Quand le Tour franchit un affluent du Rhône…. Addenda- le pont du Gard.

C’est cette photo qui me pose problème. Elle est extraite d’un Miroir-Sprint du Tour 1950, gagné par le Suisse Ferdi Kubler. La légende parle du franchissement du Gard, du Gardon dit plus sobrement du Pont-du-Gard.

J’avais cru un moment qu’il s’agissait de l’ancien pont suspendu de Remoulins non loin de Nîmes d’où partait cette étape Nîmes-Toulon du vendredi 28 juillet. Sauf que les piles restantes de ce pont ne ressemblent en rien à celles de la photo ci-dessus !

Alors où était ce Pont-du-Gard ?

Poster un commentaire

Classé dans Revues

120 POILUS de CADEROUSSE, 120 DESTINS… Charles Marius ARNAUD

120 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 120 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent vingtième Poilu: Charles Marius Arnaud.

Pas d’Arnaud inscrit sur le Monument aux Morts ni sur les plaques de l’église. Pourtant Mémoire des Hommes est formel et sa fiche matricule indiscutable…

…Charles Arnaud est né à Caderousse le 04 novembre 1896. Son père Jean François Arnaud est un enfant du village, né en 1842, qui a traversé le Rhône au pont de Roquemaure pour épouser sa mère, Louise Olympe Frédière au début de l’année 1896. Originaire de Saint-Laurent-les-Arbres où elle est née en 1859, Olympe y a perdu ses parents et est allée s’installer à Roquemaure après leur décès pour travailler dans un magasin vendant et fabriquant des chaussures.

Le couple s’installe à Caderousse après les noces célébrées à Roquemaure, rue Juterie. Jean François est cultivateur et Olympe va mettre au monde deux enfants, Charles en 1896 et une fille Marthe le 10 janvier 1899. Voici donc la famille au grand complet à Caderousse, recensée rue Juterie en 1901.

On y apprend que le père est cultivateur, chose contredite par l’acte de naissance de Marthe où il est écrit qu’il vend, lui-aussi, des chaussures. Il faut dire que nous ne sommes guère aidé par les registres numérisés puisque l’état-civil comme les listes nominatives ne sont pas encore à disposition des internautes dans le Gard et que la fiche matricule de Charles n’est également pas disponible ! Le conditionnel va donc être de mise à partir de là.

La famille semble avoir émigré à Roquemaure après 1901 et avant 1906 puisque les Arnaud n’apparaissent plus à Caderousse à cette date.

Cela nous laisse aussi dans l’expectative en ce qui concerne la fratrie des enfants du couple Jean François-Olympe. D’autres enfants sont-ils nés après Marthe ?

Né en 1896, Charles n’est pas en âge de partir au front en 1914. Ce ne sera qu’en 1915 que l’Armée fera appel à lui. Il monte d’ailleurs en grade puisqu’il est sergent au 119ème Régiment d’Infanterie de Courbevoie en 1917.

Le 119ème va connaître l’enfer de Verdun en 1916, Douaumont et Vaux à un moment où Charles ne l’a pas encore rejoint. Ce sera ensuite la Somme où il connaîtra son baptême du feu et le Chemin des Dames où un sort cruel l’y attend.

La grande boucherie qui entraîna des mouvements de rébellion dans les unités est à ce moment-là passée. Ce 07 juillet 1917, à Ailles, les hommes sont « conviés » par leur hiérarchie à reprendre un terrain qui a été perdu quelques jours auparavant.

Le matin, l’artillerie termine le travail de destruction commencé la veille.

Puis les fantassins s’élancent sur trois secteurs.

A gauche, c’est un gros échec puisque les Allemands se permettent même de contrattaquer.

Au centre, la préparation d’artillerie n’a pas touché les défenses allemandes et les mitrailleuses en particulier qui empêchent les assaillants d’atteindre leurs objectifs. Seulement à droite, l’avancée est significative.

Mais 110 hommes du 119ème sont mis hors-de-combat ce 07 juillet 1917 dont 24 tués et 8 disparus. Parmi eux, Charles Arnaud. Il était âgé de 20 ans et 8 mois.

Son décès a été enregistré à l’état-civil de Roquemaure, en 1921, ville où il résidait et oublié par Caderousse où il était né et avait vécu une dizaine d’années.

