Archives quotidiennes : 22/05/2017

Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 12/25 CRUAS-LA COUCOURDE

Le bac de Cruas a connu une existence jusqu’à la seconde guerre mondiale. En effet, il est indiqué sur la carte Michelin de la vallée du Rhône datée de 1937.

Etait-il encore à traille à cette époque ? On parle de vedettes de la CNR mais cela semble bizarre alors qu’ailleurs des trailles ont fonctionnes jusqu’aux années 1970.

Des documents iconographiques existent pour ce bac avec des vues prises autant du côté ardéchois que du côté drômois.

Deux cartes postales prêtées le temps d’une copie numérique par Marc Durand, le collectionneur de cartes postales de Montélimar et d’Espeluche. Pour en revenir au contenu de l’image, le départ du bac a été remplacé par un port de plaisance.

Une vue de La Coucourde prise depuis Cruas, à l’emplacement du départ de l’ancienne traille, au moment où passe une péniche sur le fleuve. Le coteau s’est bâti mais le décor général ‘a pas changé.

La visite de la berge côté drômois est plus intéressante car les lieux sont restés en l’état, l’aménagement de la CNR n’ayant pas touché cette rive.

Au début du XXème siècle, la traille arrivait quelques mètres en amont du confluent de la rivière Leyne avec la Rhône. La carrière Lafarge de l’usine nord de Cruas avait commencé à grignoter la montagne. Le décor n’a guère changé de nos jours…

… même si la blessure est plus conséquente, l’usine plus importante et le port de Cruas étant apparu dans le décor.

Une petite recherche au sol heureusement débroussaillé dans ce secteur font apparaître des traces de l’ancienne traille.

Le socle de ce qui pourrait être une pile de traille…

…l’ancien passage à niveau visible sur la carte Michelin de 1937 et…

… deux morceaux de traille baignant dans le fleuve et prouvant la présence humaine.

Pour remonter rapidement le temps (cela grâce à la lecture de la thèse d’Henri Cogoluènhe), on se doit de dire que la traille est attestée au XVIIème siècle et qu’au virage des XIXème et XXème siècles, les riverains de La Coucourde, Derbières, Lachamp souhaitèrent la construction d’un pont en fil de fer au niveau de leurs villages, que le projet alla jusqu’à la demande de financement public mais qu’il n’aboutit pas.

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