114 POILUS de CADEROUSSE, 114 DESTINS… Henri MOUTTE.

114 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 114 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Soixante-onzième nom de la liste: Henri Joseph MOUTTE.

 

La troisième face du Monument aux Morts.

Une bizarrerie généalogique nous a posé quelques petits problèmes au début de cette recherche, le prénom de la mère d’Henri Moutte avec lequel l’Etat-civil de Caderousse et celui d’Etoile s’affranchissent de toute rigueur. En effet, la future Madame Moutte a été prénommée Philomène à sa naissance en 1859 par ses parents.  Quand elle se marie avec Joseph Moutte, le père d’Henri, originaire de Villedieu le 19 octobre 1881 à Caderousse, c’est toujours Philomène. Mais quand elle met au monde son premier enfant, Henri, à Etoile dans la Drôme où Joseph travaille au gare de triage du PLM de Portes, elle se prénomme Joséphine ! C’était le 23 septembre 1885.

Certes, Joséphine est presque l’anagramme de Philomène, à deux lettres près, mais tout de même ! Peut-être s’agit-il d’une erreur des Drômois, renouvelée à la naissance de la petite soeur d’Henri, Marie Gabrielle née en 1887 toujours à Etoile ? Ou une volonté de Madame Moutte de changer un prénom qu’elle n’aime pas trop… avec l’avantage procuré par l’éloignement de son lieu de naissance. Mais l’erreur persiste toujours quand la  famille vient s’installer à Caderousse où le père mènera des terres. C’est d’ailleurs ce prénom que note l’agent recenseur en 1901, quartier Espinet-Salarié. Vous pouvez le constater.

Les Moutte lors du recensement de 1901 à Caderousse.

Une seconde fille est venue compléter la fratrie, Rose Françoise, née en Vaucluse en 1898. Sur l’acte de naissance de cette dernière, c’est toujours Joséphine qu’est prénommée… Philomène ! De même lors des recensements suivants en 1906 et 1911.

Les Moutte lors du recensement de 1906 à Caderousse.

En 1906, Henri vient de terminer sa période militaire. Il a d’ailleurs devancé l’appel en contractant à la mairie d’Orange, un engagement pour une période de trois ans, le 27 septembre 1905. Il sert au 58ème Régiment d’Infanterie d’Avignon. Mais autre bizarrerie de cette biographie, il est rendu à la vie civile un an après, le 18 septembre 1906 pour… se marier et devenir… l’instituteur du village. Toutefois, l’Armée garde un oeil sur lui en lui octroyant le Certificat d’Aptitude au grade de sous-officier ! Après une seule année sous les drapeaux alors que les simples soldats restaient à l’époque deux années.

Quelques jours après sa libération, juste avant la rentrée des classes le 1er octobre 1906, Henri prend donc pour épouse Rose Louise Augustine Léonie Maillet originaire de Toulon où feu son père était brigadier de gendarmerie maritime. Les noces sont célébrées le 22 septembre 1906 à Caderousse où Rose côtoiera son nouvel époux, elle dans l’école des filles et lui dans celle des garçons. On les retrouve en poste à Bédarrides l’année suivante.

Les Moutte, sans Henri, lors du recensement de 1911 à Caderousse.

On perd la trace professionnelle des deux enseignants et on ne saura pas s’ils fonderont une famille mais on peut s’en douter. Par contre, on est sûr qu’Henri Moutte a été rappelé le 1er août 1914, au beau milieu des grandes vacances, lors de la mobilisation générale. Il a rejoint le 30ème Régiment d’Infanterie à Annecy. Des périodes intermédiaires de formation militaire entre 1906 et 1914 lui ont permis d’obtenir le grade de lieutenant. Il va commander des hommes après l’avoir fait avec des enfants et voici les bataillons constitués au début de la guerre.

Henri Moutte commandant en second la 1ère Compagnie du 1er Bataillon du 30ème RI !

