Archives de Tag: Révolution russe

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 20 janvier 1918

(JOUR 1266 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La rencontre entre le roi des Belges, Albert 1er et le général Pershing, commandant en chef du Corps Expéditionnaire US en Europe pendant la Première Guerre Mondiale. Les Américains contribueront à la libération du territoire belge en 1918.

Puisqu’on parle de nos alliés d’outre-Atlantique, une vue d’une ambulance montée dans un train sanitaire.

Ultra-moderne avec même des ventilateurs individuels pour les blessés.

Une démonstration de la puissance destructive des nouveaux chars de combat.

Ici la limousine n’a pas pesé lourd face à ce mastodonte d’acier.

En France, après l’échec de la première utilisation des chars d’assaut, en particulier au Chemin des Dames, les engins ont été améliorés et subissent un  entraînement poussé pendant des manoeuvres, comme on le voit ci-dessous.

Des vues du traité de Brest-Litvosk mettent fin à la guerre entre la Russie et l’Allemagne.

La maison où eurent lieu les négociations.

La table des négociations et les plénipotentiaires.

En Italie, la prise du Mont-Tomba a entraîné l’arrestation de nombreux soldats autrichiens…

…comme ici à Asolo. Ailleurs, des Poilus français en permission en 1918 vont visiter l’ossuaire de Solférino dans lequel reposent les restes d’autres Poilus, ceux de 1859, tués le 24 juin pendant cet épisode glorieux de la campagne napoléonienne.

Solférino, Magenta, des batailles d’une autre guerre, dans la nord de l’Italie, toujours contre les Autrichiens.

Une vue originale en double page centrale.

 

Les ravages commis par un bombardement français ! Mais pas n’importe lequel ! Celui qui permit de détruire la Grosse Bertha, canon de marine qui bombarda Dunkerque en avril et mai 1915. On voit ce qu’il reste du canon au centre de la page de gauche et les voies de chemin de fer qui le ravitaillait. Cette pièce était positionnée à l’arrière des tranchées allemandes à près de 28 km de la ville.

Sur mer, les sous-marins et pirates allemands sévissent toujours.

On voit ici la fin du « Chateaurenault » un croiseur torpillé par des pirates qui furent à leur tour coulés par d’autres navires français et récupérés comme prisonniers de guerre.

Dans les airs enfin, l’installation d’une bombe sous un Farman.

Il faut quatre hommes pour placer l’engin sous l’aéroplane. On n’est pas au niveau des chargements des B-52 qui opéraient sur le Vietnam mais aussi loin des chargements de 1914 quand les aviateurs jetés des points effilées sur les troupes au sol pour transpercer les hommes et les bêtes.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 19 janvier 1918

(JOUR 1265 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Wilson et Lloyd George, les principaux alliés des Français à la une de ce J’ai vu. Des alliés fidèles qui rappellent que la France a été lésé par l’Allemagne en 1871. D’où l’appellation de cette guerre: la guerre du Droit contre la barbarie.

En page intérieure un plan et une carte.
Le plan, celui de Dixmude en Belgique, défendue par les fusiliers marins pour illustrer un texte sur ce sujet.

La carte de la Russie des Bolcheviks en pleine anarchie et avec la sécession de nombreux territoires.

Le pouvoir des Bolcheviks se réduit au coeur de la Russie mais la guerre civile qui va suivre permettra au pouvoir central de retrouver l’intégrité de son territoire.

Enfin, comme dit précédemment, une page de photos revient sur la catastrophe d’Halifax au Canada.

Le nombre de victimes avancé est bien plus important que celui que l’Histoire a retenu: 4 000. On informe les lecteurs que la ville a été rasée sur un diamètre de 3 kilomètres autour du point de l’explosion du Mont-Blanc après sa collision avec l’Imo.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 12 janvier 1918

(JOUR 1258 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Victor Boret, ministre très important du Ravitaillement. Comme on peut le lire, ravitaillement est synonyme pour tous de restrictions, privations !

Le front italien où les Français ont pris les chose en main.

Des chasseurs alpins observent les positions autrichiennes par régler les tirs… de l’artillerie alpine, celle entr’autre du 2ème RAM, le régiment du grand-oncle Séraphin…

Les femmes remplissent les hommes partis au front. Ici, en Angleterre, dans un haras…

…on a inventé le mot « palfrenières » !

A Petrograd, les Gardes Rouges en position de combat.

