MONUMENT AUX MORTS d’ANCONE (Drôme): BERNARD GOUJON mort pour la France en ALGÉRIE en 1961.

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Second volet du petit hommage aux Morts pour la France dont les noms sont inscrits sur le Monument aux Morts d’Ancone avec, en ce 19 mars, jour anniversaire de la fin des hostilités en Algérie, une évocation de la vie de Bernard Goujon, MPLF  le 13 août 1961 en opération.

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L’inscription sur le monument d’Ancone…

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et celle sur le caveau familial.

C’est la petite soeur de Bernard Goujon, Françoise Keledjian, qui nous a permis d’écrire ces quelques lignes.

Bernard était le fils aîné d’Albert Goujon, maire de la commune de 1953 à 1975, en fonction quand survint le drame. Aîné d’une fratrie de 3 enfants, il était venu au monde le 9 novembre 1940 à Beyrouth au Liban. Pourquoi si loin d’Ancone, la commune de sa mère Violette Chapuis ?

photo bernard goujon fratrie

La fratrie vers la fin des années 50, Bernard à droite, en septembre 1960 à Istres.

Son père était entré au service météorologique des Armées en 1932, recalé  pour un problème de vue par l’Education Nationale qu’il rêvait d’intégrer comme instituteur.  Il avait postulé à cette date pour la Syrie (Alep) puis le Liban où son épouse était venue le rejoindre après leur mariage en 1936. C’est donc au Moyen-Orient que Bernard était né, région que la famille avait dû quitter en 1941 sur l’injonction des Britanniques. La mère et les enfants (Bernard et Jean-Pierre, le cadet) étaient alors revenus à Ancone,  le père ayant été muté à Paris, ce qui lui sauva  la vie puisqu’une rafle allemande à la station météo d’Ancone envoya en déportation les 5 fonctionnaires en 1944 dont aucun ne survécut, on le lira dans un autre article, le 25 avril.

Il avait fait ensuite sa scolarité dans l’enseignement libre, à l’école privée Saint-Maurice d’Allex en primaire puis chez les Maristes à Bourg-de-Péage puis à Aubenas. Il avait quitté l’école en juin 1960 au moment du baccalauréat pour s’engager dans l’Armée.

En 1960, entrer dans l’Armée, c’était l’Algérie et les opérations de maintien de l’ordre, comme on le disait pudiquement, pour désigner une guerre civile et une guerre d’Indépendance. Après ses classes, il entra donc à l’école militaire de Cherchell d’où il sortit aspirant.

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Bernard et ses copains de promotion à Cherchell. C’est le 3ème à partir de la gauche.

Il faisait partie du Peloton 102- Promotion « Capitaine Claude Barrès » en formation à Cherchell de novembre 1960 à avril 1961. Cette promotion de 863 élèves avec 487 aspirants (dont Bernard), portait le nom d’un petit-fils de l’écrivain Maurice Barrès, militaire de carrière tué en Algérie en 1959. De cette Peloton, 5 hommes perdirent la vie en Algérie. On peut voir une photo (n°196/293) de Bernard Goujon au port de Cherchell, sur le site dédié à l’école:

http://www.emicherchell.com/documentation/album.html 

Il rejoignit donc le 63ème Régiment d’Infanterie de Marine, les marsouins où il commanda la 4ème compagnie.

photo bernard goujon en militaire

C’est en opération quelques mois plus tard qu’il va être tué le 13 août 1961. La compagnie était en opération à Dem el Bégrat dans cette région de collines, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bône. En s’enfonçant dans un sentier à la tête de sa section, il sauta sur une mine et fut tué sur le coup par le souffle de l’explosion. Le service sanitaire ne put rien pour lui et son corps fut ramené par hélicoptère sur Bône. Les hommes qui le suivaient directement furent commotionnés lors de l’explosion.

D’ordinaire, c’est le maire du village qui recevait le funeste télégramme et devait annoncer la triste nouvelle à la famille. Dans ce cas, ce fut le premier adjoint M. Gonthard qui le reçut et la famille apprit l’indicible le 13 août sur le coup des 22 heures. Des instants terribles dont se souvient avec effroi Françoise !

Inhumé une première fois en Algérie, cérémonie à laquelle sa famille ne put assister, sa dépouille ne sera rapatriée qu’un mois plus tard à Ancone pour des obsèques au petit cimetière du village, le 12 septembre 1961.

