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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 12 février 1916

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(JOUR 558 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la une de ce numéro en piteux état, les soldats russes sur le front de l’est essaient de résister au froid. Au second plan, un homme manifestement mort. La légende parle que les hommes résistent victorieusement au froid et peuvent dormir sur la neige. Alors mort ou endormi ?

En seconde de couverture, on reste en Russie avec la tsarine et 2 de ses filles déguisées en infirmières dans une salle d’opération:

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soit, de plus près:

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Une belle photo, une belle histoire mais difficile à y croire !

On retrouve ces soldats permissionnaires à Paris dont la presse a déjà parlé, qui ne peuvent se rendre chez eux car leur région est occupée par les Allemands et que l’Armée promène en autocar touristique.

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Exactement la même vue que dans La Guerre Photographiée.

Pour rester dans le domaine de la santé et de l’aide aux blessés, des ambulances un peu particulières  adaptées au terrain:

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un wagonnet-ambulance sur rail pour évacuer 4 blessés en douceur, beaucoup plus confortablement q’en charrette sur des chemins caillouteux. Encore faut-il qu’il y ait des rails près du front et que l’artillerie adverse ne bouleverse pas le terrain. Trop aléatoire.

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Dans les Vosges, un traîneau-ambulance tiré par un équidé. Là aussi un transport plus doux que d’ordinaire.

Deux vues panoramiques de tranchées dont on voit les zig-zags depuis une colline dominant les lieux.

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Sur la seconde photo, on aperçoit au loin la fumée de l’explosion d’un obus. Les lieux comme la date de ces photos ne sont nullement mentionnés.

Dans les Balkans, des combats dans la Montagne Noire, en Macédoine.

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Pour terminer, les dégâts occasionnés par le passage d’un Zeppelin au-dessus de Paris avec des destructions sur des bâtiments…

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et sur les arbres (photo de droite)…

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mais aussi une bombe qui a troué la voûte du Métro laissant un important cratère:

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Cet évènement et ce trou original seront repris dans d’autres médias, on le verra bientôt. Cette attaque date du 29 janvier 1916.

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La CORRESPONDANCE du POILU GRENOBLOIS- LETTRE du lundi 31 août 1914

Petite lettre de 4 pages mais très dense et difficile à lire. On va présenter ci-dessous quelques extraits les plus intéressants pour les opérations militaires de cette fin août 1914.

Aujourd’hui, la lutte s’annonce moins orageuse. Nous avons passé une nuit excellente tranquillement étendus sur la paille. Ce matin, nous attendons l’ordre qui nous indiquera le travail de la journée. En guerre, on ne sait jamais ce qu’on fera 1 heure après. C’est tout de l’imprévu. On déménage sans interruption, le mobilier est peu encombrant et le loyer bon marché (c’est le système de Mr. Cochon)…

Plus loin, petit flash-back pour raconter la nuit de samedi à dimanche qui a été bien employée.

D’abord par les sapeurs qui ont travaillé jusqu’au matin. Nous, les brancardiers sommes allés chercher un blessé étendu seul sur le champ de bataille. C’était 11 heures du soir, nous étions au plus à 500 mètres de l’ennemi mais nos fusils étaient prêts à bien fonctionner. Nous avons transporté ce pauvre fantassin sur un parcours de plus de 5 kilomètres et sur un brancard au milieu du brouillard. A chaque instant les sentinelles nous arrêtaient. La route était criblée de trous d’obus (4 mètres de diamètre et 2 mètres de profondeur). A son arrivée, le pauvre garçon était dans un piteux état mais nous étions heureux d’avoir atténué ses souffrances et surtout celles de l’isolement.

Suite de récit sur les destructions de la guerre.

J’ai vu toutes les tristesses de la guerre. C’est terrible, il faut le voir pour s’en faire une idée exacte: villages complètement incendiés, d’autres abandonnés, les maisons soumises au pillage, les habitants fuyant  sur les routes pour échapper au massacre, etc… etc… Les Allemands se conduisent comme des sauvages, malheureusement les nôtres en sont les victimes mais ce qu’il faut voir, c’est la victoire certaine qui procurera à la France une tranquilité tant désirée depuis longtemps.