Une véritable photo de cinéma qu’on croirait sortie d’un film d’Eisenstein !

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 06 janvier 1918

(JOUR 1252 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Président Machado quitte le Portugal, chassé qu’il est par les Révolutionnaires militaires favorables au désengagement militaire du pays de la guerre. Le président déchu va aller trouver refuge à Madrid.

Au Maroc, les troupes françaises, des Territoriaux nous dit-on, luttent contre une rébellion « fomentée » par des espions allemands. Ils tirent au canon sur les positions rebelles. Soit ! Mais il faut ajouter que la guerre avait commencé en 1911 et qu’elle allait durer jusqu’en 1937.Cette guerre de trente ans allait faire officiellement environ 9 000 morts du côté français auxquels il faut ajouter 15 000 blessés, sans oublier 12 000 supplétifs indigènes tués. En face, on estime à 100 000 le nombre de rebelles tués sans oublier les souffrances des populations civiles.

La Révolution Russe.

Une photo des dirigeants bolcheviks. Avec le numéro 1 marqué par la revue, on reconnaît Trotsky. Pour le Miroir, ces hommes, achetés par les Allemands, ont oeuvré à désorganiser l’armée russe. Un peu loin de la réalité.

Par contre, dans les grandes viles, la population s’habitue à faire la queue pour tout.

De gauche à droite et de bas en haut: pour des jeux de cartes (!), du sucre, de cigarettes, du lait, du pétrole et de la farine. Et ce n’est pas prêt de cesser !

En Italie, chassé-croisé des Italiens quittant le front…

…remplacés par les Français dont les généraux inspectent les lieux, dans les tranchées le long du Piave…

… la ligne infranchissable comme l’a décidé l’Etat-Major.

On découvre dans ce secteur, la présence de Peppino Garibaldi petit-fils de Guiseppe Garibaldi, l’apôtre du Risagiomento italien.

Il a combattu déjà dans les tranchées françaises avant la déclaration de guerre de son pays et il est normal qu’on le retrouve sur le Piave alors que « la Patrie est en danger ».

A Cambrai, les soldats canadiens votent…

…pour une consultation électorale comme le reste des sujets de ce Dominion, au Canada.

Les troupes britanniques de D’Allendy entrent à Jérusalem d’où ont été chassés les Turcs.

Un avion survole les Lieux Saints. Quelques Français sont de la fête dont un Caderoussier,  Marius Isidore Bernard, mort à Ludd (ou Lod) huit mois plus tard, le 27 août 1918.

Une photo exceptionnelle à l’époque, devenue beaucoup plus banale de nos jours…

…le survol des Alpes par un avion volant à 5 000 mètres d’altitude. Il devait falloir être très attentif dans le secteur du Mont-Blanc ! Mais que de progrès par l’aviation après quatre années de guerre !

Original mais bien réel, des Chinois en France.

Ce sont de formidables travailleurs dit la légende de la photo, surtout des coolies pour décharger les bateaux.

Pour terminer, les récentes fêtes du Nouvel An et le réveillon.

Ici des civils d’Epernay ont fêté la nouvelle année dans un abri souterrain semble-t-il glacial, pour éviter les bombes allemandes. Un drôle de feu d’artifice !

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 05 janvier 1918

(JOUR 1251 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce premier magazine de 1918, cinquième année de guerre, le visage du Général Guillaumat nommé commandant en chef des troupes françaises sur le front d’orient en remplacement du général Sarrail.

Dans l’Aisne, un paysage bouleversé avec des arbres coupés et enchevêtrés suite à un bombardement français sur une tranchée allemande qui a été évacué. Avant qu’elle ne soit occupée par les Français…

…des nettoyeurs essaient de débusquer d’éventuels ennemis cachés dans les souterrain avec des gaz ou des fumées.

En Russie, la Révolution Bolchévique, Maximaliste dit-on à cette époque, continue à progresser.

Ici, des gardes rouges s’apprêtent à écouter un discours de Lénine. On verra plus loin dans ce mois de janvier que la Russie est dépouillée après ces mouvements insurrectionnels. Voici d’ailleurs les plénipotentiaires participant aux discussions à Brest-Litowsk en vue d’une paix sur le front oriental.

En marge de la guerre, à Paris, la coupe de Noël a bien eu lieu sur la Seine comme les autres années.

C’est Gérard Meister qui l’a emporté en 2 minutes et 33 secondes pour joindre une berge à l’autre dans une eau à… 1°C !

