Archives quotidiennes : 15/03/2015

Un PRISONNIER ALLEMAND écrit à la FAMILLE de NORMANDIE chez qui il travailla.

Il n’est pas rare, au moment de la Libération de la France que des militaires allemands faits prisonniers ne soient pas enfermés dans des camps mais placés dans des fermes pour y travailler jusqu’à la fin du conflit et que leur cas soit réglé.

Dans cette lettre partie de Villigren in Schwarzwald aujourd’hui appelé Villigren-Schwenningen,

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un jeune allemand annonce à son ancienne famille d’accueil qu’il est bien rentré, que les siens sont contents de la revoir et qu’il a gardé un bon souvenir de son séjour « forcé ».

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La lettre est datée de décembre 1947, ce qui signifie qu’Ewald resta tout de même 3 ans 1/2 prisonnier en Pays de Caux, à Saint-Jouin-sur-mer (appelé maintenant Saint-Jouin-Bruneval), petit village de Haute-Normadie, au-dessus du Havre, qui accueille maintenant sur son territoire le terminal pétrolier d’Antifer.

Il essaie d’écrire en français pour la famille et ajoute quelques mots en allemand pour un René qui doit comprendre la langue de Goethe… peut-être un fils de la famille qui aurait pu passer 4-5 ans en Allemagne comme prisonnier lui aussi de l’autre côté ?

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Il enverra par la même occasion sa photo en écrivant au dos « Villingen, le 28.12.48 Oubliere pas votre Pierre !« 

Comme quoi des amitiés peuvent naître des vicissitudes des guerres !

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