8 septembre 1939: EULALIO FERRER raconte sa vie au CAMP du BARCARÈS

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Eulalio Ferrer est un républicain espagnol, natif de Santander, réfugié en 1940 au Mexique où il fit carrière et devint un grand publiciste reconnu aux Etats-Unis. Il raconta son passage dans les camps français de la Retirada par l’écriture d’un journal qui fut publié en France sous le titre Derrière les Barbelés chez L’interdisciplinaire, une maison d’édition de Limonest, en 1993. Suite…

8 septembre 1939.

Réveil matin avec un exercice d’alerte de la sirène anti-aérienne. Ils auraient pu faire cela à un autre moment.

Dans la baraque, une radio a fait son apparition. Les hommes y écoutent les nouvelles du front. Ils ont une grande confiance en la ligne Maginot.

Bien que ce soit interdit, ils continuent de parler politique dans les îlots. Ils commentent les départs de nombreux militants communistes du Parti depuis la signature du Pacte. Ils constatent qu’il en est de même pour les communistes français, mis à l’écart.

Cette nuit, un fou s’est noyé en voulant partir du camp par la mer. On l’a retrouvé au bord de l’eau, toujours avec sa pipe éteinte entre les lèvres.

Pour la bande de copains qui envisageait l’évasion, c’est le drame avec la mort de l’un d’eux, Iniesta, celui qui souffrait de typhoïde depuis quelque temps. Manque de soins, faiblesse générale, il s’en est allé ce matin. Les amis sont désespérés et ils l’accompagnent à sa dernière demeure sur cette plage du Barcarès. Qu’est-ce que ces restes vont devenir quand un jour un camion militaire viendra ramasser tous ces morts ?

Le clairon du couvre-feu retentit sur des détenus accablés de tristesse.

A suivre le 10 septembre…

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De 1914 à 1918, des « FAUX » BILLETS pour éviter les ÉVASIONS des MAANSCHAFTSLAGER,

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Pendant la Première Guerre Mondiale, de nombreux prisonniers alliés furent détenus en Allemagne. Les Allemands avaient  imaginé une monnaie des camps avec de petits rectangles de papier ressemblant aux petits billets du Monopoly, imprimés au recto seulement, le verso restant blanc.

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Pourquoi donc ces billets spéciaux comme ceux-ci imprimés en juin 1917 pour des camps proche de Francfort ?

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Les hommes, s’ils voulaient améliorer leur ordinaire devaient échanger leur monnaie nationale contre ces marks de pacotille qui n’avaient cours que dans l’intérieur des camps ou quelques magasins réservés aux hommes travaillant dans des Kommandos extérieurs aux camps. Ainsi, s’il leur venait l’idée d’essayer de s’évader, ils étaient privés d’argent pour se ravitailler.

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Un système qui n’empêcha pas quelques évasions ! Mais bien des prisonniers préféraient la captivité à la possibilité de retourner dans les tranchées.

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JEU: FORMULE 1, CIVILISATION ANTIQUE, DÉS et ARCHITECTURE pour cette soirée de rentrée chez SYLVAIN (04/09)

Une série de jeux sympas pour cette soirée de rentrée chez Sylvain et sa pièce mansardée dédiée à nos rencontres amicales. Avec Fred, Guillaume de retour après l’été et moi.

Début de soirée avec un jeu de circuit: FORMULA DÉ, sur le thème de la F1.

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Pas une simple course de voitures à celui qui ira le plus vite, une course pendant laquelle on doit gérer ses pneus, ses freins, se consommation, protéger son moteur… Pour cette première, on a joué à 4 avec 1 seule voiture chacun. Si bien que le circuit n’était pas encombré par le trafic. Normalement, il doit y avoir 2 voitures par joueurs avec 5 joueurs au maximum soit jusqu’à 10 véhicules en course. Et là, la course est différente.

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4 au départ, 2 à l’arrivée, Sylvain puis Guillaume ayant cassé leur engin sur le sinueux circuit de Suzuka. Fred l’emporte et je fais second pas très loin.

Suite de la soirée avec des civilisations antiques: ASSYRIA

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Au bord de deux fleuves ressemblant au Tigre et à l’Euphrate, il s’agit de se développer mais régulièrement les eaux viennent tout détruire au moment des crues.

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Un premier tour raté (8 tours en tout pour 3 crues) et une quatrième place méritée.

Suite avec du plus léger et une partie de dés poussés avec DUMBLIN DICE. Pas des dés jetés aux résultats aléatoires mais des dés poussés sur un plateau en étages déclivants qui les entraîne vers la sortie.  Plus le dé s’arrête loin, plus le multiplicateur du résultat est important (deX0 à X4) suivant l’éloignement par rapport à la plateforme de départ.

