Archives quotidiennes : 30/01/2018

110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Marius HERSEN.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cinquante-deuxième nom de la liste: Marius Augustin HERSEN.

La seconde face du monument.

Marius Augustin Hersen est né à Caderousse le 27 juin 1893. Il est le fils de Joseph Hersen, cultivateur au Pont d’Adam, une ferme au nord-ouest du centre-bourg. Né en 1868, il a épousé le 12 octobre 1892 Marie-Rose Roche de trois ans sa cadette. Dix mois plus tard nait leur premier enfant, Marius. Une petite soeur va compléter la fratrie, venue au monde en  1897. Rose Joséphine Augustine Hersen se mariera après-guerre avec un certain Abel Roche et vivra jusqu’en 1988.

Au recensement de 1896, Marius n’a que 30 mois.

En 1911, la famille est au complet.

Le 05 novembre 1913, Marius est appelé par l’armée pour satisfaire ses obligations militaires. Il a pris le PLM à Orange pour rejoindre le 52ème Régiment d’Infanterie cantonné à la caserne Saint-Martin de Montélimar, dans la Drôme. Avant d’arriver dans les murs de celle-ci, il a fait un détour par la Mairie de la ville pour signer un engagement de trois ans. C’est donc en militaire de carrière qu’il aborde le premier conflit mondial.

Le soldat Marius Hersen photographié au studio Lang.

En avril 1916, le 52ème R.I. est du côté de Verdun, l’enfer de Verdun face à la grande attaque allemande. Il est grièvement blessé devant Verdun le 28 avril 1916. Cela lui vaudra un repos bien mérité et une citation vantant son courage et son esprit de discipline.

Remis sur pied, il rejoint le 99ème Régiment d’Infanterie le 31 mai 1917, un régiment cruellement amoindri après la bataille du Chemin des Dames. Marius allait connaître la bataille de la Malmaison juste avant la Toussaint 1917. Puis direction, l’Alsace pour trois mois de combat de position autour de Belfort. Mi-avril 1917, le régiment part pour un grand voyage en train de trois jours, une diagonale pour rejoindre Bergues, dans le Nord où le régiment doit soutenir les Britanniques en Belgique pour la bataille des Flandres. Le 1er mai, nouveau voyage en train, dans l’autre sens à partir de Bergues pour rejoindre Coolus, une banlieue de Châlons-en-Champagne. C’est là que l’histoire s’accélère puisque les Allemands préparent une attaque du côté de Reims. Les hommes du 99ème RI sont sollicités pour aller renforcer ce front ce qui signifie qu’ils devront faire de 60 à 70 km à pied en deux jours pour se retrouver du côté de Reims, aux pieds des Monts de Champagne, à Vrigny.

Le 31 mai les Allemands préparent l’attaque du lendemain par une violente préparation d’artillerie. C’est durant celle-ci que le caporal Marius Hersen disparaîtra corps et âme. C’est ce qui était écrit sur une tombe au cimetière de Caderousse.

La photo a été prise en 2014. Quatre ans plus tard, la tombe est introuvable et la plaque mémorielle a totalement disparu. Bizarre et très dommage en ces périodes de célébration du Centenaire de la Grande Guerre !

La fiche matricule de Marius Augustin Hersen de Mémoire des Hommes.

Marius Augustin Hersen, matricule 1160 classe 1913, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Bien que le patronyme Hersen ne soit plus guère présent dans la région, si une personne reconnaît en ce Poilu, un ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Paul Julien.

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