Suite du récit avec celui du dimanche.

Hier dimanche, nous devions avoir repos en compensation de la nuit précédente. Après une course de 4 kilomètres, nous arrivons dans un village à 7 heures du matin. Aussitôt, nous nous couchons dans le foin mais à 8 heures, l’ordre de partir rapidement nous déloge du cantonnement. Nous repartons aussitôt pour faire 5 kilomètres et c’est au bord de la route et sous une pluie d’obus que nous avons pris notre repos. Malgré cela, résultat heureux pour la Compagnie, 2 fusils mis hors d’état et un homme légèrement blessé. Nous sommes bien favorisés par le beau temps, 3 jours seulement nous avons marché sous la pluie et une fois sous la grêle et sans pouvoir se mettre à l’abri. Nous étions à l’arrivée complètement traversés…

Suivent des considérations d’hygiène, de santé, de nutrition et de petits tracas personnels. Reprise de la narration militaire un peu plus loin:

Tous les jours et surtout vers 5 heures du soir, les aéroplanes allemands viennent survoler nos batteries et nos troupes. Ils signalent exactement nos emplacements en laissant tomber des boules lumineuses repérées par leur artillerie. C’est le moment de se méfier. Sitôt après les obus se mettent à pleuvoir jusqu’à 7 heures ou 8 heures pour recommencer de bon matin avant le jour. Mais nous ne sommes pas trop simples: les artilleurs couvrent leurs canons avec des branches et dès qu’ils entendent le moteur, ils cessent le feu. Souvent aussi et plusieurs fois chaque jour, nous voyons nos aviateurs militaires. Deux fois déjà, en passant à une faible hauteur au-dessus de la Compagnie, ils nous ont lancé des dépêches…

Pierre Gautier est toutefois conscient que son unité est moins exposée que d’autres, celles de fantassins. Ainsi…

Aujourd’hui, nous sommes logés avec un bataillon du 160ème de ligne. Tous les officiers sont morts ou blessés. Comme chef de bataillon, c’est un sous-lieutenant de Saint-Cyr seul survivant ou valide…

Par la suite, l’auteur donne des consignes à ses parents en ce qui concerne le courrier puis parle des rencontres qu’il a pu faire, ici et là, de gars de Grenoble et des environs qu’il connaît. Retour sur sa condition militaire:

… Si la guerre a de bons moments, il y en a qui sont bien pénibles. Plusieurs fois déjà, nous avons fait des étapes de 20 à 25 kilomètres dans la journée avec travail en arrivant. Il faut vraiment faire preuve de beaucoup d’énergie et force de caractère pour ne pas s’arrêter dans le fossé. C’est malheureux de voir quelquefois des pauvres militaires obligés de rester au bord de la route. C’est la gendarmerie qui les ramasse. D’autres abandonnent le sac….

Nouvelles considérations épistolaires, tout cela dans un écrit un peu désordonné, on va comprendre pourquoi. Fin de lettre un peu nostalgique.

31 août 4h45. Enfin, je termine ma lettre. Depuis ce matin, nous sommes dans le même village où nous resterons 2 ou 3 jours, mais pour écrire cette pauvre lettre, je m’y suis mis à plusieurs reprises. Toute la journée les obus ont dégringolé. A la fin, on finit par être tellement énervé qu’il est difficile d’écrire deux mots de suite. En lisant ma lettre, vous en aurez la preuve. Excusez-moi, on est en guerre. Mon seul désir après la guerre, c’est de passer quelques jours avec vous et le reste à Allevard où tranquillement je pourrai me reposer. J’espère que mon rêve se réalisera. 

Y croit-il vraiment quand il écrit ces mots ?

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 23 janvier 1916

 

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(JOUR 538 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

En première page, la réception de l’épouse d’un colonel serbe par le général Sarrail au camp retranché de Salonique. Lequel général se perche courtoisement. Il y avait pourtant tellement mieux à montrer du front des Balkans que cette scène à peine anecdotique !

