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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Léon COMBE.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Trente-cinquième nom de la liste: Combe Léon Vincent pour en revenir à la seconde face du monument.

La seconde face du monument.

Le 14 août 1925, Prosper Léon Combe reçoit une somme de 150 francs d’aide de l’Etat comme indemnisation pour la mort de son fils Léon Vincent dix ans auparavant dans une tranchée du Pas-de-Calais. C’est le prix d’un Poilu quand il n’a pas eu le temps de créer une famille. Une somme dérisoire !

Pas de grosse difficulté pour tracer le parcours de Léon depuis sa naissance à la guerre. Le couple de ses parents Prosper Léon Combe et Marie Marthe Roche se sont mariés le 09 février 1887 à Caderousse. Le père est originaire du village, la mère est venue s’y installer dans son enfance après une naissance à Piolenc. Ils s’installent dans la grange famille du quartier Fazende, au nord-ouest du village, aux côtés des parents de Prosper, François Prosper Combe et Elisabeth Rosalie Roche.

Le quartier Fazende est situé au nord-ouest de Caderousse, quartier d’habitat dispersé, de fermes. Suivant Jean-Paul Masse, ce nom viendrait de là, de ces haciendas caderoussiennes, le nom espagnol étant cousin de Fazende. On aurait pu appeler ce quartier, le quartier des Roche tant cette famille est nombreuse dans ce secteur. Pas seulement dans ce quartier d’ailleurs, les Roche disparus pendant la Grande Guerre sont au nombre de onze, inscrits sur le monument. D’ailleurs, on peut penser que Léon Vincent doit être cousin de quelques-uns de ceux-ci, on y reviendra ultérieurement.

Le petit Léon Vincent vient au monde dans cette ferme le 07 novembre 1889.

Quelques années plus tard, suivra une petite Marie, arrivée en 1893. Cette dernière se mariera en 1919 et vivra jusqu’en 1979.

Léon sera appelé à l’armée le 04 octobre 1910. Il fera ses classes à Marseille au 3ème Régiment d’Infanterie. Il regagnera ses foyers deux années plus tard, le 25 septembre 1912 pour retrouver sa famille au quartier de Fazende.

Pas pour très longtemps ! La guerre éclate de 3 août 1914 et Léon rejoint le 3ème R.I. à Digne avant de passer au 11ème R.I. de Montauban le 26 février 1915.

Le front, Léon va le connaître très vite jusqu’à ce funeste 09 mai 1915 où il sera tué du côté de Roclincourt, dans le Pas-de-Calais, entre Arras et Lens, dans le secteur britannique, Roclincourt est quelques kilomètres de Vimy où se trouve la grande nécropole canadienne. Une route nationale qui mène à Lille fait la séparation entre Roclincourt à l’est et Ecurie à l’ouest. Le 11ème R.I. est réparti sur les deux communes, la 11ème compagnie de Léon Combe collée dans une tranchée à l’est de la route.

A la lecture du Journal de Marche du régiment, on comprend que c’est l’impréparation d’une attaque qui va décimer ce régiment, ce 9 mai.

Tout d’abord, une mine française de 1 400 kilogrammes destinée à nettoyer le terrain en face des compagnies à l’est de la route va exploser quasiment… sous les lignes françaises ! Les 2ème, 3ème et une partie de la 11ème compagnies vont être ensevelies sous les gravats. On peut penser que Léon est décédé à ce moment-là, à 9 heures 47.

Puis c’est l’attaque qui part sur des tranchées que l’artillerie française a raté dans son tir préparatoire. Pas moins de 25 mitrailleuses allemandes intactes déciment les premières lignes qui sortent des tranchées.

Bilan de la journée pour le 11ème R.I.: 38 morts, 170 blessés et 168 disparus. On comprend que le corps de Léon ne fut pas retrouvé tout de suite et qu’il fut, un temps, considéré comme disparu.

Inhumé un moment au cimetière militaire d’Ecurie, ses restes furent par la suite transporté dans l’immense Nécropole Nationale de Notre-Dame-de-Lorette d’Albain-Saint-Nazaire (62), tombe individuelle 19 132.