Dès le 7 août, la troupe est à pied d’oeuvre dans l’est de la France, au pied des Vosges, dans le secteur de Saint-Dié. Elle recevra le baptême du feu le 15 août et cette première fusillade fera 52 victimes, tués ou blessés. De violents combats vont se dérouler jusqu’à cette date fatale du 5 septembre 1914. Cela ne fait qu’un petit mois que la guerre a commencé. Le 30ème RI s’oppose aux Allemands au sud de Saint-Dié, dans la commune de Taintrux.

Il faut tenir un petit col entre deux vallées, le col d’Anezol. Le registre matricule parle du décès d’Henri Moutte sur ce petit col le 5 septembre 1914. Le Journal de Marche du 30ème RI raconte quelque chose d’un peu différent.

C’est en menant les hommes de sa compagnie pour reprendre une position perdue bêtement près d’un petit col, le col de Cense de Grand Rupt, que le lieutenant sera tué à la tête de ses hommes. L’opération sera une réussite mais outre le décès du Caderoussier, 45 hommes seront mis hors de combat, tués, blessés ou disparus.

Ce 5 septembre 1914, Henri était âgé de 28 ans et 11 mois. Il allait recevoir une citation pour ce fait d’arme…

…citation qui raconte une histoire un peu différente que celle du Journal de Marche. Toujours est-il qu’Henri Moutte se verra promu au grade de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur le 19 octobre 1920, nomination confirmée par le Journal Officiel de la République du 20 octobre 1920.

La fiche matricule de Henri Joseph Moutte de Mémoire des Hommes.

Henri Joseph Moutte, matricule 469 de la classe 1905, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Moutte est encore bien vivant dans le Vaucluse. Si quelqu’un reconnaît en Henri Joseph un ascendant indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre: Raphaël Ouvier.

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114 POILUS de CADEROUSSE, 114 DESTINS… Marius MONNET.

114 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 114 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Soixante-dixième nom de la liste: Marius Jean Léon MONNET.

 

La troisième face du Monument aux Morts.

Marius Jean Léon Monnet s’est tout d’abord appelé Arnaud Marius Jean Léon pendant le premier mois de sa vie. Il est en effet né le 11 juin 1882, fils naturel de Rose Marie Arnaud originaire de Caderousse née vingt ans plus tôt, elle-même fille naturelle de Marguerite Marthe Arnaud, décédée en juillet 1870.

C’est quand Rose Marie Arnaud épousa Léon Monnet au village, le 05 juillet 1882 que ce dernier reconnut Marius comme son fils légitime et que ce dernier prit son identité définitive. Léon Monnet né en 1860 à Caderousse était alors ouvrier baletier dans la fabrique Robert.

Le couple s’installa rue de l’Hardy et c’est là qu’on le retrouve, une vingtaine d’années plus tard, lors du recensement de 1901.

La famille Monnet recensée en 1901.

Léon et Rose travaillant tous les deux à la fabrique de balais de Jules Roux. Deux filles sont venus compléter la fratrie: Françoise Amandine née en 1888 et Augustine Henriette en 1891. Et Marius dans tout cela ? Il a maintenant 18 ans et a quitté le foyer de ses parents en allant travailler comme domestique  chez Prosper Rigaud négociant et son gendre Louis Gromelle propriétaire terrien.

Marius Monnet domestique chez Rigaud en 1901

Ce statut permettait aux jeunes de gagner leur vie en attendant que passe le fameux service militaire.  Marius allait être appelé sous les drapeaux le 16 novembre 1903, au 55ème Régiment d’Infanterie d’Aix-en-Provence. Trois ans d’armée et le voilà rendu à la vie civile le 18 septembre 1906. Il regagne alors le foyer de ses parents où on le retrouve en 1911, employé à la fabrique de balais comme son père.

La famille Monnet en 1911.

Les filles ont disparu toutes les deux. Rien de dramatique, elles se sont mariées: Augustine Henriette la plus jeune tout d’abord avec Anselme Félix Bouchet, un Caderoussier, en octobre 1907  puis Françoise Amandine trois ans plus tard, en novembre 1910, avec un Orangeois, Marius Louis Pinet. La famille va bientôt s’agrandir de petits enfants. Il ne semble pas que Marius ait eu le temps ou l’envie de prendre une épouse avant la déclaration de guerre.

