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LES TROIS FRÈRES

Pas une comédie, loin de là,  comme on peut le voir sur les visages des personnes posant sur cette photo !

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Nous sommes en octobre 1914 (c’est noté au dos), dans le studio d’un photographe orangeois et les trois frères posent avec leur mère Léonie Guérin née Radelet. Ils semblent déjà tous porter le deuil du père, Adrien-Gabriel qui pourtant ne sera gazé qu’un an plus tard du côté de la Pompelle.

Les trois frères sont donc Séraphin l’aîné âgé de 17 ans, Gabriel le cadet 13 ans, mon grand-père et Léonce le benjamin 8 ans, en petit marin…

Les voilà à nouveau quelques années plus tard posant sous l’uniforme du service militaire « pour tous ».

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Séraphin (né le 31 octobre 1897) dans la tenue d’artilleur alpin fera 3 ans de service dont 2 pendant la Grande Guerre, ce qui l’emmènera à Nice puis dans les Vosges et en Italie, en Alsace et en Allemagne, on en reparlera plus longuement… photo prise dans le studio niçois Germondi…

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Gabriel (né le 25 février 1901) échappera à la Première Guerre mais sera rappelé pour la Seconde. Incorporé dans un groupe cycliste, sa possession d’un permis de conduire l’amènera à délaisser les vélocipèdes pour conduire des gradés en automobile, on en parlera aussi…

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Léonce (né le 20 avril 1906) ira du côté de Marseille pour accomplir ses obligations militaires, comme l’atteste la photo du studio Chenoz, rue de Rome.

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Le RHÔNE à CADEROUSSE évoqué sur des cartes postales envoyées pendant la GRANDE GUERRE

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Une carte fantaisie envoyée à l’artilleur alpin Séraphin Guérin par sa cousine (du côté de sa mère) Marie Radelet le 1er février 1917.

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Après quelques considérations, elle évoque le froid vif qui sévit en cette période de l’année.

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On peut dire qu’il fait vraiment très froid et comme on peut l’imaginer, le mistral doit souffler ce qui doit rendre l’ambiance sibérienne. Le Rhône bien entendu s’est mis au diapason.

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Lo Rose est donc gelé avec une belle épaisseur de glace, preuve que le froid devait sévir depuis plusieurs jours. Toutefois, il faut relativiser car le fleuve n’étant pas canalisé à l’époque, son débit devait être faible (période d’étiage) et la glace prenait plus facilement.

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Seconde carte…

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envoyée par son petit frère Léonce au nom de la maisonnée: sa mère Léonie, son frère Gabriel (mon grand-père) et lui. Elle est partie de Caderousse le 28 décembre, sans année précisée.

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Là aussi, le Rhône fait des siennes dans un autre sens qu’en février 1917…

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un trop-plein d’eau avec une inondation qui recouvre routes et champs… si bien que la carte risque d’être retardée. On peut donc penser qu’il s’agit de la crue de fin-décembre 1918 signalée sur le site internet de la CNR. Séraphin n’a pas encore été libéré par l’armée, il s’en faut de beaucoup.

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Il y a 100 ans jour pour jour: Adrien-Gabriel Guérin et la 5ème Escouade se faisaient photographier à LA POMPELLE

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(JOUR 149 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pas sur cette photo annotée par son fils Séraphin mais en meilleur état que celle déjà présentée. A noter la baïonnette qui se confond avec le poteau.

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Il ne s’agit pas de cette autre photo prise le 21 octobre 1914 à Bellefond près de Dijon, elle aussi mieux conservée que celle présentée dans les articles Adrien-Gabriel Guérin Mort pour la France en 1915. 

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Voici donc la photo montrant les hommes de la 5ème Escouade de la 5ème Compagnie du 118ème Régiment d’Infanterie Territoriale…

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posant devant le fort de la Pompelle qui défendait Reims. Ce régiment composé de militaires de la région d’Avignon, des réservistes plus âgés venaient de creuser des galeries souterraines et des puits pour protéger l’ouvrage d’art de la guerre des mines qui faisait rage.

Mais ce qu’il y a de très intéressant, c’est que sur un autre tirage un peu passé de cette même photo,

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on ajouta au dos les noms des 16 hommes de l’Escouade.