Le 09 mai 1915, il avait exactement 25 ans et demi.

 

La fiche de Léon Vincent Combe de Mémoire des Hommes

Léon Vincent Combe, matricule 446 classe 1909, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Les patronymes Combe et Augier sont bien présents encore dans les environs de Caderousse, dans le proche Gard  principalement. Si l’un d’eux reconnait cet ancêtre comme étant de sa famille, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

Sur la tombe de la famille Vincent Roche, l’hommage à Léon Combe et des noms devenus familiers pour celui qui a écrit ces lignes.

A suivre: Lucien Constance.

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°14 du 28 février 1917 (10/10)

Retour de cet avant-dernier numéro de La Roulante à un format plus important. A la une, Bils fait parler deux Poilus se félicitant d’avoir fait prisonnier les soldats allemands qui défilent devant eux.

Des prisonniers allemands, on en retrouve sur la double page centrale, toujours sous les traits au crayon de Bils, sous le titre « un coup de filet » daté du 30 janvier 1917.

D’excellents portraits d’un artiste confirmé.

Page « En roulant… à travers les Crises » sur les restrictions à l’arrière, signée Rip.

On y parle de la crise du sucre et de celle du charbon qui va être bientôt rationné. L’auteur se propose de devenir inspecteur gastronomique à la Préfecture de Police pour s’occuper de ces restrictions et envisage de créer des salles chauffées communes pour le public à qui on passera des films cinématographiques pour ne pas qu’il s’ennuie.

La crise du charbon et son possible rayonnement semble vraiment être une préoccupation avec cet autre dessin humoristique de Coois Schem…

… et le jeu de mot coke-coq.

La page du philosophe Athanase Parigot est une suite de brèves entendues ici et là. « un embusqué trouve toujours un plus embusqué qui le dégoûte »; « Le meilleur moment de la permission, c’est la veille du jour où l’on doit y partir ».

Enfin, sur deux pages, un drame en trois actes: « Lorsque tout est fini. » par Jan d’Urdy.

 

Il s’agit d’un jeune homme se confiant à un vieil ami dévoué. Il veut se suicider car désespéré car celle qu’il désire ne l’aime pas. Comme mort, il envisage la Seine… elle est gelée, l’armée… ne pas y aller car il est réformé, reste le charbon mais il est trop cher.
Au second acte, le vieil ami dévoué reçoit une lettre dans laquelle il apprend que le jeune homme s’est suicidé au charbon, ayant réussi à économiser 23 francs 50 pour acheter un boisseau.

Au troisième acte, ce même vieil ami dévoué apprend cette nouvelle à la dame élégante…

 

… qui pour toute compassion trouve l’attitude du garçon « nigaud » car avec 23 francs 50, elle aurait pu l’aimer pour 20 francs et il lui aurait resté 3 francs 50 !

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°13 du 15 février 1917 (9/10)

Un dessin de Bils sur une patrouille dans un bois où le second militaire préfère envoyer son copain vers l’avant, lui préférant aller chercher les secours pour quand il se fera toucher.

Retour à un format normal pour ce quatre pages, le papier ayant été offert par les Papeteries Darblay à Essonnes.

On y retrouve les écrits classiques.

En roulant… les deux plats. Prosper Montagné évoque ici les restrictions dans les restaurants parisiens avec la mode des deux plats et bientôt du plat unique qui contiendra un peu de tout. Tout cela pour copier les rations des Poilus, pour faire mode en quelque sorte. Le texte est agrémenté d’un dessin quelque peu grivois.

On peut y lire la suite du reportage d’un Monégasque à Berlin.

On parle des rationnements en Allemagne avec pas moins de 31 cartes dans un restaurant de Berlin et du Komprinz qui à chaque combat qu’il mène à la tête des troupes allemandes perd du galon de général d’infanterie avant la bataille des Marais de Saint Gond en 1914 à soldat de Première classe après la perte du fort du Douaumont.