Bernard Goujon était alors fiancé à Danielle D… qui plus tard connut un autre drame avec l’Algérie.

photo bernard goujon fiancée

Il est donc un des 27 000 jeunes hommes qui perdirent la vie dans cette guerre sans nom, cet immense gâchis que fut la décolonisation de l’Algérie. Pour sa famille, le 13 août devint un jour noir au milieu de l’été et elle ne fit jamais vraiment le deuil de ce jeune homme fauché à 20 ans.

photo bernard goujon lettreL’éloge funèbre prononcée par le capitaine Ravard, commandant du 63ème R.I.MA. lors de la cérémonie algérienne.

Le lien pour consulter la fiche de Bernard Goujon sur le site Mémoire des Hommes.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m00523ad5f37d6c5

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Une rue d’Ancone porte le nom de Bernard Goujon.

…à suivre demain, la disparition de Bernard Goujon relatée dans la presse.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 18 mars 1915

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(JOUR 227 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une photo en couverture d’une tranchée plus que vraie, à 50 mètres des ennemis nous dit-on, le fusils Lebel posés sur le parapet avec les boucliers de protection. Une photo intéressante.

Des vues de blessés de guerre encore et toujours…

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d’aviation…

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et d’artilleurs alpins dans les Vosges très certainement. Les canons étaient portés par des mulets et devaient être opérationnels en 2 minutes à partir du déchargement du canon. Une prouesse technique et militaire.

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A l’arrière du front, les Poilus au repos viennent discuter avec le chauffeur d’un général.

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Scènes de la vie quotidienne dans les dunes et les tranchées du Nord.

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Cette vue montre le monument de la République, place Carnot à Lyon, à 2 pas de Perrache.

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Pourquoi donc ? La Municipalité vient d’y faire installer cette ancienne borne frontière d’Alsace….

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pour montrer à la population les avancées des armées dans ce secteur si emblématique du front.

Une vue des obsèques du peintre Théophile Poilpot auteur de grands panoramas de batailles…

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cérémonie très officielle puisque s’étant déroulée dans le cour d’honneur des Invalides… un bon mois plus tôt toutefois !

Encore une photographie des destructions de Clermont-en-Argonne, village durement touché.

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Souvenons-nous de l’église détruite dans des numéros précédents.

Enfin, en dernière page, une carte détaillée des détroits des Dardanelles et du Bosphore que les armées et flottes françaises et britanniques vont essayer d’investir pour desserrer l’emprise de la Turquie dur la Russie.

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En particulier ce long et étroit détroit des Dardanelles que les Turcs mineront.

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Ces combats qui viennent de débuter dans ce secteur seront très couteux en vies humaines pour les 2 camps et les Turcs considéreront qu’il s’agira là d’une grande victoire de leur part, dans la mythologie de la Grande Turquie que racontera plus tard Mustapha Kemal.

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Une LETTRE d’un ÉTUDIANT PARISIEN relatant l’EMEUTE du 6 FÉVRIER 1934…

… le jour où la République vacilla !

Il écrit de SAMSUNG CAMERA PICTURES soit le lendemain des événements. Il ne s’agit pas réellement d’une lettre mais plutôt d’une copie d’une lettre envoyée à un ami faisant du ski à la montagne et dont il dit plaindre son attitude loin de ce qui fait l’actualité en février 1934.

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Ce qui lui permet ce jeu de mot qu’il juge déplorable: je ne désire nullement goûter aux joies du ski: les joies du Stavisky me suffisent. En référence à cette affaire Stavisky, ce scandale politico-financier-crapuleux dont l’Extrême Droite et les Ligues d’Anciens Combattants s’emparèrent pour essayer de mettre à bas la Gueuse.

Voici les moments de la manifestation qu’il décrit en détail, se sentant proche de ce mouvement. Après tout, l’A.R.A.C. dont on parlera dans quelques jours, proche du P.C.F. appela à manifester également le 6 février aux côtés de l’U.N.C. très marquée à droite. La solidarité des tranchées…

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Devant cet acte révoltant les organisations se soulevèrent. Une grande manifestation fut prévue pour le mardi, jour où le ministère se présentait devant la Chambre, manifestation organisée par les Anciens Combattants, les Jeunesses patriotiques, les contribuables, l’Action Française; les élus municipaux firent appel à la population. Le départ du Préfet fut l’objet d’une manifestation spontanée de tout le personnel de la Préfecture et des Parisiens. 

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Le mardi à 6 heures (lire 18 heures) je suis allé sur les boulevards: place de l’Opéra, la foule stationnait, attendant. Tous les carrefours étaient noirs de monde. Boulevard Sébastopol, la manifestation avait commencé: les bancs, les arbres, les baraques, les grilles des arbres étaient traînés au milieu de la rue, formant des barricades. Au Châtelet, les gardes à cheval nous chargèrent sans parvenir à disperser la foule qui hurlait en choeur.

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A 10h30 (22H30), je suis ressorti, allant vers la Madeleine. La foule formait des groupes et j’appris, sans vouloir y croire que les Gardes Mobiles avaient tiré sur elle. Boulevard Malherbes, il y avait trois bûchers qui flambaient. On emmenait des blessés vers les voitures particulières (nous sommes en pleine grève des taxis depuis 8 jours). La foule les acclamait et hurlait « Assassins » à l’adresse des Gardes Mobiles massés silencieusement devant la Madeleine. A ce moment, les Anciens Combattants arrivaient par la rue Royale venant de la Concorde.

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Trois drapeaux étaient en tête, l’un des porte-drapeau avait un pansement sanglant sur la tête. Nous marchâmes vers l’Opéra (une foule de 50 000 personnes envahit le Matin) en chantant la Marseillaise et le Ça Ira, aux cris de « Démission », Daladier assassin », « Daladier au poteau ». Un barrage d’agents qui barrait les boulevards, place de l’Opéra, s’ouvrit spontanément cependant que nous criions « Vive Chiappe » et « La Police avec nous ». Si elle n’était pas avec nous, en tout cas, elle n’a pas été contre nous et son attitude pendant l’émeute a fortifié sa popularité. Nous allâmes ainsi jusqu’à la République, puis nous fîmes demi-tour vers la Chambre.

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Tous les barrages d’agents s’ouvrirent et nous regardèrent passer sans intervenir. Mais la Garde Républicaine (à cheval) était en place à la Concorde et chargea aussitôt; les manifestants se désunirent mais avancèrent, repoussant les gardes . Contre les charges suivantes, les gens se réfugiaient dans les bassin de la place (ils étaient à sec). La charge se faisait d’un côté; les manifestants cavalaient de l’autre et lançaient sur les gardes des pierres et des morceaux de bitume. Le service d’ordre fut repoussé jusqu’au pont. C’est à ce moment que l’on entendit des coups de feu, les chevaux s’étant brusquement écartés.

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J’étais alors sur le pont, sur le côté droit, le long du mur qui qui borde la Seine que les manifestants enjambaient pour se mettre à l’abrides charges quand elles arrivaient. Il n’y avait pas eu de sommations (il paraît qu’il en avait été faites lors du premier assaut mené par les Croix de Feu, drapeau en tête, vers 8h30-22h30) et il était alors 11h30 (23h30). Personne ne comprit ce qui se passait. On disait « Ils tirent à blanc » néanmoins tout le monde refluait, courbé, presque à quatre pattes, …

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le long du mur. C’est à ce moment qu’on vit tomber une femme, une balle dans la cuisse. Plus loin, il y avait d’autres formes  à terre. Les gens serraient les poings de rageet d’indignation, s’ils avaient été armés, le service d’ordre eut été instantanément balayé, les gardes mobiles jetés à la Seine. Impuissants, les manifestants restaient sur la place. Deux carcasses d’autobus achevaient de flamber. Devant les Tuileries se tenait l’Infanterie Coloniale(et Frot avait démenti qu’un appel ait été fait aux troupes). Il était minuit dix, je quittais la place. Chiappe n’avait pas une goutte de sang sur les mains, pour ses débuts, Frot et Bonnefoy-Sibour en avaient les mains couvertes.

La narration s’arrête là. Les Ligues fascistes n’étaient pas parvenues à prendre le Palais Bourbon et faire tomber la République. Ce que n’a pas vu l’auteur du texte, ce sont les cannes des Anciens Combattants munies de rasoir à leur extrémité pour couper les jarrets des chevaux et faire chuter les gardes républicains. Le bilan de l’émeute fut de 14 à 16 morts chez les manifestants et 657 blessés. Dans les rangs des forces de l’ordre, on releva 1 mort et 1 664 blessés (policiers, sapeurs pompiers, gardes mobiles, Gardes Républicains, gendarmes).

Les conséquences du 6 février 1934: la mise en place d’un gouvernement d’Unité Nationale proposé par Daladier. Puis, face à la menace fasciste, le début de l’union des forces de gauche qui aboutit à l’élection d’un gouvernement de Front Populaire 2 ans plus tard.
Quant à l’auteur de ces lignes, ces errances de jeunesse prient certainement fin avec cette élection puisqu’on le retrouvera responsable d’un cellule du Parti Communiste et plus tard, en août 1944, un des responsables de l’Insurrection  Nationale pour libérer Paris du joug nazi. Ce sont les tracts et journaux clandestins qu’il a soigneusement gardés datant des années 1942 et 1944 qui seront bientôt présentés.

A noter Frot est le ministre de l’Intérieur le jour de l’émeute; Chiappe le Préfet de Paris démissionné et Bonnefoy-Sibour le nouveau Préfet.

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Au FESTIVAL des JEUX de MONTPELLIER, les POILUS ont perdu !

Festival des Jeux à Montpellier dans des salles de l’ancienne mairie, proche du Polygone. Dimanche matin, une partie des POILUS, jeu coopératif dont on a déjà parlé.

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C’est mieux quand quelqu’un connaît les règles !

Finalement, la carte Aide de jeu est assez claire et résume bien les actions.

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Tout en bas, les conditions de victoire (la colombe de la Paix) ou de défaite (le monument aux Morts).

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Dans la phase de préparation de la partie, on place 25 cartes « Menace » sur la colombe, cartes dont un certain nombre sera distribué à chaque tour aux joueurs pour les missions. Le reste du deck est posé sur le monument. Ces cartes passeront de cette pile à l’autre à chaque tour, en fonction du nombre de cartes gardées par chaque joueur à la fin de la mission, avec un minimum de 3 cartes, à la phase 4.

Première phase: Préparation.

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Le joueur actif, celui qui a ce pion

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distribue 1, 2 ou 3 cartes à chaque joueur (le même nombre à chacun), cartes qui vont servir à réussir la mission. Il donne aussi un pion discours au joueur à sa droite.

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Phase 2: Mission.

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Réussir une mission, c’est essayer de se débarrasser de ses cartes « Menace » le plus possible mais…

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sans qu’à aucun moment, 3 objets (masque, balle ou sifflet) ou conditions (jour, nuit, neige, pluie) semblables ne soient posés. Si c’est le cas, la mission échoue… mais la partie n’est pas finie pour autant. On peut aussi prendre devant soi, une ou plusieurs cartes « Coup dur »…

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sachant que si un joueur possède 4 symboles rouges à un moment de  la partie, celle-ci est perdue immédiatement pour les Poilus.

Quand un joueur cesse de poser des cartes, il pose un pion soutien (chacun en reçoit 3 en début de partie) sur son personnage, pion qui sera donné à un autre  joueur à la phase 3.

Il peut aussi utiliser son porte-bonheur personnel dessiné sur sa carte personnage, porte-bonheur à usage unique sauf récupération de ce pouvoir.

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Ainsi, en jouant se pouvoir est éliminée une carte de la mission portant le symbole sifflet ou masque ou  pluie ou neige ou balle ou nuit suivant le joueur qui déclenche l’action. La carte est alors retournée.

Enfin, un joueur possédant une pion discours peut en prononcer un, ce qui éliminera toutes les cartes dans la main des joueurs (sauf la sienne) possédant le symbole qu’il a décidé.

Quand tout le monde a posé son soutien…

Phase 3: Soutien.

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Les pions soutien sont donnés au joueur désigné qui les récupèrent. Celui qui en reçoit le plus, peut éliminer 2 cartes « Coup dur » ou remettre son porte-bonheur actif.

Phase 4: Baisse du moral.

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On compte combien de carte « Menace » ont été gardées en tout par les joueurs et on transfère autant de cartes de la pile au-dessus du monument à celle au-dessus de la colombe, avec un minimum de 3 cartes…

Puis le premier joueur passe à droite de celui qui l’avait et une autre mission démarre.

Suivant les commentaires des personnes autour de la table, il est très difficile de battre le jeu.

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JEUX: SOIRÉE JEUX JUBIL’: les COLTS sont de sortie…

Avec Sylvain pour une soirée avignonnaise dans la salle du haut de l’Ancienne Caserne des Pompiers.

Double partie de COLT EXPRESS à 6 qui se révèle finalement un jeu intéressant…

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surtout quand on applique les bonnes règles… à savoir principalement que, quand on se retrouve à l’étage du wagon,  le tir va toucher  un adversaire même éloigné puisqu’il n’y a pas d’obstacle. A chaque tour également, on reprend tout son deck de cartes en main, on le bat et on tire les 6 premières.

Moins de succès que mercredi aux Ludivores malgré le fait d’avoir été le meilleur tireur dans les 2 parties.

Fin de soirée avec un jeu à 2 connu de Sylvain dans une édition précédente: SUN TZU.

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Le jeu se déroule dans la Chine antique, bien avant l’ère chrétienne. Des luttes pour tenir des territoires.

Un plateau simple avec 5 provinces qui chacune rapportent des points aux décomptes intermédiaires programmés au 3ème, 6ème et 9ème tours.

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Après une phase de programmation d’une carte pour chaque province, les duels carte contre carte sont dévoilés à mesure et les pions placés, déplacés, retirés sur le plateau.

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Intéressant et très calculatoire avec des cartes que l’on garde toute la partie et d’autres qui disparaissent à mesure qu’elles ont servi. 2 manches, toutes les 2 pour Sylvain, la seconde très rapidement !

Une bonne soirée.

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Un PRISONNIER ALLEMAND écrit à la FAMILLE de NORMANDIE chez qui il travailla.

Il n’est pas rare, au moment de la Libération de la France que des militaires allemands faits prisonniers ne soient pas enfermés dans des camps mais placés dans des fermes pour y travailler jusqu’à la fin du conflit et que leur cas soit réglé.

Dans cette lettre partie de Villigren in Schwarzwald aujourd’hui appelé Villigren-Schwenningen,

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un jeune allemand annonce à son ancienne famille d’accueil qu’il est bien rentré, que les siens sont contents de la revoir et qu’il a gardé un bon souvenir de son séjour « forcé ».

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La lettre est datée de décembre 1947, ce qui signifie qu’Ewald resta tout de même 3 ans 1/2 prisonnier en Pays de Caux, à Saint-Jouin-sur-mer (appelé maintenant Saint-Jouin-Bruneval), petit village de Haute-Normadie, au-dessus du Havre, qui accueille maintenant sur son territoire le terminal pétrolier d’Antifer.

Il essaie d’écrire en français pour la famille et ajoute quelques mots en allemand pour un René qui doit comprendre la langue de Goethe… peut-être un fils de la famille qui aurait pu passer 4-5 ans en Allemagne comme prisonnier lui aussi de l’autre côté ?

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Il enverra par la même occasion sa photo en écrivant au dos « Villingen, le 28.12.48 Oubliere pas votre Pierre !« 

Comme quoi des amitiés peuvent naître des vicissitudes des guerres !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 14 mars 1915

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(JOUR 223 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des gradés compatissant à la une de ce numéro. Ce ne sera qu’un demi-siècle plus tard que le culte des hommes providentiels (très contestable) passera sur celui des vrais victimes de cette guerre: les Poilus.

Dans ce qui reste de Belgique libre, une inondation de l’Yser a été réalisée et les tranchées ennemis sont séparées par des étangs artificiels ce qui empêchera les combats jusqu’en 1918. Les belligérants séparées par de l’eau:

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De monstrueux obus de mortiers autrichiens de 305

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des armes qui font de gros dégâts mais très peu maniables, loin du fameux canon de 75 français.

Une série de vues des conditions de vie des Poilus avec l’eau qui s’ajoute au froid.

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des arbres abattus pour rendre praticable des bourbiers.

Un paisible paysage dessiné avant et après des combats

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Peut-être en deça de la réalité pour le paysage après le passage de la guerre.

Double page centrale avec un échange de blessés entre les belligérants via la Hollande neutre.

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Une plan des lieux dessiné et des vues des détroits du Bosphore et des Dardanelles rattrapés par la guerre avec les flottes alliées.

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Des vues des troupes allemandes sur le front russe

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Pour terminer, encore une affaire d’espionnage avec cet intrus supposé arrêté et interrogé.

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Une CARTE de MEMBRE de l’A.R.A.C. en 1946

A.R.A.C.= Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes des Deux Guerres.

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En 1946, un ancien membre dirigeant de la Résistance Communiste Parisienne, militant du Parti Communiste Français, adhère à cette association d’anciens combattants, résolument à gauche depuis sa création en 1917.
Comme on le lit sur la dernière page de cette carte…

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c’est Henri Barbusse, auteur du roman Le Feu, prix Goncourt 1916 (oeuvre contestée par les gens bien pensants de l’arrière mais acclamée par les hommes sur le front qui lisent enfin un texte qui parle vraiment d’eux et de ce qu’ils vivent dans les tranchées) qui créa  cette association avec Paul Vaillant-Couturier.

Ce dernier, devenu par la suite membre du P.C.F., diffusa pendant la guerre la chanson (pacifiste) de Craonne. Journaliste au Canard Enchaîné, militant, élu communiste, ses obsèques au Père-Lachaise, près du Mur des Fédérés, attirèrent des centaines de milliers de Parisiens et banlieusards.

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Les tombes mitoyennes de Paul Vaillant-Couturier et Henri Barbusse au Père-Lachaise, photos prises en avril 2014. Les 2 hommes étaient décédés à quelques mois de distance en 1937 et 1935.

Voici donc la carte de membre de la Résistance Communiste

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avec les timbres pour l’année 1946.

L’A.R.A.C. existe toujours de nos jours et continue ses oeuvres auprès des famille des morts de la Seconde Guerre, des guerres de Décolonisation et des Opérations Françaises au Moyen-Orient et en Afrique et bien sûr auprès des anciens combattants vivants.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 13 mars 1915

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(JOUR 222 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un numéro à la couverture en piteux état et à l’intérieur douteux en ce qui concerne la chronologie: il s’agit d’une rétrospective de la guerre depuis juillet 1914. On se contentera donc de la couverture, cette feuille ci-dessus avec au recto, un blessé marocain bien soigné… ce dont il ne pouvait imaginer dit-on avant de quitter son pays. Ce ne fut pas le cas de partout au moment des tris des blessés derrière les premières lignes.

Le verso montre une invention allemande pour espionner les lignes françaises.

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Ce « canon » d’un genre particulier envoie une bombe à parachute sur laquelle est fixé un appareil photo qui prend des clichés lors de la descente… La bombe est lancée verticalement et revient à son point de départ mais peut prendre des photos comme celle présentée en bas.

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Les premiers drones !

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JEU: LES POILUS, le jeu coopératif illustré par TIGNOUS

Ce jeu est aussi revenu de Cannes suite à ma commande. Comme l’avait expliqué Tric Trac après les attentats du début du mois de janvier, Tignous avait rendu ses illustrations le 30 décembre, 8 jours avant l’attaque de Charlie Hebdo.

Voilà donc quelques images de ce jeu.

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La présentation du contexte.

2 août 1914- Sur la grand-place du village, le groupe d’amis inséparables contemple incrédule, l’ordre de Mobilisation Générale placardé à la mairie. Depuis plusieurs semaines, la lecture de la presse était devenue très inquiétante mais la brutalité de l’annonce surprend tout le monde. Sans avoir la moindre idée de l’enfer dans lequel ils vont être plongés, ils se font la promesse de rester solidaires pour revenir tous ensemble quoi qu’il advienne. Malheureusement la réalité qu’ils vont affronter sera bien au-delà de leurs pires craintes.

Fabien Riffaud et Juan Rodriguez ont créé là non pas un wargame mais un jeu coopératif pour essayer de survivre collectivement à l’épreuve de la guerre, en s’épaulant comme le faisaient les hommes dans les tranchées. Voici les 2 aboutissements de la partie:

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La Mort ou la Paix.

Les héros de cette histoire, des Poilus

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parmi lesquels, on retrouve Lazare Ponticeli (avec 2 L dans la vraie vie), le super-centenaire, reconnu officiellement comme étant le dernier vétéran de la Première Guerre Mondiale, décédé en 2008 et d’autres personnes prises dans l’ascendance des auteurs.

Les menaces pour les Poilus, on en trouve de tout ordre… et en quantité puisque le jeu compte 58 cartes négatives pour seulement une seule positive.

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Celle-ci !

Les dangers de la guerre:

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l’attaque au sifflet, les gaz, la balle.

Quelquefois ces dangers sont associés…

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avec l’hostilité des conditions naturelles:

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la pluie, la neige, la nuit.

Pour finir, leur attitude qui influe sur leur moral.

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Face à cela, pour survivre et vaincre le jeu, on dispose de 9 cartes soutien et de ces messages d’encouragement.

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Des missions difficiles à réaliser pour une saine ambiance d’entraide. A tester très bientôt !

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Le pion du Chef de Mission.

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Une affichette du jeu.

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