Chronique nécrologie: le décès du champion cycliste Lucien Petit-Breton, double vainqueur des Tours de France 1907 et 1908.

Mobilisé, il a été victime d’un accident d’automobile près du front au niveau de Troyes. Il servait dans un Escadron du Train.

En quatrième de couverture, on voit un vieil homme, un vieux paysan déracinant des piquets soutenant les fils de fer barbelés dans le but de cultiver à nouveau sa terre reconquise aux Allemands.

Quand on sait qu’un siècle plus tard de nombreux terrains sur lesquels s’est déroulée la guerre ne sont toujours pas cultivables pour longtemps encore, on comprend qu’il s’agit d’une image de propagande, pleine de symboles mais surtout de mensonges.

 

2 Commentaires

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 30 décembre 1917

(JOUR 1245 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

C’est vraiment un événement important pour la presse occidentale que la fin de la guerre sur le front de l’est et le retrait des Russes, devenus des traitres. En couverture, deux gardes rouges montent la garde devant la porte de Lenine qualifié de traître, à Petrograd.

A l’intérieur de la revue, de nombreuses photos sur la situation en Russie:

La queue devant une boutique pour se ravitailler à la soupe populaire. Le Miroir y voit un subterfuge des Bolcheviks pour s’attirer les faveurs du peuple.

Des meetings en plein air, au coeur de Petrograd où les leaders s’adressent au peuple.

Les gardes rouges en armes dans les rues et…

…une ambiance de guerre civile. L’instauration d’un régie socialiste en Russie est un événement considérable qui importera la vie politique de tous les pays du monde pour le reste du XXème siècle.

Une autre vue aérienne tout autant spectaculaire:

le bombardement de Reims avec la cathédrale vue des airs.

Le front d’Italie avec la ligne de défense fixée par l’état-major sur le Piave…

…où dans un secteur, de grosses pièces de marine ont été installées.

Sur un autre fleuve de Vénitie, l’Astico, des troupes françaises qui ont connu leurs premières victimes, montent au front.

En Palestine, les Anglais ont repoussé les Turcs.

De nombreux canons ont été repris à l’ennemi, des prisonniers ont été faits et des Anglais ont été blessés. La guerre en un mot !

Aux Etats-Unis, la machine de guerre tourne à plein régime.

On fabrique des casques par milliers…

…et des paires de bottes dans les mêmes quantités pour les Sammies.

Enfin fin de ce tour du monde, au Portugal,…

…le militaires ont renversé le pouvoir civil de Costa et exilé le président Machado. Dans la mouvance de la Révolution russe, les militaires portugais sont plutôt hostiles à la guerre et, sans se désengager totalement, n’enverront plus de renforts aux troupes déjà en France.

Ci-dessus le nouveau chef de l’état, le commandant Sidonio Paès, à cheval.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 29 décembre 1917

(JOUR 1244 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de J’ai vu, les révolutionnaires Lénine et Trotsky, pas bravement sous leur meilleur profil. On croirait avoir affaire à des bandits de grands chemins. Mais les Bolcheviks sont de lâches pacifistes qui s’apprêtent à signer un armistice avec les Allemands. Celui-ci a d’ailleurs été signé le 15 décembre entre la Russie et les Austro-Hongroise et Allemands, armistice qui prendra effet du 17 décembre au 4 janvier.

Pour en revenir à l’image, Trotsky est à gauche et Lénine à droite. On aurait dit l’inverse tant cela est mal fait !

L’offensive britannique en Cambrésis et cette vieille femme aveugle secourue par les Tommies.

La double page centrale est ce dessin…

…commenté ainsi:

UNE SCÈNE QUE L’ITALIE NE VERRA PLUS: L’EXODE DES POPULATIONS DEVANT LA RUÉE AUSTRO-HONGROISE.

Une phrase bien compliquée pour dire que l’intervention française va arrêter l’avance allemande !

Un bombardement aérien vu des airs:

Que de progrès en 3 ans dans les domaines de l’aviation, de la guerre aérienne et la photographie.

Une page à la J’ai vu des troupes françaises en route pour Jérusalem…

…peu nombreuses, sous les ordres d’Allenby et laissées de côté par les Britanniques.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 23 décembre 1917

(JOUR 1238 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On nous présente une image exceptionnelle en cette couverture du Miroir du 23 décembre: le départ d’une bombe larguée par un aéroplane. Ce pourrait l’être si on n’avait pas trafiqué d’une manière trop flagrante de visage de l’aviateur au premier plan. Dommage ! Un visage moins net aurait été plus réaliste.

