Archives de Tag: Montélimar

Une pétition à signer: PRÉSERVER LA VILLA GALLO-ROMAINE de MONTÉLIMAR

Vous pouvez voir quelques vues des fouilles de sauvegarde de cette villa gallo-romaine dans les Humeurs de ce présent blog, en date du 12 avril.

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T. C., passionné d’histoire et du monde romain a initié et mis en ligne cette pétition pour essayer de faire changer le cours des choses: éviter la destruction de ce site archéologique avec la construction d’un lotissement et laisser éventuellement la place à l’installation du futur musée de Montélimar…. attendu depuis toujours. Et oui, alors que la maire de la ville se targue d’être à la tête de la seconde cité de la Drôme, Montélimar n’a rien à montrer de son passé. Pour exemple, pour entendre parler des Chasséens du site de Fortuneau, un quartier périphérique devenu zone commerciale, il faut aller au Musée de Valence qui y consacre une pièce ! Et dire qu’un ancien maire de la ville fut Président de la République avant 1914 !

Alors, lecteurs occasionnels ou réguliers d’Unmondedepapiers, résidents d’un autre coin de France, d’Europe ou du Monde, prenez quelques instants pour lire le texte de cette pétition et, si vous êtes convaincu(e)s que ce passé doit être préservé, n’hésitez pas à signer ! Merci !

https://www.change.org/p/m-dumoulin-françois-la-non-destruction-d-une-villa-gallo-romaine-à-montélimar

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Si seulement ce remarquable mur pouvait être sauvé, ce serait une belle victoire !

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À l’hôtel du département, la PRÉSENTATION du dernier livre de CLAUDE DIDIER: LES GRANDS ÉVÉNEMENTS DE LA DRÔME.

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Il s’agit donc d’un livre de Claude Didier, un ami de Michel Marmus, publié aux Editions Labourée de Clermont-Ferrand: Les Grands Evénements de la Drôme, premier tome couvrant la période 1900-1950. Journaliste dans sa vie antérieure, c’est dans la presse locale et départementale que l’auteur trouva la matière à l’écriture de ses articles. Il raconte donc les événements importants inscrits dans l’Histoire comme…

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l’arrivée des Arméniens dans le département dans les années ayant suivi le Génocide ou…

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l’assassinat de l’ancien ministre du Front Populaire, en résidence surveillée à Montélimar pendant l’Occupation. Mais il aborde aussi des événements qui firent certainement parler à leur époque mais sur lesquels l’oubli est passé comme…

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cet accident d’avion.

Bien sûr, l’achèvement d’une des Merveilles de la Drôme, le Palais Idéal du facteur Cheval d’Hauterives…

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est bien présent…. d’autant plus que l’auteur a écrit, il y a quelques années, un autre ouvrage sur ce fleuron drômois célèbre dans le monde entier (Lecture ésotérique et symbolique du Palais Idéale du facteur Cheval).

C’est à l’Hôtel du Département que Claude Didier avait convié mercredi 6 avril, ses amis pour la présentation officielle de cet ouvrage en présence du vice-président du Conseil Départemental dévoué à la Culture, M. Limonta.

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Il y eut les discours, les petits fours et bien entendu, la séance de dédicace…

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Voici les quelques mots que Claude Didier nous a écrit sur l’exemplaire qu’il nous donna:

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Car nous avions très modestement participé à la réalisation de cet ouvrage en prêtant deux documents de nos collections…

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la carte de marinier dont une portion illustre l’article ayant trait à la création de la C.N.R. dans les années 20, prélude à la domestication du Rhône qui sera certainement abordée dans le second tome en cours d’écriture, et…

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la lettre de cette jeune valentinoise racontant les derniers jours de l’Occupation et la Libération de la Drôme et de sa ville-Préfecture. Une modeste contribution apportée avec plaisir.

On y voit aussi, entr’autre, une carte postale de la collection de Michel Marmus.

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Un dernier mot avec cette originale mais combien juste pensée de l’auteur qui dédie son ouvrage aux enseignants qui firent ce qu’il est devenu:

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Si la grande et la petite histoire de la Drôme vous intéressent, voilà un bel ouvrage à lire puis mettre dans votre bibliothèque:

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Le PORT de MONTÉLIMAR sur le RHÔNE: hier actif, aujourd’hui abandonné.

Ancone fut longtemps le port de Montélimar, à l’époque du halage et des attelages remontant le Rhône. Puis cet âge d’or disparut au moment de l’apparition des bateaux à vapeur qui correspondit à l’éloignement du Rhône du village. C’est alors que Montélimar construisit un port bien loin de la ville, dans son « far-west », à côté du pont du Teil. On s’mpressa vite à l’appeler « port du Teil » alors qu’il était bel et bien sur le territoire de la commune de Montélimar.

Ce sont les livres de cartes postales anciennes qui nous présentent ce port. Ainsi dans

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« Quand le Rhône était un fleuve » de Michel-André Tracol

on peut voir cette CPA…

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de barques à quai, d’un toueur au loin et de l’ancien pont du Teil en arrière-plan. On distingue les infrastructures portuaires avec deux quais et un entrepôt. Voici une vue moderne, prise à l’automne 2015 de cette friche fluviale:

32-ANCIEN QUAI

En ce qui concerne le grand hangar en bois, il n’existe plus mais on peut retrouver au sol, le squelette de ses fondations en béton.

