Archives de Tag: militaire

Mercredi 9 mai 1945: la VICTOIRE et les FESTIVITÉS dans les journaux

La Capitulation a été officiellement signée à Berlin le 8 mai. Les cloches ont sonné à 15 heures et le Général de Gaulle s’est adressé à la nation. Officiellement, la Capitulation prend effet à 23 heures 01 (soit 1 heure de plus à Moscou, ce qui expliquent que le 8 mai russe soit le 9 mai). Les Français ont fêté la Victoire et la fin de ce cauchemar de 5 ans et demi. Les journaux sont toujours enthousiastes et montrent les festivités…

Dans la région

LES ALLOBROGES-LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ avec le V de la Victoire, édition de Valence où le 8 mai « a été célébré dans l’allégresse », grand format,

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LE PROGRÈS, édition de Lyon avec des scènes d’allégresse en centre-ville, rue de la République en bas de la première page et en seconde page, grand format,

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et LE PROGRÈS dans sa version stéphanoise, grand format,

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LES NOUVELLES DU MATIN, quotidien national (ou parisien), grand format,

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La fête sur les Champs Elysées, un article au titre amusant en seconde page:

«  »Mon père est le seul dictateur qui ait survécu à la catastrpohe » nous dit le fils de Charlie Chaplin. »

LE PARISIEN LIBÉRÉ, grand format, « La victoire de la Liberté », la foule devant l’Opéra,

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où on apprend que « Marcel Cerdan a fêté la Victoire… en s’entraînant à la Croix-de-Berny ».

LA GAZETTE DE LAUSANNE a retrouvé son sérieux pour analyser les événements et se projeter dans le futur

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Le journal consacre un article à Geneviève de Gaulle, « une revenante de Ravensbruck ».

A suivre, quelques journaux du 10 mai 1945…

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Mardi 8 mai 1945: les journaux annoncent la Capitulation du IIIème Reich

Le Grand Jour est arrivé, celui de la Victoire et de la Capitulation de l’Allemagne nazie.
Attention, si vous entendez un journaliste parler de l’Armistice du 8 mai, vous avez le droit de bondir d’indignation et de protester auprès du média: le 11 novembre, c’est l’Armistice, le 8 mai, c’est la Capitulation. Ce n’est pas une entente avec l’Allemagne pour discuter de la suite à donner à cette guerre, c’est la Capitulation du plus horrible régime que la terre ait connu. Nuance. C’est pour cela que si une date doit être rayée du calendrier entre le 11 novembre et le 8 mai sur l’autel du productivisme (débat récurant tous les mois de mai), celle du 8 mai est la plus importante pour les leçons qu’elle donne aux générations suivantes.

Seconde précision, comment se fait-il que les journaux du 8 mai annoncent un événement qui a eu lieu le 8 mai?

Tout simplement parce que la Capitulation a été signée une première fois à  Reims le 7 mai et suite à la susceptibilité de Staline, une seconde Capitulation sera entérinée le 8 mai à Berlin. C’est cette seconde date que l’Histoire retiendra. Au début d’ailleurs (1946, 47), les célébrations de la fin de la guerre s’étalaient officiellement sur 2 jours en France. Pour d’autres journaux du soir, c’est du 8 mai dont on parle.

Enfin tous les journaux présentés dans les articles des 7 au 11 mai sont des originaux et non les fac-similés qu’un abonnement (genre Atlas) fit paraître dans les années 80.

COMBAT (de la Résistance et de la Révolution), titre issu de la clandestinité, dernière édition, 1 page grand format recto-verso

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LA LIBERTÉ, quotidien indépendant d’information du Sud-Est, grand format, édition de Vifllefranche (69) nord Lyon

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le journal précise que le fin des hostilités sera officiellement annoncée aujourd’hui

LA LIBERTÉ édition Valence, Romans, Annonay, Le Puy un peu différente:

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LE PROGRÈS, journal républicain quotidien, édition de Lyon, grand format

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LE PROGRÈS, édition Saint-Etienne, Roanne, vallée du Gier, grand format:

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LE PATRIOTE DE SAINT-ETIENNE, organe du Front National (le mouvement de Résistance) en 2 versions différentes:

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version avec biographie d’Hitler

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version nouvelles locales au verso

LES ALLOBROGES-LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ, édition La-Tour-du-Pin, Lyon, grand format,

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le journal met en parallèle Reims 45 et Rethondes 18.

