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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 08 juillet 1916

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(JOUR 708 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des troupes coloniales gardent un check-point près du front.

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Un bataillon avance vers l’ennemi (combats ou manoeuvres ?)

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La chute d’un aviatik allemand en mer…

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et sa récupération sur la côte proche.

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La maison natale du président Poincaré sévèrement abimée par un bombardement allemand à N… (près de Bar-le-Duc).

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Les Russes vus dans les rues de Marseille, il y a peu, se retrouvent au camp de Mailly.

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Le successeur de Lord Kitchner au ministère anglais de la guerre est le général Robertson.

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 Manifestation monstre américaine en faveur de l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des Alliés.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 29 juin 1916

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(JOUR 698 DE LA GUERRE/1561 iJOURS DU CONFLIT)

En couverture de ce numéro de La Guerre Photographiée, un dentiste près du front soigne un homme atteint d’une rage de dent. Une image un peu idyllique car cette scène ne dut pas se dérouler souvent. L’hygiène bucco-dentaire de l’époque était plus que rudimentaire dans les campagnes et on faisait plus confiance aux arracheurs de dent, quelquefois barbier, et les vrais praticiens qui coûtaient trop cher à une époque où la Protection Sociale n’existait pas, étaient rares et réservés à l’élite.

Pas d’idée directrice mais une série de photos assez intéressantes.

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Goumiers gardant des prisonniers allemand au bois de Bourvigny près de Notre-dame-deLorette.

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Le moulin à vent de Berteaucourt dont les ailes brisées par les balles ne tourneront plus. Dans la maçonnerie, on voit les trous d’obus.

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La Croix-Rouge allemande- Parc d’autos de la Croix-Rouge allemande avec chariots Mulac-Mannesmann. Ces chariots, très légers et bien suspendus, sont montés sur roues pneumatiques, attelés par huit ou dix sont remorqués par une automobile ordinaire.

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Auto-mitrailleuse blindée pour terrains labourés.Baptisée par nos soldats La Foudroyante, cette auto nouvellement créée, possède à l’avant un dispositif permettant de couper les réseaux de fils de fer barbelés.

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La maison du Trou Bricot,telle qu’elle est, depuis l’offensive du 25 septembre 1916.

Les restes des batailles de Champagne de 1915. Ces ruines existent toujours mais ne sont accessibles que pour les Journées du Patrimoine car comprise dans l’enceinte du camp militaire de Suippes.

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Le gonflage d’une saucisse, dans une clairière des forêts de l’Argonne.

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Une façade du lycée du Verdun, transformé en hôpital au début de la guerre.
Heureusement, la ville a été évacuée de ses civils. Mais la destruction est considérable.

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Ce sont les femmes qui ont remplacé les hommes dans les chantiers navals qui construisent des navires de guerre.

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Une pièce d’artillerie russe en position de tir sous bois.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 27 mai 1916

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(JOUR 665 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, un sergent-aviateur G… décoré de la Légion d’Honneur et de la Croix de Guerre, à 21 ans. Oui, très bien, mais pourquoi donc le journal ne dit pas tout simplement qu’il s’agit de Georges Guynemer, dont on parle à longueur d’articles dans la presse ? Le journal se prémunie-t-il ainsi de la censure militaire avant qu’elle ne le frappe ?

Ce numéro de Sur le Vif va se montrer très pédagogique avec de nombreux schémas explicatifs des armements « modernes ». Allons-y !!!

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La comparaison de la force de pénétration des obus dans des murs de 90 cm.

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Le système d’enclenchement des balles dans un fusil automatique.

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Le principe de flottaison et de déclenchement de la mine-torpille Léon.

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Les dreadnoughts sous-marins (torpilles).

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Le principe de l’explosion des obus fusants et percutants et leur dangerosité.

D’un côté, le magazine nous cache l’identité d’un aviateur que tout le monde connaît, d’un autre, il révèle des secrets militaires qui pourraient servir à l’ennemi ! Comprenne qui pourra !

Retour à Marseille et au passage des soldats russes venus combattre par convention sur le front occidental. Une photo nous montre la distribution des fusils à ces militaires, distribution effectuée par des soldats coloniaux:

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Les progrès de la médecine et des prothèses pour les invalides de guerre:

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La mise au point d’un bras artificiel destiné à la conduite des automobiles. N’oublions pas que pendant cette guerre, la médecine fit de grands progrès dans tous les domaines, orthopédie comprise, tant il y eut d’estropiés des membres.