 

Charles Marius Arnaud, matricule 4 de la classe 1916, bureau de recrutement de Pont-Saint-Esprit, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule aux Archives du Gard à Nîmes. Le patronyme Arnaud est encore bien présent dans le Gard et le Vaucluse. Si quelqu’un reconnaît en Charles Marius un ascendant  indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes… fort incomplètes !

A suivre… Charles Félix Aubert.

Poster un commentaire

Classé dans CADEROUSSE, Recherche

Quand le Tour franchit un affluent du Rhône…. 9/10 des ponts sur la Durance.

Après les ponts sur le Rhône franchis par le Tour de France avant 1960 apparaissant sur des photos de revues sportives hebdomadaires, il nous a semblé intéressant de dire deux mots sur les ponts sur la Durance le plus long affluent du Fleuve-Roi de la rive gauche et de la Provence.

Le franchissement de la Durance apparaît en images après la seconde guerre mondiale, au moment où le Tour prit quelques largesses avec son parcours traditionnel qui longeait les frontières et les cotes de l’Hexagone.

C’est en 1948 que les magazines sportifs insistent sur les ponts sur la Durance. Il faut dire qu’avec les destructions de guerre, les nombreux ponts détruits posaient problème aux populations et montrer des ponts ayant retrouvé leur fonction première participait à l’amélioration du moral des citoyens. La presse communiste mettait son poids à l’oeuvre de reconstruction nationale. Ainsi ce 11 juillet 1948, lors de cette dixième étape Montpellier-Marseille, après avoir franchi le Rhône, le Tour fit un détour par Avignon qui lui fit traverser la Durance par deux fois, une première à Rognonas, on y reviendra, une seconde à Cavaillon sur un pont métallique provisoire.

Un pont provisoire certes mais tout de même éclairé ! Un pont étroit sur lequel les croisements devaient être difficiles. C’est le Belge Raymond Impanis qui l’emporta à Marseille, au terme d’une randonnée de 248 kilomètres (!) et c’était un débutant fort prometteur, un certain Louison Bobet qui assurait l’intérim en jaune avant de rendre ce maillot au maître Gino Bartali qui allait sauver l’Italie d’une révolution certaine en gagnant ce Tour 1948.

En 1949 comme en 1950, c’est à Cadenet que le Tour franchit la Durance, sous les yeux des photographes de Miroir-Sprint.

Le 15 juillet 1949 lors de la quatorzième étape Nîmes-Marseille remportée par Jean Goldschmidt.

Le 28 juillet 1950 lors de la quatorzième étape Nîmes-Toulon remportée par Custodio Dos Reis.

On a déjà évoqué dans cette série ces deux étapes.

Mais c’est réellement le franchissement de la Durance tout près de son confluent avec le Rhône près d’Avignon, au pont dit de Rognonas, qui va nous expliquer les destructions de la guerre.

Voici ce pont tel qu’il était présenté sur les cartes postales anciennes avant la Grande Guerre. Son tablier fut détruit par l’aviation alliée qui martyrisa Avignon pour des intérêts plus ou moins stratégiques avec les bombardements des ponts du Rhône et de la Durance, des Rotondes de la SNCF et du centre de la Gestapo de l’Hôtel Dominion, intra-muros. Des quartiers facilement reconnaissables de nos jours avec des constructions « modernes » des années 50 là où les bombes firent table rase en tuant des centaines de victimes innocentes.

Une partie du tablier de ce pont de Rognonas fut envoyé dans la Durance par les explosions. Il fut rapidement remonté et rafistolé comme on peut le constater sur cette vue du 11 juillet 1948.

Des barres métalliques enfoncées dans le lit de la Durance soutiennent tant bien que mal le tablier. On voit quelques câbles porteurs de la pile de gauche qui trainent encore dans l’eau. Mais à gauche, on constate que les travaux du nouveau pont ont commencé avec des piles neuves accolées aux anciennes.

Trois ans après, le 22 juillet 1951, le nouveau pont est terminé et élance fièrement ses piles vers le ciel.

Elles sont gigantesques comparées à celles de l’ancien pont suspendu dont on n’a pas encore enlevé les câbles supportant le tablier. Les piles seront par la suite déconstruites. Il ne reste de nos jours de cet ancien ouvrage que les culées sur les deux rives.

