Archives mensuelles : novembre 2014

Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 14 novembre 1914

(JOUR 103 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

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Le numéro 1 d’un nouveau magazine montrant la guerre « Sur le vif ».

Ces numéros ont été gardés par mes anciens mais ce n°1 a souffert pas mal de sa position préférentielle.

Le journal fait tout de suite un appel à un lectorat potentiel:

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celui des familles à le recherche de leurs disparus. En effet le journal se propose d’insérer gracieusement les photos des hommes n’ayant pas donné de leur nouvelle depuis longtemps pour éventuellement recevoir des informations. Un espoir pour les familles désemparées certes, des acheteurs potentiels pour le magazine, des résultats très aléatoires car être porté disparu en 14 est synonyme d’avoir été tué, désintégré par un obus.

D’ailleurs la presse ne se cache plus de montrer la mort, mais une mort propre, des tombes fleuries…

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de français…

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d’allemands

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et même de chevaux, grandes victimes avec les hommes de cette boucherie.

Elle montre aussi les destructions

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un quartier d’Anvers

mais aussi ce pillage attribué aux Allemands

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Des Allemands que l’on voit en plusieurs endroits:

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au front où le casque à pointe en cuir ne protégeait pas le crâne du combattant

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en prisonniers (en bas des soldats belges autour d’un des leurs, venant de se faire tuer) ou

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en parade en haut avec la formation de brancardiers âgés de 14 ans, en manoeuvres en bas sur de nouveaux canots pliables.

On y voit aussi des fantassins français remarquablement à découvert, on comprend que c’est une scène de manoeuvres

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et le roi d’Angleterre, George V, en visite sur le front.

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JEU: SOIRÉE des LUDIVORES du 12 novembre 2014

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Une soirée bien sympathique avec un enchaînement de parties de KING OF NEW YORK pour s’apercevoir que le jeu peut être vraiment très rapide et qu’il est facile de se faire éliminer en quelques coups. Surtout quand un joueur arrive à faire 3 oup !, ce qui entraîne l’intervention des armées. En 3 parties, le jeu s’est arrêté chaque fois faute de combattants mais pas parce qu’un joueur était arrivé à 20 points de victoires.

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pendant les explications de Théo.

A la seconde partie, j’étais à 19 points de victoire quand mes points de vie ont été consommés.

Entre les manches de distributions de baffes à gogo, un LIBERTALIA qui se joua assez rapidement malgré 4/5 joueurs débutants. Et une victoire pour l’un d’entre eux largement au delà de 100 points.

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 (image d’archives)

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MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): les MORTS pour la FRANCE de la GRANDE GUERRE

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Ancone en 1914 était une toute petite commune de mariniers et paysans. Elle était peuplée seulement de 342 habitants suivant le recensement de 1911. C’est pour cela que la liste des Morts pour la France ne comporte que 23 noms. Mais si l’on transpose cela en pourcentage, c’est considérable puisque cela représente pas moins de 6,7% de la population alors que la moyenne nationale doit tourner autour de 3% et que dans les communes rurales les plus touchées, ce pourcentage monte à 4%, 4,5%.

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Toutefois, après des recherches dans les listes des Morts pour la France des Archives militaires du fort de Vincennes mises en ligne depuis 2003, seulement 17 noms apparaissent de manière sûre avec un petit doute pour Romain Chareyre. Yvon Faure, Philippe et Victor Hilaire, Abel Landreaud, Raoul Martin et Paul Perrin n’ont pas de fiche ou s’il en existe une, elles ne semblent avoir aucun rapport avec Ancone et la région. A l’instar de Philippe Hilaire:

hilaire philippe

qui correspond à un ardéchois du Cros-de-Géorand.

Cette recherche complétée par un petit tour dans le cimetière d’Ancone va permettre  de réduire cette liste de 2 unités: Yvon Faure et Abel Landraud ont bien leurs noms inscrits sur des tombes, le premier correspondant à cette fiche…

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faure yvon

sur laquelle Ancone n’apparaît pas,

le second, mort longtemps après la fin de la guerre (1932), n’ayant peut-être pas été pris en compte par l’Armée.

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On peut constater à la lecture de la liste que le graveur a eu quelques petits problèmes… d’ordre alphabétique… Brun-Bonnet, Cheynet-Chareyre, Jules-Henri, J-H-G…

De plus, n’oublions pas que les listes du fort de Vincennes ne sont pas forcément complètes (pour preuve les 95 000 fiches ajoutées pour le 11 novembre 2014), que des erreurs peuvent s’être produites ici et là. Cette recherche sera affinée dans les prochaines semaines.