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Les Allemands sont partout. L’armée autrichienne est ré-organisée par ceux-ci.

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La marine turque est commandée par des officiers allemands.

Une vue de guerre prise sur le vif…

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l’explosion d’obus dans le secteur de Beauséjour, sur la route de Massiges à Mesnil-les-Hurlus. Il s’agit d’un hameau dépendant du village de Minaucourt, un secteur de la Marne qui sera disputé pendant toute la durée de la guerre. C’est dans ce secteur que plusieurs villages ont été rayés de la carte. On voit sur la photo l’éclatement d’obus allemands de 105m/m, les artilleurs essayant d’atteindre le fortin que l’on découvre à droite de la photo. Une vrai photo de reporter de guerre !

En Albanie, sur le front des Balkans, l’arrivée d’infirmières anglaises qui viennent d’atteindre le Monténégro, dans la suite du repli des forces serbes.

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Une vue du front italien avec un point noté sur la photo à l’endroit où se retrouvent les frontières italienne, autrichienne et suisse.

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Au premier plan des Bersaglieri italiens au pied du célèbre Stelvio.

La presse en général et Le Miroir en particulier annoncent enfin l’évacuation récente de la presqu’île de Gallipoli. Pas une défaite mais une évacuation.

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Dans cette même légende de la page reproduite ci-dessus est aussi évoqué l’ANZAC, cette appellation du corps expéditionnaire australien et néo-zélandais en Europe pour cette guerre, déploiement qui fut le point de départ de l’émancipation des 2 pays d’Océanie par rapport à la couronne britannique.

Comme dit dans l’article de Sur le Vif d’hier dont la couverture montrait une tranchée avec évacuation des eaux pluviales prévues…

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voici un autre boyau qui n’en est manifestement pas dotée !

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On circule en barque dans celle-ci, situé dans la Meuse, en barque… ce qui ne fait guère sérieux malgré les commentaires de la légende.

En dernière page, des mariages:

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celui d’un lieutenant amputé avec son infirmière à gauche; à droite, celui d’un autre lieutenant dont la guerre a pris un oeil, un bras et une jambe avec sa fiancée qui l’était avant le conflit.

Enfin, une vue déjà publiée mille fois…

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celle d’un groupe de jeunes gens partant pour la guerre. Il s’agit des recrues de la classe 17 (20 ans en 1917) qui sont appelées par anticipation pour faire leurs classes en 1916 et partir au front avant la fin de l’année. C’est en effet en 1916 (mais plus tard dans l’année) que le grand-oncle Séraphin, né en 1897, fut appelé sous les drapeaux pour rejoindre le front en fin d’année… on en a déjà parlé dans des articles de l’année dernière.

(https://unmondedepapiers.com/2015/02/26/seraphin-guerin-artilleur-alpin-pendant-la-grande-guerre-13/)

Mais comme il était né en octobre 1097, il ne fut appelé qu’en juillet 1916. Les gars de la photo doivent être des jeunes gens nés en début d’année 1897.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 20 janvier 1916

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(JOUR 535 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture, une photographie de l’imprimerie Livoir à Lille occupée (comme la ville et une partie du Nord de la France) par un journal allemand dont on lit le titre sur l’enseigne Der Landsturm. La Guerre Photographiée se moque de ce peu sympathique confrère qui annonçait il y a peu l’occupation de Dijon et Lyon mais pas de Marseille pour cause de choléra ! Rien que cela ! Cette imprimerie Livoir ne semble plus exister. Quant à Der Landsturm, c’est un titre que l’on peut traduire par « La terre ventée » et il est destiné aux troupes d’occupation allemande en France. Les unités d’infanterie allemandes semblent s’appeler « Landstrum ».

La page centrale du journal présente 3 vues de Salonique. Deux photos de troupes britanniques (les Tommies) débarquant d’un grand paquebot français:

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La troisième vue est celle d’un canon géant installé par les Allemands sur les Dardanelles et qui a été détruit par son équivalent britannique embarqué sur le Queen-Elisabeth.