29-SUR ANCIENNE PLATEFORME 30-SUR ANCIENNE PLATEFORME

Autre livre, autre vue fluviale.

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« Mémoire de Rhôdaniens » du même Michel-André Tracol…

et cette vue:

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de barques arrêtées, certaines portant des tonneaux de vin. Ces reproductions de CPA datent d’avant- 1914. On retrouve un bout de quai,

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et une plateforme plus ou moins enfouie sous la végétation:

28-ANCIENNE PLATEFORME

Autre livre régionaliste:

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« Histoire du Teil » d’André Hébrard.

une vue d’un toueur à quai qu’observe un homme appuyé à une rambarde métallique.

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On peut penser que cette vue correspond à ce coin de friche:

34-QUAI ET ÉCHELLE DE CRUE

les rambardes y sont toujours bien que restaurées dans un passé récent. L’eau est beaucoup plus basse de nos jours puisque le Rhône est vidé de ses eaux par le canal de dérivation qui passe plus à l’est.

Dans cette publication drômoise de l’AUED,

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« Etudes drômoises », 

cette autre CPA d’un toueur à quai.

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A rapprocher de cette vue…

2-ESCALIER

Que reste-t-il d’autre de cette époque de la batellerie rhôdanienne ? des bittes et anneaux d’amarrage, des bittes plantées régulièrement que la nature a plus ou moins enfoui dans le sol:

14-BITE 16-BITE BÉTONNÉE 17-BITE ENTERRÉE8-BITE

37-ANNEAU 38-BITE BÉTONNÉE

mais aussi cette très belle rue pavée de galets du Rhône coupés sur lequel on croit entendre les pas des chevaux…

19-DIGUE ET RUE PAVÉE

et pour protéger la plaine de Montélimar des eaux du Rhône, une digue en pierre…

18-DOUBLE DIGUE

à 2 étages dans ce secteur.

Il faut dire que même de nos jours le Rhône continue de faire quelques misères aux hommes comme en atteste ce repère de crue datant de 12 ans:

5-REPÈRE DE CRUE

Cette autre CPA datant de la seconde guerre mondiale au moment où un bac à traille avait repris du service pour traverser les voyageurs entre les 2 rives du Rhône, on aperçoit au loin le port de Montélimar.

bac du teil bac du teil 2

Le grand hangar en bois qui a disparu mais quelques maisons particulières encore bien debout:

27-ANCIEN BATIMENT ET RUE PAVÉE

Qu’ajouter de cette visite ? Des installations modernes de contrôle du Rhône comme ces échelles de crue qui ne semblaient pas présentes sur les CPA, et pour cause, le niveau du fleuve en cet endroit ayant considérablement baissé:

33-ÉCHELLE DE CRUE 4-ÉCHELLE DE CRUE ET REPÈRE

et ce ponton métallique plus récent:

31-PONTON DE CONTRÔLE DU RHÔNE

Ce port de Montélimar près du Teil avait fait disparaître le port d’Ancone. Le creusement du canal de dérivation du Rhône a fait disparaître à son tout celui-ci. Un nouveau port fluvial fut créé près du pont du Gournier. La faiblesse du trafic fluvial pour la région montilienne et la priorité donnée à la route et aux puissants transporteurs (Charles-André, Chalavan et Duc, Dentressangle plus nordiste-drômois) fait que ce dernier est quasiment à l’abandon à son tour. Le réchauffement climatique forcera-t-il l’homme à changer son mode de fonctionnement pour s’approvisionner ?

Panorama

Une vue du port de Montélimar en 2015 prise depuis le bord du Rhône, juste en face (entre Rhône et déviation). Le collage de 4 photos par logiciel a fait disparaître la passerelle blanche mais on voit bien les 2 quais de l’ancien port et quelques maisons conservées.

Image à rapprocher de cette autre vue du bac à traille datant de 1940:

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extraite du livre de Noëlle Marcel:

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Quand la presse à sensation parlait de CADEROUSSE pour dénoncer les problèmes de l’ASILE DE MONTDEVERGUES !

Cela se passait en 1953 et c’était dans le magazine à sensations Qui? Détective, qui existe toujours de nos jours. L’Asile de Montdevergues également même s’il s’appelle de nos jours Centre Hospitalier Spécialisé de Montfavet (commune d’Avignon).

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Voici une photo aérienne de cet hôpital psychiatrique, un ancien couvent, dont la plus célèbre pensionnaire fut Camille Claudel enfermée par sa famille pour éviter des scandales et qui y décéda le 19 octobre 1943.
Dix ans plus tard, Détective faisait dans le sansationnel avec ce titre aguicheure

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On le comprend à la lecture de ces quelques mots: ce sont des personnes libérées par l’Asile qui furent à l’origine des crimes annoncés. Il faut dire qu’à l’époque, les détenus n’étaient pas tous des fous et certains prisonniers qui posaient problème à l’hôpital général Saint-Anne par exemple se retrouvaient à Montdevergues sans qu’ils ne souffrent d’un problème psychiatrique.
Exemple, sur ces

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en juillet 1947, on retrouve 3 anciens miliciens, qui furent les seuls qui ne pas être repris !

