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Un CARNET d’un SÉRICICULTEUR des PYRÉNÉES-ORIENTALES au début du XXème siècle.

Trouvé dans une caisse de vieux papiers sur un vide-grenier, ce carnet non utilisé par un sériciculteur d’Ille-sur-Tet dans les Pyrénées-Orientales, J. Domenach.

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Ce carnet à souches date du début du XXème siècle (on peut lire la date puisque le carnet est vierge mais à l’endroit où l’on doit ajouter le chiffre des unités est écrit Campagne 190_). Il aurait du servir à l’achat par des éleveurs de graines de vers à soie à cocons. 

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La partie de gauche devait être gardée par le vendeur à destination de vérification par les services fiscaux très certainement et celle de droite remise aux clients.
Avant la Guerre de 14, la sériciculture était très développée dans tout le Midi de la France et amenait un bon revenu complémentaire aux paysans qui, au printemps, élevaient des vers à soie pour revendre les cocons aux filatures.

« élevaient » ou plutôt éduquaient les vers à soie comme on peut le lire verticalement sur la partie du Bulletin à remettre à l’Educateur. 

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Le développement des soies artificielles, la disparition des mûriers mirent fin à cette agriculture traditionnelle dont quelques musées essaient de maintenir le souvenir de nos jours, comme celui de Taulignan dans la Drôme.

Au grenier de la maison de Caderousse se trouve les clayettes qui servaient tous les printemps.

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Classé dans Vieux papiers

CADEROUSSE: des femmes à l’ouvrage grâce à HENRI IV et OLIVIER DE SERRES…

…aux Papes en Avignon au XIVème siècle qui introduisirent le mûrier dans ce département qui devint le Vaucluse.

On parle bien sûr là de la sériciculture, l’éducation et non pas l’élevage des vers à soie… activité économique qui se lança vraiment sous le règne d’Henri IV suite au travaux de l’agronome ardéchois Olivier de Serres.

Voici donc cette photo montrant un groupe de femmes en train de décoconner.

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Aucune remarque au dos, juste un groupe de femmes en train de retirer les cocons des rameaux de bruyère sur lesquels ils ont tissé leur cocon. Il faut ensuite les retirer délicatement de la bruyère et c’est un travail réservé aux femmes et aux enfants par excellence.

De quand date cette photo? De la fin du XIXème siècle à la vue de ce papier fin sur lequel l’image est un peu passée ? De 1908-1909 si la plus jeune des personnes est bien ma grand-mère paternelle, Philine Boissel. Elle ressemble un tout petit peu à la personne que j’ai connu, sans en être certain totalement. De toute façon, la photo provient de la famille Boissel et non Guérin et il reste au grenier de la maison de la place Jean Jaurès des claies rappelant cette époque et à la maison une ancienne couveuse de graines de vers à soie ramenée et devenue boîte à couture (que je présenterai prochainement). Cette activité secondaire qu’était l’éducation des vers à soie offrait un revenu conséquent aux paysans du sud de la France, pour peu que le temps le permette et que les maladies épargnent les élevages.

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Le délicat travail de la cueillette des cocons.

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L’or blanc de la sériciculture dans les paniers bien garnies.

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Même les enfants participent à ce moment de convivialité. Ma grand-mère certainement ?

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