Il fut rappelé le 11 août 1914 au 258ème Régiment d’Infanterie, la réserve du 58ème d’Avignon. Direction l’est de la France pour se porter au devant des Allemands.

La suite, on l’a déjà raconté quand on a évoqué la vie de Clair Marius Doux. Entre ce dernier et Marius, un destin similaire: même régiment, le 258ème RI, même lieu: Buzy dans la Meuse, à mi-chemin entre Verdun et Metz, même jour, le 25 août 1914, même destin: tué à l’ennemi lors d’une attaque inconsidérée des fantassins français sur des Allemands supérieurement organisés et armés. Terribles mitrailleuses allemandes hachant de pauvres soldats français déboussolés et début de sauve-qui-peut général des Compagnies devant des gradés impuissants leur demandant d’y retourner !

Ce 25 août 1914, cela faisait exactement deux semaines que Marius avait retrouvé son pantalon rouge et il avait alors 32 ans et 2 mois.

La fiche matricule de Marius Jean Léon Monnet de Mémoire des Hommes.

Marius Jean Léon Monnet, matricule 603 de la classe 1902, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Monnet est encore bien vivant dans le Vaucluse. Si quelqu’un reconnaît en Marius Jean Léon un ascendant indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre: Henri Moutte.

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JEU: RISING SUN en plat de résistance et DEEP SEA ADVENTURE en dessert chez Fred (vendredi 06 avril)

Découverte pour moi mais pas pour mes partenaires de table (Fred, Sylvain, Guillaume et Nicolas aux cookies délicieux) de RISING SUN.  Un gros jeu de positionnement et de baston.

Pas réellement compliqué mais toutes les extensions pour une première partie face à des partenaires qui savent où ils mettent leurs méninges, il faut vite s’adapter ou… laisser tomber certains points du jeu comme les bonus, un peu lointains de moi, géographiquement parlants. Les textes en anglais n’ont pas été un véritable problème… c’est plutôt l’ensemble du jeu à l’apprentissage trop accéléré.

A l’arrivée, une quatrième place tout à fait conforme à la partie, comme on le voit ci-dessous (pion bleu) mais…

…avec le rose, le rouge et le jaune (respectivement Guillaume, Fred et Sylvain) ayant fait un tour complet avant de s’arrêter dans la position où on les voit.

Seconde partie de soirée à quatre autour d’un petit jeu amené par Sylvain: DEEP SEA ADVENTURE.

Petite boîte, petit jeu mais très agréable. Quelques règles de base simples et c’est parti pour une partie… qui sera renouvelée une fois, deux fois, trois fois… jusqu’à arriver à se quitter à 2h30 du matin !

L’histoire est simple. Des plongeurs quittent leur sous-marin pour aller chercher des trésors dans une longue grotte mais avec une réserve d’oxygène limitée à 26 unités collectivement. Et c’est cela le problème, la réserve est collective. Difficile de rentrer avec des trésors qui alourdissent les mouvements des plongeurs, les ralentissent et qui coûtent beaucoup d’air ! Conclusion… une bonne partie de rigolade, quelques scènes cocasses…

…(un dé bloqué sur un angle) et une envie d’y revenir…

…au point de fabriquer le jeu avec carton et ciseaux dès le lendemain !

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BALAZUC, plus beau village de France.

Article publié dans la blog de l’Association Ancône Culture et Patrimoine.

 

Patrick et Christian nous amènent ce mois-ci marcher à partir de Balazuc, un des plus beaux villages de France… et un des plus anciens.

Abrité du vent du nord le long de la falaise de la rive gauche de l’Ardèche, on peut penser que les premiers hommes sédentarisés, ceux qui construisirent les dolmens comme celui de la Tombe du Géant,…

…comprirent rapidement les atouts du coin : l’eau d’un côté sans en subir les foudres, les bonnes terres agricoles de l’autre.