Les choses furent bien plus dramatiques à Malataverne (Drôme) et Caderousse où furent comptabilisés 5 décés.

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

Il fut commis le 11 janvier 1953 par deux anciens détenus de Montdevergues dans une ferme de ce village drômois, au sud de Montélimar. C’est le lendemain que le facteur Arnichand découvrit les corps des parents Cru et de leur fille Odette. 3 jours plus tard, les coupables furent trouvés et arrêtés dans une ruine à Donzère…. c’étaient des évadés de Montfavet !

Les 2 hommes, suivant l’article, vivaient un régime de semi-liberté et l’un d’eux travaillait à l’extérieur du centre. C’étaient des détenus difficiles mais qui ne relèveraient pas de la psychiatrie de nos jours, surtout Raulet qui avait été plus suiveur qu’acteur.

En février de la même année, il y a eu

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dans un appartement d’Avignon intra-muros où cette ouvreuse fut gravement blessé par un ancien de Montdevergues, et 2 jours plus tard, une agression vers Apt (Villars d’Apt) causée par un autre ex-pensionnaire qui eut pour conséquence la mort d’une personne.

Le lendemain, 13 février 1953, ce sont enfin les…

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

Il s’agit du meurtre d’un jeune agriculteur Pierre Gabias par son voisin Robert Armand sur un petit chemin dans la plaine au nord de Caderousse, entre le village et l’Aigue.

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Le garde-champètre de Caderousse que je connus plus tard sous le surnom de Pitoulu

pose sur les lieux du crime.

Après son crime, l’assassin retourna l’arme contre lui et mit fin à ses jours. Problème pour Détective: lui aussi avait fait un séjour à Montdevergues. Il avait été interné à la demande de sa famille en août 52 puis libéré, toujours à la demande des siens, en décembre. Les Caderoussiers le considéraient comme atteint de « folie douce » et ne le croyaient pas dangereux. Interrogé par le journal, le maire de la commune, le colonel Farjon, pointait du doigt la raison du crime: le père de l’assassin aurait dû placer en lieu sûr les armes qui trônaient dans la cuisine. C’est une futile rivalité amoureuse datant de l’adolescence qui avait poussé Armand au crime, plusieurs années plus tard.

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Le père du criminel et la veuve et le jeune fils de la victime.

Ces 5 crimes, un suicide en 4 agressions en moins d’un mois entraînèrent le questionnement médiatique autour des conditions de sortie de l’Asile de Montdevergues. Le préfet du Vaucluse interpela le ministre de la Santé, le Valsois Paul Ribeyre. On pointa du doigt la vétusté du centre hospitalier et son surpeuplement (plus de 1 600 internés). Les conservateurs remettaient en cause les thérapies modernes par le travail et un certain laxisme pour les libérations. D’autres parlèrent de moyens insuffisants et manque de personnels. Tout cela rappelle d’autres débats, actuels !

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La SAGA du TOUR DE FRANCE au VENTOUX. 2009: Le VENTOUX juste avant les CHAMPS !

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Le samedi 25 juillet 2009, l’avant-dernière étape du Tour conduit les coureurs de Montélimar au sommet du Mont-Ventoux. Une randonnée de 167 km, avec un crochet par l’arrière-pays drômois et vauclusien (Col d’Ey, Col de Notre-Dame des Abeilles) avant la montée finale abordée par Bédoin.

Grâce au TGV, les coureurs ont pu se retrouver le lendemain sur les Champs-Elysées pour la dernière étape du Tour et le succès final d’Alberto Contador comme on le voit sur L’Equipe du lundi 27…

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ou du numéro souvenir de Vélo Magazine:

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L’Equipe du matin du 25 juillet résume bien les positions à la veille de cette étape…

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et l’on découvre la présence d’Armstrong sur la troisième marche du podium. Après son retrait de la compétition à l’issue de sa septième « victoire » en 2005, Armstrong a tenté un come-back pour gagner un 8ème Tour. Pourquoi pas ? Mais l’âge et l’opposition vont l’en empêcher, malgré le fait qu’il soit « co-équipier » du champion espagnol.

D’ailleurs L’Equipe du lendemain, du dimanche 26, ne va pas parler directement du Ventoux, ni du vainqueur dont on reparlera mais…

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rend hommage au Texan… qui ne le méritait pas tant que cela, l’Agence anti-dopage américaine se chargeant quelques années après de démonter le mythe du grand champion vainqueur du Tour après avoir vaincu le cancer… et tout cela à l’eau claire !

Comme en 2002 pour Virenque, c’est un groupe de coureurs partis tôt le matin qui va aborder le Ventoux avec plus de 4 minutes d’avance à Bédoin après en avoir compté plus de 9 à un moment. De ce groupe, les plus costauds vont résister au retour des cracks et on assistera à la victoire de Juan Manuel Gàrate…

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devant l’Allemand Tony Martin.

Quant aux plus forts, la montée se résumera une partie de dupes.