LE PARISIEN LIBÉRÉ, grand format

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LIBÉRATION, grand format, dans une première version du matin,

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puis dans des versions du soir

LIBÉRATION SOIR, grand format,

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et dans un format plus réduit

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LES NOUVELLES, quotidien indépendant d’information du soir, région lyonnaise, grand format,

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L’HUMANITÉ dans une édition spéciale, petit format

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avec une photo du camp de Neudorf en seconde page

Et vue d’un pays moins concerné, la Suisse, la capitulation fait aussi la une, beaucoup plus discrète dans LA GAZETTE DE LAUSANNE (grand format, 4 pages)

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la seconde page est moins austère avec les Vainqueurs et les Vaincus

A centre, au-dessous du soldat hissant les couleurs de la Suisse, la légende « Cinq ans durant, l’armée suisse a fait son devoir, protégeant notre Patrie et donnant à l’Europe l’exemple d’une démocratie unie et forte ».

Mais en 4ème page, le titre précise indirectement que la guerre continue en Asie:

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A suivre, les journaux du 9 mai 1945…

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Lundi 7 mai 1945: la fin de la guerre approche…

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Le PARISIEN LIBÉRÉ annonce comme imminente la fin de la guerre sous le titre « Ultimes combats ». Les armées allemandes sont en débâcle. Un petit encart en dessous de la photo annonce que « dès que la nouvelle de la Victoire sera officiellement proclamée, tous les édifices publics (de Paris) seront pavoisés », « le black-out sera supprimé  » et « les fontaines de la Concorde et des Champs Elysées seront illuminées ». Quant « aux écoles, elles auront congé le lendemain ».

On se prépare au grand événement…

Au verso

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la suite des articles de la Une et les résultats sportifs.

Il faut dire que le papier fait cruellement défaut et que ce Parisien se contente d’un feuillet de 29x43cm recto-verso!

A suivre, les journaux du 8 mai 1945…

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Lundi 3 août 1936: Pas de trêve estivale pour l’actualité dans L’INTRANSIGEANT

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Une de L’INTRANSIGEANT, un quotidien plutôt de centre-droit, du lundi 3 août 1936. pour la première année des congés payés, on ne peut pas dire que l’actualité s’est mise en veilleuse.

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Sans ordre de valeur, tout d’abord, la victoire finale du belge Sylvère Maes à l’issue du Tour de France cycliste. Une page complète en intérieur

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et de grandes photos pour illustrer cet événement:

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Seconde actualité: les combats de la Guerre Civile espagnole en Andalousie et au Pays Basque:

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Les journalistes envoient leurs articles depuis le camp républicain pour l’Andalousie (Cordoue) et à Saint-Sébastien. Par contre en Navarre, près de Pampelune, c’est du camp rebelle dont l’article parle. Les propos des journalistes sont sans parti pris, bien loin de ce qu’on peut lire par exemple dans Le Nouvelliste (journal de Lyon et Rhône-Alpes), très favorable aux nationalistes dès le putsch comme ils seront ultra-pétainistes en 1940.

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Avec là-aussi de grandes et intéressantes photos des combats:

SAMSUNG CAMERA PICTURES        Poste d’alerte sur le toit de l’immeuble où siège le Comité Révolutionnaire à Figuières (Catalogne) –Ce doit être Figueras ou Figueres proche de la frontière française.

SAMSUNG CAMERA PICTURES       Troupes volontaires transportant des munitions de Barcelone à la ligne de front.-Colonne Durruti?

SAMSUNG CAMERA PICTURES      Des soldats de l’armée gouvernementale gagent la ligne de combat de Guadalajara.

SAMSUNG CAMERA PICTURES      A l’une des portes de Valence, les miliciens derrière une barricade, attendent une attaque.

SAMSUNG CAMERA PICTURES      Une escadrille de l’aviation militaire gouvernementale de Catalogne est prête à partir pour une mission de bombardement de Saragosse.

Toutes ses photos sont prises dans le camp républicain.

Troisième actulité: les Jeux Olympiques de Berlin restés célèbres comme le grand coup médiatique d’Hitler pour essayer de faire oublier le régime qu’il avait mis en place.