Donc ces petites considérations se feront sur 19 noms: Alcide Bonnet, Paul-Joseph Brun, Etienne-Clovis Cheynet, Baptiste-Romain Chareyre, Georges Decoux, Yvon Faure, Paul Genest, Gabriel Gourjon, Adrien, Henri-Jules;, Jules Hilaire, Gustave James, Abel Landraud (sur le peu de chose que l’on connaît de lui), Victor Malosse, Joseph Merlin, Gabriel Perrin, Marcel Quézel-Crasaz, Jean-Philippe Louis Salomon et Fortuné Vernet. Ce qui donne un taux de morts de 5,5%, ce qui est très important.

bonnet alcide

chareyre romain

Baptiste Romain Chareyre sur lequel un doute persiste mais qui a été comptabilisé.

Première remarque, le lieu de naissance des Poilus.

9 sont d’Ancone (ou 10 si l’on compte Abel Landraud) et 4 de Montélimar, 1 de Savasse et 1 de Chateauneuf-du-Rhône soit 15 ou 16/19 de l’Agglo. Baptiste Romain Chareyre et  Victor Malosse viennent d’Ardèche, le premier de Lachamp-Raphaël et le second du Cros-de Géorand en Ardèche, près du lac d’Issarlès, où l’exode rural doit l’avoir poussé vers notre  village de la vallée du Rhône. Yvon Faure est né à Saint-Etienne.

malosse victor

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Les classes d’âge des tués. 

Assez également répartis, les Morts d’Ancone appartiennent à 13 classes différentes échelonnées de 1876 à 1898 (personnes âgées de  16 à 38 ans en 1914). Seule la classe 1882 eut à déplorer 3 morts et celles de 1880, 1893, 1896 et 1897, 2. Les autres disparus sont nés en 1876, 1884, 1885, 1887, 1888, 1889, 1892 et 1895.

vernet fortuné

Fortuné Vernet, le doyen des Morts d’Ancone, tué à l’âge de 38 ans et 2 mois… et les benjamins

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Marcel Quézel-Crasaz qui, lui, n’eut pas la chance de fêter ses 20 ans, fauché par la tuberculose pulmonaire à 19 ans et 6 mois.

Les dates des décès. Bizarrement, c’est en début et surtout en fin de guerre que les Anconais tombèrent au front: 6 au début, 12 sur la fin.

Les 6 premiers mois du conflit virent donc partir 6 enfants d’Ancone: 2 en août 1914, lors des grands massacres du début de guerre, 1 en novembre 1914 puis 3 en janvier 1915.

Puis pendant 2 ans, de mi-janvier 1915 à mi-janvier 1917, aucun funeste télégramme ne parvint au Maire de l’époque. L’année 1917 vit partir 6 soldats et la reprise de la guerre de mouvement fut fatale à 6 autres. A noter que 3 d’entre eux disparurent à moins d’une semaine de l’Armistice. Toutefois, dans cette période et on le verra plus loin, plus de la moitié succomba suite à des maladies, ce qui fait moins de tués-disparus-suite à des blessures en 1917-18 qu’en 1914-15.

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Gabriel Perrin décéda de maladie 1 semaine avant l’Armistice.

james gustave

Gustave James succomba à ses blessures 2 jours plus tard, à 5  jours du 11 novembre… deux jours avant Romain Chareyre (fiche ci-dessus) qui décéda le 8 novembre.

Enfin comme on l’a lu plus haut sur sa plaque, Abel Laudraud décéda suite à ses blessures en 1932.

Les lieux et causes des décès.

6 soldats moururent de maladie et 5 des suites de leurs blessures soit plus de la moitié des Morts anconnais: en hôpital ou ambulance (7) et 3 chez eux (Marcel Quézel-Crasaz à Ancone, Romain Chareyre à Montélimar et Abel Landraud probablement chez lui). Hôpitaux près des combats (illisible dans la Somme, à Nancy, à Giromagny -Territoire de Belfort-, à Chatel -Ardennes-, à Royallieu -Oise-) ou plus éloigné (hôpital de Saint-Mandé -près de Paris- ou à Béziers)…

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Georges Decoux à Toulon où il avait été rapatrié suite à une maladie contracté sur le front d’Orient (camp retranché de Salonique, les Dardanelles).

salomon louis

Jean-Philippe Louis Salomon est mort à Saint-Mandé d’une double pneumonie en 1918.

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Sur sa plaque au cimetière, son prénom devient Louis-Jean.

Les maladies ne sont indiquées que pour 3 d’entre eux (double pneumonie pour Louis Salomon, tuberculose pulmonaire pour Marcel Quézel et cirrhose et épistaxie pour Fortuné Vernet). On peut penser que parmi les autres, la grippe espagnole doit avoir frappé.