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Match Fred-Guillaume contre Sylvain et moi. Première manche pour nous, revanche pour… le même résultat. Agréable et un bon réveil avant la dernière partie: PUEBLO, ce jeu de construction avec le contremaître donnant de mauvaises notes… ce jeu où l’on gagne quand on fait le plus petit score.
A 4 avec des interdictions de construire posées au début de la partie, cela devient un sacré tour de force de s’en sortir sans dommage.

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La construction finale !

J’ai la chance de débuter le jeu et comme le règlement veut que je sois toujours le premier à poser le cube du tour suivant, je triomphe sans gloire. Un placement en aller-retour comme dans le positionnement de base des Colons de Catane serait plus  judicieux.

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Le clin d’oeil matinal de Mr JUJUBE.

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Mr Jujube, c’est ce petit bonhomme qui tous les jours (sauf le dimanche) racontait une petite histoire en 2, 3 ou 4 dessins aux lecteurs du Provençal, le quotidien de Marseille et de la Provence. Son dessinateur JAF de son vrai nom Edmond Guérin, officia longtemps dans le journal.

Le sourire du jour.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 5 septembre 1915

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(JOUR 398 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Jules Védrines, l’aviateur très médiatisé de l’époque, vient de monter en grade et d’obtenir les galons d’adjudant… qu’un de ses collègues lui coud sur la manche. A la différence de bien d’autres aviateurs,  Jules Védrines finira la guerre, deviendra le premier délinquant aérien en se posant sur le toit des Galeries Lafayette à Paris malgré l’interdiction préfectorale de survoler la capitale et se tuera quelques mois après, le 21 avril 1919 dans le nord de la Drôme, à Saint-Rambert-d’Albon lors de la tentative de raid Paris-Rome.

En quatrième de couverture, on nous présente les déguisements successifs que l’aviateur Gilbert a utilisé pour s’évader de Suisse où on l’avait retenu après son atterrissage imprévu, en application des conventions internationales:

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Ce qui signifie que, pour Le Petit Parisien, Gilbert a posé et mimé ces scènes ! Ce que l’article ne dit pas, c’est qu’Eugène Gilbert fut interné le 27 juin 1915. Il entreprit et réussit son évasion et arriva en France le 22 août 1915. C’est alors qu’il posa pour la presse. Devant la protestation du gouvernement helvétique, pour une histoire de parole donnée, Gibert fut ramené à la frontière par les autorités françaises et, à nouveau,  interné en Suisse. Ce n’est que le 1er juin 1916 qu’il retrouva le sol français à sa troisième tentative d’évasion, après une seconde avortée en février 1916. Il devint alors réceptionneur d’avion, c’est-à-dire pilote d’essai des avions après leur livraison à l’armée pour détecter les défauts. En effet, une otite mal soignée en captivité le rendait inapte au service armé. C’est lors d’un de ces vols d’essai qu’il se tua à Villacoublay en 1918. Les pilotes d’aéronefs ne faisaient pas de vieux os à cette époque.

La guerre en 5 sujets traités dans la revue.

Un raid aérien sur la gare de Müllheim en Allemagne, dans la vallée du Rhin, non loin de Mulhouse.

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Du feu et des flammes.

Dans la presqu’île de Gallipoli…

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des monceaux de douilles de cartouches tirées

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des monceaux de gargousses d’obus tirés et en conséquence…

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des monceaux de cadavres de soldats turcs !

Autres destructions, à nouveau à Arras déjà cruellement frappée le 15 mai 1915. Trois mois plus tard, une nouvelle pluie d’obus allemand finit l’oeuvre dévastatrice. Ainsi, la rédaction a-t-elle décidé de faire la comparaison entre les clichés pris en mai et les mêmes lieux pris en août. Voilà ce que cela donne.

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15 mai 1915-15 août 1915 la façade du musée d’Arras.

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15 mai 1915-15 août 1915 la grande salle du musée d’Arras.

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15 mai 1915-15 août 1915 le portique de « la maison espagnole » d’Arras.

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15 mai 1915-15 août 1915 la chapelle des Ursulines d’Arras.

Impressionnant ! Dans Le Miroir, ces comparaisons continuent avec 4 autres lieux.

Les tranchées française de la crête du Linge, dans les Vosges, où de violents combats continuent de se dérouler.

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les Alpins dans une ancienne tranchée allemande qu’ils ont fortifié…

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et toujours l’horreur de cadavres abandonnés de soldats allemands.

Dernier sujet, un progrès certain dans la protection des hommes: l’apparition du casque sur la tête des

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fantassins et des…

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cavaliers.