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Une page entière de commentaires avec bien entendu le début du show Jesse Owens, le sprinter américain qui réalisa le quadruplé 100m, 200m, 4x100m et longueur, exploit exceptionnel qui écoeura Hitler (cette performance mettant à mal les théories nazis de supériorité de la race aryenne) et qui ne fut égalé qu’en 1984 par Carl Lewis à Los Angeles.

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avec photos

SAMSUNG CAMERA PICTURES    Record du monde du 100m en séries qualificatives pour Jesse Owens.

Dernière actualité: la disparition de Louis Blériot, l’as français de l’aviation, le premier à traverser la Manche en avion en 1909.

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avec article d’une ancienne rencontre entre l’Intran et le disparu.

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Je présenterai dans un futur article d’autres photos de l’Intransigeant de ces mois de juillet-août 1936 sur la guerre civile espagnole (sierra de Guadarrama, Tolède…).

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Itinéraire d’un POILU CHARENTAIS…

…ou les pérégrinations du soldat Gabriel Roy pendant la Première Guerre Mondiale.

Une collection de cartes postales anciennes. C’est la correspondance entre le poilu Gabriel Roy qui envoyait des cartes à sa petite soeur Simone restée à Breuil-Magné (Charente- Inférieure à l’époque-) ou ses parents. En les classant par ordre chronologique, on peut suivre son itinéraire et comprendre ce qu’il a vécu.

29 août 1916: il vient d’être incorporé au 109ème régiment d’artillerie à Poitiers.

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06 septembre 1916: il va faire un tour à Brest au Dépôt de Réception des chevaux étrangers.

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19 septembre 1916: on le retrouve à Nîmes, non pas pour la Féria des Vendanges,mais en route pour une destination plus lointaine.

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30 septembre 1916: le grand départ dans le paquebot S.S. SANT’ANNA à partir de Toulon… et à destination de Salonique. Le voyage a duré 5 jours. Le petit fils de cheminot de Charente se retrouve en Grèce après un beau voyage lui qui certainement n’avait jamais imaginé cela!

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15 et 21 octobre 1916: il envoie des « Bons Baisers d’Orient » à sa petite soeur.

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16 décembre 1916: ce sont les voeux depuis Monastir (pas la ville de Tunisie mais la ville appelée maintenant Bitola en Macédoine- ex-Yougoslavie-).

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La carte montre des réfugiés grecs fuyant devant l’avancée des troupes bulgares.

09 février 1917: une correspondance plus longue avec sa soeur.

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02 mars 1917: le voilà en Albanie où les combats obligent sa troupe à se déplacer constamment.

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Les prochaines correspondances arrivent bien plus tard, 9 mois plus tard et elles sont envoyées depuis Marseille!

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Elles sont datées du 23 décembre 1917, du 24 décembre 1917, la seconde montrant un hôpital militaire.

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La première chose qui saute aux yeux, c’est l’écriture qui a totalement changé. L’inclinaison de ses lettres est inversée et le trait est beaucoup plus hésitant… comme s’il écrivait avec sa main gauche. Comme il doit plus s’appliquer et mettre plus de temps, il fait beaucoup moins d’erreurs d’orthographe. Dans la première lettre, une phrase lourde de sens pour expliquer qu’il ne va pas rentrer en permission: « … alors j’attendrais d’avoir mon appareil qui j’espère ne tardera pas d’être fini et livré. » Plus légère la lettre du 24 dans laquelle il demande à son père de faire « parvenir un lièvre ou un lapin » à des amis marseillais-les Roux-, « par colis recommandé ».

La lettre suivante nous livre la réponse à ce qui est arrivé à Gabriel. En date du 03 février 1918, toujours de l’hôpital Saint-Joseph à Marseille.

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« Tu me demandes si je fais aller mes doigts, je me sers de tous, je n’ai aucun nerf d’atteint, il n’y a que le coude qui me manque. Malgré cela, je puis faire de la force avec mon bras. Il n’y a qu’une chose, je n’en suis pas agile. »

Et oui, Gabriel Roy a perdu l’usage de son bras droit avec une grave blessure au coude. Il écrit donc du bras gauche mais n’est pas très agile.

Les deux dernières cartes marseillaises sont datées du 8 et 20 mars 1918.

