110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Alphonse DORTINDEGUEY.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quarante-deuxième nom de la liste: Dortindeguey Alphonse Clément.

La seconde face du monument.

Le parcours des Dortindeguey à Caderousse est assez facile à suivre. Vers 1886, Pierre Paul Dortindeguey né en 1857   Caderousse prend pour épouse Marie-Louise Arnoux née en 1865. C’est une fille de Piolenc ou d’Orange suivant des écrits officiels, renseignements démentis par l’Etat-Civil de ces communes où elle n’apparaît nulle part. Ce sera donc le point d’interrogation de ce volet généalogique.

Le couple s’installe chez le mari, c’est-à-dire au domicile des parents de Pierre: Adrien Dortindeguey et Marie-Thérèse Point, au quartier Fazende ou de l’îlon Blanc. C’était souvent le cas à l’époque où toutes les générations vivaient sous le même toit.

Le recensement de 1886 avec le couple des anciens et celui des modernes.

 

C’est seulement après la disparition de la mère en 1900 que le père va s’installer chez une de ses filles et que les parents d’Alphonse pourront se retrouver chez eux, avec leurs enfants. Car, entre temps, quatre enfants sont arrivés dans le foyer.

La famille d’Adrien Dortindeguey lors du recensement de 1901.

Marie Rose Adrienne en 1887, Paul Louis François en 1990, Alphonse le Poilu né le 26 mars 1894 et Rosé (écrit ainsi) Adrien en 1900. Une fille et trois garçons. On constate sur toutes les listes nominatives la présence d’un domestique travaillant pour le compte des Dortindeguey. Ils devaient donc mener une ferme assez importante quartier de Fazende à Caderousse !

A la déclaration de guerre du 03 août 1914, Alphonse n’a pas encore connu le monde militaire et semble protégé pour quelque temps encore. Il n’aurait dû rejoindre la troupe qu’en 1915 mais les pertes considérables du premier mois de guerre entraîna la modification de la loi de l’âge d’appel des nouvelles classes, ce qui envoya Alphonse sous les drapeaux le 16 septembre 1914. Bien loin de Caderousse puisqu’il doit rejoindre le 3ème Régiment de Marche de Tirailleurs Algériens… en Algérie, à Bône. Il arrive au corps le 19 septembre.

Après la formation militaire, c’est le retour en métropole et bien sûr, le front sur le nord-est de la France. Le 3ème R.T.A. se retrouve dans l’Oise, au nord-est-est de Compiègne au mois de juin 1915. Le 07, le front est relativement calme. Le matin, les Allemands ont offert un lever précoce aux tirailleurs par des tirs d’infanterie sans attaque. Quelques échanges d’artillerie dans la journée, rien de bien méchant. A 21 heures, les Allemands attaquent sans conviction le bois Saint-Maud à Tracy-le-Val.

Ils sont rapidement mis en déroute mais cette attaque fait un tué dans les rang français. Vous l’avez compris, il s’agit d’Alphonse Dortindeguey ! Il était âgé de 21 ans et presque 3 mois. Son père Adrien reçut les 150 francs de dédommagement des soldats célibataires quelques mois plus tard.
Il est inhumé à la Nécropole Nationale de Tracy-le-Mont dans l’Oise, tombe individuelle 1396.

La fiche d’Alphonse Clément Dortindeguey de Mémoire des Hommes

Alphonse Clément Dortindeguey, matricule 386 classe 1914, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Il semble que le patronyme Dortindeguey soit encore très présent en Vaucluse, Gard et Bouches-du-Rhône. Si une personne reconnaît en  ce Poilu, un ascendant indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: les frères Clair et Paul Doux.

 

Quelques mots sur le parcours de Paul, le grand frère d’Alphonse pendant la Grande Guerre.

Paul Victor François Dortindeguey fit ses classes en 1911-12. Il est rappelé dès le 03 août 1914 et est blessé très rapidement, le 19 août à Dieuze, à la main gauche par un éclat d’obus. Il en gardera quelques séquelles (difficulté de préhension) et bénéficiera d’une pension. Il est fait prisonnier au moment de cette blessure et fera le reste de la guerre dans un camp en Allemagne, à Konigsbrück, bien loin de Caderousse, dans l’est de l’Allemagne, près de Dresde. Il sera libéré par anticipation, le 23 octobre 1918. Mais l’Armée ne le libérera que quelques mois après.

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