Avant les Romains, ce sont les Gaulois, la civilisation de la Tène, qui construisirent les premières maisons de Balazuc. Ils vouaient un culte au soleil comme en attestent les disques de métal trouvés en 1883 non loin de là, dans la vallée de l’Ibie, dans une grotte, le Trésor de Déroc visible au Musée de la Maison Carrée de Nîmes.

Certains pensent d’ailleurs que Balazuc est une altération de Belenos, le dieu celte du Soleil, ce qui semble judicieux vu l’exposition privilégiée du village. Belenos, Toutatis, à quoi cela fait-il penser ?

Ce fut aussi de tout temps un gué de l’Ardèche. On construisit certainement des ponts en bois que la rivière balayait régulièrement avant de bâtir le pont de pierre actuel.

La trouvaille la plus ancienne nous vient des premiers chrétiens avec un sarcophage de pierre datant de la fin du IVème siècle, début du Vème.

Une copie de ce sarcophage paléochrétien est visible sous la mairie du village.

Puis virent les Sarrazins trois siècles plus tard, qui laissèrent de nombreuses traces architecturales. Ne surnomme-t-on pas Balazuc, le « village maure » ? En flânant… sans lâcher les pas de Patrick et Christian tout de même, en flânant dans les ruelles, vous pourrez découvrir des fenêtres sarrasines…

…d’anciennes échoppes arabes typiques. Brillante civilisation maure loin des caricatures actuelles que chassèrent des seigneurs francs bien moins évolués et beaucoup plus sanguinaires !

Les seigneurs de Balazuc justement firent construire le château au XIème siècle, château militaire au début qui s’agrandit au fils du temps et qui devint plus résidentiel par la suite avec l’ouverture de fenêtres à meneaux.

Ces seigneurs restèrent fidèles au roi de France et à la religion catholique dans un pays largement converti au protestantisme. Plus tard, avant d’être de nos jours des chambres d’hôtes, le château abrita une magnanerie. Rencontrerez-vous beaucoup de vieux amouriés lors de votre balade dans le Gras, ces collines calcaires traversées de ruisseaux souvent à sec ?

Des collines où les hommes ont construits pierre par pierre des chambas, des terrasses pour retenir la bonne terre agricole. Une terre qui devait nourrir plus de 900 âmes à Balazuc au milieu du XIXème siècle contre un peu plus de 300 de nos jours. A l’époque, des villages comme Audon, Chauzon que vous allez traverser étaient grouillants de vie. Donnez un coup d’œil sur les monuments aux morts et vous verrez que ces paysans ardéchois représentaient une bonne réserve de chair à canon pour l’armée française ! Viel Audon a été restauré il y a quelques années dans un esprit coopératif.

Quelques autres bizarreries de la nature que vous croiserez peut-être…

…une pierre tourmentée, usée par la pluie et les vents, lou ron de los fado ou lo roncs de los fadas, dont des légendes disent qu’on y voit danser des fées… suivant ce qu’on a absorbé…

…ou ce bachas naturel, une aubaine pour les sangliers.

Le docteur J. Balazuc a répertorié dans son livre édité en 1956 « la spéléologie en Ardèche » pas moins de cinq cavités dans le secteur de la rive droite de l’Ardèche : l’aven-grotte du Pont juste en face du pont de Balazuc, la grotte de Viel Audon, celle de Beaussement 1 200 mètres avant Chauzon, celle de Pala près du hameau éponyme et celle des Estinettes plus proche du pont de Lanas.

Un dernier mot emprunté à Albin Mazon plus connu sous le nom du docteur Francus, qui écrivit de nombreux livres sur l’Ardèche, le Vivarais, les Cévennes, les Boutières au XIXème siècle. Quand il apprit qu’une légende voulait qu’une chèvre d’or ait été trouvé à Balazuc, il pronostiqua que de nombreux autres trésors restaient à découvrir. A vos détecteurs !

Le nouveau Museum de l’Ardèche à Balazuc est l’un d’eux avec plus de 800 fossiles présentés dans ses vitrines !