La bataille de Saint-Eloi et des troupes britanniques, nous dit-on revenant du front:

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et les northumberland fusiliers juste après la bataille victorieuse pour eux. Ce que l’Histoire dit de nos jours, c’est que ce furent certes des Britanniques qui combattirent à Saint-Eloi mais surtout des Canadiens et que les attaques d’avril 1916 furent loin d’être une réussite !

Passons à Verdun et à la grande bataille qui s’y déroule:

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A gauche une explosion d’une grosse marmite prise sur le vif, c’est le cas de le dire, depuis un poste d’écoutes et à droite, des tranchées de liaison par où transite la soupe.

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La ville et des scènes de destructions, des immeubles éventrés… mais la ville a été évacuée de ses habitants.

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Un peu de tout: des scènes de ravitaillement par  des formes diverses: chevaux, trais, camions… des montagnes de munitions… un mortier dans une tranchée et un cadavre allemand (bien sûr) disloqué.

Sans savoir si cette vue provient de Verdun,…

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un véhicule automobile touché par un obus, ce qui entraîna la mort d’un officier et la blessure d’un homme du rang, le chauffeur du gradé.

Par terminer, des yeux tournés vers le ciel…

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ceux de guetteur scrutant le ciel pour y découvrir d’éventuels avions ennemis.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 06 mai 1916

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(JOUR 644 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A nouveau à la une, une remise de décoration à un gradé pour le comportement de ses hommes en Belgique. La Légion d’Honneur pour le courage des autres !

Une vue de guerre avec, au loin, cette explosion d’une marmite « boche » contre un pont de chemin de fer:

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Bien sûr, Verdun, mais vu de l’arrière, le ravitaillement pour alimenter l’immense boucherie.
Des troupes fraîches qui arrivent par autobus réquisitionnés:

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Des convois de camions qui avancent dans un village….

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situé sur la Voie Sacrée ? L’expression n’est pas encore entrée dans la dialectique héroïque de cette guerre.

Des canons de 75 qui arrivent par le même chemin…

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traction hippomobile ici.

Il faut bien sûr des stocks d’essence pour les véhicules et le bon fonctionnement de la noria.

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Et même les Poilus ont droit à consommer dans ce bazar improvisé.

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Une page est consacrée à Salonique:

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On nous y montre à peu près la même chose que pour la France: un bazar grec, une carrière alimentant l’entretien des routes, un ravitaillement par la mer, le contact chaleureux entre la population locale et les troupes occidentales.

Une autre page dessinée celle-ci est placée sous le signe de l’orthopédie:

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les prothèses inventées pour les nombreux invalides de guerre: des morceaux de bois ou de métal pour remplacer un bras, une jambe, une main… L’orthopédie fera un prodigieux bon en avant à l’occasion de ce conflit.

Une dernière page consacrée à ce gigantesque canon de 16 inches ce qui doit faire une pièce de 400.

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Rien d’original me direz-vous dans cette course à la folie destructrice des hommes sinon… qu’elle est américaine et installée à l’entrée du canal de Panama pour la défense de celui-ci. Un pas de plus vers l’engagement US.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 27 avril 1916

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(JOUR 635 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce numéro du 27 avril de La Guerre Photographiée, une photographie assez connue d’un troupeau de chevaux se désaltérant dans la Meuse. Tous montés par des soldats chaudement habillés, ce qui fait penser que cette vue date de l’hiver dernier. Pas des bêtes de cavalerie, plutôt des bêtes de trait amenées à tirer les canons vers l’enfer de Verdun. Les chevaux subiront aussi un lourd tribut au premier conflit mondial.

En double page centrale, la convalescence de soldats prisonniers de guerre en Suisse, à Leysin…

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dans le canton de Vaud… où cette situation est plutôt agréable, bien loin des camps de prisonniers en Allemagne.

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Il s’agit de prisonniers de guerre évadés d’Allemagne qui espéraient rentrer en France par la Suisse. Mais pris par l’armée ou la police suisse, ils sont gardés prisonniers dans ce pays en raison des conventions de guerre internationales.