8 Poilus sont donc morts lors des combats, 6 fiches partant la mention « Tué à l’ennemi » comme celle de Paul Genest

genest paul

tué à Lihons dans la Somme lors de l’épisode de la « course à la mer » et la stabilisation du front.

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Quant à Paul Joseph Brun et Adrien Hilaire, leurs restes n’ont pas été retrouvés et leurs fiches portent la mention « disparu »…

brun paul joseph

Paul disparut dans l’Aisne à Berry-au-Bac fin mai 1917. C’est dans cette commune que furent utilisés pour la première fois les chars de combat, un mois avant la mort de notre concitoyen ( le 16 avril 1917)… ce qui ne fut pas franchement une réussite.

hilaire adrien

 Adrien disparut du côté de Saint-Dié dans les Vosges 3 semaines après le début de la guerre, le jour où la ville fut occupée par les Allemands.

Ces Anconnais sont morts sur un peu tous les fronts de l’est et du nord de la France: 1 en Alsace près de Colmar, 1 dans les Vosges, 2 dans la Meuse (le ravin de la Couleuvre près de Verdun et la célèbre Cote 304), 1 dans la Marne (au Mont sans nom), 1 dans l’Aisne (au nord de Vauxaillon) et 1 dans la Somme.

cheynet étienne clovis

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hilaire henri

Les fiches des 2 Anconnais morts du côté de Verdun.

Les unités dans lesquelles ont servi ces hommes…

Comme pour ceux de Caderousse, c’est essentiellement de la chair à canon qu’a produit la terre d’Ancone: 11 dans l’infanterie dont 2 chez les Chasseurs à pied et 1 chez les Tirailleurs de Marche. 3 hommes ont servi dans l’artillerie, 1 chez les Chasseurs Alpins et 3 dans le même 4ème régiment du Génie comme sapeur-mineur:

gourjon gabriel

merlin joseph

Gabriel Gourjon et Joseph Merlin ont tout deux servi comme Marcel Quézel-Crasaz dans le Génie, leurs fiches ayant été rédigées par le même scribe.

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La plaque tombale de Merlin Joseph très abîmée mais que tout le monde peut voir quand il passe rue Delpech devant le Monument aux Morts puisqu’elle est adossée à l’arrière de la chapelle, à côté de celui-ci (hors cimetière). La lecture du nom est délicate, on devine le mieux l’inscription « Mort pour la France ».

…et leurs grades.

Pas d’officiers chez les anconnais, les hommes du rang étant les plus nombreux: 14 2ème classe ou chasseur (9) ou cannonier (2) ou sapeur-mineur (3), 1 1ère classe. 3 sous-officiers: 1 homme est devenu caporal, Jules Hilaire (ci-dessous) sergent et Gustave James adjudant-chef.

hilaire jules

La saignée de la Grande Guerre et la grippe espagnole firent perdre 31 habitants au village entre les recensements de 1911 (342) et 1921 ( 311). La population du village stagna dans ces chiffres bas jusqu’aux années 50. C’est alors que l’aménagement du Rhône amena un premier apport de population nouvelle. Le nombre d’habitants décolla vraiment dans les années 60 en bénéficiant de la proximité du village avec  Montélimar.

Les Visages de 2 Poilus anconnais

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Adrien Hilaire (à gauche) et Henri Hilaire (à droite)

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certainement des frères.

Revenons au Poilu Alcide BONNET.

bonnet alcide

Françoise Keledjian nous a indiqué qu’il appartenait à sa famille, du côté de sa mère, Mme Goujon, épouse de l’ancien maire d’Ancone. La famille est originaire de l’Île Blanc, commune de Rochemaure mais sur la rive gauche du Rhône, ancienne ferme qui n’a pas été gommée par les travaux d’aménagement de la CNR dans les années 50.

On voit que ce soldat a été tué en Alsace au début de la guerre, pendant ce terrible mois d’août 1914. Son unité prit part aux combats victorieux qui permirent un moment de reprendre une partie de l’Alsace. Dans le site:

http://www.chtimiste.com/batailles1418/alsace1914.htm#alsaceoffensive2

on nous raconte le combat où il perdit la vie le 22 août, à quelques kilomètres de Colmar, à Ingersheim:

Le 22 août, ils livraient le sanglant combat d’Ingersheim.

Ce dernier village, situé à 3 kilomètres de Colmar, est protégé au sud par le cours de la Fecht. La route de Colmar à Ingersheim franchit la rivière sur un pont de pierre. Puis elle longe la rive sud de la Fecht, bordée par une sapinière. Ensuite, des vignes touffues s’étendent jusqu’à Logelbach, faubourg de Colmar.