Photos empruntées sauvagement aux blogs :

rando-evasion.over-blog.com (toutes sauf…)

petit-patrimoine.com (…les fenêtres).

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114 POILUS de CADEROUSSE, 114 DESTINS… Charles MONDAN.

114 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 114 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Soixante-neuvième nom de la liste: Charles Paul MANDON.

 

La troisième face du Monument aux Morts.

 

Charles Paul Mondan est tout simplement le cousin germain du précédent, lui aussi inscrit sur le Monument aux Morts de Caderousse, André Paul Mondan. En effet, son père Jean Paul Mondan se trouve être le frère du père d’André Paul: André Mondan, comme lui originaire de Courthézon.

Un peu plus jeune qu’André, Jean Paul est né en 1867 et s’est marié à Caderousse avec Marie Mélanie Grély venue vivre au bord du Rhône avec les siens. Elle était originaire de Violès et les noces furent célébrées le 09 juillet 1892.

Rapidement, une petite Marie Jeanne vint au monde en 1894 dans ce couple de maçon et de baletière vivant dans le Boulegon. Puis arriva Charles Paul, le futur Poilu, le 1er juillet 1896, un plus âgé que son cousin André Paul. C’est d’ailleurs sa tante Sophie Bouchier qui vient le déclarer à la mairie de Caderousse le 2 juillet. Le père travaillait peut-être dans un chantier éloigné du village. Il était employé par le maître-maçon Simon.

Quatre ans plus tard arrive une petite Marie Rose le 19 janvier 1901. Puis plus rien ! Mais il semble que la famille a quitté Caderousse après 1901 puisqu’elle n’apparaît ni au recensement de 1906, ni à celui de 1911. Toutefois Charles Paul est resté au village et travaille comme domestique à la campagne.

La liste nominative de 1901 pose problème.

La famille Jean Mondan-Marie Grély en 1901.

On reconnaît bien Jean Mondan et Marie Grély, les parents, âgés respectivement de 34 et 31 ans, l’aînée Jeanne 7 ans et la petite dernière Marie 1 an mais qui sont cet Isidore âgé de 3 ans et ce Louis 2 ans ? Et surtout où est passé Charles qui avait alors  4 ou 5 ans suivant le mois du recensement ? Quelques mystères non éclaircis dans la généalogie de Charles Paul Mondan car ces deux petits frères, si petits frères il y a, n’apparaissent pas dans l’état-civil de la commune ! Bizarre, vous avez dit bizarre !

Tout serait plus facile si on savait dans quelle commune les parents s’en sont allés après 1911.

Toujours est-il que Charles Paul aurait dû être appelé par l’armée courant 1915. A cette date, il était déjà… mort ! En effet, il lui prit l’idée de devancer l’appel et il signa un engagement pour la durée de la guerre le 23 septembre 1914, en mairie d’Avignon, à un peu plus de 18 ans. On l’envoya au 4ème Régiment de Zouaves, où il croisa peut-être un autre Caderoussier, Paul Marius Broquin, de quatre ans son aîné qui allait être tué à Nieuport, tout près de la mer du Nord, le 9 juin 1915, on l’a déjà évoqué.

A cette date, Charles Paul Mondan était décédé depuis bien longtemps, disparu plus précisément, le  12 décembre 1914, moins de trois mois après avoir signé son engagement. En Belgique comme Paul Broquin, mais dans le secteur d’Ypres où les Zouaves assistaient les troupes britanniques. Pourtant ce jour-là, le rédacteur du Journal de Marche du 4ème Régiment ne note rien de particulier.

Il faut dire que le 11ème Bataillon Lagarde auquel Charles semblait appartenir a été détaché et combat ailleurs, comme en atteste cette note du 11 décembre.

Oui, c’est bien à Verblanden-Molen cité dans le texte que Charles Paul Mondan a disparu le 12 décembre 1914 mais… on n’en saura pas plus. On peut imaginer des tranchées, des bombardements, une attaque sans retour… ou une mine ! Il avait alors 18 ans et 5 mois. Le plus jeune Poilu de Caderousse, pour l’instant !