Rien à voir avec ces vues de destructions de villes proches du front:

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En haut Sommeilles dans la Meuse où l’on voit ce qu’il reste de la Mairie datant de 1836: le péristyle qui fait penser à un temple grec. Le village peuplé de 365 habitants en 1911 n’en avait plus que 269 en 1921 et 203 en 2013, ce qui tend à prouver qu’il ne s’est jamais remis de ce cataclysme.
En dessous, Semaize(-les-Bains) qui connut aussi une forte exode entre 1911 et 1921 avec la population passant de 2 718 âmes à 2 054.

La chute du Zeppelin L-15 dans la Tamise traité par le dessin dans ce magazine:

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avec en encart, le portrait du Lieutenant d’aviation Brandon qui abattit la grosse saucisse. D’autres versions avaient dit que c’étaient des mitrailleuses au sol (la future DCA) qui avaient réussi cet exploit.

Des cartes des fronts d’Orient, celui d’Irak pour commencer où les Britanniques s’opposent aux Turcs.

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Fronts des Balkans avec 2 lignes, en Albanie et dans le réduit de Salonique et son camp retranché:

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Un camp vers lequel des troupes fraîches s’embarquent depuis Toulon sur des paquebots réquisitionnés et transformés en transports.

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Ce qu’il y a d’original et amusant sur cette dernière photo, c’est la légende…

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dans laquelle on a gommé le mot Toulon par To..l..n, ce qui ne rend guère plus difficile la lecture, et on a enlevé le nom du navire alors…

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qu’il suffit de le lire sur la coque !

Pour terminer, une autre vue des munitions en attente à Verdun…

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Ici des calibres assez impressionnants.

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La correspondance du Poilu Grenoblois- Une lettre du 27 septembre 1914.

Nouvelle lettre du Poilu grenoblois Pierre Gautier à ses parents.Longue lettre écrite certainement en plusieurs épisodes. Dans son propos, Pierre raconte à la fois ce qu’il vit sur le front ou près du front et des allusions à ses connaissances familiales et amicales et les nouvelles qu’il reçoit d’elles. Cela donne un récit assez peu cohérent mais intéressant à lire…

Voici donc principalement les extraits qui parlent de la vie militaire.

Depuis notre changement de résidence, nous ne restons pas sans rien faire, actuellement nous établissons tout autour d’un village d’importantes fortifications.…

Le beau temps continue mais il fait moins chaud et dans une quinzaine de jours je supporterai bien un caleçon d’hiver. Le foin commence à se faire rare et les nuits sont fraîches.… Le capitaine doit nous faire distribuer à chacun un chandail en laine et dans ce cas, la camisole serait inutile et encombrante. Notre petite équipe possède déjà 2 couvertures mais ce n’est pas suffisant, toujours par les grands moyens nous en aurons une troisième et tout ira pour le mieux, nous serons chez nous (système débrouille).

Plus loin, il va raconter, à la demande de ses parents dans leur lettre précédente, une combat qui va entraîner la blessure d’un ami grenoblois.

Mais puisque vous y tenez voici quelques détails sur l’accident arrivé à notre ami Roybet. C’était le 3 septembre, nous étions depuis quelques jours au village de Saint-Maurice dans les Vosges. Malheureusement par sa situation géographique, ce petit pays se prêtait admirablement à l’opération du bombardement et pour ce travail les Allemands employaient le 220. Vous voyez d’ici ! Ce qui devait arriver arriva. Un beau matin, les obus après avoir passé longtemps au-dessus de notre grange, finirent par trouver le chemin un peu long et trois d’entre eux tombèrent au milieu de notre carrefour. Résultat dans notre compagnie plusieurs blessées parmi lesquels Roybet avec fracture de la clavicule par un éclat d’obus, l’infirmier et quatre ou cinq sapeurs. Il y avait encore d’autres militaires gravement blessés et un mort. Heureusement le poste de secours était à côté et nos blessés ont été pansés immédiatement. C’est après le premier obus que nous avons eu tous nos blessés. Nous étions après les panser les autres tombèrent devant l’ambulance (je passe sur beaucoup de détails). Toutes les vitres volèrent en éclats et d’un seul coup la maison fut remplie d’une épaisse fumée. En dernier lieu c’est à la cave que nous nous sommes réfugiés. Par Sohaler, nous avons souvent des nouvelles de notre blessé. Il va de mieux en mieux et espère bientôt être rétabli.

On comprend avec la parenthèse (je passe sur beaucoup de détails) que Pierre va taire une scène certainement assez dure avec la chute de cet obus de gros calibre sur une ambulance.

Puis il parle du personnel de santé qu’il côtoie.