Le moteur de recherche internet ne ciblant pas encore des mots écrits sur des images, voici donc la liste de ces hommes:

1- Henri Bouvarel, caporal, d’Orange

2-Fortuné Callet de Rognonas

3-Bernard Elpide de Buisson

4-Félix Saïn de Montfavet

5-Jean-Baptiste Boiron de Chateaurenard

6-Gustave Clément de Vaison

7-Marius Clément de Vaison

8-Martial Bonifacy de Goult

9-Trézal du Thor

10-Elie Gérard de la Bastide des Jourdan

11-Gustave Bayol de Saint-Andiol-de-Berg

12-Emile Tourrette d’Avignon et Paris

13-Marius Bisol de Saint-Rémy

14-Adrien Guérin de Caderousse

15-Albert Rigaud de Rio-Salado-Bédarrides

16-Gaétan Argelier de Chateauneuf-de-Gadagne

On le voir, ce sont des Vauclusiens et des gens des Bouches-du-Rhône.

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De ce groupe, Jean-Baptiste Voiron connaîtra la même fin, le même jour au même endroit que Gabriel, le 21 octobre 1915, suite à une attaque allemande au gaz.

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Une TENTATIVE de CAMBRIOLAGE à la POSTE d’ESPELUCHE en 1956.

Cela se passa dans la nuit du 7 au 8 juin 1956 et c’est le

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du

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qui relate les faits.
Pas moins de 2 articles pour informer sur ces événements, il faut dire que les cambrioleurs s’attaquèrent à 2 bureaux: Espeluche puis Grâne dans la même nuit.

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Ce premier article relate l’infraction au bureau de Grâne, village de la basse vallée de la Drôme à mi-chemin de Loriol et de Crest, intrusion réussie malgré la présence de la receveuse (en photo) certainement terrorisée. Les gangsters qui réussirent à pénétrer dans les lieux ne trouveront que le porte-feuille de la fonctionnaire qu’ils délestèrent d’une somme minime 20 000F (d’avant 1960) soit 200F (d’après dévaluation) soit 30 euros actuels mais ne mettront pas la main sur la caisse du bureau. Toutefois, 30 euros en 1956 devaient permettre de vivre quelques jours.

Mais leur première tentative eut lieu cette nuit-là à Espeluche où mon père était en poste et où il résidait avec sa famille, c’est-à-dire ma mère et moi, bébé de quelques mois que j’étais.

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Ci-dessus l’article et ci-dessous un gros plan sur la relation des faits…

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…assez exacte pour en avoir entendu parler.

Les gangsters avaient certainement repéré la chambre du receveur car la lumière y avait été éclairée, le bébé ayant pleuré juste avant. Ils ne s’étaient donc pas attaqué à la porte principale située juste en dessous de la chambre mais à une porte « de derrière » tout aussi bien défendue mais plus éloignée et discrète. Toutefois, le bruit de la vrille avait réveillé mes parents qui avaient d’abord cru à une souris (il y en avait pas mal à cause de la cave) farfouillant dans ma caisse de jouets à mi-escalier. Ils avaient vite compris de quoi il s’agissait en repérant l’un des malfaiteurs faisant le gué sous la fenêtre dans le lilas.

La résistance de la porte et le matériel « amateur » avaient eu raison de leur patience et les gangsters avaient poursuivi leur chemin vers Grâne pour le succès relatif qu’on a lu.

Mon père avait bien actionné le bouton de l’alarme (il n’y avait pas de téléphone à l’étage, il y sera placé après cette nuit) sonnette qui donnait à l’autre bout de la rue chez le facteur auxiliaire Georges Bonnet… qui, le temps de s’habiller et peut-être pas très rassuré, arriva plus tard en tirant des coups de fusil de chasse en l’air… quand les malfrats avaient déjà déguerpi.

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Le bâtiment de la poste devenu cabinet médical

photo prise en août, le dimanche du vide-greniers.

La fenêtre de la chambre était celle de droite à l’étage et la porte attaquée située sur le mur de gauche (non visible).

A suivre…

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Une TENTATIVE de CAMBRIOLAGE à la POSTE d’ESPELUCHE en 1956- Le Dénouement.