Ce 22 juillet 1951, en provenance de Montpellier, le Tour allait passer à Avignon sans s’y arrêter pour aller faire pour la première fois de son histoire la détour passant par le Mont-Ventoux avant de revenir à la préfecture du Vaucluse pour sacrer un Normand prometteur du nom de Louison Bobet.

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues

119 POILUS de CADEROUSSE, 119 DESTINS… André Louis EUSTACHE.

119 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 119 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent-dix-neuvième nom de la liste: André Louis EUSTACHE.

 

C’est le site Généanet qui nous a permis de nous mettre sur les traces d’André Louis Eustache. En effet, son décès a été transcrit à Caderousse le 1er septembre 1917.

André Louis Eustache est né en Ardèche à Saint-Montan, non loin de Viviers, de Bourg-Saint-Andéol et du Rhône le 03 mars 1887. D’autant plus près du Rhône que ses parents André Eustache né en 1846 et Marie Rosalie Reynier née à Montélimar en 1863 tiennent une ferme au quartier des Barraques, dans la plaine.

Au recensement de 1891 aux Barraques de Saint-Montan.

Sur ce document reproduit ci-dessus, les noms de la mère d’André et de sa grand-mère maternelle sont barrés ce qui n’est pas bon signe. En effet, elles n’apparaissent plus dans le recensement suivant de 1896.

Marie Rosalie Eustache, mère d’André Louis, est décédée à Saint-Montan le 13 octobre 1893. André père élèvera seul son fils qui deviendra naturellement paysan, un fils qui restera unique par la force des choses.

André Louis fait son service militaire du 06 octobre 1908 au 25 septembre 1910 au 35ème Régiment d’Infanterie. Ce sera son premier grand voyage puisque ce régiment est stationné à Belfort, près de la frontière allemande d’alors. Le second départ de la ferme des Barraques sera pour aller travailler à Orange chez Antoine, camionneur en 1913 puis à Caderousse pour louer ses bras dans l’île de la Piboulette, chez Louis Martin, fermier, à partir d’avril 1914.

C’est donc le tocsin de Caderousse qu’il entendra le 03 août 1914, village qu’il quittera pour le 55ème RI de de Pont-Saint-Esprit. La guerre donc et le secteur de Verdun où le régiment gardois va combattre un moment.

Le 14 octobre 1915, André Louis rejoint le 116ème Bataillon de Chasseurs Alpins. et est replongé dans l’enfer de Verdun. Un enfer que confirme cet extrait du Journal de Marche du Bataillon:

Les bombardements allemands, les tranchées gommées du côté de Douaumont, les hommes sans protection face aux déluges de feu mais aussi du ciel avec une pluie incessante, un froid glacial et des hommes qui tombent comme des mouches. Nous sommes le 25 octobre 1916.

Le lendemain, c’est un peu la répétition de la veille mais le déluge du feu fait moins de victimes.

Il y aura tout de même vingt-un morts ce jour-là, des blessés et des disparus. Parmi les premiers, André Louis Estache, le néo-Caderoussien ! Il apparaît dans la liste établie dans le Journal de marche du 116ème BCA.

Le 26 octobre 1916, André Louis Eustache était âgé de 29 ans et 10 mois.

 

La fiche matricule d’André Louis Eustache de Mémoire des Hommes.

André Louis Eustache, matricule 106 de la classe 1907, bureau de recrutement de Pont-Saint-Esprit, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Gard. Le patronyme Eustache est présent en Vaucluse, Drôme, Gard. Si quelqu’un reconnaît en André Louis un ascendant direct lointain, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre…. Charles Marius Arnaud.

Poster un commentaire

Classé dans CADEROUSSE, Recherche

ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 20 octobre 1918

(JOUR 1540 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Wilson, le président américain, à la une de cette revue. Il faut dire qu’il reçoit des messages venant des Empires centraux pour mettre fin à ce conflit. On le voit sur cette image de la double page centrale.

On sait maintenant que ce sont les Français qui ont retardé la date de l’armistice pour que la victoire soit plus importante.

Les Allemands qui se replient comme ici vers Reims, dans la région de Monts qui ont été repris.

Mont Cornillet, Mont Haut, Mont Blond.

La ligne Hindenburg est dépassée.

On voit ici tout le système des tranchées qui se voulaient imprenables.

Les Américains en Argonne…

…les Britanniques, la cavalerie montée britannique dans le Nord.