Mais il faudra du temps pour que tous les hommes en soient équipés. On le constatera dans les numéros futurs des revues présentées.

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Le clin d’oeil matinal de Mr JUJUBE.

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Mr Jujube, c’est ce petit bonhomme qui tous les jours (sauf le dimanche) racontait une petite histoire en 2, 3 ou 4 dessins aux lecteurs du Provençal, le quotidien de Marseille et de la Provence. Son dessinateur JAF de son vrai nom Edmond Guérin, officia longtemps dans le journal.

Le sourire du jour.

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4 septembre 1939: EULALIO FERRER raconte sa vie au CAMP du BARCARÈS

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Eulalio Ferrer est un républicain espagnol, natif de Santander, réfugié en 1940 au Mexique où il fit carrière et devint un grand publiciste reconnu aux Etats-Unis. Il raconta son passage dans les camps français de la Retirada par l’écriture d’un journal qui fut publié en France sous le titre Derrière les Barbelés chez L’interdisciplinaire, une maison d’édition de Limonest, en 1993. Suite…

4 septembre 1939.

Tout à changé depuis le dernier écrit d’Eulalio: Hitler a attaqué la Pologne, la France et le Royaume Uni ont déclaré la guerre à l’Allemagne. La réalité tragique s’impose: nous sommes en guerre ! C’est par ces mots que commence l’écrit du jour.

Une conséquence inattendue de cet état de fait: les soldats français, les gendarmes français et même le vaguemestre qui apporte le courrier tous les matins sont d’un seul coup beaucoup plus aimables avec les détenus. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ! Par contre, personne n’a envie de dénoncer les communistes comme on le demande.

Lors d’une promenade dans le camp avec 2 amis, l’un d’eux en arrive à dire qu’ils sont foutus. Eulalio n’est pas aussi défaitiste et sachant qu’il a déjà résisté dans le passé, il est sûr qu’il sera capable de continuer à le faire.
Rencontre avec un peintre valencian, Fabregat. Pour se changer les idées, Eulalio s’intéresse à son art, à son style… Celui-ci lui apprend qu’il a beaucoup de mal à vivre de son art… qu’il gagne à peine de quoi acheter des cigarettes et sa peinture. Pour aider les siens, il a donné 6 de ses oeuvres pour des tombolas dans le camp.

La nourriture s’est un peu améliorée mais les rations ont diminué, conséquence de la déclaration de guerre…. Pendant ce temps, Franco a proclamé sa neutralité dans le conflit.

Autre conséquence de la guerre, le couvre-feu est décrété dans le camp à partir de 20 heures. Tout le monde doit être dans les baraques. Des mitrailleuses sont installées tout autour du camp. Il devient très pénible de vivre entre cela et les délires de ceux qui ont perdu la tête….

Le projet d’évasion est enterré pour l’instant. Peut-être plus tard quand ils seront à la Compagnie de Travail…

A suivre le 8 septembre…

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 4 septembre 1915

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(JOUR 397 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une couverture déjà vue quelque part, certainement dans le Miroir il y a quelques semaines. Un tirailleur sénégalais blessé et (bien) soigné à l’hôpital américain. Cela semble normal mais les journaux insistent sur ce fait.

Une image d’un ballon captif d’observation gonflé avant son envol:

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Les observateurs dans la nacelle devaient être des proies faciles à la merci de la chasse adverse.

Nouvelle innovation que cette fronde pour le jet de grenades:

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Il devait falloir une certaine dextérité pour éviter que le jet ne se retourne contre le camp du lanceur.

Toujours la guerre des mines, certainement du côté de Vauquois avec le désastre environnemental causé par cette arme:

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doublé d’une catastrophe humaine:

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Mais n’est-ce pas le propre de la guerre ?

Double page sur une plage de Trouville, nous dit-on, bien loin du front, mais où la guerre est aussi présente.

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Commençons par le comique avec ces nouvelles recrues s’entraînant à creuser des tranchées dans le sable de la plage.

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Plus sérieusement, les blessés nombreux dans la région se soignent par des bains de mer…

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entourés de l’agréable présence  féminine de baigneuses.

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Certains en profitent pour faire commerce de l’artisanat de tranchée qu’ils ont pu fabriquer: bagues, briquets…

 Une dernière image que celle d’une autre innovation dans le diagnostic des blessures…

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les Rayons X, utilisation qui semble aller de soi pour le commentateur de la photo alors que l’on sait que Marie Curie eut un mal fou à imposer cette nouvelle technique de recherche des éclats de métal dans les corps des blessés auprès du personnel médical militaire, masculin et très conservateur.