C’est…

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du 10 juin qui nous raconte la dénouement de cette histoire de cambriolages dans les bureaux d’Espeluche et de Grâne dans cet article:

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On y apprend que ces malfaiteurs avaient récidivé par la suite en essayant de pénétrer dans un garage à Beaumont-lès-Valence, que leur voiture fut repérée par des « voisins vigilants » avant l’heure et que la gendarmerie fit les rapprochements avec les attaques des bureaux de poste et un vol de voiture à Nice.

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Pas une BMW mais une petite cylindrée, une 4CV Renault (!) immatriculée dans le 06.

Quant à l’arrestation d’un des 2 hommes, suivant le journal, ce fut un peu comme au cinéma avec poursuite, tête à queue et course à pied dans les rues de Faventines et des Baumes à Valence.

Les malfaiteurs venaient d’Italie, de Rionero in Vulture que Google Maps nous situe dans les Pouilles, entre Naples et Bari. Une région de misère.

Quant à mes parents, la gendarmerie leur demanda bien s’ils reconnaissaient les malfrats (il me semble que le second fut aussi arrêté) sur des photos mais par une nuit sans Lune et un éclairage public moins performant que de nos jours, c’était difficile d’être sûr. Ma mère garda une frousse maladive de cette nuit du 7 au 8 juin 1956.

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De nos jours à Espeluche, la plaque médicale et la boîte aux lettres bouchée de l’ex-Poste,

boîte que j’ai vu créer et où il doit rester un bout de papier dans le mur

datant la construction et les noms des personnes s’en étant occupée.

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LA MARCHE DES FACTEURS DE LA DRÔME À MONTÉLIMAR EN 1954 1-Les concurrents.

C’est le

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du

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qui nous annonce cet événement sportif d’une assez grande importance locale qui va se dérouler le lendemain, le dimanche 21 mars:

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LA MARCHE DES FACTEURS DE LA DRÔME À MONTÉLIMAR.

Pendant ce temps, en Indochine,

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Dien Bien Phu n’en finit pas de tomber, attendant Mendès-France pour mettre fin à cette guerre coloniale.

Les champions cyclistes du printemps 54 s’appellaient

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Bernard Gauthier et Antonin Rolland…

la star du music-hall était bien sûr

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et les voitures étaient toujours aussi peu robustes quand elles rencontraient un platane

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Donc, Montélimar s’apprête à vivre un grand dimanche sportif avec cette marche des facteurs de la Drôme… comme pouvaient aussi exister à cette époque des courses des garçons de café aussi prisées.

Le journal du samedi présente l’itinéraire de cette course:

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Départ devant le bureau de Poste qui devait se trouver à l’époque place Paul Gauthier, en face du Temple, à deux pas de la médiathèque. L’actuel bureau de Poste de Montélimar n’a été construit qu’après la destruction du Collège (donc la construction du Lycée Alain Borne) à la fin des années 50, début années 60.

Les organisateurs avaient imaginé un joli circuit de 9km dans la ville, visitant tous les quartiers: les Allées, la Gare, le centre ancien, le Fust, le Géry avec un premier contrôle appelé première boîte aux lettres de contrôle, retour vers les quais du Roubion, Nocaze, les Grèzes (quartiers qui devaient être moins construits à l’époque), seconde boîte aux lettres, Saint-James, Aygu, retour en centre ville pour une nouvelle visite des rues anciennes et une arrivée devant le kiosque qui alors se situait au bord de la RN7 (les Allées), à la place de l’actuel manège.

Tout cela en tenue de facteur, bien sûr. C’était réellement une véritable épreuve sportive qui attendait les concurrents !

Pour reconnaître les concurrents, le journal donnait aussi la liste des inscrits avec dossards

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par catégories d’âge, avec chez les plus jeunes, le n°7 venu d’Espeluche, mon père (écrit par erreur avec 2 R) jeune papa depuis 3 mois d’un petit garçon prénommé Michel. Dans cette liste, le n°6 venu lui, d’Allan, un certain Audigier, tonton d’un petit garçon de 6 ans qui deviendra mon beau-frère et d’un petit bébé qui sera la grand-mère de mes petits-enfants. Ouh, c’est compliqué !

Dans la liste des vétérans 2,

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le n°204, Georges Bonnet, le second facteur d’Espeluche, le père de René, policier et coureur sur route de talent pendant longtemps.