Dès 7h heures du matin, une batterie allemande de 210 bombarda le front d’Ingersheim et les rives de la Fecht.

A 11 heures, les colonnes allemandes débouchèrent de Colmar par la route clé Kaiserberg. Elles se heurtèrent devant Turckheim aux 2e et 3e compagnies du 30e bataillon, et ne purent forcer le barrage. Mais l’attaque gagna par le nord. L’ennemi, sous le couvert des sapins, s’infiltra jusqu’à Ingersheim.

La lutte fut meurtrière. Les 12e, 5e et 28e bataillons contre-attaquèrent furieusement les troupes bavaroises.

Ingersheim fut pris et repris à trois reprises. Les 5e et 28e bataillons culbutaient enfin l’aile droite ennemie et la rejetaient sur Colmar. Ingersheim flambait. A l’aube, le 28e bataillon atteignait la barrière de l’octroi de Colmar. Nous organisions défensivement la vallée de la Fecht.

Ainsi, à l’extrême gauche, nous nous trouvions aux abords mêmes de Colmar; à l’extrême droite, au sud d’Altkirch, les cavaliers de la 14e brigade de dragons et les fantassins du 242e régiment d’infanterie étaient installés à Hirsingen et à Ilirtzbach. De lIll au Rhin, la voie semblait ouverte à l’Armée d’Alsace.

 Malheureusement, le 22 août, la 2e Armée brisait ses efforts sur les défenses de Morhange; sa retraite entraînait le repli de la 1e Armée, qui abandonnait le 23 août le Donon et le col de Saales. L’Armée d’Alsace ne pouvait plus rester en flèche. La bataille des frontières était finie ; nous l’avions perdue.

Un sacrifice inutile puisque les Français durent se replier sur une ligne de front plus à l’ouest, ligne qui ne bougera presque plus jusqu’au 11 novembre.

Alcide Bonnet fut dans un premier temps enterré sur place puis son corps fut ramené à l’arrière avant d’être inhumé définitivement au cimetière militaire du Wettstein, au coeur de la forêt vosgienne à Orbey.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE ILLUSTRÉE du 12 novembre 1914

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(JOUR 101 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les fantassins belges sont à l’honneur sur cette une, cachés derrière des broussailles, pas tout à fait des tranchées comme le dit la légende.

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Des destructions à Creil datant peut-être de la bataille de l’Aisne

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et une vue d’Ostende, le grand port et ville de villégiature de la mer du Nord en Belgique que les Allemands n’ont pas pu prendre… mais où la vie ne doit pas être aussi sereine que ne le montre la photo !

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Un peu d’exotisme avec des troupes venus de bien loin, des troupes indiennes dit le texte, venant des Indes puisque ressortissants de sa Majesté George V à l’époque. Ce sont les mêmes troupes que l’on avait vu du côté du Prado et du parc Borély, il y a quelques semaines.

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La page d’humour féroce et peu amusant

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et une carte des terres entourant la Mer Noire pour suivre, à la lecture des communiqués officiels sur les journaux,  l’évolution de la guerre entre la Russie et la Turquie.

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Petite RADIOSCOPIE du MONUMENT aux MORTS de la GRANDE GUERRE de CADEROUSSE (Vaucluse)…

… à partir des fiches des Poilus telles qu’elles sont mises en ligne par les Archives Militaires du fort de Vincennes depuis 2003.

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Construit à partir du 27 juin 1937 et inauguré le 11 novembre 1937, le Monument aux Morts de Caderousse porte les noms de 106 soldats tombés pendant la Grande Guerre, ce qui est un chiffre assez conséquent pour une population à l’époque de 2 529 âmes au recensement de 1911. C’est donc 4,2% de la population qui a disparu dans le conflit. C’est plus que la moyenne nationale qui doit tourner autour de 3%. C’est ce que connurent en gros les communes agricoles alors que le monde urbain était plus épargné (hommes plus qualifiés donc moins exposés militairement car utiles ailleurs, usines principalement).

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Tout d’abord, il a été assez facile de retrouver les fiches des Poilus dans le long listing national. Seules 4 personnes n’apparaissent pas: Bacchini Orfeo, Millet Maurice, Moutte Henri et Raynaud Louis. Une cinquième est douteuse: Pellegrin Fernand sur la fiche duquel Caderousse n’apparaît pas mais est un voisin de Laudun, commune séparée seulement par les 2 bras du Rhône. On peut considérer que c’est bien cette personne. Tout à fait arbitraire !

C’est donc 102 poilus dont on connaît les renseignements transmis par les autorités militaires qu’on va décortiquer.