Les villes libérées sont dévastées…

…comme Saint-Quentin ci-dessus sur cette photo prise à 100 mètres de haut.
Dans ces villes dévastées, les réfugiés commencent à rentrer chez eux.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

JEUX: SOIRÉE JEUX JUBIL’ du 12 octobre: IMAGINARIUM et quelques jeux d’ambiance…

Retour à l’Ancienne Caserne des Pompiers. Soirée à l’étage dans la salle d’A2JE. Je n’incruste dans un petit groupe d’Avignonnais bien sympathiques et d’un jeune de Sénas.

Le gros jeu IMAGINARIUM pour commencer, de Bruno Cathala.

Jeu à cinq. Ambiance et matériel magnifiques. Idée un peu tarabiscotée mais une mécanique qui tourne. Dans ce monde, on produit du charbonium, on construit des machines, on détruit des machines, on achète des aides… Tout tourne. Le but du jeu c’est réaliser des objectifs. Sauf que j’oublie tout simplement de le faire. Il faut dire que les plaquettes « objectifs » sont petites et bien loin sur la table et qu’il est difficile de les lire.

Conclusion, je ne décolle pas ou presque pas.

Mais le jeu est agréable et mérite d’être revu.

Suite et fin de soirée avec du plus « léger ».

3 SECRETS… amené par Hugo de Sénas où il s’agit de résoudre de découvrir les 3 secrets en 15 minutes par le jeu des questions-réponses. Jeu coopératif s’il en est. Deux parties, deux réussites. Idéal pour fin de soirée.

JUST ONE, sorti le jour même suivant TRIC TRAC.

Un jeu d’ambiance coopératif où l’on doit faire découvrir un mot à un joueur en écrivant un indice (un mot) sur son présentoir. Sauf que les mots-indices  identiques sont annulés. Ce qui complique la chose ! But du jeu: arriver à valider le plus de cartes sur un deck de douze. Rigolo !

 

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Jeux

118 POILUS de CADEROUSSE, 118 DESTINS… et les plaques mémorielles de l’église Saint-Michel.

118 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 118 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Petite halte avant le dernier coup de collier des « Poilus oubliés » sur les plaques mémorielles et que Mémoire des Hommes a permis qu’ils soient ressortis du néant. Onze biographies concernant ces hommes ont déjà été écrites, il reste encore dix. Oui, pas moins de vingt-un Caderoussiers ont été « oubliés » sur le Monument aux Morts du cimetière édifié en 1937 mais aussi sur les plaques mémorielles de l’église installées bien plus tôt, quelques années après la fin de la Grande Guerre.

107 noms sur le Monument aux Morts, trois de plus à l’église, les 107 autres étant les mêmes.

Première plaque.

Seconde plaque.

Une constatation: les deux graveurs, autant celui qui officia pour l’église que celui qui travailla pour la commune étaient autant fâchés avec l’ordre alphabétique l’un que l’autre. Mais nous allons surtout nous questionner sur les trois Poilus qui figurent sur les plaques de l’église et non sur  le Monument.

François Gabriel BOURRET

(matricule 256-classe 1893 bureau de recrutement d’Avignon)

Soldat non-Mort pour la France, absent sur le site Mémoire des Hommes.
Né à Caderousse le 18 mars 1878. Fils de François Isidore Bourret et d’Augustine Rosine Pauline Valon. C’est le cousin germain du MPLF Alphonse Auguste Ruat, leurs mères étant soeurs.

Il ne fait qu’un an de service militaire en 1899-1900 au 58ème RI d’Avignon, sa mère étant veuve. Son père est en effet décédé en 1889 alors qu’il n’avait qu’onze ans.

Lui même cultivateur, il se marie le 23 novembre 1904 avec Ursula Marguerite Virginie Chaume. Il ne semble pas que le couple ait eu des enfants à moins qu’il ne se soit éloigné un temps de Caderousse.

Gabriel Bourret va être mobilisé du 03 août 1914 au 27 janvier 1919. Quatre ans et demi de guerre ! Il sera blessé à Verdun le 13 juillet 1916 par un éclat d’obus dans le mollet droit mais retournera au front après sa convalescence.

Une fois libéré, il rentre chez lui, à Caderousse et décède à son domicile le 17 mai 1920 des suites d’une maladie. Contractée au service ? La fiche matricule ne le dit pas et on peut penser que l’armée ne l’a pas reconnue. Mais pour les siens, il devait y avoir peut-être une corrélation puisqu’il fut inscrit sur la plaque de l’église.