Comme major, nous avions un docteur parisien très fort paraît-il, mais excessivement peureux, vous pouvez le croire. C’est dans l’après-midi du 2 septembre qu’il a été blessé en se sauvant sur la route toujours dans le même village. Et pendant ce temps, j’étais tranquillement assis au bord du ruisseau occupé à voir tomber les fameux obus. En observant un peu, on se rend compte du tir de ces grosses pièces qui portent de 10 à 12 km (c’est ce qui nous manque malheureusement). Le tir va toujours en s’allongeant et à peu près dans la même direction ; il va sans dire que comme en grammaire il y a quelques exceptions à la règle. Je crains beaucoup moins ces obus que leur petit 77 dont un éclat a marqué ma gamelle, vous savez déjà. Tout naturellement, je vous explique cela, il est vrai que depuis deux mois finissant par être tout à fait entraîné à ce genre de sport. Après ces petits accidents, trois brancardiers étaient seuls pour représenter le service de santé de la compagnie. Cette situation ne pouvait pas durer bien longtemps. Le jeune Schaller remplace Roybet. Nous avons un infirmier et comme Major un jeune docteur dans sa deuxième année de service. C’est un gentil garçon. Il est surtout moins fier et plus courageux que son prédécesseur qui doit être actuellement bien remis de son égratignure…

Pierre joue un peu à l’ancien combattant avec cette explication de la perception des tirs des gros calibres allemands et de la logique de la chute des obus. Contrairement au major totalement affolé par la canonnade.

C’est alors que le soldat Gautier raconte ce qui a été écrit dans les cartes et les lettres reçues de la part et d’amis. Il raconte ce qu’il a répondu à l’un d’eux.

Vous demandez des souvenirs. Bien franchement si comme nous, vous aviez été témoins des atrocités de ces barbares, vous m’en voudriez pas un seul. J’ai vu des Allemands prisonniers, beaucoup d’autres morts sur les routes et dans les bois, beaucoup d’objets à mais je n’ai jamais rien ramassé, ça me salirait. Dernièrement j’ai été un soir dans un grand château il y avait peut-être 20 blessés et 10 infirmiers allemands prisonniers. (Les lignes ennemies étaient à plus de 1 km). Avec mes amis et le major nous sommes restés peut-être une heure avec. Très facilement, il nous donnait tout ce qu’on voulait. J’avais trois casques mais je me suis simplement contenté de prendre les trois rosaces placées de chaque côté. Les autres sont dans le fossé. Il y avait aussi un casque superbe d’officiers de chasseurs à cheval. Nous avons seulement conservé un de leurs bouteillons, ils sont très pratiques, en l’aluminium et plus petits que les nôtres. Dans notre équipe nous nous s’en servons pour les extras : thé, chocolat, confiture de pommes, etc.… Si vers la fin je trouve un objet peu encombrant, je promets de vous le rapporter. J’ai déjà plusieurs balles et de jolis éclats d’obus.

Des souvenirs de guerre, des trophées pris à des prisonniers allemands mais dans cette campagne, on comprend que le paquetage et le matériel sont assez lourds pour ne pas s’encombrer de choses supplémentaires. Les écussons militaires, eux, sont petits et légers.

Voici donc les passages les plus intéressants extraits de cette longue lettre.

A suivre d’autres lettres de la correspondance de ce poilu grenoblois

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 02 avril 1916

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(JOUR 610 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, des soldats fait prisonniers sortant d’un interrogatoire, certainement dans une école, sous les yeux étonnés d’enfants. Cette scène se passe près de Verdun et, à plusieurs moments, le journal va s’étendre sur ces prisonniers allemands.

Peut-être l’intérieur du lieu d’interrogatoire dont on voit l’extérieur en une:

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avec des prisonniers allemands dont le journal fait remarquer la jeunesse. Des colonnes de prisonniers qui s’éloignent du front…

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ou qui traversent Chalons-en-Champagne (Châlons-sur-Marne à l’époque).

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Le commentaire parle de 950 hommes et une foule de curieux pour assister à ce spectacle.
Des croisements de colonnes, on en voit ailleurs comme ici avec une prise d’armes à St-D… (le journal tait le nom du lieu)…

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ou là avec cette colonne de blessés s’éloignant des lieux des combats.

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Car la bataille fait rage au nord-est et à l’est de Verdun. Comme c’est difficile de voir l’ensemble de ce front, long de plus de 20 km, c’est par le dessin qu’on essaie d’expliquer aux lecteurs ce qui se passe.

