année 1933 du Miroir du Monde, la page 6 pour la revue du 4 février 1933.

Le titre en dit long de l’état d’esprit de l’époque en qualifiant l’accession d’ADOLF HITLER, CHANCELIER DU REICH au pouvoir comme étant UN COUP DE THÉÂTRE À BERLIN. D’ailleurs, le rédacteur de l’article A. Vallentin-Luchaire  se contente d’écrire une biographie détaillée du futur dictateur sans essayer de réfléchir sur l’avenir de l’Allemagne, sans essayer de se projeter. Avec quelques passages qui en disent long sur l’inconscience de ce qui se passait, à l’époque. On y reviendra.

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La page 6 complète avec

une photographie du nouveau gouvernement d’Hitler et de son bras droit, au premier plan, Goering.

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On voit aussi l’arrivée de l’indispensable Goebbels, le théoricien du régime, acclamé par ses partisans à sa descente de voiture.

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Goebbels, le tout-petit homme au chapeau blanc, l’esprit pervers du régime (pas le seul !).

Et puis cette caricature signée Kelen…

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qui montre Hitler face à son destin avec Von Schleichen creusant le futur chemin du Führer en s’opposant à Von Papen au lieu de s’allier avec lui, sous l’oeil de Gregor Strasser, influent membre de la SA. L’un comme l’autre (Von Schleichen et Gregor Strasser) seront exécutés lors de la Nuit des Longs Couteaux qui permit à Hitler, Goebbels et les SS d’imposer leur ligne et leur destin au reste de l’humanité.

Car le journaliste de cet article ne voit pas en Hitler ce qu’il deviendra. Certes, il lui reconnaît un certain talent dans le sens de captiver les foules. Il écrit:

« Un meeting d’Hitler, c’est une scène semblable à telle confession en masse de l’Armée du Salut, à tel spectacle de guérisons collectives des Christian Scientists (l’Eglise de Scientologie ?). Un accès de fièvre contagieux, un déchaînement des élans subconscients, des rêves refoulés, des violences en attente. Il se garde de donner à tout cela des formes précises, il s’arrange de façon que cette vague et puissante explosion  soit déjà dans la foule pour la foule une satisfaction profonde, la joie intense d’une communion: « Mais, c’est Jésus-Christ qui parle ! » s’écriait un jour une vieille dame noble, personne fort cultivée, mais dont lesyeux hagards reflétaient ce jour-là la complète reddition d’elle-même à l’enchanteur… »

Malheureusement, dans les lignes qui suivent, le journaliste se fait plus personnel et donne son sentiment profond sur la personnalité d’Hitler:

Cependant, ce violent, cet homme qui a prédit que le jour où il arrivera au pouvoir, les têtes tomberont- n’est au fond nullement un sanguinaire-n’est peut-être pas un dictateur dans toute la force du terme. C’est même un hésitant, qui a passé une partie de son temps, ses derniers temps, ces dernières années, à calmer l’impatience de ses troupes.

Quel manque de discernement !

Il termine par cette constatation évidente:

Il a pris le pouvoir au moment où il a pu l’obtenir sans lutte sanglante, sans bouleversement profond. « C’est un César qui n’ose pas sauter par dessus le Rubicon » disait un jour de lui un des chefs de ses troupes d’assaut; cette rivière fatidique, il vient de la traverser, tranquillement, constitutionnellement, en triomphateur souriant.

Souriant ! Pas tant que cela si l’on voit les photos officielles de l’époque. Mais quand on donne le pouvoir aux ennemis de la démocratie, ils s’en servent pour la détruire et commencer le voyage sans retour. On doit toujours prendre au sérieux les populistes qui avancent à visage caché. En ces temps troublés, les annonceurs (euse plutôt) de miracles doivent être dénoncés pour éviter qu’une fois arrivés (e plutôt) ils (elle plutôt) appliquent leur programme.

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L’ÉMEUTE du 6 FÉVRIER 1934 relatée dans le MIROIR DU MONDE… (2/2)

du 17 février 1934.

(voir article de ce blog du 25 octobre 2015:

https://unmondedepapiers.com/2015/10/25/lemeute-du-6-fevrier-1934-relatee-dans-le-miroir-du-monde-12/

et du 17 mars 2015

https://unmondedepapiers.com/2015/03/17/une-lettre-dun-etudiant-parisien-relatant-le-6-fevrier-1934/  )

Ce coup-ci, la revue a pris la mesure de l’événement et y consacre sa une et 10 pages. Pour souligner la gravité de la situation…

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trois bandes tricolores descendent à gauche de la page. On croirait un numéro souvenir du Tour de France de But et Club-Le Miroir des Sports des années 50. On y voit Gaston Doumergue rencontrer la presse après la constitution de son nouveau gouvernement, l’ancien dirigé par Edouard Daladier ayant sauté après la nuit terrible.