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Contador, sûr de son fait et de sa victoire finale, n’avait pas envie de précipiter la chute d’Armstrong du podium. Andy Schleck souhaitait le retour de son frère Fränk vers le podium en sachant qu’il ne pourrait contrarier Contador… et Armstrong était bien content de suivre le mouvement sans trop de dégâts. D’où un Ventoux qui ne sera pas un cru exceptionnel en 2009, contrairement à ce qu’avait pensé les organisateurs.

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Andy Schleck et Alberto Contador 3ème et 4ème respectivement sous l’Observatoire.

Une étape de Montélimar au Mont-Ventoux, il était impossible d’y passer à côté. C’est pourtant ce qui se passa ! Car le 24 juillet était né du côté de Monaco un petit bout d’homme prénommé Ennio qui nous emmena bien loin de la Drôme, ce samedi-là…

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Monaco d’où le Tour 2009 avait pris son envol début juillet comme on le voit sur ce drapeau en matière plastique, un de ceux qui ornaient les rues de la Principauté:

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Par contre quelques jours avant la course, l’étape du Tour-Mondovelo avait mis des milliers de cyclos sur les routes des cracks du peloton professionnel.

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Un départ tôt le matin, des cyclos au milieu desquels j’avais pu reconnaître…

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Cédric Vasseur…

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ou le champion de France sur route Dimitri Champion aux côtés de Karim Oumeddour.

Le reste des photos, c’est du classique. Des cyclos partout et fiers d’y avoir été !

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Dans l’ANNUAIRE des POSTES de 1953… peu d’abonnés et quelques pages intéressantes.

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L’annuaire officiel du téléphone édité par les P.T.T. en 1953, mon année de naissance. En première page, c’est le savon Le Chat qui fait de la réclame (pas encore de la publicité). Pages blanches + pages roses (devenues jaunes depuis), cela fait 88 pages. On est loin de ce qui se fait de nos jours, l’annuaire Drôme 2014 faisant 1062 pages avec une écriture bien plus dense !

A l’époque, pour appeler un correspondant, on passait par le standard téléphonique, d’où cette maxime écrite en haut d’une page (il y a une maxime en haut de chaque page): Ayez pour la téléphoniste la courtoisie que vous attendez d’elle. L’appel était manuel, l’automatisation viendra plus tard.

Quelques autres maximes de bon sens: Si l’on vous entend mal, rapprochez-vous de l’appareil. ou Parlez lentement et distinctement. Ou encore celle-ci puisque téléphone et compte-chêques postaux étaient des nouveautés pour le grand public: Le payement des redevances téléphoniques peut être imputé à votre compte courant de chèques postaux.

 Voyons un peu quelques communes de la Drôme et leurs abonnés au téléphone.

ESPELUCHE…

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ne comptait que 7 numéros si l’on compte la Cabine (la Poste) et la Mairie. La Cabine d’ailleurs était ouverte 6/7 jours de 9h à 12h et de 15h à 18h. Le receveur travaillait donc le samedi après-midi jusqu’à 18h. toute l’année.

Les abonnés: les 2 châtelains (le Comte de Bléziers du château de Saint-Romain-aujourd’hui bien mal placé entre ligne TGV et Autoroute du Soleil près de la route de Montélimar et la famille La Bruyère du château de Lalo), les cycles Loudet qui n’avaient pas encore migré à Montélimar, l’usine Guillon fabriquant des couronnes mortuaires en plastique à l’ombre de Montceau et un batteur Béroule. Finalement, aucun particulier n’avait le téléphone !

ANCONE…

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Même chose pour Ancone, seuls 3 professionnels ont le téléphone dont le négociant en charbons Froment (qui deviendra le comptoir Froment) et la fabrique de meubles Mazet & Jouve qui a disparu. On peut y ajouter 4 abonnés les plus proches mais listés sur Montélimar: l’Aérodrome, le Centre de Télécommunications de l’Aérodrome, la Météorologie et le restaurant de l’aérodrome Vernier.

D’autres communes qui pourraient intéresser quelques lecteurs:

LA ROCHE-SAINT-SECRET…

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Aucun abonné !

MARSANNE…

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Quelques particuliers sont à la pointe du progrès (pas les Raymond !)

ROCHEFORT

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Personne n’est raccordé.

Pour terminer MONTÉLIMAR et un peu plus de 7 pages, où l’on retrouve des noms connus.

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Page 21, où l’on constate (mais la photo ne le montre pas !) que l’Hôtel des Postes est ouvert 6/7 de 8h à 19h et le dimanche de 8h à 12h. Un vrai service public ! Les nougats Arnaud-Soubeyran, la librairie Baume mais aussi le propriétaire du château de Novezan (sud de la ville, route d’Allan après un virage prononcé en haut d’une petite côte), de Baroncelli-Javon, certainement un parent de Falco de Baroncelli-Javon, le félibre camarguais, soutien des Républicains Espagnols et des Gitans ?