A suivre pour connaître le résultat des courses dans le Dauphiné du 22 mars.

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LA MARCHE DES FACTEURS DE LA DRÔME À MONTÉLIMAR EN 1954 2-Les résultats.

Toujours dans le

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celui du

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pour narrer cette Marche des Facteurs de la Drôme. Pas moins de 2 articles pour être complet, un en page Montélimar et un autre en page Drôme… illustrés de 4 photos. Vraiment un événement important !

C’est vrai que la course a drainé la foule des grands jours, à faire pâlir de jalousie des actuels organisateurs de compétitions en ville, Ronde du Parc ou 10km pédestres de Montélimar.

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et cela tout au long du parcours, comme ce passage au virage pour emprunter le pont du Fust quand on vient de Carmes.

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A noter la tenue impeccable des facteurs-concurrents.

La page départementale nous raconte la course

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et bien sûr égraine le palmarès de l’épreuve.

Pour ce qui nous intéresse… pour les plus jeunes:

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mon père finira 17ème/20 de sa course, 2 places derrière l’Allanais Audigier .

Peut-être quelques pleurs nocturnes de son bébé ne lui avaient-ils pas facilité sa préparation,

le sommeil étant primordial pour le sportif !

A noter que le second de la course écopa d’une pénalité d’une minute…. une boîte aux lettres oubliée ?

Quant au second concurrent Espeluchois, le vétéran Georges Bonnet, il se comporta plus qu’honorablement

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avec une troisième place ex-aequo immortalisée par la presse

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Georges à gauche… « bon sang ne saurait mentir » pour son fils René…

Et il y eut les bouquets et la bise des Miss locales pour les vainqueurs, au kiosque, l’après-midi.

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ADRIEN-GABRIEL GUÉRIN MORT POUR LA FRANCE en1915 (1/2)

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Adrien-Gabriel Guérin (père de Gabriel Guérin, grand-père d’Adrien Guérin mon père et quadrisaïeul de mes petits-enfants) est mort pour la France le 21 octobre 1915 à l’âge de 43 ans. Il appartenait au 118ème Régiment territorial, composé de militaires plus âgés du Midi de la France. Cette photo de groupe a été prise 1 an jour pour jour avant son décès, certainement à Belfort (sur le caisson circulaire est écrit Belleforte) à Bellefond, à quelques kilomètres au nord de Dijon, comme le confirme le livre sur Emile Sauvage (voir article Petite radioscopie du Monument aux Morts de la Grande Guerre de Caderousse…). Adrien est 5ème à partir de la gauche.

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Mais avant d’aller plus loin, revenons sur le parcours militaire d’Adrien, tel qu’on peut le suivre sur son livret militaire bien garni:

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Comme on peut le lire, il appartenait à la classe 1892 puisque né le 5 mars 1872.

Sa première carrière militaire est résumée dans ces pages.

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Oui, vous avez bien lu, Adrien est resté sous les drapeaux du 16 novembre 1893 au 22 septembre 1896! soit 3 ans à quelques jours près. A cette époque, le service militaire pour tous (sauf les élèves des grandes écoles et les séminaristes) durait 3 ans (loi Freycinet du 15 juillet 1889). Dire que certains trouvent bien longue la Journée Citoyenne de Chirac! 3 ans au 168ème Régiment d’Infanterie en Avignon et même pas un long voyage!

Adrien ne parvint pas à devenir caporal…

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mais il retourna à ses champs de Caderousse avec ce joli diplôme…

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attestant qu’il ne posa pas problème. Par contre, en 3 ans, l’Armée n’avait pas trouvé les moyens de lui apprendre à nager.

Comme cette période initiale n’avait pas suffi, Adrien fut rappelé pour entretenir ses capacités guerrières à 2 reprises

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un petit mois à la fin de l’été 1899 au 58ème Régiment d’Infanterie puis 9 jours fin juillet 1908 au 118ème Régiment Territorial, l’unité où il retournera en 1914 et dans laquelle il trouvera la mort en 1915.

Voici la carte reçue pour la seconde période de rappel

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Il faut dire, qu’en prévision de la revanche contre l’Allemagne, les conscrits restaient à disposition des Armées 25 ans après leur premier appel, durée passée à 28 ans par la nouvelle loi militaire de 1913 que combattit Jaurès.