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Ailleurs, on voit une ambulance emportant un blessé devant une cathédrale.

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Comme on peut le lire dans le titre, on essaie de trouver des signes de cette mitraille qui s’abat sur le secteur de cette ambulance. Les hommes semblent tranquilles et même un badaud (à gauche) regarde la scène d’évacuation du blessé, les mains dans les poches !

Une dernière vue d’un groupe d’hommes présentant les masques destinés à lutter contre les gaz asphyxiants:

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un tampon d’ouate sur le nez et la bouche, enduit certainement du liquide que doit distribuer le chef de groupe, pas de lunettes pour protéger les yeux… une protection plus que rudimentaire !

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 15 janvier 1916

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(JOUR 530 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une vue assez originale. On y voit une tranchée et sur les sacs de sable, deux infirmiers s’affairent sur un homme qui semble bien mal en point. On nous explique que c’est la conséquence de la guerre des mines. On sauve au moyen d’un nouvel appareil respiratoire à pompe des sapeurs d’abord enterrés par l’explosion d’un camouflet. Ceci, c’est pour le soldat vu de face. Pour celui dont on parlait plus haut, il faudra plus qu’un nouvel appareil !

Des photos du front, des paysages détruits, des arbres étêtés…

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et des constructions avec des sacs de sable pour renforcer les protections dans les tranchées:

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Des protections avec des pare-balles double et des plaques de liège superposées:

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Autre lieu, autres images avec cette prise d’arme en Egypte pour un régiment en route vers Salonique. Bizarre ce détour africain !

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Ailleurs, en Italie avec des hommes qui s’échinent à monter des pièces d’artillerie sur des sentiers escarpés, sur des pentes importantes:

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A la page Sur le front, des vues disparates:

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des britanniques se protégeant du froid avec des peaux de mouton, on l’avait déjà vu me semble-t-il,

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un aumônier rentrant au cantonnement,

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un entonnoir de mine rempli de cadavres allemands, bien entendu…

mais aussi des blessés attendant qu’on s’occupe d’eux, installés au grand air sur des brancards:

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Pour terminer, des objets récupérés aux Allemands lors de combats et de petits reculs ennemis:

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une locomotive,

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une mitrailleuse ou

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une jolie collection d’obus aériens, du 220 au 75.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 30 décembre 1915

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(JOUR 514 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une couverture légère avec cette photo du coiffeur-barbier à l’arrière, peut-être un ancien mécanicien ou horticulteur, installé dans un camion où les clients sont assis sur des bidons d’essence. Son nom: Salon de Tonsure. Et la présence de l’auteur Ergé à droite dont le nom sera moins retenu que celui du père de Tintin.

Un numéro sans grande ligne directrice mais quelques vues inyéressantes.

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Une remise de décoration dans les Vosges où l’on voit que le mauvais temps s’est installé.

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Une page avec 4 photos d’un orphelinat à Saint-Jean-Cap-Ferrat, bien loin de la guerre.

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Des destructions, celles du village de Xivray-en-Woëvre, de son vrai nom Xivray-Marvoisin, détruit à 100% au début de la guerre.

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Un coin de repos des Poilus que ce bistrot pompeusement appelé « Hôtel du Crapaud faisandé ».

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Un avion type Caudron dans la cour des Invalides, présenté au public. Cet appareil a vu un de ses moteurs touché par un obus allemand mais a pu se poser sans dommage pour les hommes.

Pour terminer, sous le titre Du charbon pour l’Armée de jolis tas de charbon près de la gare de la Croix-Rousse…

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sur lesquels s’activent des centaines de soldats, certainement des Territoriaux.

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Le charbon était vital puisqu’il représentait l’énergie principale de l’époque. Mais les mines du nord était bien souvent derrière les lignes allemandes… et les puits souvent détruits.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 12 décembre 1915

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(JOUR 496 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un général russe à la une du Miroir, Le général Alexeieff qui vient de recevoir la Légion d’Honneur française. Un vieux général qui, nous dit-on se battit déjà en 1877 contre les Turcs.