Suite également des Documents historiques …

Il s’agit d’une lettre d’une marraine de guerre teutonne à son filleul au front, victime des privations. Cette marraine est tout de même la présidente de la Société des Marraines Teutonnes de la guerre. Elle y raconte le repas de son mari s’envoyant une énorme saucisse en poussant de retentissant Klop de plaisir tout en pensant au filleul qui fait diète à la guerre. Elle lui adresse finalement une boîte de poudre insectivore pour accompagner sa missive.

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 18 novembre 1917

(JOUR 1203 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une photo souvenir pour montrer le premier obus tiré par les artilleurs américains sur les lignes allemandes. Cette douille sera envoyée au président Wilson. Il s’agit d’un obus des fameux 75.

Deux photos nous montrant un nouveau type de lance-flammes mis au point par les Allemands.

Beaucoup plus autonome puisque porté par des hommes sans ce cordon ombilical le liant jusque là à la réserve de liquide inflammable dans la tranchée. Mais ces hommes dévoués à porter la réserve de liquide sont autant de cibles potentielles lors d’une attaque.

L’attaque du Chemin de Dames du 23 au 26 octobre 1917. Plusieurs photos illustrent de moment de la guerre pendant laquelle les Français reprirent quelques kilomètres de terrain du côté de la Malmaison. Maigre consolation après la saignée d’avril 1917.

Le généralissime américain Pershing a assisté à cette attaque en compagnie du général Francher d’Esperet.

Les mêmes visitant des avions allemands tombés lors de cette même bataille.

Les chars ont été utilisés lors de cette attaque et les casemates de La Malmaison ont souffert des tirs français.

Un bombardement qui a creusé un trou dans la voûte d’un abri dans lequel stationnaient des troupes de réserve. On parle d’un tir de 400.

Dans le même secteur du Chemin des Dames, l’attaque française du Mont des Singes.

La double page centrale est consacrée aux événements de Pétrograd et de la Révolution d’Octobre.

On y voit les militants maximalistes devant le siège du gouvernement de Kerensky qui va être pris assaut, ce qui entraînera la chute du pouvoir modéré et la victoire des Soviets. On y dit que Lénine harangue la foule monté sur un cheval, à droite…

…ce qui n’est guère évident même en se rapprochant du cliché.

Les Canadiens ataquen du côté de Passchendaele. il s’agit là de la seconde batailles des Flandres, du côté d’Ypres où les Allemands vont utiliser pour la première fois le gaz moutarde appelé aussi ypérite.

Cette bataille de Passchendaele sera une succession d’attaques, le 31 juillet, le 16 août, le 20 septembre, les 6 et 10 novembre. Au côté des Britanniques en nombre (c’est leur secteur) et des Français venus en renfort, les ANZAC ont combattu ainsi que les Canadiens. Cette bataille fit plus de 500 000 tués, blessés et disparus pour quelques kilomètres gagnés… mais pas l’objectif principal qui était d’atteindre Bruges, base arrière des sous-marins allemands.

Les Sammies dans leurs tranchées regardent vers le haut le passage d’un avion allemand.

 

Après les entraînements, les soldats américains découvrent la vraie guerre dans de vraies tranchées.

Un avion allemand venu bombarder Calais dans la nuit du 3 au 4 novembre 1917 s’est écrasé en mer, près des falaises de la côte de la mer du Nord.

A marée basse, l’épave est visité par les services de renseignement français et anglais.

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°12 du 1er février 1917 (8/10)

Il fait froid cet hiver 17 sur le front et Bils en profite pour ce trait d’humour, par -15° au-dessous.

Journal de quatre pages dans un format augmenté 24X33.

Une page signée Max Eddy illustrée par Gas-Bofu avec la suite d’un « reportage sensationnel d’un neutre- Huit jours à Berlin par Max Aghion, Monégasque et reporter ordinaire de sa « Majesté l’empereur d’Allemagne ».

Il y est question des Suisses et surtout des Suissesses qui fabriquent 300 000 petits suisses par jour alors qu’avant guère les Françaises se montraient hostiles à la maternité. Il est aussi question de banquiers allemands venant placer leurs économies en Suisse en achetant des emprunts français plus intéressant que d’investir chez Krupp et de dîner à Berlin où l’oeuf à le coque commandé était occupé par un poussin ce qui valut au narrateur de payer un supplément pour avoir eu de la viande !