Première remarque, le monument prend ses aises par rapport à l’état-civil militaire (ou l’inverse) puisque pas moins de 18 prénoms sont inexacts, correspondant souvent au second prénom mais pour 2 ne correspondant pas du tout:

Le Redon Achille du Monument est prénommé Paul Claudius à l’Armée, Tardivier Louis devient Tardivier François-Claude. Enfin, une faute s’est glissée dans le nom de Ouvrier qui s’appellerait plutôt Ouvier. On voit bien à la lecture de la liste que le graveur a dû reprendre son écrit puisque des noms viennent s’ajouter hors-ordre alphabétique en haut ou bas de pages.

Seconde remarque plus intéressante, 87% des Morts caderoussiers sont nés à Caderousse: (87/102) au XIXème siècle. Les autres ne viennent pas de très loin: du proche Nord-Vaucluse (Orange: 4; Piolenc, Mornas, Sorgues, Lapalud: 1) ou du proche Gard (Saint-Victor-la-Coste, Rochefort-du-Gard, Laudun, Montfaucon: 1). Seul, Paul Melon né à Codognan a dû faire environ 80 km pour rejoindre le village. Il est d’ailleurs mort à Craonne célèbre pour sa chanson pacifiste.

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Autre élément important, les pertes subies par les classes.

Chez les plus anciens, ceux de la Territoriale, on trouve 2 morts en 1872 (dont Adrien-Gabriel Guérin, on en a parlé dans 2 articles, qui est  le plus âgé- à 18 jours près- Mort pour la France à Caderousse) et 2 autres en 1873.

A partir de la classe née en 1877 jusqu’à la classe 1899 (ceux qui avaient de 15 à 37 ans lors de la déclaration de guerre), il y a toujours eu au moins 1 victime par classe. La classe d’âge la plus touchée fut celle de 1888 (27 ans en 1914) avec 10 victimes (ce qui est énorme !), la classe de 1892 avec 8, celle de 1882 avec 7, celles de 1883, 1886, 1887, 1894, avec 6. Voir le petit tableau exel ci-joint.

Caderousse Grande Guerre

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L’année de décès des 102 Caderoussiers Morts pour la France.

Là, les propos de Gilles Vergnon, conférencier dont on peut lire un petit résumé par ailleurs, étaient tout à fait pertinents. Le début de la guerre fut une véritable hécatombe, à Caderousse comme dans toutes les communes de France: 15 morts en août, 13 en septembre, 5 en octobre pour 36 morts pour 1914 ! Soit 1/3 des pertes de cette guerre en 5 mois !

Par la suite, le nombre de victimes décroit régulièrement: 25 en 1915, 16 en 1916, 7 en 1917. Les hommes sont terrés dans les tranchées et tant qu’il n’y a pas d’attaque d’un côté ou de l’autre, la vie est plus sûre. Et cela malgré Verdun en 1916 dont on a fait finalement à tort le symbole de la boucherie que fut la Grande Guerre.

La reprise de la guerre de mouvement en 1918 voit le nombre de victimes enfler à nouveau avec 16 pertes dont 6 en août et 4 en octobre. A noter qu’André Paul Mandon fut tué à Oisy (Aisne) une semaine jour pour jour, avant l’Armistice.

Enfin, 2 malheureux moururent après le 11 novembre et sont tout de même inscrits comme Morts pour la France: Joseph-Louis Berbiguier mort des suites de ses blessures le 4 décembre 1918 à l’Hôpital de Coltzéa (?) en Roumanie et  Fernand Pellegrin (dont on a déjà parlé) le 14 août 1919 en gare de Blainville-la-Grande (Meurthe-et-Moselle) suite à un tamponnement de trains.

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Les lieux des décès.

C’est dans la Meuse que 27 Caderoussiers rendirent l’âme dont 6 à Saint-Mihiel dont on connaît le saillant tenu par les Allemands et 3 à Montcourt.

En second lieu, la Marne bien entendu avec 16 morts dont 3 à Lagarde. L’Aisne et la Somme ont vu disparaître 7 hommes chacun, le Pas de Calais et la Moselle 5, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges 4, l’Oise 3, le Haut-Rhin et la Haute-Saône 2, les Ardennes 1.

3 Caderoussiers sont morts en défendant la Belgique et 2 en Allemagne.

Certains sont partis dans des terres bien éloignées des digues de Caderousse: en Roumanie on l’a vu, Marius Bernard en Palestine (Ludd en arabe, Lod en hébreu), Ange Perrin à la Redoute Bouchet à Gallipali presqu’île turque dans le détroit des Dardanelles, Albert Robert à Moudros en Grèce, Paul Ruat à Leonica en Albanie.