Simple dessin comme ici:

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ou en essayant de montrer l’acharnement des combats, comme là:

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Au premier plan, le fort de Vaux, en haut à gauche, celui de Douaumont.

Des combats et des bombardements qui commencent à laisser des traces…

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comme dans ce bois dévasté sur la rive droite de la Meuse.

Des images plus paisibles de Verdun avec cette remise de médailles sur le front lui-même…

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ou cette visite du généralissime Joffre venu rencontrer les gradés s’occupant du secteur:

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Sur la 4ème vue, la rencontre entre Joffre et Pétain.

Le reste de l’actualité de la guerre, excepté  Verdun. La double page centrale relate en 13 photos…

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la Conférence de Paris qui a réuni les éminents représentants de la France, de l’Angleterre, de la Russie, de l’Italie, de la Serbie, de la Belgique et du Japon… sous la présidence de M. Briand. Il faut bien affiner les positions et écouter les revendications de chacun avec les nouveaux belligérants qui sont là pour essayer de gagner quelque chose en contrepartie de leur engagement, une fois la victoire acquise… ce qui est loin d’être le cas.

On l’a déjà vu dans La Guerre Photographiée de cette semaine…

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la nomination du nouveau ministre de la guerre, le général Roques, originaire de Marseillan dans l’Aude.

La guerre dans le monde en 3 pages:

En Afrique, les anglais remportent des victoires sur les Allemands au Tanganyika, colonie allemande assaillie de tout côté par les Anglais, les Belges et les Portugais, nouveaux ennemis de l’Allemagne.

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En Serbie, des atrocités commises par les troupes bulgares sur des prisonniers serbes.

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Ces vues datent d’octobre 1915, au plus fort de l’attaque bulgare. La scène s’est passée à Stiplie.
A Salonique, la chute d’un avion allemand abattu par Fétu.

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Cette scène date du 17 février dernier. Il s’agit là de la 3ème victoire de Fétu et l’observateur allemand fait prisonnier est gravement blessé à la cuisse et soigné par les français.

Retour à Verdun et du déluge de feu qui s’abat sur les bois voisins.
Pour les alimenter, les munitions suivent…

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et les douilles des obus tirés s’amoncellent.

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Le commentaire de cette dernière photo dit que cette montagne de douilles correspond aux tirs d’obus pendant 2 heures !!! Impressionnant !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 26 mars 1916

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(JOUR 603 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une,une prise d’armes à la gloire d’un régiment « qui s’est couvert de gloire ». Quel régiment ? Quels faits d’armes ? On n’en saura pas plus sinon cette vue d’un drapeau déchiré !

Verdun où la bataille fait rage depuis un mois. Comme il est difficile d’atteindre les lieux pour la presse, on nous présente des dessins…

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du secteur de Douaumont, du village sur la première vue, village qui sera rasé de la carte du monde, du fort qui est criblé de trous d’obus qu’on croirait regarder la Lune.

 Est-ce dans ce secteur de Verdun ou ailleurs ? La légende de ces photos n’en dit rien.

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Des Minenwerfer, d’impressionnantes bombes reçues sur les tranchées françaises. Les Poilus les surnomment « Seaux à charbon ». Les dégâts qu’elles occasionnent doivent être considérables.

Près de Sainte-Marie -à-Py, commune de la Marne proche des Ardennes, des soldats allemands fait prisonniers sont évacués vers l’arrière:

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Un paysage plus que morne, des barbelés, de la neige… un décor d’une immense tristesse que subirent les hommes pendant ces terribles années de guerre dans l’est et le nord de la France, au physique pas très avantageux !

Même décor aussi triste que le précédent, la neige en moins, assez proche de celui-ci…

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en Woëvre, des blessés évacués en civière puis en wagonnet. A la vue des spectateurs de la seconde vue, on peut penser qu’il s’agit d’un exercice ou d’un essai sans lendemain.

Une photo prise sur le vif que cette explosion d’un obus sur la station (la gare) d’Ornes.

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Situé dans le secteur de Verdun, ce village comme la gare seront rayés de la carte et déclaré comme « Mort pour la France » après l’armistice du 11 novembre 1918.

Encore l’histoire du bombardement de Révigny-sur-Ornain par un Zeppelin, lequel dirigeable sera détruit par les Français.