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A suivre .

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ADRIEN-GABRIEL GUÉRIN MORT POUR LA FRANCE en 1915 (2/2)

Suite de l’article précédent…

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Dans le livret militaire d’Adrien avait été ajouté, tenu par des agrafes parisiennes, un document de 4 pages, ce Fascicule de Mobilisation:

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dans lequel il est expliqué les modalités pour rejoindre son unité le jour où la funeste affichette de Mobilisation sera apposée sur tous les murs de France.

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Ainsi, le 3 août 1914 (ou le 4, le mobilisé avait 24 heures pour réagir), au moment où il aurait dû moissonner ses champs, Adrien prit le PLM en gare de Bédarrides pour rejoindre le 118ème Régiment Territorial en Avignon.

Les régiments territoriaux étaient occupés pour des tâches de seconde ligne ou à la défense des forts mais devant les pertes subies, on les rapprocha des premières lignes.

C’est au fort de la Pompelle, dévoué à la défense de Reims qu’Adrien fut au plus près des lignes ennemis.

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Ci-dessus une vue prise depuis le fort où le paysage est lunaire après les combats et la couverture d’un carnet de cartes postales édité après le conflit.

Pour l’épisode du 20 octobre 1920, le carnet ne dit plus rien, pas le temps d’écrire quoi que ce soit. Par contre, très émouvant, ce petit bout de papier qui dût accompagner Adrien lors de son transfert vers l’arrière, vers l’ambulance militaire, pendant son agonie.

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Cet hôpital militaire était situé à Damery dans la Marne, au sud-ouest de Reims, où Adrien rendit l’âme le 21 octobre, il y a 99 ans aujourd’hui. A la 5ème ligne du billet, se lit un petit mot gaz. Il devait s’agir d’un lâché d’un nuage de chlore par les Allemands , nuage poussé par un vent d’est sur les lignes françaises qui dût causer de nombreuses pertes dans les rangs des soldats français dépourvus de masques à gaz, inexistants en 1915. Ce qui est faux à la lecture du livre suivant sur Emile Sauvage, un Poilu caderoussier (de naissance) et sorguais (d’adoption), paru chez Elan Sud, une maison d’édition orangeoise, que m’a indiqué Jean-Paul Masse de Caderousse:

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Dans ce livre illustré de photos du 118ème RIT, on voit ceci:

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et on peut lire en légende:

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Les soldats étaient bien équipés de masques rudimentaires. Encore fallait-il correctement le positionner, bien l’imbiber -après avoir trouvé l’officier porteur du produit- et la protection n’était pas garantie à 100%… pour preuve les décès d’Adrien et d’Emile le même jour pour les mêmes causes…

voir Petite radioscopie du Monuments aux Morts de la Grande Guerre de Caderousse (Vaucluse)… paru le 11/11/2014.

Le corps d’Adrien fut inhumé dans ce village. C’est Séraphin, son fils ainé (lui- aussi mobilisé en 1916 -on verra plus tard), qui, par ses relations, put obtenir la photo de la tombe de son père (la croix de droite).

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En effet, Séraphin qui étudiait au petit séminaire d’Avignon, écrivit au curé de Damery. Celui-ci lui envoya ce cliché, un peu passé maintenant, accompagné d’une lettre pour sa mère.

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En quelques mots, le prêtre rassure qu’il ne risque pas d’y avoir erreur de tombe quand viendra le moment du retour de la dépouille d’Adrien à Caderousse, le cimetière étant bien surveillé et les tombes clairement identifiées et que pour l’instant le front se trouvant à 20 ou 30km de là, les bombardements ne peuvent pas l’atteindre. Il parle des « aéros » qui présentent un danger mais « viseront surtout la gare… qui est loin du cimetière ». Damery ne connaîtra jamais la ligne de front.

Voici la page qui lui est consacrée sur le site internet des Archives du Ministère de la Défense géré par le service du fort de Vincennes.

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Quelque temps après, Léonie, la veuve d’Adrien, reçut ce rouleau cartonné…

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contenant un diplôme officiel.