D’autres se sont éteints dans des hôpitaux éloignés en Haute-Vienne, à Rennes, à Nevers, à Saint-Etienne ou proche: Privas (2) et Orange. Enfin Auguste Bruguier est mort des suites de ses blessures au Panier, à Caderousse.

Un lieu de décès n’est pas mentionné sur une fiche.

Les causes des décès.

Elles sont faciles à trouver: la guerre directement, les suites des blessures ou la maladie.

Ainsi, 46 Caderoussiers ont sur leur fiche la référence « Tué à l’ennemi » dont 2 avec cette précision: un balle ennemi dans la tête pour Martial Dardun et par un éclat d’obus pour Raphaël Ouvier.

Plus difficile pour les familles, 21 victimes sont des « Disparus » dont le corps n’a pas été retrouvé, soit 1/5ème des morts caderoussiers.

17 fiches font mention de « Morts des Suites de ses blessures », 8 à l’hôpital , 9 à l’Ambulance (dont 1 canonnier décédé des suites de brûlures à Ludd). 8 Poilus sont morts de maladie dont manifestement 2 de la redoutable grippe espagnole: 3 en début de guerre 1914-15, 5 en fin 1917-18).  1 est décédé chez lui, on l’a vu, 1 en captivité, 1 par accident on l’a aussi vu et une fiche ne mentionne que « Mort pour la France ».

Enfin, juste un petit mot sur l’aïeul Adrien-Gabriel Guérin, victime des gaz allemands à la Pompelle. Un autre caderoussier, du même 118ème Régiment d’Infanterie Territoriale, l’adjudant Emile Sauvage a connu la même fin le même jour au même endroit (voir écrit sur ce sujet dans l’article ADRIEN-GABRIEL GUÉRIN MORT POUR LA FRANCE en 1915 (2/2))

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Pour finir, les unités dans lesquelles servaient ces hommes et leurs grades.

Comme on peut s’en douter, c’était en majorité de la chair à mitraille peu gradée.

Ainsi, 57 Poilus était dans un Régiment d’Infanterie, 10 en Infanterie Coloniale,  4 en Infanterie Territoriale, 9 chez les Chasseurs à Pied, 3 chez les Zouaves, 2 chez les Tirailleurs Algériens, 1 dans un Régiment de Marche d’Afrique.

11 hommes étaient dans l’Artillerie dont 1 dans l’Artillerie de Montagne.

2 servaient au Génie et 1 portait la belle tenue des Dragons (il me semble me souvenir de sa tombe au cimetière quand j’étais petit avec la photo en couleur de cet homme en tenue de Dragon en médaillon; près du dépositoire).

Les fiches d’Albert Robert et Raphael Ouvier ne sont pas lisibles à cet endroit et vous pouvez chercher de vous même.

robert albert ouvier raphael

Quant aux grades de ses garçons, les 3/4 sont des 2ème classe ou soldat (77), 2 ont été honorés de la distinction de  1ère classe. On trouve 6 caporaux (dont 1 caporal fourrier), 1 sergent et 2 adjudants.

Dans les grades inférieurs, il doit y avoir aussi 5 canonniers conducteurs, 2 maîtres pointeur, 1 maréchal des logis, 1 maître ouvrier, 1 sapeur et 1 brancardier (Louis Roche).

Il n’y eut que 3 sous-lieutenants disparus au milieu de leurs hommes: Ernest Aubépart, Norbert Brichet et Raphael Marcellin.

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L’impressionnante liste des victimes sur le monument aux Morts situé au coeur du cimetière.

La conséquence de ce désastre humain se fit lourdement sentir à Caderousse. Alors que la commune comme on l’a dit comptait 2 529 habitants au recensement de 1911, celui de 1921 ne dénombrait plus que 1 911 personnes soit un effondrement de 621 personnes ou 24%. Considérable !

Aux 106 morts de cette guerre, des jeunes gens qui ne prirent pas femmes pour certains et ne firent plus d’enfants pour tous, on doit ajouter les ravages de la grippe espagnole dans la population civile. Le déficit de population doit bien s’élever à 350/400 personnes en conséquence de ces 2 catastrophes. Pour le reste, c’est l’exode rural qui s’accéléra à l’époque, pour preuve le grand-oncle Séraphin Guérin qui, au retour de la guerre, quitta Caderousse pour aller travailler dans une banque à Orange puis Avignon.

Il fallut attendre l’an 2000 pour que la population caderoussienne retrouve le niveau de 1911 !

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Au CIMETIÈRE de CADEROUSSE, que reste-t-il des MORTS POUR LA FRANCE de la GRANDE GUERRE ?