Toujours la page de brèves, la « revue à billes-aussi roulante que possible » de Ch. Vilpelle.

On y moque les « As » de l’aviation se vendant de leurs succès,…

…d’amour platonique entre une marraine (de guerre) et son filleul et d’amour plateutonique entre Karl Werther et son gretchen.

 

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°11 de janvier 1917 (7/10)

Pas de couverture pour ce numéro 11 qui a été identifié à cette place par la numérotation des pages. Un dessin de Claude Bils: le Poilu de corvée de soupe attend le passage de la roulante en allumant une pipe, son tuyau personnel, en quelque sorte !

Une double page sur un dialogue entre un monsieur enthousiaste et le juin militaire, le Héros de cette histoire.

L’homme enthousiaste croit que le jeune Héros connaît toutes les rigueurs du front, tous les dangers… alors qu’il n’est qu’à l’observatoire de Chalais-Meudon depuis qu’il a été mobilisé.
C’est la jeune femme du « Héros » qui a vendu la mèche !

Une histoire en un peu plus d’une page et demie « Le cercle vicieux » sous le mode roman-cinéma de Maurice Leblanc.

Une histoire un peu farfelue où il est question de 

et

La « revue à billes très roulante  » de Ch. Vilpelle.

Un peu touffue où il question de pinard, de la note de Wilson, d’Est Républicain.

Et un dernier dessin humoristique d’A. Guille…

où le Poilu botte les fesses de l’Allemand.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 3 novembre 1917

(JOUR 1189 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les Zeppelins allemands ont connu une rude semaine et plusieurs ont été détruits par les Alliés. A la une du J’ai vu de cette semaine, on nous présente les aviateurs ayant abattu le n° L-49.

En double page centrale, on nous apprend que ce sont quatre Zeppelins qui ont connu des problèmes. Le premier a été abattu par l’action conjointe de la chasse et la DCA à Saint-Clément près de Lunéville entraînant la mort de l’équipage. C’était dans la nuit du 19-20 octobre 1917.


Le second a été forcé par la chasse de se poser à Serqueux et l’équipage a été fait prisonnier sans pouvoir détruire son dirigeable. Le troisième a dû se poser près de Larragne, à la limite entre la Drôme et les Alpes de Haute-Provence et son équipage a pu détruire le mastodonte avant d’être capturé. Même aventure pour le quatrième mais un peu plus au sud, en bordure de la Méditerranée.

Pour en rester dans le domaine aérien, la fin tragique de Guynemer commence à être médiatisée par une presse qui sent le bon filon avec ce que ce drame représente pour le public.

Revenons sur terre avec cette attaque des troupes françaises dans l’Aisne, à qui cette page rend hommage…

…en citant une phrase d’un de leurs gradés disant: « A se mettre à genoux devant eux ! ». Une attaque qui survenait un an exactement après la reprise du fort de Douaumont.

Toujours la stigmatisation des Allemands avec cette page parlant du bombardement d’une ambulance américaine près du Chemin des Dames par ceux-ci.

Le dur travail de reporter photographe de guerre.

Le texte nous parle du décès de Bertrand dans une tranchée, en prenant des photos.

Deux vues nous montrent des photographes de guerre en première ligne, leur matériel et le danger que cela représente.

Mais le travail du photographe fixant la photo du reporter  est encore plus dangereux !

Pour terminer, un travail artistique d’un cimetière américain dans les Flandres,…

…vue prise depuis un édifice religieux bordant cette nécropole.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 28 octobre 1917

(JOUR 1183 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur le front d’Orient, les Français découvrent cette inscription en Bulgare sur un rocher dans un secteur repris par eux.

Autre photo plutôt amusante traitant du front d’Orient.

Une cargaison de chèvres est débarquée d’une barque à Salonique, destinée au ravitaillement de l’Armée d’Orient.

Autre transport, d’humains celui-là.

Des troupes coloniales venant d’Indochine, des Annamites sont entassés sur ce navire pour rejoindre le front français.

Tous les matins, douche au programme, à l’eau de mer certainement !

Des explosions…

Celle d’une bombe lancée par un aéroplane allemand qui visait le pont du second plan. Sans succès !