Par contre, ces photos aériennes ci-dessous…

…n’ont rien à envier au Google Maps actuel. En haut, on y voit la vallée du Jourdain et en bas, les lieux saints de Jérusalem.

Quant à cette attaque de tanks en Cambrésis, elle est remarquable de précision.

En zoomant sur les zones où apparaissent des chars d’assaut, des tanks,…

…on voit très bien les gros engins dans le no-man’s-land entre les deux lignes de tranchées opposées.

Ci-dessous, l’inventeur des tanks, le Britannique sir William Tritton.

Après cette attaque britannique, le résultat au sol avec ce village détruit (en haut) et…

…un char pris dans la boue en bas, ce char ayant perdu sa chenille gauche, le bloquant totalement.

Pour en revenir à la Palestine, les Turcs sont en passe d’être chassés par le Corps Expéditionnaire Britannique soutenu par quelques unités françaises. Le Miroir se fait un plaisir de rappeler la visite de Guillaume II en Terre-Sainte en 1898 dont les pas ont été immortalisés à l’époque…

… par un photographe arménien Ghrabid Karkoryane. C’était avant le Génocide et les photographes arméniens étaient en pointe dans ce domaine et avaient les faveurs des dirigeants ottomans.

Les photos traditionnelles du fret italien avec ces deux vues sur une page:

En haut, une route de montagne tenue par les Alpini et en bas, un barrage de  barbelés sur le Brenda.

Enfin la situation en Russie et la Révolution bolchévique.

On voit enfin le visage (certes de profil) des dirigeants: à gauche Lénine et à droite Trotsky haranguant la foule avant une manifestation pacifiste à Petrograd.

Lesquels Bolcheviks ont commencé à faire disparaître les traces de l’ancien régime impérial.

Ici une statue de la Grande Catherine, impératrice de Russie de 1762 à 1796, a été recouverte, bien longtemps avant que ne sévisse Christo !

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 22 décembre 1917

(JOUR 1237 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Joseph Caillaux est à la une de J’ai vu. Cet homme politique va connaître une longue disgrâce suite à l’assassinat par sa femme Henriette du rédacteur en chef du Figaro et ses positions contre la guerre. Avec l’arrivée au pouvoir de Clémence, son ennemi intime, le 16 novembre 1917, son cas s’est aggravé et il est mis au banc de la société pour collusion avec l’ennemi bien qu’aucune preuve n’existe. Il faudra attendre la Chambre du Cartel des Gauches pour que justice lui soir tendu et qu’il retrouve sa place dans le débat politique français.

Une demi-page sur le front italien.

Des camions en route pour le front à Desenzano, près du Lac de Garde. Séraphin Guérin parlait dans ses cartes de visite à Garde pour accompagner des hommes pour des examens médicaux.

Le premier mort français en Italie et son enterrement à Milan. Son nom n’est pas cité, dommage, on aurait vérifié !

La double page centrale sur la situation en Russie. La révolution russe est en route et J’ai vu commence à considérer les Bolcheviks comme des hordes de pillards.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 08 décembre 1917

 (JOUR 1223 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, le mariage d’un militaire Georges Roy, ayant perdu ses deux bras et la vue sur un champ de bataille avec Mlle Marguerite Lavenne. Un des nombreux invalides de guerre que produira le premier conflit mondial.

Toujours l’Italie et l’arrivée des troupes alliées au secours des Italiens débordés.

Ci-dessus, un convoi ferroviaire transportant des voitures hippomobiles et, ci-dessous des écoliers locaux entourant les chasseurs alpins, peut-être l’unité de Séraphin Guérin (?)

Une énième attaque britannique a été un succès considérable… nous dit-on. Les Anglais ont repoussé les Allemands au-delà de la ligne Hidenbourg censée représenter la ligne de défense imprenable pour le Reich.

Des blessés à perte de vue !

En quatrième de couverture, les incertitudes russes.

D’un côté on nous dit que les généraux russes s’opposent au pouvoir politique des Bolcheviks,…

… d’un autre, les paysans lisent (ou se font lire) les communiqués des Soviets.

Pour l’heure la Russie est toujours dans la guerre…. Pas pour longtemps !

Poster un commentaire

Classé dans Revues