MARSEILLE 1864

Dans la revue France Nouvelle Illustrée, une publication de L’Illustration, le numéro 1 de la collection est consacré au Marseille de 1864. Le magazine non daté mais qui doit être paru à cette date, est abîmé mais reste intéressant pour voir le développement de la ville depuis cette époque.
En première page, la plan de la ville

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On voit que la cité proprement dite est concentrée autour du Vieux Port (appelé Ancien Bassin), du nouveau port de la Joliette, de la gare Saint-Charles où depuis peu arrive le PLM et de la colline de Notre-Dame de la Garde. La Canebière est raccourcie et certainement pas aussi large que de nos jours et ne va pas jusqu’à l’Eglise des Réformés (actuellement appelé ainsi, Eglise Saint-Michel à l’époque). Par contre, le boulevard partant vers le sud existe et est appelé Prado-Carenage. Un petit stade semble exister à l’emplacement où sera édifié en 1937 le Stade Vélodrome, un terrain militaire certainement, le Rond-Point du Prado étant aussi imposant que de nos jours. Mais la campagne commence tôt, parsemée de demeures bourgeoises au milieu d’un dédale de chemins (dont parle Pagnol dans ses souvenirs d’enfance). Tout à gauche on voit l’hippodrome du parc Borély, la bourgeoisie de l’époque étant friande de se montrer aux courses.

La revue continue par des dessins des principaux bâtiments de la ville accompagnés de textes explicatifs importants.

Et tout en l’honneur de l’Empereur

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le palais du Pharo qu’il fit construire pour l’Impératrice Eugenie de Montijo et qui fut récupéré par la ville après le 4 septembre 1870 au grand dam de la famille impériale.

Autres constructions de cette époque, la nouvelle Bourse

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et la nouvelle Préfecture

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des bâtiments administratifs indispensables au développement de la cité.

En double page centrale, le nouveau port de la Joliette qui vient de remplacer le Vieux Port.

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On y voit l’activité débordante du port de commerce (au centre) et de voyageurs (à gauche) de retour ou en partance pour les Colonies et la proche Algérie. Toutes les constructions au centre ont disparu et sont remplacées par l’actuel départ de ferries. Par contre le grand bâtiment au premier plan à gauche existe toujours et a été restauré pour abriter de nombreux bureaux.

Bien sûr, l’incontournable Bonne Mère dont les travaux de la nouvelle basilique viennent de s’achever sous les ordres de l’architecte Henri Espérandieu…

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ou la rue de Noailles.

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Lors de cette petite visite à la gloire du Second Empire n’apparaît pas le Palais Longchamp du même Espérandieu, lui-aussi construit sous Napoléon III mais qui ne sera inauguré qu’en 1869 (après la parution de cette revue). Le Palais Longchamp était le point d’arrivée des eaux de la Durance détournée de son cours pour alimenter la ville de Marseille et accueillait un zoo.

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