Ce numéro du Miroir comporte un supplément de 8 pages dans lequel…

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Emilienne Moreau raconte ses Mémoires. Cette jeune habitante de Loos (Nord) aidera les troupes britannique lors d’une avancée notoire. La suite de ses mémoires seront lisible dans Le Petit Parisien qui doit appartenir au même éditeur que Le Miroir.

On en avait déjà parlé récemment, le naufrage d’un navire-hôpital « Anglia » qui a heurté une mine est fortement médiatisé par la presse anglo-saxonne. Deux pages sont consacrées par Le Miroir à ce drame qui fit un peu moins de 100 victimes:

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Vue d’une guerre tranquille avec ce cagna confortablement aménagé:

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ou ces paysages enneigés des Vosges dans lequel avance une colonne de Chasseurs Alpins.

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Plus dramatique le dessin de Carrey qui raconte la mort gelée de 2 aviateurs (allemands bien sûr) dans les glaces du lac sur lequel leur aéronef s’était abîmé:

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Scène se passant sur le front russe.

Une double page intéressante montrant un camp de prisonniers civils en Allemagne, des personnes déportées des régions occupées par l’armée allemande ou des Alsaciens-Lorrains, peu sûrs.

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Il s’agit du camp d’Holzminden, au centre de l’Allemagne. Les photos doivent dater de la fin de l’été mais le message que souhaite véhiculer l’article veut parler des humiliations subies par les prisonniers et prisonnières exhibés au regard de la population civile allemande.

Pour terminer, les nouvelles tenues hivernales des Tommys  pour lutter contre le froid de l’hiver…

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et les masques à gaz des petites anglaises en cas d’attaque chimique d’un Zeppelin.

La préparation des barbelés pour défendre le front…

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avec plein d’inventions géniales pour retarder l’avance des ennemis.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 11 décembre 1915

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(JOUR 495 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Encore une vue de manoeuvres qu’on nous présente comme une scène réelle: le sauvetage d’un observateur blessé dans un arbre par un tir ennemi. Certes, ce genre d’observation existait et était particulièrement dangereux mais on peut penser que cette photo correspond plutôt à des manoeuvres. Le médecin monté au chevet du blessé était lui aussi en grand danger et les images suivantes prouvent que le nombre d’hommes engagés dans ce sauvetage et intervenant plutôt tranquillement ne fait pas penser à une véritable scène de guerre:

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Photographie bien plus réelle que celle-ci trouvée sur un aviateur allemand fait prisonnier en Afrique du Sud:

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Le bombardement par l’aviatik du prisonnier du camp du général Botha. Par contre Sur le Vif parle d’exclusivité pour la publication de cette photo. Sauf que dans Le Miroir du lendemain, on trouvera la même vue !

Les Balkans et l’intervention française au secours de la Serbie en grand danger. Une page entière de photos:

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et une interrogation dans la légende de cette photo montrant des unités grecques en marche

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Que feront les troupes Grecques ? C’est un des points noirs de la situation balkanique.

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Le roi Constantin de Grèce et son état-major le savent-ils eux-mêmes ?

Même remarque que pour l’article de la une, cette attaque à découvert, présentée comme une scène de guerre:

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On a du mal à y croire !

En Champagne des officiers allemands faits prisonniers:

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et en Artois, un fortin repris aux Allemands sur la route de Givenchy:

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Ces 2 vues plus plausibles semblent montrer que les troupes des premières lignes ont bien reçu les casques Adrian, distribués depuis septembre dernier.

Plus léger pour terminer ! Un peu d’exotisme que ces constructions africaines…

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réalisées par les troupes coloniales… en Argonne !

Inquiétude pour ces hommes car un éclat d’obus vient… de percer un tonneau de vin dont le précieux liquide s’écoule dans le boyau !

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Enfin, sous le titre Un roti aux frais du Kaiser, en 4 photos, des braconniers (accompagnés tout de même d’un photographe !) venant de se saisir d’une biche prise à un piège posé dans  une propriété du Kaiser en Alsace à Reichackerkopf.