Hilaire Jules Louis BREMOND

(matricule 834-classe 1915 bureau de recrutement d’Avignon)

Soldat non-Mort pour la France, absent sur le site Mémoire des Hommes.

Hilaire Brémond est né à Caderousse le 14 janvier 1895. C’est donc un jeune soldat qui sera appelé en décembre 1914 pour la guerre.

Ses parents sont Caderoussiens tous les deux, Paul Gabriel né en 1868 et Césarien Rose Aubert quelques mois après lui. Hilaire n’est pas proche parent d’Isidore Brémond, son homonyme MPLF.

Incorporé le 17 décembre 1914, il rejoint Nice et le 163ème RI. Il est blessé au médium le 04 juin 1915 à Thirey. Neuf mois plus tard, il est dans un premier temps porté disparu le 28 mars 1916 à Malancourt dans la Meuse. Ainsi il subit le même sort que le MPLF Antoine Ripert, six jours plus tôt, au même endroit. Sauf qu’Hilaire, lui, réapparaîtra et sera retrouvé… au camp de Reslazant, en Allemagne, prisonnier de guerre.

Quelques invraisemblances apparaissent ensuite dans sa fiche matricule. On y parle d’une évasion du camp de Limberg mais dans le même temps d’un rapatriement à Marseille, le 23 juillet 1916. Cette seconde affirmation semble la plus plausible puisqu’il a tout de même perdu son avant-bras droit le jour où il a été fait prisonnier en mars 1916. La libération de grands blessés dans le cadre d’échange de prisonniers était une pratique courante à l’initiative de la Croix-Rouge suisse. Une fois remis, Hilaire Brémond est rayé des cadres le 03 mai 1917 et reçoit une rente de 750 francs.

Il demeure à Marseille et décède dans cette ville le 01er mars 1921. On n’en saura pas plus mais il semble logique qu’il n’ait pas été inscrit sur le monument du cimetière, tout en reconnaissant le drame personnel et familial qu’il a vécu.

Abel Etienne Léon RADELET (ou RADELLET)

(matricule 460-classe 1889 bureau de recrutement d’Avignon)

Abel Radellet est né à Caderousse le 05 août 1869. Il est le fils de François Léon Radellet et de Marie Rose Séraphine Roche. C’est le grand frère de Léonie Radellet épouse d’Adrien Guérin, mes arrière-grands-parents, Adrien Mort pour la France le 21 octobre 1915 à La Pompelle, dont on a déjà parlé plusieurs fois dans ce blog. Abel est donc mon arrière-grand-oncle.

Abel ayant perdu son père quelques jours avant le conseil de révision de ses vingt ans, sera dispensé d’armée dans un premier temps puis ne fera que dix mois sous les drapeaux du 11 novembre 1890 au 23 septembre 1891 au 161ème Régiment d’Infanterie de Saint-Mihiel. A la sortie de ce court épisode militaire, il se marie avec Rosa Clémentine Léonie Deyrenc, le 23 février 1895.

Deux filles naissent de cette union, Marguerite Séraphine Léonie en 1897 et Marie Rose Adrienne en 1905, les fameuses cousines à qui mon grand-oncle Séraphin envoyait des cartes pendant la guerre en leur demandant de les lui garder… ce qui m’a permis de les récupérer, presque un siècle plus tard.

Malgré son grand âge (pour un soldat), Abel est rappelé lors de la mobilisation générale d’août 1914. Il rejoint le 118ème RI d’Avignon mais est rapidement renvoyé dans ses foyers le 05 septembre 1914. Il décède chez lui moins de trois mois plus tard, le 27 décembre 1914. Rien de permet de penser que ce décès est la conséquence de son second passage à l’armée.

En conclusion de ces trois courtes biographies, on considérera que ces trois Poilus ne peuvent être ajoutés à la liste des MPLF de Caderousse.

Poster un commentaire

Classé dans CADEROUSSE, Recherche

La CHARTREUSE de VALBONNE- Un havre de paix à deux pas de la vallée du Rhône pour les marcheurs d’Ancône Culture et Patrimoine.