Par contre les Britanniques dans leur secteur de la Somme ont fait un coup gagnant sur ce dépôt de munitions allemand.

En quatre vues, le torpillage du transport « Le Médie » en Méditerranée, survenu le 23 septembre 1917.

L’attaque du sous-marin allemand UC 27 s’est produite au sud-est de Minorque. Le transport faisait la liaison Malte-Marseille avec des munitions et quelques 563 passagers et 67 membres de l’équipage. Il y eut 250 disparus. Les survivants durent leur salut à de nombreuses bottes de foin qui, tombées à la mer, devenaient autant de petits radeaux de sauvetage.

Dans le nord de la France, cette petite fille vend des journaux aux Canadiens montant aux tranchées.

A Verdun, le Président de la République Portugaise vient visiter le fort de Ham…

…accompagné du Président Poincaré et du général Franchet d’Esperey.

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°10 du 1er janvier 1917 (6/10)

Le numéro 10 de La Roulante, paru pour le Jour de l’An 1917 voit apparaître les premiers dessins de Bils, Claude Bils dont on a déjà parlé en ouvrant cette série. La roulante arrive, les tuyaux fumants et au bord du chemin, les hommes de corvée de soupe attendent pour ramener la nourriture au reste de la troupe.

On y retrouve d’autre dessins humoristiques…

…ou…

…une roulante un peu particulière !

Une poésie aux Poilus assez conventionnelle:

Pour le Jour de l’An, on fait la fête et si les Boches ne sont pas contents, on leur tape dessus. Très convenu, sans grand sous-entendu.

Un long texte à la manière d’une lettre à l’époque de la Convention et une comparaison avec ceux de Valmy.

Et les traditionnelles brèves, les Percos de la Roulante, moquant les Parlementaires à l’arrière,…

…les abréviations dont l’Administration Militaire est si friande et une perm. à Paris d’un rédacteur du journal.

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°9 du 25 décembre 1916 (5/10)

Sous les traits de crayon d’A. Guille, les Rois Mages rendent visite au Christ. Ils amènent des présents: une marionnette, un mouton et un canon. Des symboles pour désigner les Poilus ? Des marionnettes et des moutons pour l’Armée ? Qui sont les personnages caricaturés, l’ange et les rois ? Que signifie le titre au dessous de Noël 1916: Naissance du Bluet ? Une autre écriture de bleuet certainement. Peut-être une référence aux « Bleuets » les soldats de la classe 17 appelée par anticipation en 1916.

P. Montagné raconte en seconde page le repas délicieux de Noël avec des sardines pour entrée, du « boeuf gros sel » ou « gros sel boeuf » ou « boeuf au riz » ou « riz au boeuf » et un camembert pour finir. Le tout arrosé de toute forme de pinards. Un vrai réveillon avec la daube ordinaire des rations militaires !

Les quatrains du V.P. (le Vieux Poilu): La Marraine, L’Indiscret et Le Bouc. La marraine fait référence aux marraines de guerre:

« Sidi, ne faites pas l’enfant ! »

Dit la dame confuse à son vainqueur.

« Madame, dit Sidi, rêveur,

« Ti aurais du le dire avant ! »

Plein de sous-entendus.

Une chanson en page 30, la quatrième de couverture: « le commerce n’est plus possible »: une chanson en plusieurs couplets pour dénoncer la fermeture d’un commerce de tranchée, d’un Foyer de Soldat par l’autorité militaire, commerce qui ne faisait aucun bénéfice mais procurait un peu de bonheur aux Poilus. On sent là qu’il s’agit d’une histoire vraie derrière les traits d’humour.

Un feuillet recto-verso volant (il devait y en avoir plus d’un à l’origine) avec ce dessin humoristique de Louis Schem et au dos…

… un dessin d’A. Guille et un texte de Ch. Dujardin paraphrasant avec la graphie de l’époque des propos de Rabelais pour annoncer que la Roulante continuera de paraître en 1917. Original. On sent que les rédacteurs de cette feuille destranchées sont d’un niveau d’instruction 4 pour faire référence à une rubrique des fiches matricules.

 

 

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