Il y a bien sûr le Monument placé au coeur du cimetière avec les 106 noms des Morts pour la France de la Grande Guerre et les 8 noms de ceux tombés lors de la Seconde Guerre. Mais une visite rapide a permis de prendre quelques photos de plaques sur les tombeaux familiaux de ses disparus que l’on connaît un peu mieux maintenant. Il faut se dire que ces inscriptions datent à une exception près de bientôt 100 ans !

L’exception, c’est la tombe de Léon Combe dont le nom a manifestement été gravé au XXIème siècle par ses descendants.

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combe léon

Comme pour Adrien-Gabriel Guérin…

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seul le nom du tombeau fait référence à Victor Gromelle mort en Bretagne de maladie début 1917…

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ainsi que celui d’Augustin Pelin

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pelin joseph augustin

tué dans la Somme le 2 juillet 1916.

Il existe 5 plaques qui nous permettent de mettre un visage sur les noms et les fiches des disparus.

Julien Martin

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tombeau dans le second cimetière, date concordant avec la fiche.

Marius Hersen

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hersen marius

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A peu près exact… Vrigny (sur la fiche)- Aubilly (sur la plaque) sont distantes de 5km l’une de l’autre, à l’ouest de Reims. Bien que jeune au moment de sa disparition (presque 25 ans), la bague au doigt sur la photo nous montre qu’il a certainement laissé une veuve et peut-être un enfant.

Julien Arnoux

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arnoux julien

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Rien à redire sinon que la plaque nous donne un lieu plus clair et précis (Haringhe-Belgique) que la fiche qui signale un hôpital militaire. Haringhe ou Haringe, à quelques kilomètres de la frontière française, dans ce plat pays qui fut le tombeau de beaucoup de militaires alliés. Il existe un cimetière militaire britannique à Haringe. Sur le médaillon, Julien porte de belles bacchantes très à la mode à l’époque… Sur toutes les photos du 118ème Territorial, 100% des hommes les ont !

Paul Vaton

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vaton paul

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Une plaque tellement usée que le nom a complètement disparu. C’est la date du décès (ligne la plus visible) et le nom du tombeau qui ont mis un nom à ce visage. Il semblerait qu’on ait écrit A LA BATAILLE DE CHAMPAGNE pour localiser le lieu de la mort de Paul Vaton.

Isidore Brémond

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brémond isidore

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Elle est donc toujours visible la photo colorisée du cuirassier dont je parlais dans Petite RADIOSCOPIE du MONUMENT aux MORTS de la GRANDE GUERRE de CADEROUSSE (Vaucluse)…, à la nuance près que la fiche de ce Poilu parle d’un artilleur et non d’un cuirassier ! La réponse est simple. Il fit ses classes en 1910-1911 au 10ème Cuirassier de Lyon mais fut mobilisé en 1914 au 55ème Artillerie d’Orange. Pas très sérieux tout cela !

A compléter éventuellement…

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Une BIBLE pour NÉCROSOPHES

Nécrosophe: un mot inventé par l’auteur du livre, Bertrand Beyern, dans la présentation de celui-ci en 4ème de couverture

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GUIDE DES TOMBES D’HOMMES CÉLÈBRES paru en octobre 1998 au Cherche-Midi.

Car le tourisme des cimetières attire pas mal de monde et une visite d’une ville ne saurait être complète sans celle de son cimetière qui en dit long sur son histoire. D’où l’achat de ce livre à sa sortie pour savoir où on met les pieds. L’auteur a-t-il fait des mises à jour depuis ? Hommes célèbres ou anonymes… mais aussi lieux valant le détour, ne serait-ce que pour leur calme, leur paysage, leur tranquillité (pour sûr)….

Que nous apprend ce livre sur les Drômois célèbres enterrés sur leur terre, car certains se sont exilés tel

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Michel Pétrucciani au Père Lachaise.

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(en tout cas la liste de 1998…)

Marthe Robin (qui faisait de grandes économies en ne se nourrissant que d’une hostie par jour), Mme de Sévigné bien sûr à Grignan mais dont il manque la tête disparue à la Révolution, Emile Loubet à Montélimar, Charles Moulin le Tarzan français, le facteur Cheval à qui l’on doit le palais de ses délires et de ses lectures pas toujours maîtrisées à Hauterives, pour les plus connus.

Près de là, dans le Vaucluse

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Jean-Henri Fabre cher à André A. ou

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de si grands auteurs pour un petit village somme toute.

Quelques vues prises ces dernières temps lors de balades « nécrosophales »…

SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES SAMSUNG CAMERA PICTURES 02 FOSSAR DE LA PERALDA 16 TOMBE DURRUTI 20 TOMBES ANARCHISTES

à Chamonix, à Collioure, au Père-Lachaise, dans les catacombes, à Montjuic dans l’ordre d’apparition des photos.