La carte de Verranne Molen où a disparu Charles Paul Mondan et les nombreuses traces des combats de la Grande Guerre notés en 2018.

La fiche matricule de Charles Paul Mondan de Mémoire des Hommes.

Charles Paul Mondan, matricule 1077 de la classe 1916, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Mondan est encore vivant à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Charles Paul un ascendant indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre: Marius Jean Léon Monnet.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 07 avril 1918

(JOUR 1344 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une du Miroir, Pétain et Foch en route pour leur légende personnelle, surtout !

De nombreuses photos et documents sur l’attaque allemande du 23 mars sur la Somme. Une fois n’est pas coutume, on propose même aux lecteurs une carte des lieux sur laquelle est tracée la ligne de front au début. La lecture de la presse quotidienne doit permettre de voir l’évolution de la situation.

Paysages bouleversés sur le secteur britannique de la Somme. Les Allemands ont ramené 50 divisions du front de l’est. Voyage ultra-rapide en trains et début de l’attaque de printemps face aux Britanniques dans le secteur le plus faible. Ce doit être la percée finale du Reich avant que les Américains soient totalement opérationnels.

Tranchées bouleversées après les préparations d’artillerie et blessés attendant le tri auprès de camions détruits.

L’avancée allemande jette à nouveau des civils sur les routes !

Le chassé-croisé des camions ramenant les blessés du front et les autobus londoniens transportant des troupes fraîches. Le tout au milieu d’un paysage bouleversé et bric-à-brac considérable de matériels divers.

Au Chemin des Dames, un coup de main français pour prendre des prisonniers. Deviner ce que va faire l’adversaire est important par ces temps de grandes offensives du printemps.

Les chars passent directement de l’usine au front…

…emmenés qu’ils sont par des tains spéciaux.

En Russie, la Révolution Bolchévique a bouleversé l’ordre des choses.

Ainsi des officiers, généraux et haut-fonctionnaires se retrouvent à balayer les rues ou vendre des journaux. C’est un peu, faut-il le rappeler, le propre de toute révolution.

A l’autre bout de l’immense Sibérie, les Chinois installés sur la ligne du Transsibérien voient arriver des troupes japonaises attirées là par la chute de l’empire des Tsars.

Leurs cohabitations seront délicates.

Un dessin pour terminer et expliquer aux lecteurs parisiens  les raisons des bombardements sur Paris par de grosses pièces d’artillerie allemandes.

Des tirs qui viennent de plus de 120 kilomètres. On appellera ceci, plus tard, la Bertha, la Grosse Bertha !

 

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JEU: nouvelle TERRAFORMATION de MARS avec Daniel (dimanche 1er avril)

Une nouvelle partie de TERRAFORMING MARS au programme de ce 1er avril, soirée de Pâques 2018. Chez Daniel autour de ce jeu mais sans Marie. A deux , c’est aussi bien qu’à 3, 4 ou 5… c’est même mieux puisque votre tour revient plus rapidement. C’est aussi autant interactif.
Quelques règles particulières mais rien de bien différent.

Je prends cette entreprise PHO-BLOG qui me permet d’avoir des revenus supplémentaires grâce au Titane.

…et oriente mon jeu dans cette direction. Une nouvelle constatation: aucune partie ne ressemble à une autre, ce qui accroît l’attractivité de ce jeu.

Nouvelle configuration, rapidité du jeu… une bonne partie.
Encore une fois, Daniel oublie d’être efficace en particulier quand il oublie de valider le fait d’avoir placé trois forêts. Je l’emporte assez largement…

…même si l’écart aurait dû être de 10 PV moins important.

Une planète Mars très peu terraformée.

Je réussis à avoir de gros revenus en fin de partie en pouvant déplacer ma production d’énergie (12) et production en argent avec une carte achetée en tout début de partie. D’où des moyens financiers importants au dernier tour !

Bonne soirée.

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