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Comme pour d’autre sujets de cette revue, on n’y croit pas du tout !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 05 décembre 1915

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(JOUR 489 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Joffre (le généralissime) et Dubail en visite aux Alpins dans les Vosges où les premiers frimas de l’hiver sont tombés. Ils prennent leur jus comme le dit la légende près de cette frontière de l’Alsace. On leur a tout de même enlevé un peu de neige pour mieux lutter contre le froid comme on le voit dans les pages intérieures.

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A noter dans la photo de la une, Le Miroir a oublié de gommer le reporter-photographe des chasseurs alpins avec son appareil photo en second plan!

Autre lieu, pas très loin de celui que visite Joffre, autre personnalité venue au secours du moral des troupes et des habitants pour une visite officielle:

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Le Président Poincaré à Pont-à-Mousson, ville martyrisée par les bombardements allemands.

Le Miroir bien entendu, comme les autres hebdos de cette semaine, nous montre la guerre en Orient, dans les Balkans. Une guerre terrible comme on le voit dans ce cimetière serbe où les morts attendent d’être inhumés aux côtés de leurs camarades de combat déjà enterrés:

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Hommage aux combattants serbes pour leur héroïsme, reconnu même par leurs ennemis. Hommage aux troupes commandées par le général Sarrail sur le front bulgare, un autre bourbier !

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Le dessin de Carrey de la semaine nous montre la double catastrophe…

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du transport de blessés anglais, le paquebot devenu navire-hôpital « Anglia » et du charbonnier « Lusitania » (rien à voir avec le paquebot coulé en mai dernier) détruits l’un et l’autre sur le même champ de mines. On nous dit que cette catastrophe ne fera que 95 victimes. Chiffre minimisé. En effet, si cet épisode qui s’est déroulé le 17 novembre 1915 ne fit pas de victimes chez le Lusitania, le paquebot par contre, perdra 134 personnes sur plus de 400 personnes à bord.

Pour terminer, un entonnoir de mine dans la région de Tahure:

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14 mètres de large et 35 de profondeur ! Impressionnant !

Une photographie d’une excellente qualité avec l’éclatement d’une bombe que vient de larguer un avion allemand…

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Comme quoi des reporters de guerre peuvent montrer des images intéressantes ! quelquefois !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 25 novembre 1915

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(JOUR 479 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Tout est dit dans le titre: En Argonne, le cabaret improvisé.

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Intitulé …KER BERTHE. Du matériel de récupération pour construire ce lieu de repos pour les hommes, à l’arrière. Le repos du guerrier. Du vin pour les hommes, mais pas d’alcool !

Dans le même ordre d’idée, des cuistots aux fourneaux…

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Un entonnoir creusé par l’explosion d’une mine souterraine.

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Le terrain a été conquis par les Français… jusqu’à la prochaine explosion. Terrible guerre des mines!

Visite et inauguration d’un hôpital dédié aux aviateurs blessés.

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A Paris, bien évidemment sans plus de précisions.

Un cimetière allemand devenu français après une avancée du front…

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et ailleurs, un cimetière français…

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introduit par cette devise:

Les Morts pour la Patrie sont un levain de gloire

Plus coûteux est l’effort, plus belle est la victoire.

Une devise régulièrement reprise dans le monde sportif, du moins pour la seconde partie, .

Des prisonniers allemands soulagés que cela soit fini pour eux:

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Une véritable montagne de douilles d’obus tirés par les Français.

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On ne verrait pas cela du côté allemand où la chasse au gaspi était une obligation vitale !

Enfin, le village détruit de Perthes-les-Hurlus…

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qui n’a pas été reconstruit à la fin de la guerre. Pour perpétuer son nom, le nom du village a été rajouté à celui de Souain. On compte 6 autres villages dans la même cas que Perthes-les-Hurlus dans la Marne et près de 35 sur tout le long de l’ancien front de la grande Guerre allant de la mer du Nord aux Vosges.

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