Des liens intéressants:

http://www.landrucimetieres.fr/spip/

www.bertrandbeyern.fr/ 

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l’auteur du livre qui organise régulièrement des visites guidées au Père-Lachaise.

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Il y 100 ans jour pour jour: LE PETIT MARSEILLAIS du lundi 09 novembre 1914

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(JOUR 98 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La Une militaire du journal est plutôt rassurante pour les lecteurs ayant des proches au front: le brouillard est l’ennemi des opérations…

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avec tout de même 52 aviateurs allemands tués depuis le début de la guerre sur des monoplans de type Taube que l’on a  appris à combattre

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Une photo en première page

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montre Gallieni passant en revue les troupes à Paris… rien de bien angoissant également.

La Guerre devient mondiale: en Irak avec la prise de Fao (Al-Fâw actuellement) par les Britanniques aidant les Hindous

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et en Chine la chute de Tsing-Tchao, un comptoir allemand pris par les Japonais

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A nouveau, de l’espionnite aigüe avec cet article

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plus digne d’une BD qu’un vrai fait de guerre.

On nous rassure aussi sur la loyauté des Musulmans d’Algérie

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dont la France aura tant besoin. Il faut dire qu’avec la prochaine entrée de la Turquie musulmane en guerre du côté des Allemands, cela aurait pu poser des problèmes aux Musulmans de l’Empire Français de combattre des coreligionnaires.

Enfin ce texte prémonitoire

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sur les conditions de vie des soldats du Kaiser dans les tranchées qu’ils ont creusées. Du côté français, on n’a pas compris que c’est ce qu’allait devenir cette guerre pour les 3 années à venir. De plus, cette peur des soldats allemands devant les combattants sénégalais n’est pas une invention de journaliste.
Pour finir, une brève sur Saulce (Drôme)

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qui nous apprend que les blessés sont accueillis à Valence (Drôme) à l’Hôpital général de la Préfecture (normal) mais aussi au Lycée du Valentin à Bourg-les-Valence et au Lycée de Valence.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 08 novembre 1914

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(JOUR 97 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Ce jeune homme qui vient d’adopter un chien « allemand », c’est le futur grand champion français de boxe Georges Carpentier qui était aux prémices d’une grande carrière et qui allait devenir champion du monde des mi-lourds le 19 octobre 1920. Carpentier servit dans l’armée de l’air et fut blessé pendant la guerre.
Dans la revue, on nous présente 2 autres champions:

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le pistard Edmond Jacquelin qui conduisait les voitures

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l’aviateur Védrines dont on a déjà parlé et que la presse considérait comme un sportif à l’époque des premiers aéronefs.

Il y a bien sûr la page de la guerre aérienne qui montre la modernité de ce conflit

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Pas moins de 5 pages sont consacrées à la Belgique quasiment rayée de la carte de l’Europe: son gouvernement installé au Havre depuis l’envahissement de leur pays, sa famille royale elle-aussi expatriée et ses ressortissants ayant trouvé refuge en Hollande.

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Un hommage à des unités combattantes

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les marsouins français sur la terre ferme

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le dessin de Carrey sur une charge épique des Dragons britanniques

Des destructions de guerre

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à Arras et la déroute allemande à Augustovo en actuelle Lituanie.

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Le Grand Palais à Paris construit pour les Expositions Universelles est devenu un hôpital de fortune et accueille des blessés

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On nous présente un fauteuil

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comme étant celui du Kronprinz certainement pendant la bataille de la Marne.

Enfin cette vue, mi-militaire, mi-campagnarde et … mi-sérieuse…

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cette immense meule de foin servant de poste d’observation pour un général français non cité, pendant la bataille de l’Aisne. Après tout, quelques années plus tard, c’est aussi du foin qui sauvera Tintin d’une chute d’aéroplane dans le Sceptre d’Ottokar !

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CYCLISME: 2 photos du TOUR DE FRANCE (?) dans les ANNÉES 30.

Deux photos trouvées dans un album concernant une famille dont les photos montrent l’est lyonnais, Ain, Dombes, Bugey, nord Isère. Alors, s’agit-il du passage du Tour de France dans les années 30 dans cette région?

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Pas d’indication particulière en ce qui concerne les coureurs. Les jeunes spectateurs sont en tenue estivale.

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Pas de plaque spécifique sur les 2 véhicules accompagnateurs.

Alors, Tour de France ou pas Tour de France?

On peut tout de même constater que malgré la vitesse des cyclistes, la photo est prise au bon moment et bien équilibrée.

Quant aux jeunes spectateurs, les enfants de la famille, le passage des Géants de la route leur a donné des fourmis dans les mollets…

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