Le gouvernement Doumergue au complet.

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On y retrouve des noms connus comme celui d’Edouard Herriot mais aussi Pierre Laval et le Maréchal Pétain qui se distingueront plus tard sous l’Occupation. On voit d’ailleurs le Maréchal Pétain féliciter les Gardes Mobiles pour leur travail de maintien de l’ordre…

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en tant que nouveau Ministre de la Guerre.

L’Assemblée Nationale est protégée par la Gendarmerie à cheval qui barre la place de la Concorde…

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malgré les badauds qui viennent chercher à voir des traces des affrontements:

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Badauds qui s’arrêtent aussi pour lire les affiches placardées par la Préfecture de Police de Paris…

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interdisant les rassemblements.

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Malgré cela, il y eut des mouvements de foules, comme celle pour accueillir le nouveau président du Conseil Gaston Doumergue, devant la gare de Lyon semble-t-il…

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ou devant la Bourse le jour de la grève générale de protestation déclenchée par les forces syndicales et politiques de gauche.

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Des forces de gauche qui manifestèrent aussi en masse pour défendre la République menacée et dont l’unité retrouvée depuis la rupture au congrès de Tours fut la première pierre de ce qui deviendra 2 ans plus tard le Front Populaire:

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En masses serrées, les sections grévistes se mettent en mouvement.

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Des membres de l’Union des Chauffeurs de Taxis défilent, bannières en tête.

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Les Communistes ont attaché un drapeau rouge et apposé leurs pancartes sur une statue de la place de la Nation.

(Note: Les 3 commentaires ci-dessus sont ceux de la revue)

C’est le temps aussi de panser les plaies et faire disparaître les traces de la nuit sanglante. Des vitrines de café ont souffert et attentent des devantures neuves…

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les électriciens réparent les lampadaires…

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et d’autres, les plots lumineux au sol.

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C’est aussi le temps du recueillement et des obsèques des victimes du 6 Février:

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celles de Raymond Rossignol, un ancien combattant, dont on lit sur le site du mouvement d’Extrême Droite l’Action Française (http://www.actionfrancaise.net/craf/?6-fevrier-1934-A-NOS-MORTS-pour-la) ce commentaire:

37 ans, industriel, ancien combattant, membre des Jeunesses patriotes, officier de réserve de cavalerie, marié, père d’un enfant de 12 ans, tué d’une balle de révolver en pleine tête devant le pont de la Concorde.

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celles de René-Alain Pieuzat dont on lit sur le même site:

29 ans, frère du champion cycliste, n’appartenant à aucune association politique. Un champion cycliste Georges Pieuzat qui courut de 1933 à 1946 et que l’on voit au milieu derrière le char funèbre.

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celles de Georges Roubaudi:

36 ans, industriel, directeur d’une grande maison d’importation et d’exportation de soierie occupant 200 ouvriers, ancien combattant, engagé volontaire à 17 ans, croix de guerre avec deux citations, marié et père de trois enfants dont l’aîné n’avait pas 6ans. Ligueur d’Action française et membre de l’Association Marius Plateau.

Le site de l’Action Française liste 22 « Morts pour la France » (appelation partisane non officielle bien entendu) cette nuit-là et dans les jours qui suivirent. 3 appartenaient à l’Action Française, 2 à Solidarité Française, 2 aux Jeunesses Patriotiques, 3 à des Associations d’Anciens Combattants, 2 aux Camelots du Roy, 1 à l’Association des Décorés de la Légion d’Honneur et 8 à aucune association. On n’est pas loin des chiffres officiels mais l’Action Française de 2015 comptabilise des morts survenues bien après les incidents. Par contre, elle ne cite pas le garde républicain Flandre tué en service commandé lui, à défaut d’être « mort pour (sauver) la République ».

Pour que son lectorat se retrouve dans toutes les associations qui manifestèrent le 6 Février ou se dressèrent après les émeutes pour défendre la République, le Miroir du Monde propose 3 pages pédagogiques:

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La CGT, la CGTU, le CFTC, la Fédération des Contribuables de la Seine.

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L’UNC (Union Nationale des Combattants), les Croix de Feu du Colonel de la Rocque.

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L’Action Française de Charles Maurras, les Jeunesses Patriotiques, les Francistes, ces 4 dernières associations se retrouveront 6 ans plus tard pour leur soutien au Régime de Vichy.

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