S’il est un coin où les Israélites et autres proscrits recherchés par les Allemands pendant la Seconde Guerre étaient à l’abri, c’est bien derrière les murs de la Chartreuse de Valbonne. Pas seulement à cause de la densité de la forêt entourant l’ancien monastère, mais surtout parce que les occupants ne s’approchaient pas de ce lieu. Quelque malédiction ? Une superstition ? Non ! La présence d’une léproserie installée là en 1929 par le Pasteur Philadelphie Delord ! Pour la garnison de Pont-Saint-Esprit, la peur de la contagion était plus forte que la recherche des ennemis du Reich millénaire !

Car le monastère construit là par les Chartreux au XIIIème siècle (vers 1200) connut bien des vicissitudes. Les moines avaient défriché et asséché ce vallon humide pour le rendre cultivable et lui donner son nom… la Vallée Bonne.

Les Guerres de Religion, la Révolution, les lois laïques de la IIIème République lui firent changer de fonction régulièrement. Ce fut une verrerie vers 1802 avant de devenir léproserie dans laquelle furent soignés quatre cents malades pendant trois quarts de siècle. Le dernier lépreux quitta les lieux pour l’hôpital de Pont-Saint-Esprit en 2003. Pas de risques donc pour les marcheurs anconais.

Aujourd’hui, on peut visiter les lieux, s’y restaurer et y être hébergé. Une cave produit le vin du vignoble local. Ces activités permettent la réinsertion d’adultes souffrant d’handicaps psychologiques stabilisés. Un ESAT après la léproserie, un CAT en quelque sorte.

Bonne balade dans la forêt de la Vallée Bonne.

Poster un commentaire

Classé dans Jeux

JEUX: SOIRÉE des LUDIVORES du 10 octobre: ISLE OF SKYPE et BANG ! BANG ! BANG !

Des cataractes d’eau tombant du ciel pour cette soirée et une petite chambrée de Ludivores. Après la chaleur du mois dernier, la pluie aurait donc retenu nombre d’anciens adhérents de l’association. A moins que la concurrence locale de soirées privées ne soit en train de mettre dans les cordes les Ludivores. On verra dans les prochains mois si cette tendance s’inverse.

Cataractes du ciel, cataractes de mon nez… trois paquets en quatre heures ! Heureusement que ce ne sont  pas des cigarettes !

ISLE OF SKYPE pour commencer la soirée. Un jeu déjà vu il y a quelque temps. C’est un CARCASSONNE amélioré ? Pour le décompte final, c’est sûr que c’est nettement plus difficile. Pour le reste, est-ce mieux ? C’est plus délicat également mais est-ce nécessaire pour un « petit » jeu comme celui-ci.

Et puis monter chacun dans son coin son petit monde, est-ce bien utile ? Un seul monde avec l’adversaire finissant une région que tu préparais amoureusement depuis longtemps… oui, mais alors, c’est vrai, ce serait… CARCASSONNE !

Florentin longtemps derrière nous explose au décompte final. Daniel longtemps devant fait l’inverse… et moi, je reste au milieu.

Suite et fin de soirée avec des parties de BANG ! endiablées…. comme à chaque fois. Trois d’affilées.  Alors que Daniel est allé se coucher, Ewoud le remplace mais n’est guère plus réveillé.

Florentin le renégat devra attendre la troisième partie pour enfin venir à bout du shérif. Lui qui avait amené le jeu ! Grâce au fait d’avoir lu la règle qui veut que la « bière » ne rend pas un point de vie en cas de combat singulier.

Soirée sympa !

 

Poster un commentaire

Classé dans Jeux

ll y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 octobre 1918

(JOUR 1535 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de J’ai vu, un montage du Kaiser montré les bras en l’air comme s’il se rendait. Tout le monde espère la fin de cette guerre. 1535 jours de guerre aujourd’hui !

D’ailleurs, on sent presque les prémisses des préoccupations du monde de demain, de celui de l’après-guerre, les transports et les déplacements des population.

J’ai vu imagine les transports aériens de demain…

…et les transports par le rail. L’Atlantique et le Transsibérien ! Pas loin de la réalité tout cela !

La une intérieure de J’ai vu montre des scaphandriers descendant réparer des fuites à un cuirassé endommagé.

Photo sous-marine ? dessin ? montage ? Bizarre cette vue !

Les cuirassiers français traversent ici la Suippe.

Les hommes sur des radeaux, des bacs (à traille ?) et les chevaux à la nage !

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues