La prestigieuse correspondance du citoyen Alexandre Dumont- 1/15 lettre du 24 février 1848

Quelques vieux papiers attendant le chaland, au sol, sur un vide-grenier glauque, un samedi non loin d’Avignon… des entêtes accrocheuses et, un petit marchandage plus tard, à la lecture des documents, un petit trésor historique que l’on va pouvoir conter.
Cette correspondance appartient à un certain Alexandre Dumon ou Dumont, originaire du Sud-Ouest, du département du Tarn-et-Garonne, ayant des liens avec la commune de Montaigu-du-Quercy, semble-t-il. Il s’agit de lettres qu’il a reçu de correspondants parfois prestigieux et qui bornent son parcours personnel.

Ainsi donc,  Alexandre reçoit le 24 février 1848 un genre de sauf-conduit signé par Ferdinand Flocon.

Le 24 février 1848, c’est tout simplement le jour de l’abdication de Louis-Philippe 1er, la chute de la Monarchie. Après ce 24 février, la France ne connaîtra plus jamais un Roi à sa tête. Par corrélation, ce 24 février 1848, un Gouvernement Provisoire va s’installer et sa première décision sera de proclamer la République, la Seconde République.

Ferdinand Flocon est l’un des membres de ce Gouvernement Provisoire, pas le plus connu certes, aux côtés d’Alphonse de Lamartine, Alexandre Ledru-Rollin, du savant François Arago ou de Louis Blanc.

Ce sauf-conduit semble demander qu’un cheval soit fourni au citoyen Dumont, sous-secrétaire des Délibérations du Gouvernement Provisoire.

Aux côtés de la signature de Ferdinand Flocon, deux sceaux de la Mairie de Paris et du Gouvernement Provisoire aux noms de la République Française.  Le nouveau Gouvernement Provisoire siège à la Mairie de Paris.

Né en 1800, Ferdinand Flocon était un journaliste et un homme politique. Il participa à la Révolution de Juillet 1830 mais devint vite un opposant à Louis-Philippe en écrivant dans la Tribune puis en étant le rédacteur en chef de la Réforme. Proche des idées de Marx, après sa participation au Gouvernement Provisoire, dans la minorité toutefois, il s’exila après l’avènement de Napoléon III et décéda sans avoir revu la France, à Lausanne, en 1866.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 09 août.

Un dernier retour sur le Tour 1938. Les lauréats du podium, Cosson, Vervaecke et Bartali, de gauche à droite, discutent tranquillement sur la pelouse du Parc.

La performance de Félicien Vervaecke, battu par le phénomène Bartali mérite bien ce gros plan.

Mais la déconfiture des Français dans ce Tour comme dans d’autres compétitions d’autres sports fait s’interroger le Miroir des Sports sur les causes de ces absences de résultats:

Malheureusement un élément de réponse est dans cette photo…

…un meeting sportif présidé par le Chancelier Hitler en Silésie. De plus en plus, le Miroir comme d’autres médias sont séduits par le sport vue à travers le prisme déformant du Nazisme et du Fascisme.

Terminons par une note plus gaie, plus fraîche. On est en été que diable et il fait chaud. Quoi de mieux qu’un petit tour en canoë canadien en eaux vives ?

Certes ça remue…

…certes ça secoue…

…mais que c’est agréable ces sports en pleine nature. Malheureusement, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, malgré les Congés Payés !

Le Tour est fini, l’équipe de France termine son aventure sur la pelouse du Parc…

…une autre équipe de France commence son aventure…

…celle de water-polo sur les marches de la piscine de Londres où se déroulent les Championnats d’Europe de cette discipline.

 

 

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JEU (et visite): on s’est essayé à #insideOpera (21 juillet)

L’Opéra de Paris, c’est…

…ce lustre entouré de dessins de Chagall… C’est aussi ceci…

ou cela !

Pour visiter le Palais Garnier, on s’est essayé à l’enquête #insideOpera sur le mode des Escape Game. Le seul (petit) problème, c’est qu’on était à peu près 300 à s’y essayer ! Certes, l’Opéra de Paris est un peu plus majestueux que le théâtre de Montélimar ! Mais ça se bousculait tout de même pas mal !

Entrée des lieux. Un masque à chacun (que peu utiliseront) et une enveloppe à ouvrir après la présentation initiale sous forme de saynète.

A l’intérieur, un plan des lieux et une partition type.

Au dépliage suivant, l’explication de ce que l’on attend de nous… retrouver les notes de la partition perdue. Et enfin, la page des énigmes. Mais vous n’en verrez pas plus !
A l’intérieur du Palais, des acteurs nous viennent en aide en jouant d’autres saynètes dans des lieux stratégiques…

Bilan de cette visite sympathique… en une heure, nous ne sommes pas arrivés au bout mais nous n’en étions pas loin. Quant à la découverte d’un lieu de cette façon, c’est ludique et agréable même si on se consacre plus de temps et d’énergie à la recherche qu’à regarder les décors !

 

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Quand le Tour franchit le Rhône…. 2/10 le pont d’Avignon.

Il s’agit là du pont suspendu d’Avignon aujourd’hui remplacé par ce pont Daladier.

Il a toujours fait l’objet de nombreuses cartes postales avec en arrière plan, le Palais des Papes.

Bombardé en 1944 par les Alliés, il a été gravement endommagé….

…mais il était de nouveau utilisable en 1950 pour le quatrième Tour de l’après-guerre.

On y voit deux échappés y pénétrer à la sortie de l’île de la Barthelasse.

Le photographe a choisi la vue combinée du pont, du Tour, du Rhône et du Palais. Cette année-là, le Tour venait de Nîmes et rejoignait Toulon, terme de la 14ème étape, le 28 juillet. On était loin du terme de l’étape et les échappés allaient être repris. C’est le franco-portugais Custodio Dos Reis qui allait l’emporter sur la rade, tandis que Ferdi Kubler, le grand champion suisse conservait son maillot jaune pris à Perpignan pour ne plus le perdre jusqu’à Paris.

Cinq ans plus tard, en 1955, la course était de retour dans le Vaucluse. Le Tour tournait dans l’autre sens et le départ était donné d’Avignon.

C’est donc sans pression que le photographe put prendre cette vue, répondant aux mêmes critères que la précédente. On constate que le pont garde les stigmates du bombardement de 1944 avec quelques pierres manquant en haut de la pile touchée par les bombes.

Cette vue a été prise le 19 juillet 1955. Les coureurs partant d’Avignon se rendent à Millau, terme de cette douzième étape. C’est l’Italien Alessandro Fantini qui l’emportera et Antonin Rolland gardera le maillot jaune qu’il garde au chaud sur ses épaules en attendant le moment opportun de le passer à son leader Louison Bobet pour sa troisième victoire dans le Tour de France.

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Marcel Roche.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Centième Poilu: Marcel Adrien Roche.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Marcel Adrien Roche est né à Caderousse le 16 janvier 1895. Ses parents, Adrien Frédéric Roche et Augustine Félicie Dortindeguey se sont mariés au village dix mois plus tôt, le 11 avril 1894.  Ce sont deux enfants de Caderousse, nés en 1871 pour Adrien et en 1874 pour Félicie.

Adrien, fils de paysan, semble avoir suivi dans un premier temps les pas de son père puis est devenu boucher en reprenant le commerce de ses beaux-parents, eux-mêmes bouchers. Félicie met la main à la patte dans la boulangerie en servant les clients. Marcel, une fois sa scolarité terminée, suivra la même voie que ses parents ce qui faillit lui sauver la vie pendant la Grande Guerre. Faillit… seulement !

La boucherie est installée dans la Grand Rue.

En 1896, la famille compte trois personnes: Adrien, Félicie et leur premier enfant Adrien (Marcel) âgé de quatorze mois.

Une petite fille va venir au monde le 02 avril 1899. Prénommée Augusta Henriette Félicie, elle vivra longtemps, jusqu’en 1985, date à laquelle elle s’éteindra à Saint-Privat-des-Vieux, dans la banlieue d’Alès.

En 1909, le 12 février, Lucienne Marcelle complètera la fratrie.

La famille au grand complet, en 1911.

Il faudra attendre le 17 décembre 1914 pour que Marcel soit appelé par anticipation sous les drapeaux comme toute la classe 14. Son métier de boucher l’envoie dans la 15ème section des Commis et Ouvriers de d’Administration Militaire. Il faut bien nourrir tous ces hommes incorporés. Il s’agit d’un poste relativement à l’abri, éloigné du front.

Mais la guerre avance, les pertes humaines s’accumulent et le besoin de hommes se fait sentir. Marcel est alors affecté dans une unité combattante, le 16 janvier 1917, le 151ème Régiment d’Infanterie. Quatre mois après, il est versé « en renfort » au 265ème Régiment d’Infanterie. Le voilà bien loin du ravitaillement ! C’est dans les dunes des plages de la Mer du Nord que Marcel connaîtra son baptême du feu, vers Nieuport. Puis ce sera les Flandres et à nouveau la Mer du Nord en 1917, La Somme en 1918 puis Craonne.

On retrouve le 265ème R.I. en Champagne en octobre 1918. Les Allemands reculent mais offrent une résistance farouche.

 

On reconnaît en bas de la carte, le secteur de Suippes, Perthes-les-Hurlus… Sommepy…

où l’on s’est tellement battu de 1915 à 1918 que des villages détruits ne se seront pas reconstruits, que les terres ne seront plus jamais cultivées. Le front s’est certes un peu décalé vers le nord, à Saint-Pierre-à-Arnes, dans les Ardennes mais la lutte reste très farouche.

Le 8 octobre 1918, le Journal de Marche du 265ème raconte une attaque française, des tranchées ennemies conquises difficilement, des nids de mitrailleuses allemandes détruits grâce à l’intervention des blindés… puis une contrattaque allemande et le territoire gagné presque tout perdu…

 

Le texte est implacable: En résumé, en fin de journée, sur le front du régiment, la situation est sensiblement la même que la veille au soir.  En conclusion, une journée pour pas grand chose qui coûte tout de même…

…34 tués, 150 blessés et 34 disparus au régiment. Parmi les 34 morts, Marcel Roche, l’apprenti-boucher de Caderousse. Il était âgé de 22 ans et 9 mois.

Fiche matricule de Marcel Adrien Roche de Mémoire des Hommes.

Marcel Adrien Roche, matricule 883 de la classe 1915, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Marcel Adrien un ascendant  indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Marius Roche.

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Une soirée chez Théo avec SENJI… un jeu dans le monde du Japon et des Samouraïs (jeudi 02 août)

Théo a beau nous répéter qu’on avait déjà fait une partie de SENJI avec Daniel d’ailleurs, je n’arrive pas me rappeler de quoi que ce soit… et je (re?)découvre donc…

…qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
A la décharge du jeu, cette phase de négociations d’une durée de trois minutes en début de chaque tour de jeu. Des ententes tacites… pour mieux endormir ses partenaires, je n’apprécie pas trop. Vive le baston !

Justement, il y en a dans SENJI mais c’est pour le moins saugrenu. Le nombre d’unités engagées détermine le nombre de dés à jeter et uniquement cela. On peut attaquer à cinq contre un et prendre six défaites ou inversement à attaquer à un conte quatre et gagner 4-1. Car chaque dé indique le camp du vainqueur si bien que des non-belligérants peuvent très bien apparaître sans que cela leur serve à quelque chose ! L’important lors des combats, ce sont les cartes de soutien obtenues par… les négociations préalables.

On va donc gagner des points de victoire en remportant des combats mais aussi par des combinaisons de cartes. Sans un seul combat et juste par des combinaisons de cartes, je termine virtuellement à 2 points du vainqueur en ayant amassé un nombre considérable de cartes.

On avait décidé de s’arrêter à 40 au lieu de 60. C’était peut-être pas plus mal. Dommage pour cet agréable retour chez Théo dans un Sauzet aux rues moyenâgeuses !

 

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 4 août 1918

(JOUR 1463 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Clemenceau en visite sur le front de l’Aisne. La légende du « Père La Victoire » est en route !

Des vues de troupes près du front.

En haut, des franco-américains, en bas des Sénégalais. On voit bien qu’on est revenu à une guerre de mouvement, comme en août, septembre 1914, beaucoup plus meurtrière.

Toujours dans l’Aisne, des cadavres allemands en nombre dans un sous-bois….

…et un petit char d’assaut français amené sur le champ de bataille par gros porteur Berliet.

Une grosse page d’aviation qui nous fait prendre conscience des progrès enregistrés dans ce domaine.

Bombardiers.

De gauche à droite et de bas en haut: le Spad, le Voisin, le Bréguet, le Salmon, le Caudron, le Letord.

Vol d’une escadrille de bombardement américaine dans le ciel de France.

Dans cette église en ruine, on a creusé une tranchée pour se protéger des tirs.

En parlant encore d’église, des cloches ci-dessous.

Il s’agit d’une photo prise sur un prisonnier allemand qui montre comment finissent les cloches françaises… vers les fonderies allemandes.

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