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Page 22… la pharmacie Boissel dont il reste l’enseigne, Boule qui entraînera l’UMS football dans ses grandes heures, l’opticien pédalant Brun, M. Cabiac dont les terres donneront leur nom à un quartier, le beau café Miland devenu une impersonnelle banque, les nougats Chabert & Guillot, maître Chancel…

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Page 23 avec l’école privée Sainte-Croix située route de Rochemaure (l’école forestière aujourd’hui). A noter qu’aucune école publique n’est reliée au réseau téléphonique ! A noter la belle publicité en bas de page.

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Page 24… le garage Renault situé alors en face de la caserne Saint-Martin, à 2 pas de la porte, Harlez magasin de TSF puis de télévision, Joguet photographe…

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Page 25… le docteur René Magis qui me mit au monde, le cartonnages Milou, disparus, au Pêcher…

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Page 26… et pas moins de 14 fabriques de nougats… mais 11 entreprises apparaissent ici et là sous le nom de leur patron, plus 3 confiseries… ce qui donne pas moins de 28 entreprises nougatières… l’air montilien devait être agréable à respirer !

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Page 27… erreur de l’affirmation de la page 23, l’école De-Gaulle (remplacée par la Médiathèque) est reliée au téléphone sous le nom de son directeur Rourissol, la quincaillerie Sibille, Tante Aimée hôtel de la place d’Aygu…

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Page 28… l’avocat Vallentin du Cheylard

Une autre époque, avant la démocratisation du téléphone.

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En 1932, un MARSEILLE-LYON… mais pas en football.

Nous sommes le

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et le Progrès annonce à sa une d’un numéro spécial gratuit, la tenue d’un

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Mais il ne s’agit pas du duel des Olympiques en football pour la simple raison que l’Olympique Lyonnais n’existait pas en 1932 et si l’on lit quelquefois OL dans les résultats sportifs de l’époque, il s’agit de l’Olympique de Lille, un des nombreux clubs de l’agglomération lilloise. Non, ce 18ème Marseille-Lyon est une course cycliste qui reliait les 2 grands villes françaises.

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Le recto de ce Progrès spécial gratuit…

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et le verso.

C’est sur cette page que le journal raconte l’histoire de ce Marseille-Lyon…

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dont la première édition se déroula en 1911. En 1912, la course se déroula dans l’autre sens puis la remontée de la vallée du Rhône revint en 1913. Il semblerait d’après l’article ci-dessus que la course ne se soit plus déroulé par la suite que dans le sens Sud-Nord… face au mistral quand cela arrivait à ce qu’il souffle le 15 août. La course allait connaître sa dernière édition en 1939, ne reprenant plus après la seconde guerre.

Il faut dire que la compétition empruntait la Route Nationale 7… et que le trafic routier augmentant de plus en plus après-guerre, aurait empêché sa tenue, surtout un 15 août. Voici donc l’itinéraire de cette 18ème édition avec les horaires:

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Départ à 5 heures du matin de Marseille, certainement de la porte d’Aix pour une arrivée prévue 10h30 plus tard au Stade Municipal, c’est-à-dire l’actuel Gerland.

Les concurrents inscrits à cette XVIIIème édition sont au nombre de 100…

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avec quelques têtes d’affiche comme Jean Aerts, les frères Le Drogo, Léon Le Calvez, Louis Aimar, Vicente Trueba, l’Autrichien Max Bulla vainqueur en 1931…

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qui parcourut les 320km en 9 heures et 10 minutes soit à la moyenne de 35 km/h… On peut penser que le mistral ne soufflait pas le 15 août 1931 dans la vallée du Rhône mais plutôt le vent du Midi.

Le palmarès des précédents Marseille-Lyon…

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où l’on peut lire la victoire de Gustave Ganay en 1919 dont la ville de Marseille donna son nom à une tribune du Stade Vélodrome ou Marcel Bidot en 1928 qui dirigea plus tard l’équipe de France de cyclisme sur le Tour et les championnats du monde.

Un original appel au public… à la citoyenneté des spectateurs pour faire mode…

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où l’on comprend à la lecture de ces lignes qu’à l’époque, des spectateurs suivaient les as du peloton en vélo, motocyclette ou automobile. !

Quant aux spectateurs ayant pris place dans les gradins de Gerland pour suivre l’arrivée, ils avaient droit pour patienter à un meeting cycliste:

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Le journal précise les prix offerts par Le Progrès et divers partenaires…

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des sommes intéressantes qui expliquent le nombre d’inscrits à cette course.

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Une page d’un blog consacrée à cette course qui complète les informations de l’Historique du Progrès.

http://culturecyclisme.over-blog.com/article-marseille-lyon-1-70734724.html

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Des précisions et des coupures de presse sur LOUIS DELPECH et CAMILLE REVELIN.

Les Allobroges, quotidien communiste, commença de paraître à la Libération de la Drôme, en septembre 1944 jusqu’à ce qu’il soit absorbé par Le Dauphiné Libéré, un an plus tard. Le nom de Delpech et Revelin vont apparaître à plusieurs reprises dans les numéros de l’année 1945.

Joséphine Revelin, l’épouse de Camille Revelin, était très influente dans l’association U.F.F., l’Union des Femmes de France, organisation d’obédience communiste de la famille. On le lit dans ce renouvellement de bureau du 4 avril 1945:

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On y apprend qu’autour de Noël 1944, avait eu lieue une manifestation enfantine dont Les Allobroges font un compte-rendu dans le numéro du 3 janvier.