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On y honore (et on décore) le chef de gare de ce village qui réussit à faire partir un vrai train de munitions que le Zeppelin avait pris pour cible. Un « exploit » suivant le titre de cette page.

En Suisse, à Interlaken, dans un paysage beaucoup plus agréable et accueillant que la plaine qu’on a vu ci-dessus, on célèbre les obsèques d’un  capitaine français J… (on n’en saura pas plus).

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Prisonnier libéré pour cause de ses blessures, il a été accueilli en Suisse pour y décéder et être enterré au son de la « marche funèbre » de Chopin.

On a aussi parlé de la catastrophe du navire le « Provence II » en Méditerranée, ancien paquebot transformé en transport de troupes pour les besoins du front d’Orient. Voici quelques vues des survivants…

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ayant réussi à sauver le drapeau tricolore du bateau. Plus important que 1 100 hommes ?

 Le front entre la Turquie et la Russie, en Orient. On a déjà parlé de l’avancée des troupes russes qui occupent des territoires jadis contrées arméniennes. Les populations autochtones ont été massacrées par les Turcs et quelques chanceux ont pu fuir.

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1-Erzeroum vue de la route de Kars. 2-une vue d’Erzeroum. 3-la montagne d’Ellidgha, première étape sur la route de Trébizonde.

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4-officiers russes devant les grottes d’Ellidgha. 5-la mosquée de Mamar-Haratoum sur la route d’Ervingian.

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1-la ville de Baïbourt au bord du Tchorok , à peu près à mi-chemin entre Erzingian et Trébizonde, sur la seule chaussée praticable venant d’Erzeroum. 2-les ruines de la citadelle romaine de Baïbourt au bord du Tchorok. 3-pont sur la route de Trébizonde, dans les montagnes du Lazistan, près de la mer Noire. 4-Tzigana-Dagh, à une étape de Trbizonde, la route passe sur le petit pont.

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5-la forteresse de Guzel-Hissar et le phare à Trébizonde. 6-le dépôt militaire à Trébizonde. (Les 4 commentaires précédents sont ceux écrits sur le magazine).

Deux pages pour parler de l’entrée en guerre du Portugal. En effet, le 9 mars dernier, l’Allemagne déclare la guerre au Portugal qui, depuis longtemps, contrôle les bateaux allemands.

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Cette entrée en guerre va avoir pour conséquence l’arrivée de soldats portugais sur le front de l’est et du nord de la France. En mer, le Portugal luttera contre les navires allemands. Enfin, en Afrique, au Mozambique, les Portugais devront lutter contre ses peuples colonisés poussés à la sédition par des agents allemands.

Pour terminer, ces 4 vues pour 3 sujets divers:

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De gauche à droite:

-la huitième victoire de l’aviateur Guynemer.

-des skieurs norvégiens dans les neiges des Vosges françaises.

-le professeur Langie présent à un retentissant procès en Suisse, celui des 2 colonels que le professeur, spécialiste de cryptologie (les messages codés) parvint à dévoiler les communications qu’ils adressaient aux Allemands. Un procès qui met au grand jour les tiraillements dans l’état-major suisse, entre germanophiles et francophiles.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 16 mars 1916

 

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(JOUR 593 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture, une photographie montrant une visite médicale au front… ! Cette scène est si peu plausible à tous les points de vue que le rédacteur de la légende n’hésite pas à avouer qu’elle date d’août 1915 ! Soit une demie-année avant ! Quant aux visites médicales dans les tranchées, elles ne furent certainement pas très nombreuses quand on sait le nombre de maladies infectieuses que la promiscuité occasionna et le nombre important d’hommes qui mourut de maladies entre 1914 et 1918 ou revint en mauvaise santé, maladies qui les accompagnèrent jusqu’à le fin de leurs jours, comme ce fut le cas d’Abel Landraud à Ancone par exemple !

Ce numéro va traiter comme les autres de la guerre mais il a réservé la double page centrale à l’inauguration de la foire de Lyon, le 1er mars dernier.

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Une foire d’échantillons comme le dit le titre de l’article. Une foire qui semble disséminée dans plusieurs lieux de la ville: au Conservatoire, au Palais de la Bourse.

Petite promenade dans des fronts lointains:

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Sous la neige les tranchées austro-allemandes en Pologne face aux Russes.

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Ces mêmes autrichiens sur le front italien avec une tranchée abritée sous une infrastructure de bois et une colonne de ravitaillement sur un sentier escarpé.