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En dessous de la Marseillaise de Rude de l’Arc-de-Triomphe de l’Etoile,

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le texte rappelait le sacrifice d’Adrien

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et l’Hommage de la Nation.

Adrien laissait derrière lui Léonie, 3 enfants Séraphin, Gabriel et Léonce et ne connut pas ses petits-enfants Georgette, Adrien et André. La tombe familiale du cimetière de Caderousse porte son nom.

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Au moment de sa mort, il avait l’honneur et la malchance d’être « le doyen » des morts pour la France du Vaucluse, comme l’atteste ce petit article paru dans le Petit Provençal de l’époque. Je pense qu’il ne le resta pas à la fin de la guerre.

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Sur le Monument aux Morts de Caderousse, au coeur du cimetière, le nom d’Adrien apparaît entouré des 106 autres enfants de Caderousse sacrifiés pendant la Grande Guerre. Une hécatombe !

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NOUGAT de MONTÉLIMAR: une borne de la RN7 qui a une histoire (de famille)

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Une borne de la célèbre Route Nationale 7, boîte de Nougat de Montélimar du confiseur Les trois abeilles, tout en carton et papiers qui a donc toute sa place dans unmondedepapiers

Celle-ci ne doit jamais avoir contenu de friandise puisque c’est une des boîtes qu’assemblait ma mère dans les années 60, en marge de son travail à la poste d’Espeluche (Drôme), dans un travail à domicile procuré par le cartonnage Bes de Grignan.

L’usine livrait des plaques de cartons et de papiers, la colle et revenait quelques temps après chercher le produit fini, prêt à être livrés aux clients. Le travail de confection de ces bornes était long et nécessitait de nombreuses opérations pour arriver à l’objet fini. L’unité de comptage des boîtes produites était la grosse. Cette unité ancienne correspondait à douze douzaines (144) mais la grosse de cette société était de 150 unités (devinez à qui cela profitait?).

Aussi regardons cette rescapée sous toutes ses coutures

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avec le tiroir

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les côtés avec les distances séparant Montélimar de villes importantes

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la carte routière du sud-est

Quelquefois les bornes étaient plus petites et c’est le couvercle (la partie rouge) qui s’enlevait.

L’usine demandait parfois d’autres travaux dans d’autres secteurs d’activités (la pharmacie, les parfums ), des pliages sans colle ou des morceaux de confection plus minutieuses donnés comme travail à la maison dans un processus industriel de fabrication.

Mais incontestablement, c’est la fabrication de ces boîtes qui demandaient le plus de manipulations et offrait un salaire d’appoint à ma famille… et une petite retraite aujourd’hui…

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Il faut préciser que le nougat de Montélimar connut son heure de gloire avec dans un premier temps avec l’arrivée du train, le célèbre PLM (année 1856) en ville. Les confiseurs étaient d’ailleurs au début situés dans le secteur de la gare.

Ensuite, ce fut l’aubaine pour eux quand le maire de la ville Emile Loubet devint Président de la République (1899-1906) et en même temps un super-VRP du nougat.

Nouvelle chance, avec les congés payés en 1936 et l’attrait du soleil et de la Côte d’Azur pour les Français puis les Européens du Nord et… le passage de la RN7 dans la ville, doublé du célèbre bouchon qui incitait les gens à s’octroyer quelques plaisirs sucrés. Le maire Maurice Pic freina d’ailleurs des 4 fers contre l’arrivée de l’Autoroute… ce qui eut pour conséquence  de retarder le projet mais en contre-partie de placer les péages loin de la ville (15km au nord, 8km au sud). Le nougat de Montélimar faillit ne pas y survivre mais après quelques disparitions de marques et regroupements, ce secteur d’activité semble avoir repris sa marche en avant.

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(dessin au mur du Musée Arnaud Soubeyrand de Montélimar, résumant les propos ci-dessus)

Quant au nougat Les 3 Abeilles, il existe toujours de nos jours avec un magasin-usine situé au 85 avenue Jean Jaurés à Montélimar, dirigé par Gilles Tolozanot. Le mieux est d’aller faire un tour sur le site de cette société qui fait partie du patrimoine artisanal et gastronomique régional: http://www.3ab.fr La petite borne est toujours proposée à la clientèle, toujours produite par les cartonnages Bès.

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