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On peut y lire que Louis Delpech comme Camille Revelin avaient une fille chacun qui récita un texte. Celle de Revelin se prénomme Odette et a été adoptée. Le journal publia ensuite des erratas pour citer d’autres personnes présentes à cette réunion enfantine.

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Joséphine Revelin était à l’époque présidente de l’U.F.F. d’Ancone et forte personnalité, tançait poliment les personnalités locales qui n’avaient pas daigné se déplacer à cette après-midi festive.

Alors que les Prisonniers de Guerre et Déportés du Travail commencent à rentrer au pays, on en parlera en fin d’article, la triste nouvelle tombe pour Louis Delpech le 30 juin, dans ce petit communiqué:

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Louis Delpech ne reviendra pas de Dachau. Roselyne Devin, une mémoire du village, se souvient qu’après ce drame, sa famille qui logeait à l’entrée du village près du pont du Meyrol quand il sort du tunnel du camp d’aviation, quitta Ancone pour la Côte d’Azur.

Quant à Camille Revelin, Les Allobroges ne parleront pas de son décès. Un Camille Revelin qui survit un peu par le prénom de son petit-neveu, taxi roulant bien connu au village. Ce dernier d’ailleurs ne connut jamais les faits qui entraînèrent l’arrestation et la déportation de son grand-oncle, la famille n’évoquant jamais ce sujet. Mme Revelin, de son métier matelassière, forte personnalité on l’a vu ci-dessus et que confirme cet autre article pour sa lutte contre le marché noir…

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avait souvent eu tendance à trop s’étendre sur des choses qui auraient dû rester confidentielles, surtout dans la période trouble de l’Occupation. Une fois son mari déporté, elle avait eu le courage d’essayer de le faire libérer en allant jusqu’en Allemagne. Sans succès. Camille Revelin est mort du typhus dans d’affreuse souffrance au camp de Neuengamme, situé a nord de l’Allemagne, proche de Hambourg. Voici quelques vues de ce sinistre lieu, implanté dans une région marécageuse, construit par les prisonniers eux-mêmes, vues extraites du livre de Pierre Brunet « Les Martyrs de Neuengamme- le camp méconnu… » paru en 1975.

VUE GÉNÉRALE DE NEUENGAMME

VUE GÉNÉRALE DE NEUENGAMME

PLAN GÉNÉRAL

PLAN GÉNÉRAL

UNE DES PORTES INTÉRIEURES SÉPARANT DIVERS SERVICES

UNE DES PORTES INTÉRIEURES SÉPARANT DIVERS SERVICES

CAMP DE NEUENGAMME

CAMP DE NEUENGAMME

Ce sont les derniers prisonniers de ce camp qui disparurent dans le tragique épisode du Cap Arcona, ce paquebot affrété par les SS pour aller les couler en mer du Nord mais que l’aviation britannique anticipa involontairement la catastrophe, croyant avoir affaire à des nazis essayant de s’échapper.

Le typhus est la maladie de la promiscuité et du manque d’hygiène dans des groupes humains importants: réfugies, prisonniers, déportés, victimes de catastrophes naturelles ou humaines. Déclenché par les rats et souris, il est transmis à l’homme et d’homme à homme par les puces et les poux. Il se caractérise par de fortes fièvres et des irruptions cutanées. Sans antibiotique, la mort est quasi certaine.

Pour terminer, quelques extraits de presse des Allobroges nous présentant ceux qui sont revenus, des prisonniers de guerre et déportés du travail de retour au village en ce premier semestre 1945:

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dans le numéro du 19 avril: Albert Mercier

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dans celui du 15 mai: ceux de Henri Fabregoule, Robert Mandraud, Marcel Lauzun, Marcel Astier et Julien Hilaire

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dans celui du 2 juin, le retour de Charles Froment.

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LOUIS DELPECH et CAMILLE REVELIN, 2 DÉPORTÉS honorés sur le MONUMENT aux MORTS D’ANCONE

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Quatrième volet sur les Morts Pour la France du Monument d’Ancone, les  MORTS EN DEPORTATION :

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DELPECH LOUIS et REVELLIN CAMILLE.

L’un comme l’autre ne sont pas des Anconnais de souche mais ils résidaient sur la commune pour leur travail et c’est à Ancone qu’ils ont été arrêtés.

 Quelques recherches sur Internet et une visite au mémorial de Mirmande permettent de recueillir des éléments sur le parcours et les souffrances endurées par ces deux hommes.

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LOUIS DELPECH

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Une rue d’Ancone menant vers Montélimar a été baptisée à la fin du siècle du nom de Louis Delpech.

« Et la liste des personnes appréhendées à Montélimar enfle encore : le 21 juillet (1944) et dans les jours suivants, cinq radiotélégraphistes de la station météo d’Ancône sont appréhendés : Raoul Bonneau, 37 ans, Vendéen, le chef de centre, Paul Bonnier, 40 ans, du Pas-de-Calais, Robert Fouillet, 34 ans, Louis Delpech, Gardois de 44 ans, et Paul Henri Saumard, 46 ans, de Haute-Vienne. Ils sont accusés d’émettre clandestinement pour la Résistance.

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La station météo de Montélimar de nos jours, peu différente de ce qu’elle était en 1944.

Tous sont morts durant l’hiver 1945 à Dachau ou ses kommandos de Melk et Ebensee, sauf Bonneau, libéré de neuf mois de souffrances à Dachau, qui mourra à l’hôpital Bichat à Paris lors de son retour. « 

Matricule au camp de concentration de Dachau : 72493

Delpech Louis

Sexe  M

Né le 12/06/1921 à Saint Thibéry (34)

Nationalité  F

Date de libération du camp 30 avril 1945 -Annexe où était détenu Louis Delpech: Allach.

Le 29 avril 1945 la 45e division d’infanterie de la septième Armée américaine libéra le camp. Malgré l’ordre donné par l’état-major allemand de tuer tous les prisonniers, la plupart des survivants purent être libérés.

 Le camp de Dachau est situé en Bavière, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Munich. C’est le premier camp de concentration créé par le III ème Reich, le 20 mars 1933. Il constitue ainsi le modèle de référence sur lequel d’autres camps ont été construits et ont fonctionné jusqu’à la fin de la guerre.

Allach : Ce très important Kommando du camp de Dachau fait travailler les détenus à différents projets et productions : d’abord pour une manufacture de porcelaine, ensuite pour la firme BMW, enfin pour différents chantiers de l’organisation Todt. Il compte jusqu’à 3 850 détenus. Il est situé près de Dachau et est créé le 17 mai 1944.

Delpech

Le nom de Louis Delpech apparaît en bas de la colonne de gauche sur cette plaque du Mémorial de Mirmande…

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ainsi que sur le Monument aux Morts de Montélimar (colonne de droite au milieu)… la station météo où il a été arrêté est située sur le territoire de Montélimar. A noter également celui d’un compagnon d’infortune Raoul Bonneau (bas colonne du centre)

CAMILLE REVELIN

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Une place d’Ancone devant les écoles a été baptisée à la fin du siècle du nom de Camille Revelin.

Le 12 mai 1944, des résistants, « une vingtaine de personnes de classes et opinions politiques diverses » et pour des  « motifs inconnus », dit le rapport de gendarmerie, sont arrêtés par les Allemands à Montélimar : certains sont libérés, peut-être après un séjour à Montluc. D’autres n’échappent pas à la déportation.

Rose Liard, née à Marsanne, 53 ans, qui tenait un magasin de mode dans la Grand-Rue, cachait des réfractaires et fournissait des faux papiers, est déportée à Ravensbrück. « Avec une modestie et une simplicité sans égale, [elle] a hébergé presque quotidiennement pendant longtemps à toute heure du jour et de la nuit, tous les agents et chefs régionaux de la Résistance », écrit le capitaine d’aviation Vernier à propos de Rose Liard. Elle arrive au camp de Neue Bremm à Sarrebruck le 14 juillet. Elle poursuivra son chemin vers Ravensbrück où elle mourra le 30 mars 1945.

Les hommes, le docteur Clément Paul Jeune, 45 ans, originaire de Roynac, Fernand Mirabel, 46 ans, coiffeur dans la Grand-Rue, Paul Nègre, 32 ans, professeur venu des Basses-Alpes, Pierre Quilichini, 49 ans, originaire des Alpes Maritimes, contrôleur principal aux PTT, André Reboul, laitier de 22 ans, qui plaçait dans différentes fermes de la région des jeunes astreints au STO (Service du travail obligatoire), et faisait délivrer de fausses cartes d’identité, Camille Révelin, 42 ans, de l’Isère (Vienne), chauffeur à Ancône, Émile Roche, né à Sauzet, 52 ans, mécanicien, Félix Sodine, 51 ans, maçon né en Algérie, sont transportés à Neuengamme le 18 juillet 1944. Albert Retrou, 62 ans, voyageur de commerce originaire de Seine-et-Marne, arrêté le 3 juin à Montélimar, ira à Neuengamme.

Le Valentinois Pierre Colognac, 21 ans, pris le 5, est déporté à Dachau.

On devine à des immatriculations qui se suivent que certains ont tout fait pour rester ensembles. Reboul, Roche et Nègre reçoivent les numéros 37 220, 37 221 et 37 222. Après la quarantaine, presque tous seront dispersés dans divers komandos de travail.

 Seuls reviendront en vie Colognac, Reboul, Mirabel et Quilghini, libérés en avril 1945.

Jeune et Nègre meurent à Bergen-Belsen le 9 février et le 11 mars 1945. Retrou et Roche meurent à Neuengamme les 8 et 11 janvier 1945, Révelin, le 28 mars. Sodine transféré de Neuengamme au komando de Sandbostel y meurt le 4 avril 1945.

Transport vers le camp : parti de Compiègne le 15 juillet 1944

Matricule au camp de Neuengamme : 36833

Nom Prénom : Revelin Camille

Né le 15 juillet 1902

Lieu de naissance Vienne (38)

Sexe : M

Nationalité : Française

Parcours : F Bremen (Brême) -Farge *

Statut : Décédé en déportation

 * Dans le livre de Pierre Brunet « Les Martyrs de Neuengamme- Le camp méconnu.. » édité en 1975 par l’Amicale de Neuengamme, sous le titre « Sur le chantiers de la Kriegsmarine », on peut lire page 19: La kriegsmarine fut une très grosse mangeuse de déportés, car un nombre important de ses bases, surtout sous-marines étaient implantées dans la zone alimentée par Neuengamme… A Brême, lorsque les ports de l’Atlantique furent devenus inutilisables, une série d’installations fut entreprise. Dans l’immense chantier « Valentin » à Brême-Farge sur la Weser en aval d’une vingtaine de kilmètres du port hanséatique, 2 700 détenus furent condamnés à construire un immense bunker, refuge pour sous-marins puissamment betonné de 14 mètres d’épaisseur…Durement touché à coup de bombes de 10 tonnes par une violente intervention aérienne britannique, le vendredi-saint 1945 (le vendredi 30 mars), il ne fut jamais terminé. A cette date, Camille Revelin était décédé depuis 2 jours.

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Sur cette seconde plaque du Monument aux Morts de Montélimar apparaissent tous les autres noms des déportés décédés cités dans les 2 articles, sur la colonne du milieu: Raoul Bonnier, Paul Jeune, Rose Liard, Paul Nègre, Albert Retrou, Emile Roche, Henri Saumard et Félix Sodine.

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Plaque-souvenir de Camille Revelin située sur le tombeau de sa belle-famille anconnaise Deloule dans le cimetière communal… tombeau dans lequel repose son épouse Joséphine, née Rollin.

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A noter que l’orthographe exact du nom doit être Revelin avec un seul L.

Travaux de recherche et de rédaction par 

Michel et Thibaut MARMUS.

Sources :

– Musée virtuel de la résistance : http://www.museedelaresistanceenligne.org/ 

– Fondation pour la mémoire de la déportation : http://www.bddm.org/liv/index_liv.php

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ANCONE: La DISPARITION de BERNARD GOUJON dans la PRESSE en 1961

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La presse fit état de la disparition de l’Aspirant Bernard Goujon d’Ancone en août 1961 puis de son inhumation à Ancone en septembre 1961.

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Le Dauphiné Libéré du 15 août 1961 évoque le décès de Bernard Goujon et présente ses condoléances à sa famille dans un petit article en page départementale.

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C’est au moment des obsèques que le Dauphiné Libéré couvrit largement l’événement qui avait bouleversé toute une région.

Dans le journal du 11 septembre tout d’abord, l’avis des obsèques de la famille et celui du conseil municipal qu’Albert Goujon, père de Bernard présidait.

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Le 12 septembre, c’est un article en page locale qui rappelle la cérémonie.

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Le 13 septembre, un article beaucoup plus conséquent relate les obsèques suivies par tout le village et de nombreuses personnalités civiles et militaires.

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Un article qui permet de comprendre toute la solennité de cette cérémonie et la peine que le village avait éprouvé devant ce drame.

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Autre quotidien départemental,

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dont la zone de diffusion est plutôt sur Valence ne parle pas du décès de Bernard Goujon au mois d’août. Par contre, au moment des obsèques, le journal publiera un grand article en page régionale, rappelant également les faits.

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Un hebdomadaire local maintenant (Drôme-Ardèche sud):

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En pleines vacances d’été, l’hebdomadaire ne paraît que 2 fois par mois. L’article est important et ressemble à celui du Dauphiné, certainement écrit par la même plume, cela sera encore plus net plus loin.

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Après les obsèques du 12 septembre….

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l’article est conséquent, proche de celui du Dauphiné, malgré une mise en page moins visible.

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Malheureusement, toujours pas de photo de cette cérémonie.

Le texte du long article pour vous permettre de le lire:

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Autre hebdomadaire local, aujourd’hui disparu,

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du 19 août annonce le décès en Algérie:

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Après les obsèques, le numéro du 16 septembre publie un article tout en longueur comme pour la Tribune, sans réel titre en page 2:

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En détail pour vous permettre la lecture:

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Un texte proche de ce que l’on a déjà lu.

Enfin, un hebdomadaire départemental, proche de l’église catholique, qui malgré que la famille Goujon était très croyante, n’en fit pas trop:

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Un petit article apprend aux lecteurs le décès de Bernard Goujon

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Le

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c’est dans un éphéméride départemental

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que sont sobrement évoquées les obsèques.

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Enfin, plus tard dans le temps, le bulletin des Anciens Elèves Maristes d’Aubenas…

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consacra une page à la mémoire de Bernard Goujon.

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Avec une nécrologie rappelant le parcours de cet jeune « ancien » élève

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la citation militaire

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et le discours (déjà lu dans le précédent article du blog)  prononcé par le capitaine de l’unité, en Algérie, lors des premières obsèques.

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Les photos et documents des 2 articles ainsi que ce dernier bulletin sont la propriété de Françoise Keledjian qui doit être remerciée pour sa collaboration. Les coupures de presse ont été trouvées aux Archives de l’Agglo. à Montélimar (Le Dauphiné) et aux Archives départementales (La Tribune, Le Montélimar et Peuple Libre).

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