Chez nous, des prises de guerre:

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des mitrailleuses enlevées à l’ennemi allemand.

Un canon de 155….

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avec des roues anti-enlisement ! Photo prise en Champagne. A quelle époque ?

Des obus vraiment gigantesque…

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comparés à la taille des hommes posant à leur côté et certainement debout sur des caisses.

Pour terminer, une carte dessinée et un dessin.

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La carte illustrée de la région de Verdun, où, pour la première fois, La Guerre Photographiée avoue que des combats importants se déroulent. Le commentaire mérite d’être reproduit:

On voit l’entêtement obstiné des Allemands et le peu de cas que fait de ses hommes l’état-major du Kaiser. Les Allemands veulent Verdun et se font tuer par milliers pour arriver à leur but. Réussiront-ils ? Nous ne le pensons pas. Car les nôtres se battent avec tant de courage que la victoire doit leur sourire. Au prix de 400 000 morts de chaque côté sur 8 mois d’intenses bombardements.

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Un dessin de P. Gilelli ou Giletti ou Vitelli pour illustrer ce que la photographie n’a pu faire: la fin d’un Zeppelin allemand, détruit par les tireurs de la section d’autocanons de Révigny et qui s’abattit près de Brabant-le-Roi (près de Bar-le-duc). Sur le site de la commune, il semblerait que ce soit des mitrailleuses posées au sol qui aient détruit le gros dirigeable. Les assises de celles-ci sont toujours présentes à l’extérieur du village.

On peut voir un petit film de moins d’une minute sur des hommes fouillant les restes de la carcasse du dirigeable, en février 1916:

http://www.cnc-aff.fr/internet_cnc/Internet/ARemplir/parcours/EFG1914/pages_FR/212007.html

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Il y a (presque) 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 04 mars 1916

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(JOUR 579 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture de ce numéro bien abîmé, un inventeur vient de mettre au point des gants et jambières destinées à lutter contre les fils de fer barbelés.

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Parfait mais… cela va alourdir un peu plus la tenue du fantassin… ce qui fera que cette invention restera au stade de projet.

Quant à l’intérieur de la revue, rien ne dit que c’est celui de la bonne semaine ! Avec cette vue d’infirmières britanniques embêtant un médecin dans le camp retranché de Salonique, il s’agit de toute façon d’une page de cette période, Salonique n’étant ce qu’il est que depuis quelques semaines.

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Malgré le doute, continuons pour proposer ces quelques images.

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Celle d’une tranchée protégée de l’eau stagnante par des madriers et planches en bois.

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Dans les tranchées, ce qui est devenu une obligation: la cloche annonçant l’approche d’un nuage de gaz asphyxiants. Les hommes prévenus pouvaient alors se protéger avec leur masque… s’il en avait un !

Une planche anti-fantassin avec des pointes dépassant.

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Même l’invention présentée à la une n’y pouvait rien contre !

Une autre vue de ces prisonniers allemands sur l’Hartmannwillerkopf dans les Vosges qui dominent la plaine d’Alsace.

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Finie pour eux la « montagne mangeuse d’hommes » !

Deux vues qui se veulent prises sur le vif, comme l’indique le titre de la revue. Au loin, de petites silhouettes qui dépassent de la ligne de crête…

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celles d’hommes montant à l’assaut. Suffisamment loin pour le preneur de vue pour croire à cette histoire, insuffisamment fournie en fumée pour penser que c’est une vraie scène de guerre !

A côté de cette photo, celle de brancardiers courant pendant l’action, pour relever des blessés. mêmes remarques !

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Plus dramatique cette image d’un brave lieutenant-colonel, tué par un éclat d’obus, qui dort son dernier sommeil devant un gourbi, près du drapeau du régiment et ses soldats se relaient à veiller le glorieux mort.

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Une page consacrée aux combats et aux victoires anglo-françaises au Cameroun. La guerre continue en Afrique dans les colonies allemandes où ces derniers sont en grande difficulté à cause  de leur isolement et de la difficulté de recevoir de l’aide de leur métropole:

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En Afrique aussi, des sacs de sable, des tranchées, des gabions…

Plus léger ce rat piégé en voulant manger dans l’encrier d’un médecin major:

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et plus angoissant que ce brancardage d’un blessé dans les Dolomites, sur le front italien.

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Périlleux ! Le blessé ne semble pas plus inquiet que cela !

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