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Le clin d’oeil matinal de Mr JUJUBE.

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Mr Jujube, c’est ce petit bonhomme qui tous les jours (sauf le dimanche) racontait une petite histoire en 2, 3 ou 4 dessins aux lecteurs du Provençal, le quotidien de Marseille et de la Provence. Son dessinateur JAF de son vrai nom Edmond Guérin, officia longtemps dans le journal.

Le sourire du jour.

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Quand la presse à sensation parlait de CADEROUSSE pour dénoncer les problèmes de l’ASILE DE MONTDEVERGUES !

Cela se passait en 1953 et c’était dans le magazine à sensations Qui? Détective, qui existe toujours de nos jours. L’Asile de Montdevergues également même s’il s’appelle de nos jours Centre Hospitalier Spécialisé de Montfavet (commune d’Avignon).

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Voici une photo aérienne de cet hôpital psychiatrique, un ancien couvent, dont la plus célèbre pensionnaire fut Camille Claudel enfermée par sa famille pour éviter des scandales et qui y décéda le 19 octobre 1943.
Dix ans plus tard, Détective faisait dans le sansationnel avec ce titre aguicheure

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On le comprend à la lecture de ces quelques mots: ce sont des personnes libérées par l’Asile qui furent à l’origine des crimes annoncés. Il faut dire qu’à l’époque, les détenus n’étaient pas tous des fous et certains prisonniers qui posaient problème à l’hôpital général Saint-Anne par exemple se retrouvaient à Montdevergues sans qu’ils ne souffrent d’un problème psychiatrique.
Exemple, sur ces

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en juillet 1947, on retrouve 3 anciens miliciens, qui furent les seuls qui ne pas être repris !

Les choses furent bien plus dramatiques à Malataverne (Drôme) et Caderousse où furent comptabilisés 5 décés.

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

LE MASSACRE DE MALATAVERNE

Il fut commis le 11 janvier 1953 par deux anciens détenus de Montdevergues dans une ferme de ce village drômois, au sud de Montélimar. C’est le lendemain que le facteur Arnichand découvrit les corps des parents Cru et de leur fille Odette. 3 jours plus tard, les coupables furent trouvés et arrêtés dans une ruine à Donzère…. c’étaient des évadés de Montfavet !

Les 2 hommes, suivant l’article, vivaient un régime de semi-liberté et l’un d’eux travaillait à l’extérieur du centre. C’étaient des détenus difficiles mais qui ne relèveraient pas de la psychiatrie de nos jours, surtout Raulet qui avait été plus suiveur qu’acteur.

En février de la même année, il y a eu

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dans un appartement d’Avignon intra-muros où cette ouvreuse fut gravement blessé par un ancien de Montdevergues, et 2 jours plus tard, une agression vers Apt (Villars d’Apt) causée par un autre ex-pensionnaire qui eut pour conséquence la mort d’une personne.

Le lendemain, 13 février 1953, ce sont enfin les…

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

MEURTRE ET SUICIDE À CADEROUSSE

Il s’agit du meurtre d’un jeune agriculteur Pierre Gabias par son voisin Robert Armand sur un petit chemin dans la plaine au nord de Caderousse, entre le village et l’Aigue.

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Le garde-champètre de Caderousse que je connus plus tard sous le surnom de Pitoulu

pose sur les lieux du crime.

Après son crime, l’assassin retourna l’arme contre lui et mit fin à ses jours. Problème pour Détective: lui aussi avait fait un séjour à Montdevergues. Il avait été interné à la demande de sa famille en août 52 puis libéré, toujours à la demande des siens, en décembre. Les Caderoussiers le considéraient comme atteint de « folie douce » et ne le croyaient pas dangereux. Interrogé par le journal, le maire de la commune, le colonel Farjon, pointait du doigt la raison du crime: le père de l’assassin aurait dû placer en lieu sûr les armes qui trônaient dans la cuisine. C’est une futile rivalité amoureuse datant de l’adolescence qui avait poussé Armand au crime, plusieurs années plus tard.

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Le père du criminel et la veuve et le jeune fils de la victime.

Ces 5 crimes, un suicide en 4 agressions en moins d’un mois entraînèrent le questionnement médiatique autour des conditions de sortie de l’Asile de Montdevergues. Le préfet du Vaucluse interpela le ministre de la Santé, le Valsois Paul Ribeyre. On pointa du doigt la vétusté du centre hospitalier et son surpeuplement (plus de 1 600 internés). Les conservateurs remettaient en cause les thérapies modernes par le travail et un certain laxisme pour les libérations. D’autres parlèrent de moyens insuffisants et manque de personnels. Tout cela rappelle d’autres débats, actuels !

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