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Sur la dernière, il nous apprend qu’il signe sa réforme le 22 mars et qu’il rentrera en Charente par le train le 24. Sa guerre est finie. Il y aura survécu mais en gardera une infirmité le reste de ses jours.

La suite de la correspondance après guerre nous apprend qu’il se mariera avec Blanche, originaire de Dijon, qu’ils auront un fils Roger et qu’il sera lui-aussi employé des chemins de fer. Mais ceci est une autre histoire!

Un internaute me communique ce document produit par les Archives Départementales du Territoire de Belfort sur le parcours d’un soldat envoyé sur le front d’Orient. Ci-joint le lien pour arriver à ce document:

http://www.calameo.com/read/002559357a72b6b94abcc

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JEAN-LéON GUÉRIN Mort pour la FRANCE à PUEBLA en 1863!

Mais que diable allait-il faire dans cette galère?

On pourrait reprendre cette réplique des Fourberies de Scapin à la lecture de ce qui est écrit sur ce vieux papier:

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Ou en bas d’un autre papier:

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Jean-Léon Guérin, soldat, un des fils, est décédé à Puebla le 19 avril 1863, âgé de 27 ans.

Jean-Léon Guérin était parti au Mexique, soldat du Corps Expéditionnaire Français aux Amériques pour installer Maximilien sur le trône à Mexico. Cette expédition saugrenue imaginée par Napoléon III se termina en fiasco, les Mexicains qui s’étaient débarrassés des Espagnols au début du siècle n’avaient pas envie de tomber sous la coupe des Français. Et le voisin américain ne souhaitait pas non plus cette présence.
La guerre fut dure, les soldats français devant lutter autant contre les combattants mexicains que contre les conditions climatiques et sanitaires.
Jean-Léon est mort lors de la seconde bataille de Puebla, le 19 avril 1863, qui ouvrit, après la chute de la ville, la route de Mexico City aux Français. Est-il mort en combattant dans les batailles de rues ou de maladie? le papier ne le dit pas.  Peut-être des Archives parleront?

11 jours après sa mort se déroulait l’épisode de Camerone, acte fondateur de la Légion Etrangère et Puebla tombait le 17 mai.

Il existe à Puebla un cimetière français qui a recueilli les restes des combattants des 2 camps tombés pendant cette guerre, créé au moment de la réconciliation franco-mexicaine 20 ans après la chute de Maximilien, au moment où les Barcelonnettes avaient pignon sur rue au Mexique.

Précisions généalogiques: Jean-Léon Guérin était né le 07 avril 1836. Il était le fils de Guillaume Guérin et Marie-Rose Roux. Il était le petit frère d’Auguste Casimir Guérin (né le 01er mars 1833), père d’Adrien-Gabriel Guérin, Mort pour la France à La Pompelle le 21 octobre 1915, mon arrière-grand-père. Jean-Léon Guérin est bien mon arrière-arrière-grand-oncle.

 

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Une lettre du 28 mai 1871 nous parle de la COMMUNE de PARIS

Un pli, une simple page de papier pliée puis fermée à la cire et envoyée depuis Montmorillon dans la Creuse par El(isabeth) ou El(ise) de Laveaucoupet-Briguet à sa nièce Marie de Laveaucoupet vivant habituellement à Paris (48-rue de Berry) mais réfugiée pour la circonstance à Saint-Sulpice-le-Dunois, également dans la Creuse.

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La lettre est partie de Montmorillon le 28 mai 1871 et est arrivé à destination le 29 mai. Voici son contenu, il semble que le début n’y soit pas.

« …passé rue de Berry et rue Tronchet, dis-le moi et explique-moi aussi comment à son âge, il a pu rester dans Paris sans être forcé de prendre part à cette affreuse lutte.
Mme de Ladmirault a su par Edouard son maître d’hôtel à Lille et qui est venu passer 4 ou 5 jours à Lafouchardière que les communeux cherchaient l’appartement du Général. Ils sont allés rue Lascaze où le concierge a eu l’esprit de leur dire qu’il n’y avait …. plus depuis longtemps et qu’étant … à Lille aussitôt après son retour d’Afrique il n’avait peut-être plus d’appartement à Paris. Dieu veuille qu’ils se soient contentés de cette explication.

Je viens d’avoir une dépêche d’hier 27 six heures du soir, ils sont encore sauvés tous les deux mais on continue à se battre et Paris brûle toujours au moins dans une partie. je vous écrirai dès que j’en aurai une autre et j’attendrai même jusqu’au dernier moment pour mettre ces lignes à la poste.

Adieu mille amitiés autour de toi. Si Zulma est à Laborde fais-lui donner des nouvelles de ton père .
Ta tante dévoué… »

Sur le rabat comme promis, la correspondante a ajouté ces mots:

« Je reprends ma lettre à la poste pour te dire que je viens d’avoir une dépêche de ce soir 28 à trois heures. Ils sont bien tous les deux. »

Quelques remarques:

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Que ce soit Jules de Laveaucoupet ou Paul de Ladmirault, dont on lit ces noms dans la lettre, ce sont des généraux du Second Empire aussi peu brillants face aux Prussiens en 1870 que particulièrement féroces quand il s’agit de réprimer la Commune de Paris, au moment de la Semaine Sanglante (21-28 mai 1871).

Car c’est bien des derniers instants de la Commune dont parle cette lettre quand l’auteure dit que « Paris brûle, tout au moins une partie ». Oui la partie est, autour du Père Lachaise où furent massacrés des milliers de Communeux.

Elle dit d’ailleurs « communeux » dans le lettre comme il est coutume de la dire à cette époque comme , suffixe déjà péjoratif mais beaucoup moins que celui qui le remplaça par la suite dans les manuels d’histoire: « communard ».

Manifestement toute cette noblesse avait fui Paris au moment des événements, du déclenchement de la Commune le 18 mars et la prise des canons par le peuple sur la butte Montmartre. Il semblerait toutefois que quelques membres de la famille de Ladmirault soient restés en ville, que des communeux les cherchaient mais qu’ils n’étaient pas aussi virulents que la presse versaillaise le disait en se contentant de la vague explication d’un concierge pour s’en aller.

En effet Ladmirault comme il est dit avait bien officié en Algérie (Kabylie) puis était  revenu en métropole pour prendre un commandement à Lille… avant la débâcle de 1870.

Deux autres lettres suivent celle-ci, du 3 juin et du 10 juillet. Dans cette dernière, l’auteure dit

« Ferdinand est parti lundi dernier pour Luchon, il a été content de savoir avant de nous quitter qu’Ernest Capillon avait été tiré de la bagarre par ton père, j’ai écrit à sa grand-mère pour lui dire que j’en étais contente aussi… »

Le général de Laveaucoupet aurait-il usé de son pouvoir pour sauver un communard de ses connaissances?

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SECOND EMPIRE: CONGé de LIBéRATION d’un militaire de l’Isère 1857

Un bien joli diplôme datant de l’Empire (le Second de Napoléon III). Il s’agit d’un congé de Libération, c’est-à-dire le certificat donné au soldat au moment où il quitte son régiment après son temps de service.

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Ainsi André Patricot, né le 21 février 1827, quitta le 6ème Régiment d’Artillerie où il officiait en tant que trompette le 31 décembre 1857. Il allait rejoindre sa ferme de Amblagnieu (maintenant Porcieu-Amblagnieu) dans le canton de Crémieu pour reprendre sa vie civile.

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EMPIRE: GARDE IMPéRIALE: Tableau naïf

Un tableau naïf peint sur un rectangle de carton encadré.
Il représente un soldat Johan Guillau, du Régiment des Grenadiers à cheval  de la Garde Impériale, avec ces devises: « Honneur », « Fidélité », « Vive la Patrie ». Le tableau est daté de 1806. Toutes ses mentions sont écrites sur le tableau en haut à gauche et à droite, sur le « rideau » tricolore.

SAMSUNG CAMERA PICTURESEn 1906, la Garde Impériale comportait 2 entités:

La Vieille Garde composée d’un Régiment de Chasseurs à cheval (cavalerie légère) et d’un Régiment de Grenadiers à cheval (cavalerie lourde)

La Moyenne Garde composée d’un Régiment de Dragons et d’un Régiment de Chevaux-légers.

A noter qu’un régiment comprenait 5 escadrons de 160 cavaliers soit 800 sabres. 3200 hommes composaient la  Garde Impériale, unité prétorienne de l’Empereur.

Le tableau mesure 33cmx24cm.

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